The Next Big Shit — Episode 7 —
Tugan Bara : ses projets, web3, immortalité
Nous accueillons Tugan Bara pour une interview exclusive. Ses projets, infopreneur vs entrepreneur, le web3, l'immortalité.
- Speakers
- Luc Allain, Alexandre Bonhomme, Tugan Bara
- Duration
Transcript(132 segments)
T'es marketeur web 2, à ne pas faire chier plus de gens, tu sais à quoi. T'es marketeur web 3, t'as tout ce faux géniaux. C'est la Vosyspo là. Je mettais 1 balle le matin en ads, j'ai gagné 7 balles le soir. Et c'est 7 balles en abonnement mensuel. Et les mecs restent en moyenne 6 mois sur le produit. Moi ce qui m'intéresse c'est de contribuer à lancer le maximum de trucs. Peut-être que t'as des développeurs absolument géniaux qui ont 11 ans. Le mec il a 11 ans et il est au bénin. Moi je suis ultra admiratif du focus du mec. Je suis ultra reconnaissant du fait que c'est public, c'est gratuit, c'est pour tout le monde, c'est là, c'est accessible. Et je suis un peu surpris qu'ils soient pas au courant qu'on vit dans une simulation et qu'en fait la mort ça n'existe pas quoi. Donc c'est bien de se mettre une électrode bluetooth scotchée sur la bite pendant que tu dors pour savoir combien de minutes d'érection t'as eu dans ton sommeil. Mais tu vois elles sont pas en train de passer à côté d'un truc tu vois. Au-delà du consulting et de la presse de service en règle générale. Sans forcément penser à des trucs
au 6ème degré, hyper complexe, blablabla. Est-ce que tu vois un problème où tu dis oh putain ça c'est du web 3 et il y a une opportunité à 1 à 10 millions par an. Bonjour Tougan. Bon du coup en ce moment, comment tu répartis ton temps entre tous tes projets
et quels sont les business en ce moment qui te ramènent vraiment des revenus ? Ok, salam aleykoum tout le monde. Mon temps est réparti, enfin mon temps est principalement à l'OES du web 3 aujourd'hui. En gros j'ai des activités web 2, web 3, web 2 j'ai quelques petits sas. Et web 3 j'ai principalement une activité d'éducation gratos contrairement à l'éducation web 2 que je vais payer et de consulting. Donc en gros ce que je vais faire c'est que je vais prendre du bon sens paysan, truc qui manque beaucoup dans le web 3, que je vais encapsuler dans du temps, que je consacre à des projets qui eux me payent en token avec les perspectives que ça aille soit to the moon soit à la cave. Le bon sens paysan dans du temps échangé contre le token qui peut valer to the moon ou à la cave. Et le bon sens paysan devant aider ce que ça aille plus vers en haut que vers en bas.
Je pense qu'on parlera bien bien bien du web 3 d'ici quelques minutes. Est-ce que tu peux juste nous faire un tour d'horizon de tous les business sur lequel tu
es en ce moment, enfin du moins les business qui ont été officialisées publiquement. Ok, alors les business officielles j'ai frog .tech qui est une techno de funnels, classique web 2 du casse-entraîneur de vente, tu as twogan .ai qui est une petite techno qui est basée sur OpenAI pour faire du copywriting, du ghostwriting et des choses comme ça. J'ai bonsai .lol qui va passer en bonsai .pro parce que le point lol apparemment c'est pas très sérieux, qui est une plateforme de newsletter et une plateforme qui permet aux créateurs de contenu de intensifier la relation avec leur audience si elle l'a monétisé. Et après j'ai des business de formation que j'ai depuis 2019 qui sont pas vraiment ma source principale de revenus aujourd'hui mais qui sont géniaux pour sourcer du talent, pour trouver des gens intéressants, intelligents, jeunes et motivés que je vais trouver auprès de mes clients. Donc ça c'est mes activités web 2 et web 3. J'ai mon bouquin, placement de produit. Bon ça coûte 3 balles sur Amazon en Kindle et 20 je crois, 25 en papier donc c'est pas vraiment là. Et le bouquin sert un peu de pied dans la porte pour après faire du consulting. C'est un peu l'éventail.
Donc aujourd'hui si ta cash flow principal ne vient pas à la bonne de formation, il vient d'où ? Il vient des SaaS
ou il vient alors de tes business sur le site web 3 ? En fait le web 3 en fait c'est pas tellement un business, c'est plus des événements. Tu vois donc c'est en mode tu bosses avec des mecs, tu es payé en token, un jour tu te réveilles ça vaut un million ou un jour tu travailles et ça vaut toujours rien. Donc tu es plus sur des événements. En fait derrière les événements il y a des process, il y a du networking, il y a du réseau etc. Il y a des zones de compétences. Donc on va être plus sur des événements. Là où si on raisonne vraiment en termes de flux, un truc qui est prévisible, répétable, là ce sera les softwares, les SaaS, FrogTech, Tuganae, Bonsai.
J'ai plein de questions donc Alex, tu peux hésite pas à m'interrompre si c'est bon. Moi j'en ai une que je trouve hyper intéressante et qui ne touche pas directement le business ou le web 3 mais tu as parlé de bon sens paysan. Moi comme je t'avais dit, je viens du monde de la startup traditionnelle, le VFC, machin et c'est un truc aussi que je remarque, le bon sens paysan est un truc qui a manqué pendant des années et en ce moment dans une période un peu plus de crise, un peu plus complexe depuis la remontée des taux et tout ce genre de truc, le bon sens paysan c'est ce qui paye finalement. Je veux bien que tu discutes un peu plus là-dessus, entre guillemets, comment tu t'en es arrivé à te rendre compte que tu as plein de business qui sont montés, qui lèvent parfois des millions, qui se lancent, qui ont l'air hyper successful et en fait on ne fait pas ce qu'il faut au quotidien. Tu vois le truc
? En fait le problème de l'argent gratuit, que ce soit de l'argent de la banque centrale ou de l'argent de tes parents, pour un certain segment de population dans la startup nation parisienne à station F ou famille, ça fait que quand l'argent est gratos, tu n'as pas trop le sens de la réalité. Quand tu dois chasser et te battre pour chaque euro, mécaniquement tu te dis comment je peux faire plus d'euros, comment je peux mieux rentabiliser mon lead, comment je peux acquérir mon lead de manière moins chère, comment je peux augmenter ma profitabilité, si je recrute quelqu'un, est-ce que vraiment je le rentabilise ? Si oui, à quel point ? Donc en fait la contrainte, très basiquement en fait te force à être pragmatique, à être efficace, la contrainte, en fait la réalité te pousse à être réaliste, tu vois, tout simplement. Quand tu as du faux argent de la banque centrale qui passe par une banque, un VC ou de la banque centrale qui passe par l'État et des aides aux entrepreneurs, qui est une connerie complète ou l'argent de la famille pour ceux qui sont privilégiés, en fait à aucun moment tu es confronté au réel, donc tu es hors sol. Et surtout tu es quelqu'un qui arrive à rester hors sol très longtemps et tout en étant hors sol d'arriver sur un business qui fonctionne, même si en fait les business qui fonctionnent c'est juste des fonds de vie qui restent en vie, c'est qu'il y a plus d'argent qui rentre, plus d'argent qui rentre, plus d'argent qui rentre, tu sais sur des valorisations en milliards, mais en fait ça va toujours pas de profit, peut-être qu'un jour ça fera des profits et on espère pouvoir dumper sur le retail lors d'une IPO, tu vois. Mais en fait il y a tout un segment, il y a tout un point de l'économie qui est hors sol, parce que c'est du faux argent grosso modo. Et ceux qui sont finalement dans des choix un peu moins nobles, donc au gros business online, e-commerce, infoprenariat, affiliation, formation en ligne, qu'on aime ou qu'on n'aime pas, ou les mecs qui bootstrapent un produit, un software, des choses comme ça, eux en fait ils sont dans le réel en permanence parce que s'ils ne font pas de profit, ils ne mangent pas et la boîte a créé, mais c'est fini quoi. Donc ça développe du bon sens, du pragmatisme. Oui, carrément.
On avait une discussion la semaine dernière avec Luc en se disant, sur l'infoprenariat, tu as un rapport au réel qui est bien plus présent et qui en fait fait du bien. Pragmatisme. Oui, de pragmatisme exactement, qui est hyper important dans
le monde. C'est une grosse inconvénient, je crois qu'il y a un segment d'autres vidéos où tu expliques qu'en fait, c'est un peu une fuite en avant où tu formes des mecs à faire un truc, mais au lieu de faire ce truc, ils vont prendre ce que tu as dit, puis ils vont le réenseigner à d'autres mecs et au bout d'un moment, tu en es au 10ème cycle, le mec n'a plus aucune idée de quoi il parle. Mais il y a beaucoup de travail aussi, mais je dirais dans l'opérationnalité au quotidien, c'est quand même davantage dans le
réel.
On sort un peu, on n'en avait rien prévu, mais juste pour rebouillir sur ça, en fait, à la fois il y a un pragmatisme qui est fort au sein des infopreneurs, parce que c'est sans faire de l'argent, sans faire pas d'argent grosso modo, mais il y a aussi, de manière paradoxale, une déconnexion réelle, parce que ce sont des business qui ont déjà été vus, vus, vus, revus, ce sont des business qui sont assez simples finalement, la bonne formation avec des grosses promesses, gagner de l'argent, soyez en bonne santé et compagnie. Si on n'est pas trop mauvais, on peut sans aucun souci faire 2000, 3000, 4000 euros, je pense que n'importe qui peut y arriver à partir du moment où on suit juste les bonnes méthodes. Là où finalement, les entrepreneurs, si on oublie tous les vrais entrepreneurs qui essayent de résoudre des problématiques de la vie de tous les jours, si on sort du côté perfusion sans arrêt au fond de vici, pour le coup ils se confrontent beaucoup plus au réel, comment est-ce que je fais pour résoudre la chose ? Moi, j'ai fait beaucoup d'e-commerce, j'ai fait un peu de tech, mais là où j'ai fait pas mal d'argent, si c'est de l'infoproduit, et là, je commence un peu à retourner ma veste, alors je pense que c'est un peu ma zone, sans doute ma puberté, on va dire, entrepreneuriale là
-dedans,
mais je commence un peu à retourner ma veste, en fait,
je ne sais pas, je trouvais que ça manquait un peu de sens, de saveur, et au bout d'un moment, je me disais mais qu'est-ce que je branle, qu'est-ce que je fous, c'est quoi le sens ? Ouais, je te rejoins, je te rejoins. En fait, de toute manière, la vente de formation est une industrie de merde. C'est une industrie de merde, c'est une industrie de raccure, c'est une industrie où la plupart des gens enseignent des choses qu'ils n'ont jamais fait, où juste ils n'ont absolument aucun début de putain d'idée de quoi ils parlent, et c'est une industrie qui également est en stagnation. En fait, le marché n'est pas en recul, par contre le nombre de personnes qui veulent participer à ce marché en tant que vendeur continue de croître. Donc en fait, le PIB par tête quelque part dans ce marché-là, il y a des croissances. Et c'est vrai que quelque part, ça devient beaucoup plus difficile. Et ce qui est cool, en fait, quand ça devient plus difficile, c'est que maintenant, tu peux te poser des vraies questions. Tu te dis, ok, tu disais que n'importe qui peut gagner 2, 3 mille. En fait, je ne suis même pas sûr, en fait. Je crois que soit tu fais du fric et tu fais 2, 3 mille, mais tu passes rapidement à 10, à 100. Au-delà de 100, c'est quand même très dur d'un peu prendre en arrière, en dépit des promesses et des machins des mecs sur YouTube. Soit en fait, tu n'y arrives pas du tout. Et donc, en fait, soit ça fait vraiment du fric, soit ça ne fait rien. Et donc, dès lors que tu es exclué sur ce choix-là, et qu'en fait, tu es condamné à te défoncer. Donc, tu vas devoir te défoncer ta race pour faire quelque chose. En fait, avant, tu n'avais pas à te défoncer ta race pour faire du fric. Moi, je me souviens, quand je démarrais l'infoprenariat, j'ai mis un bal le matin en ads, j'ai gagné 7 balles le soir. Et c'est 7 balles en abonnement mensuel. Et les mecs restaient en moyenne 6 mois sur le produit. Donc, en fait, c'étaient des héroïques pour me baiser, quoi. Donc, si tu veux, là, entre résoudre un problème compliqué ou ça, bon, tu vois, tu te dis, bah, le problème compliqué, ils seront toujours là demain. Par contre, ça, je ne sais pas. Quand il y a affaire, je prends ça. Aujourd'hui, ce n'est pas du tout ça. Et donc, en fait, maintenant que c'est beaucoup plus compliqué, les gens, un peu pragmatiques comme toi, ils se disent, ouais, mais en fait, quitte à me défoncer la santé, autant faire un truc intéressant et utile pour l'humanité. De quelque part, pousse les gens à faire des vrais choix. Et c'est une phrase du mec de Hubber, il y a un super bouquin qui s'appelle Super Pump, un truc comme ça sur l'histoire de Hubber, super bouquin à lire. Et en fait, le mec, il dit, mais de toute manière, en fait, monter une boîte, c'est l'enfer, tu vas en chier, tu n'auras pas de vie, tu vas tout risquer. Quitte à faire ça, franchement, ne fais pas un store e-commerce, quoi. Essaye de faire une bilan de l'air compagnie, quoi, tu vois. Enfin, il ne le dit pas comme ça, mais c'est un peu l'idée, quoi. Et donc, maintenant que faire un store e-commerce, c'est vraiment devenu très compliqué pour gagner du fric et que vendre une formation, c'est devenu très compliqué pour gagner du fric, tant qu'à faire, autant régler un problème, quoi.
De ouf. Alors, j'ai une phrase, alors peut-être que ça vient du même, je ne sais pas, mais en tout cas, ça se rapproche, c'est que quelque soit le business, on a une
jauge de merdes et de problématiques qui finalement, au bout d'un moment, enfin, quel que soit le type de business qu'on lance, les emmerdes vont, non pas le niveau de responsabilité, mais le niveau d'emmerde de prise de tête, au bout d'un moment, ça va stagner. Donc, quitte à avoir des emmerdes, qui peuvent apporter 10 millions, 100 millions voire plus, plutôt que des emmerdes sur lesquelles on va pouvoir, on va vite être bloqué aux 10 000, 100 000 euros par mois, quoi. Je ne sais pas, parce que tu vois, quelque part, il y a quand même, j'ai quand même l'impression que tu as quand même une relation entre la qualité de l'emmerde que tu gères et la qualité du problème que tu affrontes et ta rémunération, la complexité du problème que tu résous, ta rémunération. Alors, les gens ont toujours le contre-exemple de « ouais, mais regarde, ta Mélissa, elle est influenceuse, elle vendait faire à l'IC, elle gagne un million par mois ». Ouais, enfin, d'être Mélissa, il n'y en a pas beaucoup. Elle se prend 1000 menaces de viols par jour. Toute sa famille se fait insulter et tracher matin, midi, soir. En fait, c'est dur d'être Mélissa, d'avoir un... ou pas porter le prénom. Enfin, j'ai envie d'avoir un prénom. Donc, en fait, j'ai quand même l'impression que tu as une relation entre la complexité du problème, le niveau des emmerdes. Enfin, je te prends un truc super con, mais les emmerdes d'Elon Musk, ce n'est qu'ils n'aiment pas les mêmes qu'un mec qui veut scaler un SAS pour régler un problème de comptabilité sur un segment professionnel délaissé par d'autres SAS, tu vois. En fait, je n'ai pas le contraire. Moi, je ne parle pas forcément du niveau de responsabilité. Je parle de la jauge de prise de tête de quelque chose. En fait, ta journée sera remplie de merde. En fait, ce qui est sûr, c'est que ta journée sera remplie de merde, mais tu auras des merdes plus compliquées que d'autres. De toute manière, ta journée, tu te réveilles, tu as une liste de merdes à gérer et tu kills et tu kills et tu kills et tu trouves un peu de temps pour faire du créatif et t'épanouir, c'est bien. Et après, le lendemain, tu kills, tu kills, tu kills, tu kills, tu kills, quoi. Après,
ce qui est sûr aussi, c'est que petit à petit, tu vas toi t'élever au niveau des merdes que tu as à gérer. C'est-à-dire que, tu vois, sur l'expérience que moi, j'ai pu vivre ou de plein de potes entrepreneurs, au début, tu paniques parce que tu as une merde de type A, tu as l'impression qu'elle est hyper grave. Et en fait, cette merde, quand elle réarrive deux ou trois ans plus tard, tu as appris à la gérer et ça devient un épiphénomène dans ta journée. Donc, tu deviens aussi accoutumé à la merde, entre guillemets.
En fait, j'ai l'impression que ça fonctionne par palier. Quand tu progresses, tu as un peu les marges d'une escalier et à chaque marche, tu as des emmerdes qui sont spécifiques à ce niveau, à ce palier. Tu as des bénéfices aussi, en général, tu vois, c'est peut-être que tu gagnes plus d'argent, tu as accès à plus de choses, plus d'outils, plus de gens, plus de prestige, peu importe. Tu vois, tu as des bénéfices et donc tu as emmerdes, bénéfices et tu développes a priori ou tu finis par trouver les outils pour régler cette merde. Quand tu as réglé cette merde, tu passes au prochain palier. C'est ce qui fait que quand un mec, il gagne au loto, que ce soit le loto étatique, donc tu sais, avec la française des jeux, ou avec ce qui était privatisé maintenant, ou le loto de la DeFi, quand un mec passe du niveau 0 ,5 au niveau 400, en fait, il retombe au niveau, peut-être pas du 0 ,5, mais au niveau 2, très rapidement, quoi. Parce qu'il n'a pas, en fait, il n'a développé aucun outil, mais maintenant, en fait, il se tape l'emmerde à niveau 400, en fait. Sauf que son quotidien, c'était de gérer l'emmerde au niveau 0 ,5. Et quand tu passes, quand ton niveau d'outil, c'est pour, enfin, intellectuel, l'égo, cognitif, financier ce que tu veux, networking, sont au niveau 0 ,5 et que t'as le niveau 400 qui arrive, en fait, t'es terrassé. Et ça peut être gérer, gérer sa thune, ça peut être gérer de la fiscalité, ça peut être, enfin, toute la compétité de la vie, il peut le faire. Et là, boum, t'es terrassé, quoi. Donc, en fait, parce que tu fais des paliers, quand t'as l'emmerde du palier 2 qui arrive et que toi t'es au palier 35, tu dis OK, c'est mignon, that's cute, OK, bon. Est-ce que je le délègue ou je prends 2 minutes pour écraser ce truc-là, tu vois ? Et ben oui, c'est pour ça que t'es au niveau 35 dans le jeu. Et ben oui, du coup, je te rejoins.
Bon, si on revient à tes activités, est-ce que c'est pas too much ? Est-ce que finalement, c'est pas du tout quatrel ? Alors pour les pères, bon, Alex, je ne sais pas si tu vois, est-ce que c'est quatrel ? Mais en gros, c'est un principe. Je ne sais pas si ça vient de toi d'ailleurs tout le temps ou pas,
je ne sais pas si tu l'as vu ailleurs ou pas, mais en gros, peut-être explique-le si tu veux à ma place. C'est un peu une synthèse que j'ai pondue que d'autres gens ont dû pondre sous un format ou une appellation différente. Avant, il n'y a rien de très brillant. C'est low tech, low human, low cost, low complexity. Donc peu de techno, peu d'humain, peu de coup, peu de complexité. Alors en fait, oui, non. Est-ce que mes business sont tous quatrel ? Non. Par contre, mon existence, elle, elle est dans chacun de ces business. En fait, je suis consultant. Je suis consultant, actionnaire, investisseur et je contribue à la distribution du truc, du produit. Donc, en fait, moi, je fais toujours la même chose quasiment sur des produits différents, sur des... Mais sinon, je fais quasiment toujours la même chose. Donc, mon existence, ça, c'est quatrel. Après, voilà, je prends mon associé qui va être développeur. Est-ce que lui, c'est quatrel ? Je ne sais pas, mais en tout cas, il trouve son compte et il aime bien coder et ça marche. Et donc, il est content. En tout cas, moi, mon existence, j'essaie de la rendre quatrel au maximum. Et après, les business qu'on fait... Alors, ce qui est complexe, c'est que j'en ai plusieurs, mais ces business, individuellement, sont relativement simples. D'ailleurs, truc super cool, les mecs. Un petit, petit framework que... Là, pour le coup, j'ai pompé un mec. C'est tout business peut être décomposé en trois étapes. Pas deux, pas quatre, trois étapes. OK ? Et sur chacune de ces étapes, t'as les basiques et les secrets. Tu vois, je prends, par exemple, nous, typiquement, un mec qui utilise Bonsai, c'est bien dans trois étapes. Le premier étape, c'est qu'il doit créer de l'attention. Donc, il est un créateur, il est un créateur de contenu, il est un infopreneur, il est un mec qui enseigne, je m'en fous. OK ? Donc, il doit créer de l'attention. OK, ta première ronde, c'est de créer de l'attention. Donc, c'est des followers, des vues ou des impressions, des impressions publicitaires ou des impressions organiques. OK, attention. Après, avoir de la relation. De toute façon, il faut créer une relation, avoir un opt-in, envoyer des e-mails ou que le mec, il re-regarde des trucs, il re-consomme, peut-être qu'il se connecte sur les différentes plateformes, etc. Donc, de la relation. Après, tu auras de la monetisation. Et, fondamentalement, il y a trois étapes. Augmenter l'attention, augmenter la relation, augmenter la monetisation. Et sur chacune de ces étapes, t'as les classiques et les secrets, ou les classiques ou les basiques. Les basiques, tu vois, sur l'attention, c'est est-ce que j'ai publié tous les jours, est-ce que j'ai tweeté tous les jours ? Sur la relation, c'est est-ce que j'ai envoyé une utilisateur cette semaine ? Et sur la monetisation, les basiques, ça va être, ok, est-ce que mon checkout est pété ? Est-ce que Strap fonctionne ? Est-ce que j'ai au moins fait un call to action cette semaine ? Par exemple, c'est les basiques. Et sous les basiques, t'as les secrets. C'est la truc un peu plus tordue, les hacks et les machins, tu fais un peu exotique. Et en fait, quand ton business il plafonne, tu te dis, ok, très rapidement, les basiques, est-ce qu'ils tournent ? Donc, tu checks rapidement tous les basiques, c'est KPI, ok. Le Strap, il va péter, on envoie bien les mails, la délivrabilité, il a pas changé, ok. Le taux de clics, il a pas changé, ok, très bien. Ok, donc tu checks les basiques. S'il y a pas de coups sur les basiques, en général, il y a un coup sur les basiques, parce qu'il y a un truc qui a foiré ou les gens ont oublié de faire quelque chose, ou il y a un membre de l'équipe qui fait une connerie. Donc, bon. Mais bon, ok, donc, si les basiques sont fait une connerie, tu corrige les basiques. Si les basiques, ils tournent, tu dis, ok, il faut chercher mon surcroît de pressence. Il faut chercher mon 10-20 % de pressence hebdo. Comment je fais ? Bah, je vais dans le secret. Donc, est-ce qu'il y a pas une astuce, un machin, un truc comme ça ? Et ce qui est cool dans ce framework-là, c'est du coup, quand tu vas chercher des informations sur Internet, quand tu vas lire, je sais pas, des case studies, des machins, des bouquins, etc., bah, tu le fais de manière intentionnelle pour remplir tes basiques ou tes secrets. Et du coup, en fait, tu lis un truc, tu fais, oh, putain, ça, c'est malin. Ok, je le mets en basique ou en secret. Et il est en stock. Il est en stock, tu vois, quelque part. Et la semaine où je me dis, putain, bah, cette semaine, on est mercredi, on est en dessous des chiffres de la semaine dernière, en poussant un peu, peut-être qu'on ferait les mêmes chiffres que la semaine dernière, pas bon, je veux être en croissance, tout ce qui ne croit pas meurt, ok ? Désolé pour les mecs qui sont pour la décroissance et l'écologie et fermer les mines de charbon. Et bah, du coup, bon, les basiques, il y a un truc qui est merde, non, ok, il faut un secret. Un ou plusieurs ? Alors, peut-être que cette semaine, on va jouer sur la relation, peut-être qu'on va jouer sur la monetisation, peut-être qu'on va jouer sur la tension, peu importe, tu vois. Et tu prends LVMH, c'est trop bien. LVMH, c'est quoi, le business, en fait ? LVMH, c'est identifier des targets, parce que c'est un conglomérat financier. On te vend le truc, ouais, c'est créatif, machin, etc. Non, c'est un conglomérat financier. Bernard Arnault est un financier. Et c'est pas une critique. Il n'y a pas de mal à être un financier, c'est très bien d'être un financier. Donc, on identifie des targets, petit 1. Petit 2, on prend le contrôle de la target, amicalement ou pas. Donc, identifier, bah, c'est un travail, machin, etc. Et petit 3, on va insérer la target, enfin, en fait, enfin, c'est, on va dire... Enfin, je savante en live, non, j'ai pas pensé, donc, OK. Un, on identifie les targets. Deux, prise de contrôle. C'est un métier, se prendre des contrôles, machin. Tu vois, ils ont racheté Tiffany. Après, il y a le Covid qui démarre. Et les mecs ont attaqué en justice Tiffany pour essayer d'annuler la vente, pour essayer de gratter un milliard ou deux, quoi. Sur une vente, je crois, à 10 ou 20 milliards, tu vois. C'est le job, quoi. C'est vraiment important, quoi. Enfin, le processus de prise de contrôle, c'est du taf. Ils ont même essayé de prendre le contrôle en douce d'Hermès. C'est du taf. C'était très compliqué, très sophistiqué. Il a fallu, genre, corrompre la famille, machin, et tout, quoi. OK. Troisième étape, tu insères finalement la marque dans le conglomérat et dans sa distribution. Et là, du coup, tu vois, tu prends Rimova. OK, ils ont racheté Rimova il y a quelques années. Vous savez, c'est des valises en aluminium très chiques, très jolies. Elles se font toutes voler deux fois à Charles de Gaulle. Je tiens à préciser que l'aéroport a toujours partagé ma valise. Ça, c'est pour toi, Romanais, PDG de l'aéroport de France, machin. Tu n'as toujours pas trouvé ma valise. Si jamais tu me regardes. Je me souviens du post-Twitter. J'achète ma valise, mais Romanais, parce que je commence vraiment à me fatiguer, là. Bref, donc Rimova, magnifique, très beau produit. Ils rachètent ça à des Allemands. Première édition Bosch, enfin Allemande, quoi. En fait, bon, bref, on s'en fout. OK. Rimova, tu fais quoi ? Boum. Dans toutes les putains d'avenues du monde, enfin, les avenues chiques, vous voyez, la 5ème avenue, Avenue Montaigne, tous ces conneries-là. Tu mets une boutique Rimova. Alors, il n'y en a pas sur Avenue Montaigne. Mais sur toutes les autres avenues chiques, il y a une boutique Rimova. Donc, tu achètes Rimova, boum, tu le dispatches partout. OK. Maintenant, Rimova va faire des partenariats avec toutes les autres marques du groupe. Rimova Fendi, Rimova Dior, Rimova machin. Et tu fais du cross-posting, du cross-promo entre les marques et le réseau sociaux. Et tu monétises. Pareil, la marque, tu décides les produits. Rimova, ils faisaient des valises. OK. Maintenant, ils font des sacs à main, des parfums, des huiles de soleil, des boîtes de champagne, des études cigares. De chaque marque qu'ils récupèrent, ils vont découler toute une gamme de produits pour monétiser. Toujours la même chose. C'est toujours le même modèle. Mais finalement, c'est un business en trois étapes. Et à chaque fois, il y a les basiques et probablement des secrets. Les secrets, c'est ce qu'on peut corrompre un mec. Est-ce qu'en fait, il n'y a pas une liste de Bangladesh qui peut quand même produire de l'humidité moins chère ? Je ne sais pas. Et en fait, tout business doit être ramené à trois étapes. Et quand tu as ramené tout business à trois étapes, putain, la vie devient simple. Parce que maintenant, tes équipes, elles comprennent. Maintenant, tes équipes, tu vois, elles ont les basiques, elles peuvent checker les basiques. Elles ont les secrets, elles peuvent checker les secrets, avec ou sans toi. Chaque étape a deux, enfin une à trois KPI max. Tu n'as pas genre cinquante putain de chiffres. Et après, au global, ton business, il va avoir une à trois KPI global, qui est grosso modo chiffre d'affaires, profil, enfin des trucs comme ça quoi, tu vois, global. Et soudainement, putain, la vie devient simple. Et quand tout est organisé comme ça, la vie devient simple. Quand c'est en mode, ouais, j'ai 14 funnels, 17 landing pages, trois sources d'acquisition, mais peut-être une quatrième, on ne sait pas, je ne tracke rien. Je ne sais pas trop ce que je fais. La prochaine étape, je ne sais pas. Là, la vie, ça devient dur. Là, je comprends qu'il y a quand même un niveau de souffrance et de frustration au quotidien qui est élevé. Quand tout est en trois étapes, on retrouve de la sérénité et du bonheur dans la vie.
Mais est-ce que, est-ce que finalement, tu ne dilues pas ta capacité mentale, ton génie, ton talent sur 36 projets différents ? Est-ce qu'un TouGan qui est focus Web3 1000 % ou, enfin sur un projet Web3 1000 % ou sur un Bonsai compagnie, finalement, ce ne serait pas le niveau de sérénité de 4L absolu où tu dis ok, je vire tout le reste, sous peut-être la création de contenu pour chier la chose, et ce truc, je l'amène au milliard, et puis tout le reste, bam, je n'écoute pas, adios quoi. Et à la limite, faire des investissements à droite et à gauche, mais ne pas ne pas décharger la charge mentale ailleurs. Touzim, tu as
raison, je suis tout à fait d'accord avec toi. Là, j'essaie justement de tout kiler pour faire que du Web3. Kiler au sens délégué, machin, max une réunion hebdo, voire une réunion mensuelle, et focus sur Web3, parce qu'en termes de mission, c'est là que ça résonne le plus pour moi. Pardon, laissons te sécouper, je crois.
Non, moi j'ai vécu le truc où j'avais, à un moment, tu sais, j'avais pris des positions à la fois en investe, mais aussi en plus ou moins opérationnel, ou en tout cas advisor, plutôt, advisor sur trois boîtes en même temps, et tu vois, j'ai kilé les deux autres pour, il y en a une qui s'est kilée toute seule, mais sinon j'ai kilé la dernière pour, j'ai vendu le truc, et pour me focus sur ce que je sais faire, c'est-à-dire techno, IMO, voilà, et balancer là-dessus.
Tu n'en sors pas,
en effet, tu n'en sors pas.
Ouais, mais je suis d'accord avec toi. En fait, ce qui est cool, avec la multiplicité, c'est que tu crées une contrainte qui te force à trouver des solutions à cette contrainte, d'où le modèle d'un trois étapes avec Basics, Secrets, KPI et tout, et c'est cette contrainte qui m'a poussé vraiment, enfin, je me souviens d'un truc d'un pote, mais j'ai vraiment pondu ce modèle, quoi, et après, ce qui est cool, c'est que tu vois plein de choses. En fait, moi, ce qui fait que je ne suis pas trop mauvais dans mon métier, c'est que je vois plein de trucs dans plein d'industries tous les jours, et du coup, j'ai un fil permanent d'idées, de machins, de méthodes, de techniques, de réseaux, de rencontres, de trucs, qui fait qu'en fait, j'ai une banque de données marketing et opérations et croissance qui est en croissance et qui est sympa, quoi. Donc, quelque part, je me nourris aussi de ça, ce qui fait qu'en fait, les mecs sont prêts à me payer très très cher en consulting web 3, ou en consulting tout court, c'est parce qu'il y a cette banque de données derrière, en fait, quoi, et est-ce que j'aurais eu cette banque de données si j'avais juste fait des vidéos YouTube pour une information ? Parce que moi, j'ai toute la main. Si, moi, j'ai commencé à enseigner depuis, enfin, en 2019, fin 2019, si depuis 2019, j'avais juste fait une vidéo par semaine sur YouTube, j'aurais, je ne sais pas, 200 000 abonnés, et j'aurais 300K d'MRR, chose que je n'ai pas aujourd'hui. À la place de ça, j'ai testé plein de choses, j'ai touché à plein de trucs, j'ai fait plein de petites idées, j'ai fait plein d'infoproduits dans plein de niches, plein de trucs différents, j'ai touché à plein d'industries différentes, web 2, web 3, etc., avec plus ou moins de succès. Et du coup, j'ai moins de followers et j'ai moins d'MRR. Par contre, je serais quelqu'un d'assez creux. Enfin, ça serait relativement insipide et ça tournerait en rond depuis longtemps, quand même. Mais oui, une respiration, tu as des phases où tu picores, tu as des phases où tu resserres, quoi, tu vois. En
fait, je pense qu'il faut être honnête avec soi-même, et ça, j'avais un très bon avis, mais il y a des me-techs qui réfléchissent pareil. Et les techs, ils sont toujours à voir par les marketeurs qui leur vendent des trucs de dingue, « Viens, on s'associe, tu fais le taf et puis après, je vois ». Et du coup, il y a pas mal de techs qui résonnent maintenant en portefeuille. C'est-à-dire qu'ils se disent « Ok, je vais m'associer avec beaucoup de marketeurs et comme ça, je vais diluer à fond le risque
». Et en fait, je pense même dans ta situation, dis-moi ce que tu en penses, ça me goutre, mais je pense que c'est ok de résonner comme ça, à partir du moment où on assume réellement ce qu'on est. En gros, un start-up studio où finalement on a les idées, on balance, on trouve les teams, on amène du réseau, on amène du capital, et puis après, on accède au délégué. Mais je pense que
ce qui fait bugger la chose, c'est lorsqu'on a un peu un autre de, en mode « Ok, ça, je suis focus là-dessus, mais en fait, j'ai aussi 36 autres start-up que j'accompagne à côté, quoi ». Et je pense que tout dépend à quel point on est honnête avec soi-même et à quel point on sait exactement ce que l'on construit.
Il y a une autre variable, c'est « Est-ce que ces business units s'auto-renforcent ? » Est-ce que t'as deux business units, si tu rajoutes une troisième, est-ce que le tout est en croissance ? Moi, ma clientèle de 2Gain .ai, je peux l'envoyer sur FrogTech, que je peux envoyer sur Bonsai, que je peux envoyer sur 2Gain .ai, et je peux auto-renforcer le truc. Donc, attention, ce n'est pas game-changing, ça ne neutralise pas ton argumentation. Mais une petite variable en plus, juste pour enrichir ton point, c'est si jamais ces éléments s'auto-renforcent et que le tout est supérieur à la somme des parties, peut-être que c'est intéressant. Je dis peut-être, ce n'est pas une certitude.
Et alors, pourquoi, toi, tu n'as pas voulu, parce que finalement, c'est un peu ce que tu avais déjà commencé à faire, pourquoi est-ce que tu n'es pas parti dans cette logique de « J'ai les talents parce que tu as la communauté, tu as, à mon avis, tu as un capital nécessaire, tu as les idées, tu as le réseau, pourquoi ne pas partir sur Startup
Studio, tout simplement ? Ça, je n'ai pas envie. Je ne sais pas pourquoi, mais ça me fait chier comme idée. En vrai, moi, ce qui me fait vraiment marrer, c'est Web3. Là où vraiment je m'amuse, c'est que je m'assoie avec des gens qui font des dingueries, qui font des trucs très intéressants, toujours un peu dingues, un peu fous-fous, et je me dis « Putain, si ça, ça marche, c'est incroyable. » Et il faut essayer que c'est fun, et au même moment, ça résonne avec mes valeurs. Et au même moment, je sens un peu l'impression que Web2, c'est un peu en train de crever, et que Web3, c'est quand même un peu l'avenir.
Je propose qu'on fasse justement, qu'on attaque le fameux Web3 versus Web2. On retrouve un peu les questions de la dernière fois. Est-ce que tu veux enchaîner, Alex, ou pas ? Sinon, j'enchaîne sur une question. Non, vas-y, vas-y, enchaîne après la vidéo sur ça. Ok, alors à quel point est-ce que c'est réellement la fin du Web2 ? À quel point est-ce que c'est réellement l'avènement du Web3 ? Et à quel point… Moi, en fait, ce qui m'intéresse, c'est de savoir à quel point est-ce que c'est un discours marketing, même si c'est un discours auquel on peut croire qu'il y a une seule vérité, il y a les méchants, genre « si Web2 est en train de mourir, Web3 a réussi, donc il faut aller dans le Web3 », et à quel point c'est vraiment un truc rationnel où tu t'es dit « ok, je vois vraiment que le Web2 est en train de mourir, je vois que le Web3 est en train d'exploser, je vois que c'est tenable sur le long terme
et que c'est pas une industrie qui est bancale, donc ok, j'y vais à fond ». Ah mais c'est bancale ! Je te donne une citation, elle est en anglais et je la traduirai en live pour ceux qui ne sont pas bien égaux. « The old world is dying and the new world struggles to be born. Now is the time of monsters. » Donc l'ancien monde se meurt, le nouveau monde peine à naître. Je crois que la traduction littérale, c'est « et dans ce clair obscur naissent les monstres ». C'est d'Antonio Gramsci, militant communiste, je crois exécuté par Mussolini, qui doute sur la fin de sa vie, mais un truc comme ça quoi. Et on est dans le clair obscur, on a des Web2 qui sont quand même arrivés à saturation, la plupart des marchés sont saturés, donc les opportunités entre guillemets à la con, sur internet, infopreneur, e-commerce, machin, affiliation, dropshipping, tout ça, on voit bien qu'on est arrivés à saturation, que quelques équipes très compétentes arrivent encore à faire du fric, en fait de moins en moins, que les trucs on va dire, qui sont un peu plus sophistiqués, on va dire les startups, les softwares, les SaaS, en fait que à peu près toutes les putains d'idées ont été financées, surfinancées, sur, sur, sur, sur, sur, surfinancées par des visis qui avaient trop d'argent, et que bon bah voilà ça peine quoi, et on voit bien aussi que les grosses boîtes tech, Web2, licencie, tout aujourd'hui, bah ça peut être conjoncturel, c'est pas forcément structurel, c'est important de comprendre la différence entre les deux. Et en même temps, on voit qu'il y a une industrie qui est naissante, qui est extrêmement bordélique, mais qui, mais dont les fonctionnalités, finalement, dont les fonctionnalités semblent répondre à la plupart des problèmes, des gros problèmes de notre époque. Si je peux en lister quelques-uns, bon, on commence par l'argent, l'argent est imprimé en quantités illimitées par les gouvernements, j'irai tôt ou tard, ça risque de poser problème, je suis pas en train de dire que le rôle de l'art, ça disparaît demain et que Bruno Le Maire est un abruti, ok ? Il y a beaucoup souvent des discours sur internet, c'est un peu plus complexe, mais j'irai, les niveaux d'impression monétaire ne sont pas tenables, ok, bah la crypto, avec une rareté, un falsifiable et un changeable, est un élément de réponse. Après, on va voir par exemple l'IA et tout ce qui va être les deepfakes, les usurpations, toutes les conneries, il y a bien une manière de prouver que quelque chose est vrai, que toi et toi et que ton contenu et toi et que ton visage et toi, c'est de le signer sur la blockchain qui est infalsifiable et inviolable. Tu pourrais rajouter le fait que par exemple aujourd'hui plus personne n'a confiance dans la démocratie, quelle que soit l'élection, quelle que soit le pays, tout le monde parle du principe que l'élection est volée, que ce soit en France, aux États-Unis ou dans des pays où c'est volé en temps normal, dans le monde en développement quoi. Tu votes via la blockchain, c'est infalsifiable. La propriété privée a été finalement ce qui a fait que l'Occident est prospère depuis 200 ans, ce n'est pas tant qu'on exploite le reste du monde, même si on est plutôt bon pour ça, c'est plus parce qu'on a la propriété privée. La propriété privée a libéré l'innovation, le développement du système bancaire, les brevets, l'entrepreneuriat, tout ce qui va avec, la propriété de l'Occident, c'est la propriété privée. Tous les pays fuck-top dans le monde ont un seul truc en commun, ce n'est pas la politique, ce n'est pas l'ethnie, ce n'est pas la religion, ce n'est pas le climat, c'est que la propriété privée n'est pas garantie. La propriété privée a été garantie en Occident, elle ne l'est plus. Un punk à chien vient chez toi pour faire une rave party plus de 48 heures, ta belle maison dans le Var est à lui pour les deux prochaines années, voire à lui. Voire en fait, il n'y a plus de maison si tu veux. Soudainement, ton gouvernement ne t'aime pas, ou un gouvernement étranger où tu as mis ton argent ne t'aime pas, ton argent disparaît et tes assets peuvent être saisis. Tous les assets sont des riches russes, on appelle eux oligarques, parce que ça fait bien de dire oligarque chez nous et entrepreneur, enfin oligarque chez eux et entrepreneur chez nous, très bien. Donc on va dire, leurs biens ont été saisis dans des conditions, on va dire, quand même vachement light au regard du droit de propriété privée. Qu'est-ce qui règle l'action de propriété privée pour ceux qui ne l'ont pas ou pour ceux qui sont en train de la perdre ? La blockchain. Tu vois, tu as que main, et on pourrait lister pas mal d'éléments comme ça où tu as des éléments de réponse à des grands problèmes. Ce sont des éléments de réponse, ça ne veut pas forcément dire qu'il y a un marché, et ça ne veut pas forcément dire qu'on a trouvé la solution, et que cette solution, elle est shipable, distribuable, qu'elle est complayante avec les lois en vigueur, et qu'elle intéresse réellement les utilisateurs. Donc on n'en est pas encore là, tu vois. Mais sur les grands problèmes, il y a quand même des pistes de solution du côté du web 3, du côté de la crypto, du côté de la blockchain. D'un côté, on a une forme de saturation et de ralentissement, voire de décroissance. Encore une fois, est-ce que c'est conjoncturel, avec la remontée des taux, ou est-ce que c'est structurel, où grosso modo, c'est mort et on atteint un plateau, on va s'estagné encore un temps, et puis après ça va baisser ? Conjoncturel, je ne prétends pas avoir la réponse. Mais en tout cas, de l'autre côté, il y a des réponses à ce nombre de problèmes, ou des éléments de réponse.
L'autre jour, j'écoutais un truc qui disait, le fondement du capitalisme, ce n'est pas l'argent, c'est la confiance. Et dans ce que tu dis là, ce que je retrouve, c'est que la blockchain pourrait être cette étape suivante, parce qu'elle règle le problème de confiance. Confiance qu'on est en train de perdre. Je veux dire, tout aujourd'hui, que ce soit en l'état, en les entreprises, en la cohésion
nationale, ce que tu veux, on perd cette confiance. Oui, les gens ont confiance en rien, les gens ne croient en rien, et pour de bonnes raisons, parce que tout est boule-chité. Tout est boule-chité, tout est faux, tout est pipé, tout est manipulé. Si toute la data, c'est un truc con, mais en 2024 encore des controverses sur le Covid, est-ce que vraiment machin, est-ce que les solutions vraiment machin ? Si toute la data était mise en chain, tu ne peux pas juste corriger le tableau Excel et dire, non, elle n'est pas du tout, ou dire, non, on n'a jamais dit ça. Et ça serait réglé, la data elle est en chain, à tel moment il y avait telle data, ça a été vérifié par telle et telle personne, les personnes en question qui ont vérifié le truc, elles ont signé sur la blockchain, est-ce que ces personnes qui ont signé sur la blockchain pour attester de ces data, elles ont signé autre chose ? Est-ce qu'elles ont un truc récord de signer que des conneries ? Oui, non, je ne sais pas. Il y a tellement de trucs comme ça, tu imagines même, tout ce qui est contrat public, dépenses publiques. Il y a la Cour des comptes qui fait un rapport une fois par an sur comment l'argent est utilisé, le rapport est imbittable. Est-ce qu'on met en open source toute la data, les facturations, les machins, les tableaux Excel, les dépenses de l'Etat ? Non, tu as zéro confiance. Si tu foutais tout ça sur la blockchain avec un degré d'anonymat, c'est que tu n'es pas obligé de dévoiler. Par exemple, un fournisseur de services à l'Etat, il peut avoir juste une adresse sur la blockchain, donc tu ne sais pas forcément qui est ce mec. Par contre, c'est lui qui récupère tous les contrats dans une commune donnée. Peut-être qu'il y a un conflit d'intérêt, peut-être ou pas, mais en tout cas, tu vois des choses. La blockchain va créer d'autres problèmes, mais en tout cas, elle peut en régler un certain nombre. Mais par contre, pour le moment, il n'y a pas vraiment d'usage. Honnêtement, la blockchain aujourd'hui, c'est un casino. C'est NFT, shitcoin, mimecoin, et quand on dit shitcoin, mimecoin, ce n'est pas du tout négatif. C'est une expérience socio-financière. Les usages sont très limités. Le seul truc qui marche aujourd'hui dans la crypto, et c'est un peu triste, c'est d'envoyer du stablecoin USDT sur la blockchain Tronc pour le monde en développement. Et en fait, c'est à peu près le seul produit qui marche. Ce qui est triste, c'est que le seul produit qui marche sur la blockchain, c'est du dollar sur la blockchain. Tout ça pour ça. Mais bon, c'est comme ça.
Et toi, c'est quoi ? Dans The Nice Big Shit, on aime bien essayer de trouver des idées de business à lancer. Toi, à mon avis, tu dois passer 80 % de ta journée dans le web 3. Tu as combine des projets. Tu as plusieurs projets au sein du web 3. Si demain, tu n'avais plus aucune mission
et
que tu voulais lancer quelque chose, est-ce qu'il y a un projet qui te ferait vraiment une idée comme ça, qui serait vraiment utile et sur lequel tu devrais bosser 5-10 ans dessus ? Une idée de business web 3.
Ma réponse à ça ne répond pas vraiment à ta question. C'est un peu quelque part ce que je fais aujourd'hui. En gros, ma thèse, c'est qu'il faut jeter un maximum de spaghetti sur les murs pour voir ce qui reste collé. Donc, il faut tester un maximum de trucs. Il faut maximiser le nombre de trucs lancés pour qu'il y ait des trucs qui restent et qui collent au mur. Moi, ce qui m'intéresse, c'est de contribuer à lancer le maximum de trucs. Soit en étant advisor, soit juste en faisant de l'éducation avec le bouquin. On a une première formation qui apprend aux gens à être des mini leaders d'opinion dans des mini niches cryptos. Ça permet d'avoir un pied dans les cryptos et de travailler là-dedans. On a une deuxième formation. On va vraiment apprendre aux gens à lancer un projet de A à Z. Et l'idée, c'est que si on peut aider 1000 personnes à lancer des projets, il y a quelques-uns qui restent et qui durent et qui sont utiles. C'est ma contribution à l'évitement du communisme global piloté par IA. Après l'opportunité business d'un point de vue plus terre à terre pour les gens qui nous écoutent, je pense qu'il y a un boulevard d'opportunités qui est d'être un marketeur pragmatique avec de la bonne volonté et des bonnes intentions qui va aider des projets. Vous n'imaginez pas le nombre de teams qui font des trucs mindfuck d'un point de vue technique. C'est brillantissime. Les mecs ont codé pendant 2 ans. Ils ont 112 followers sur Twitter. Ils viennent de shipper leurs produits et ils sont en mode... Je fais quoi maintenant ? Et en fait, il ne se passe rien. Et ce produit ne trouvera jamais ses utilisateurs. Peut-être que ce produit est un truc qui aura pu devenir une vidéo de la compagnie. Peut-être que ce produit aurait pu régler des problèmes, recevoir des besoins ou des désirs pour des millions de personnes. Et il ne sera jamais arrivé à son marché. Parce que les mecs sont très bons techniquement. Mais après, il faut du bon sens paysan. Il faut être un peu malin, un peu filou, un peu rusé. Il faut savoir distribuer le truc, il faut savoir tisser du réseau, il faut savoir promouvoir le truc. Ce n'est pas forcément très compliqué. On enseigne tout. Et juste être le gars qui vient et qui aide. On peut devenir limite associé du truc en rien de temps. Ce n'est pas mal. Pour des gens comme moi qui ne sont pas très sophistiqués d'un point de vue technique, je trouve que l'opportunité est insaine. Tu es marketeur web 2. À ne pas faire chier plus de gens, tu sais à quoi. Tu es marketeur web 3. Tu as tous ces projets géniaux. Je ne veux pas leur marcher
avec
des mecs brillantissimes. Je suis sérieux. Pour ceux qui nous écoutent, il y a un move à faire de ce côté-là. Au-delà
du consulting et de la presse de service en règle générale, sans forcément penser à des trucs au 6ème degré hyper complexes, est-ce que tu vois un problème où tu te dis que ça c'est du web 3 et il y a une opportunité à aller à 1 à 10 millions par an ?
Tu es une session de blockchain qui va voir des états pour gérer leurs élections. Tu es sur un headache phénoménal. Pendant 5 ans, tu n'auras pas de clients. Tu auras un niveau de compliance où tu as la NSA qui mettra une sonde dans le cul et qui la remontera jusqu'à la Moplate. Si les mecs disaient un peu trop non, tu auras peut-être une idée du système politique dans lequel tu vis. Au moins, tu as acheté une information. Juste ça, rétablir la confiance dans les élections. En fait, il n'y a personne qui se chauffe parce qu'ils vont se prendre une balle. Ou ils vont avoir un accident, ils vont se noyer. Honnêtement, si j'avais 100M et vraiment en mode, je n'ai pas besoin de travailler jusqu'à la fin de mes jours, j'ai mon ticket pour Elisiobe, tranquillou-bilou, je vais cloner mon corps. Comme ça, si jamais j'ai un organe qui ne marche pas, je récupère mon organe sur le clone. J'irai m'attaquer à un truc comme ça. Là pour le moment, j'ai qu'une facture à payer et il faut subvenir aux besoins de la famille. Malheureusement, je suis sur des considérations un peu plus terrataires.
J'ai des gars dans mon entourage qui ont lancé un truc il y a 3-4 ans. Ils ont lancé un truc de vote par crypto sur blockchain. Je crois que c'était quasi impossible à faire décoller. En tout cas pour eux. Après, ils n'avaient pas 100M. On se revient d'accord.
Le fait était très compliqué. Je te donne un exemple. Bonzai, on est le plateforme pour les créateurs. On a des milliers de créateurs qui ont une chaîne d'utilisateurs. En fait, tu pourrais imaginer un système où plus tu vas acheter auprès du créateur, plus tu vas peut-être retweeter, contribuer, etc. à un créateur. Il faut voir ce qu'on peut faire remonter comme information avec les API. Plus tu vas gagner de points. Et tu vois, ces points, ça peut être des points ou ça peut être des soulbound tokens, donc des tokens que tu ne peux pas déplacer ou ça peut être des tokens tout court que tu peux déplacer et tu gagnes des points, des tokens. Et ces tokens te donnent un pouvoir de vote sur finalement le produit, l'orientation pédagogique, l'orientation communautaire. Est-ce qu'on fait venir t'as l'invité, est-ce qu'on fait machin ? On peut aller un cran dessus. On peut imaginer qu'une partie de l'argent généré par le produit aille dans un wallet ou un treasury ou un trésor commun soit administré par exemple en plus de points. Et tu vois, tu peux introduire comme ça des features de blockchain dans un business très web 2. Intéressant. Est-ce qu'on va faire ça sur Banzai ? Peut-être, ce serait quelque chose d'intéressant. Ça serait amusant de faire ce genre de développement. Attends, on voit que la démocratie dans la vie de tous les jours, enfin beaucoup
de personnes commencent à remettre cette question sur le niveau de son efficacité. La démocratie dans un business,
est-ce que toi tu crois vraiment ou pas ? Est-ce que tu crois vraiment au pouvoir de décision si demain le business même d'un faux produit était dicté par les 5000 personnes que tu avais sur ton canal Telegram ? En fait, ce qu'il faut voir, c'est que tu peux aussi décider quel type de décision sont votées par la communauté. Tu peux aussi te demander est-ce que c'est d'une démocratie directe ou d'une démocratie indirecte ? Parce que ce qui se fait beaucoup ça s'appelle les DAO en crypto, les Decentralized Autonomous Organization, en gros c'est une démocratie. Souvent on va dire OK, on décide qu'en fait c'est seulement certaines décisions critiques qui seront soumises au vote, mais tu vois, si on change le dégradé bleu sur le logo on se fait pas chier à faire un vote par exemple. Après on va aussi se demander est-ce qu'on fait une démocratie directe ou indirecte ? Et souvent ce qu'ils vont faire c'est les gens vont voter un conseil et c'est le conseil qui va prendre la qualitaté des décisions sauf certaines décisions ultra critiques qu'elles nécessitent, je dirais, de faire un vote direct. Et les gens peuvent faire une pétition pour virer un membre du conseil et tu peux créer plein de formes de gouvernance comme ça. Les possibilités sont assez riches. Sur la question de la démocratie directe c'est la même question pour un business pour une organisation on va dire pour un projet. Là on est peut-être plus sur un projet que sur un business. Dans un instant on va même se demander est-ce que vraiment la notion de business et de société continuera à exister ? La question de la démocratie directe ou la démocratie indirecte c'est un peu une question qui veillait comme le monde c'est que ça marchait bien pour Athènes quand les mecs étaient 10 000 et qu'ils avaient 50 000 esclaves qui travaillaient pendant qu'eux pinaillaient et dissertaient que les femmes ne votaient pas parce qu'elles étaient conçues comme des meubles d'après Aristote effectivement c'était un modèle qui était quand même assez assez limité. Le MVP était quand même vachement basique. Maintenant t'es la France, t'as 70 millions de pelos qui ne sont jamais contents tu commences à faire voter direct, compliqué. Et c'est vrai que les expériences de démocratie directe ont souvent foiré. Hitler faut rappeler que tout est démocratique. Je sais que ça fait point Godwin un peu facile mais comme ça c'est facile. L'hypothèse qu'on peut faire c'est la démocratie directe implique une learning curve. C'est les mecs qui votent pour des conneries, ils souffrent. Direct. C'est que t'as voté pour Hitler c'est bien pendant deux ans, ok, guerre mondiale, la moitié de la population meurt. Ok. La prochaine fois tu te dis peut-être pas. Donc peut-être qu'on peut imaginer une learning curve. Soit les mecs qui voient le gars d'à côté faire ça et tout le monde crève, ils disent eux. Venez les mecs où on ne vote pas pour la même chose. Soit les mecs qui ont fait une grosse connerie ils survivent et ils se disent ok ça là on va essayer de ne pas la refaire. Et au fur et à mesure tu responsabilises les gens. Tu vois de la démocratie indirecte et l'état provident c'est tout le reste, t'es en mode déresponsibilisation maximale. Le mec il fait un je suis responsable de rien. Au final ça donne quoi ? Le mec il est jamais content. Il est en colère contre l'état, il est en colère contre les impôts. Par contre quand tu demandes ce qu'il veut il te dit je veux que l'état me donne plus à moi. Ouais mais ça vient bien quelque part en fait. Parce que le mec n'a jamais été responsabilisé. C'est un peu ce qu'on disait au début de notre discussion. Est-ce que le mec est confronté au réel ? Si le mec est un peu hors sol, les décisions sont vachement loin, il ne voit pas trop la conséquence, il veut juste avoir plus de trucs pour moi. Sans savoir qu'en fait s'il y a plus de trucs pour lui c'est de la poche de quelqu'un d'autre ou de la sienne etc. Ou que c'est la sienne différée dans le temps. Peut-être qu'en responsabilisant les gens ça donnera quelque chose d'autre. Donc en fait la question de la démocratie directe c'est finalement est-ce qu'on y croit, est-ce qu'on n'y croit pas ? Est-ce que c'est un truc progressif ? Il y a un phénomène de learning by doing et de learning by se planter. Ce qu'on pourrait imaginer à l'échelle d'un pays par exemple, de la démocratie directe, c'est qu'il y a une composition de vote. En fait 2 tiers du vote ça va être l'assemblée ou le sénat et un tiers ça va être les gens sur leur application avec leur blockchain gouvernemental. Donc en fait ils ont un pouvoir d'influence sur la loi par contre ils ne sont pas seuls tous à piloter le pays, il fait des dingueries. Et progressivement, tu vois, tu te dis sur 50 ans tu passes de 10 % de démocratie directe à peut-être 90 % ou 100 % de démocratie directe sur 50 ans. Peut-être, je ne sais pas, tu vois. Peut-être que c'est complètement con. Après sur la question finalement d'un business est-ce que la démocratie permet de gérer un business ? Bon, aujourd'hui clairement la réponse c'est non. Donc en fait ce que tu ferais c'est tirer plutôt responsabiliser les gens sur des choix indirects, des choix communautaires, de l'animation, des choses comme ça. Néanmoins, il y a des développements assez intéressants, notamment d'un mec qui s'appelle Balaji, je ne sais pas si vous le connaissez, il a un nom de famille qui n'est pas prononçable, B-A-L-A-J-I. Un mec super smart. C'est un mec qui a investi, qui était le CTO de Coinbase, qui a écrit plusieurs boîtes dans les biotechs et qui l'a vendu pour une centaine de millions, qui était partenaire, je suis en train d'enregistrer des cryptos, genre un des premiers investisseurs dans Solana, déconnant comme ça quoi. Super fort le mec. Et lui en fait, il te dit, je vais faire une boucle pour te dire ce qu'il dit, c'est que moi j'ai un bon pote qui s'appelle Rémi qui a une chaîne qui s'appelle Parlons long terme et lui il se fout toujours de ma gueule en me disant, ouais c'est sympa, je lui dis, mais attends, la blockchain c'est incroyable comme technologie. Il m'a dit, mais oui, Internet aussi c'est incroyable comme technologie. Je lui dis, ouais. Il me dit, Internet ce n'est pas un stock, ce n'est pas une action, ce n'est pas un business Internet. Tu as des business sur Internet. Et pendant un temps, il s'est foutu de ma gueule comme ça et je n'ai pas de réponse. Et je trouve la réponse chez Balaji. Et Balaji te dit, il n'y aura plus de société, pas d'entreprise. En fait, l'entreprise, c'est quoi ? C'est une création du XIXe siècle. Ok, il y avait des formes d'entreprise avant. Ok, on simplifie, XIXe siècle, ok ? Les premiers sociétés anonymes et tout le reste. Pourquoi ? En fait, et la société, c'est une forme d'intermédiation. Dans l'intermédiation des 20 et les 30, c'est un nœud de contrats. C'est-à-dire, en fait, tu as plein de gens qui ont des contrats avec quelqu'un qui les dirige, donc en gros, ils vont être subordonnés, comptent de l'argent, exécuter des tâches. Il y a des contrats entre les sous-traitants, les machins, il y a des contrats avec les acheteurs, les machins. En fait, l'entreprise, c'est que des contrats. Et on crée une institution centralisée qui sert quelque part d'intermédiaire pour gérer les contrats, centraliser les contrats et veiller que les contrats sont effectivement exécutés. Mais ça, la blockchain, tu peux le faire avec des smart contracts. Très théoriquement, on n'y est pas encore. Donc en fait, au lieu d'être une entreprise avec un CEO et que tout soit centralisé dans un nœud de contrats, les contrats sont sur la blockchain. Le projet est un protocole open source. Il y a des gens qui contribuent. Et ces contributeurs sont rémunérés avec le token. Et plus ils ont le token, plus ils ont le pouvoir de vote. Prenons un exemple basique. On prend les régimes publicitaires. Donc les régimes publicitaires, tu as des sites qui disent, moi je suis prêt à accueillir de l'ADD. Tu as des mecs qui disent, moi je veux acheter de l'ADD. Moi je ne veux pas les contracter 15 000 sites pour foutre des bannières. Donc je passe par une règle publicitaire. Tu peux tout à fait imaginer que la règle publicitaire soit un business centralisé, opaque et qui fait des marges de son temps délirante. Putain, règle publicitaire ça prend. Tu fais un protocole open source transparent. Les mecs qui ont de la place pour des bannières sur leurs sites s'inscrivent ici. Des mecs qui disent je veux mettre des publicités s'inscrivent là. Le mec qui a quel site, il met des règles. Je veux que tel type de produit, tel type de machin, etc. Je veux pas qu'il y ait du cul. Je veux pas qu'il y ait des casinos. Le mec en face va dire ok, mes publicités, etc. La mise en relation, elle est directe par la blockchain. La blockchain fait circuler l'information et la valeur économique. Et le mec qui a développé ce protocole, où les gens, la communauté de développeurs ou de builders qui a contribué à développer, populariser, promouvoir ce protocole, eux ont des tokens. Et par exemple, tous les profits, le protocole prend peut-être 3 % de frais, par exemple, standard. Et ces frais sont soit airdroppés ou distribués aux holders, soit ça va back-back le token, donc le token, ça précise pour le holder. Il y a des dimensions de législation financière qui font que c'est possible ou pas possible dans certains pays. Et tu vois, en fait, il n'y a pas de société. Il y a un protocole ouvert sur lequel des gens contribuent. Et si moi je suis un marketeur, par exemple, je vais aller voir la DAO et dire écoutez, moi je pense pouvoir vous aider. Je vais payer un token. Et si j'arrive à atteindre tel et tel objectif, et bien, je veux que vous me filiez des tokens. Et j'ai besoin que vous me filiez 5000 balles maintenant pour faire plusieurs tests. Si ça marche, et bien, je vous demanderai de me filer plus. Et du coup, en fait, je vais travailler pour cette organisation. Soit je vais voir le conseil, soit je vais voir la DAO. On se doute bien que la DAO c'est le bordel. Donc en fait, c'est mieux si la DAO, elle a élu un conseil et que du coup, je vais voir 5, 10 mecs, tu vois, et je discute avec eux. Tout est transparent. Et si je ne sers à rien, au bout d'eux, ils me disent non, on t'a filé 5k, ça ne servait à rien, casse-toi, on ne paye pas des gâches, tu vois. Ou on te paye juste ce travail là, on en est prévu de filer 500 balles en token, tu as 500 balles en token et on s'arrête là. Et du coup, il n'y a même plus d'incorporation, il n'y a même plus d'entité juridique. Donc la notion même d'entreprise et donc de business, elle a disparu au profit de protocole.
Alors, j'aime beaucoup le tableau que tu as dessiné, que tu as peint. En tableau, ça se peint. Mais pour le coup, c'est de ma vision, on est loin du 4L là. Là, il y a une tonne de personnes, on a une usine à gaz, ça sort de partout. On doit se baser sur la confiance des gens.
Moi, je ne dis pas que l'humanité entière doit fonctionner dans le 4L. Je dis que moi, à mon échelle, je trouve que le 4L, ça marche bien et qu'il y a beaucoup de gens qui seraient dans une plus grande sérénité avec le 4L. Mais tu vois, peut-être que le développeur qui contribue à ce protocole là, pour lui, la vie est vachement 4L. Parce que pour lui, c'est low cost, ce n'est pas compliqué à faire. C'est low complexity parce qu'il a un Q850, donc pour lui, c'est vachement simple. C'est low tech parce qu'en fait, par rapport à à foutre un mec sur la lune, si tentez qu'on y soit allé, c'est quelqu'un de beaucoup plus simple. Et c'est low human parce qu'en fait, finalement, 5-6 développeurs arrivent à faire le boulot, tu vois. Peut-être que le développeur, lui, de son point de vue, c'est 4L. Peut-être que l'annonceur, c'est 4L. Peut-être que le mec a son site et qu'il veut avoir une meilleure rémunération sans qu'il y ait Google ou Outbrain qui prennent 50 % de marge. Peut-être que c'est plus intéressant pour lui. Est
-ce que toi, tu te
verrais créer une société comme ça, enfin une entreprise, du coup, tu ne créeras pas d'entreprise. Est-ce que tu te verrais créer et gérer un truc comme ça ? Oui, bien sûr, bien sûr. Après, tu vas me dire où est l'incitation capitalistique. Ce que je veux dire, quand tu montes un business, c'est pour faire du fric. Donc là, du coup, tu vas avoir des questions de tokenomics. Peut-être que tu vas dire que est-ce que tu vas préminter une partie des tokens qui vont être airdropés à l'équipe initiale. Il y a des gens qui te diraient, oui, ce n'est pas dans l'esprit de centralisation parce que si les mecs s'airdropent une partie de la supply, bon ok, tu as les bitcoins maximalistes qui vont gueuler, mais en gros, tout le monde fait ça. Et donc, du coup, toi, tu es une partie des tokens. Et donc, quelque part, si les frais servent soit à buy back le token, soit sont airdropés au token holder, ce qui est très basique comme tokenomics, c'est presque trop con, surtout qu'en plus, ça serait à moitié illégal dans pas mal de pays parce qu'en fait, si le token te ramène des dividendes, en fait, tu es sur un produit financier régulé, donc tu rentres dans un bordel sans nom. Bref, je ne rentre pas dans le détail. Vous pouvez googler Howley Test, H-O-W-L-E-Y Test. C'est le truc qui permet de savoir si un token doit être régulé auprès des autorités financières aux États-Unis. C'est intéressant. Donc, en fait, la question de l'égoïsme personnel, la question de l'incitation, là, elle est un peu différente. Après, ce qu'il faut que tu te dis, c'est quand un protocole est ouvert, proverbe africain, seul, on va vite, quand il y en a plusieurs, on va loin. Et donc, potentiellement, tu as une structure d'incentif qui est
ouverte,
où il y a plein de gens qui sont attribués. C'est un vrai protocole africain. Et tu peux fact-checker. C'est une mutation. Et aujourd'hui, tu as quand même des protocoles genre AAV, de lending borrowing avec, je ne sais pas combien, de milliards dessus, qui fonctionnent comme ça. Et ma foi, ça fonctionne plutôt correctement. Alors, il y a toujours des gens qui diront que bien des égards, c'est quand même un peu trop centralisé, qu'il y a peut-être trop de pouvoir pour certaines personnes et qu'il n'y a qu'une petite couche d'opacité. On peut toujours mieux faire. Il y a toujours des gens qui critiquent, surtout sur des bases saines et surtout juste pour faire chier. Le gros du temps, c'est même pour faire chier. Mais pas ça. Donc, en fait, tu vois, c'est pas délirant. On n'est pas sur un truc au 8e degré en mode, le plan sera à commettre peut-être dans 50 ans, quoi. Tu te dis, par le scénario qu'on a décrit de la région publicitaire, tu peux la créer demain. Après, évidemment, moi, je n'ai jamais créé de région publicitaire. Ce que je présente ici est extrêmement naïf. Et c'est probablement un business qui est beaucoup plus compliqué et qui, du coup, peut-être nécessite un 2° degré de centralisation.
Et tu as quand même, sur le côté un peu opérationnel de ce que tu viens de décrire comme modèle, tu as un truc qui est hyper intéressant. C'est que, notamment, quand tu es en France, c'est de plus en plus compliqué de monter des équipes parce que tu as du législatif, de la loi, tu as tous les procès, de reborder l'URSAF, que ce soit en coût ou même en gestion. Et ce que tu viens de décrire résout d'après moi aussi un autre problème actuel du capitalisme et des boîtes. Et il y a Sam Altman qui est sorti il y a quelques jours en disant, d'ici quelques années, on aura notre première one billion dollar company qui sera montée par un seul mec. Et en fait, là, ce n'est pas tout à fait l'exemple parce que les mecs collaborent et tout ça, mais c'est que tu vas venir tuer cette espèce de complexité qui devient complètement abusive. Et donc, ces entreprises-là qui vont monter de cette manière-là, vont devenir de plus en plus efficaces, à mon avis, et les autres ne pourront plus être en compétition parce que si tu es obligé de te manger 40 % d'URSAF, c'est 40 % de cash que tu as en moins pour développer le prochain produit, le prochain milestone, le
machin. C'est même pas ça, peut-être que tu as des développeurs absolument géniaux qui ont 11 ans. Tu fais comment ? Le mec il a 11 ans, il est au Bénin. Bon, il a Starlink parce que c'est bien démerdé. Ce mec-là, c'est compliqué de travailler avec lui. J'ai envoyé de l'argent sur Western Union, laisse tomber. Comment t'expliques ça à ton comptable ? Et donc, en fait, il y a aussi des grandes limitations contractuelles au sein des pays développés avec une marché et en général à travers le monde. Des limitations des systèmes de paiement, c'est que tu veux payer des mecs dans certains pays, c'est très compliqué. Et je ne suis pas même pas des pays sous sanctions. Il y a des pays sous sanctions qu'on t'évite parce que sinon tu finis en combinaison orange. Mais juste, il y a des pays où c'est super Donc, toute la contractualisation, tous les paiements, c'est compliqué. Donc, en fait, sur ce modèle décentralisé, tu peux théoriquement avoir accès à énormément de talents. Après, quand tu prends la phrase de Sam Altman sur l'IA, c'est une logique qui est inverse en fait. C'est que l'IA est une force de centralisation, puissance de calcul, machin, contrôle. Et du coup, tu peux te centraliser dans un mec qui veut créer une billionaire compagnie. Tu as raison. Là, on parle d'une puissance de décentralisation et quelque part, les deux grandes forces, c'est marrant que ça arrive en même temps. Les deux grandes forces de notre époque, c'est de l'hyper centralisation, l'IA, et de l'hyper centralisation, le blockchain. C'est pour ça que le parti communiste chinois, il adore l'IA et il n'aime pas le bitcoin.
Bien vu.
J'ai piqué ça Peter Thiel, mais oui. C'est très amusant que les deux technos émergent quelque part en même temps. C'est la probabilité que ces deux technos émergent en même temps. Tu n'as pas une vue, si tu veux, de l'univers.
Tout
ça, c'est très amusant que ces deux forces émergent en même temps et qu'ils peuvent être amenés à collaborer. Ce n'est pas forcément des logiques de A à Z, mais leur essence est antinomique. Il y a une forte centralisation et une forte décentralisation. C'est un peu les trends et les
anti-trends.
On regarde, il y a les tendances et les anti-tendances. C'est un des points qu'on avait essayé de soulever lors d'une dernière vidéo, c'est de se rendre compte que lorsqu'il y a une tendance, tout le monde part vers cette tendance-là, mais tout le monde ignore son extrême
opposé
qui
est très lucrative, si ce n'est tout autant. Quand on voit aujourd'hui qu'il y a des business entiers de retraite à la campagne, sans Internet, alors que de l'autre côté, il y a le metaverse qui développe, la 5G de compagnie. Pour tout, la preuve, la centralisation, la décentralisation, la liberté. Ce qui est hyper intéressant, c'est qu'en ce moment, surtout, ça arrive sur des cycles très rapprochés, c'est-à-dire qu'avant, quand tu avais une techno qui arrivait, un nouveau cycle qui se lançait, on avait pour 5 ans, 10 ans, avant qu'on commence à en parler dans les médias, là, maintenant, ta grand-mère elle achète du Bitcoin et le lendemain matin, elle joue avec ChadGPT. Cette espèce de violence dans le rapprochement des cycles fait que c'est assez difficile à anticiper de savoir qu'est-ce qui va être anti-nomic, qu'est-ce qui est le trend, qu'est-ce qui est l'anti-trend, et quand est-ce qu'ils vont se retourner
? Ce qu'on observe néanmoins, c'est que l'IA est plus en avance que la blockchain. L'IA, jusqu'à il y a un an, en grosso modo, c'était un peu comme la blockchain. Tout le monde en parle, machin, ça fait 10 piges que machin, on ne t'explique qu'eux. Il était en mode toutes les boîtes qui te mettent IA, ça pue le scam pour aller baiser du VC et il était grabé de la VC Money, ou de la BPI Money. Il était en mode « Les mecs, il y a vraiment de l'IA dans votre truc, enfin, c'est quoi ? » Tu n'arrives pas à savoir à quel point c'est bullshit. Et tu as de GPT qui arrive, et là, soudainement, tu as un outil fonctionnel utilisable et utilisé pour des centaines de millions de personnes overnight. Et c'est utile et utilisable et désirable et ça sert à quelque chose. La blockchain n'a pas encore atteint son moment de GPT. À part pour, je dirais, les gens qui vivent dans des pays complètement fucktops et qui, du coup, sont contents d'avoir de l'USDT sur Tronc ou de blockchain, il n'y a pas vraiment un usage mainstream où les gens font « Putain, ma vie au quotidien est quand même chouette avec ce truc. On n'a pas encore atteint ça. » Donc l'IA a eu de GPT et la blockchain attend son moment de GPT. Peut-être qu'on ne l'aura jamais. J'espère que le moment de GPT de la blockchain, ce ne sera pas les CPDC. Ça serait quand même un peu chiant. Mais bon. Je vais prendre quelques questions du peuple. Ouais. Alors, je vais essayer de les... Il y en a pas mal. Ok, j'ai le temps.
Alors, un Vivien. Je ne sais pas si je vois qui c'est. Un petit cacré. Ouais, bon. Pourquoi est-ce que tu dis que les funèles sont morts ? Euh... Ok. Selon lui,
il faut juste changer la manière
de faire pour moins squeezer les gens et intégrer la relation entre eux. C'est-à-dire que ça s'est procédé dans
le funnel. Pourquoi selon toi, c'est mort ? En fait, quand je dis que les funèles sont morts, ce n'est pas vraiment une binarité. Ils sont en train de mourir. Donc là, on est dans du web 2 pratico-pratique. En gros, le funnel qui est initié par l'air click funnel, c'est « ok, je prends du lead, landing page, dégueulasse. D'ailleurs, c'est page de vente super longue, vidéo, machin, VSL, pas page de commande, upsell, downsell, upsell, downsell, upsell, downsell, upsell, downsell, boom, page de remerciement, tu mets des liens affiliés vers d'autres trucs pour continuer à gratter. Je l'ai beaucoup fait. Et où tu prends le gars, tu le défonces, les gens réagissent beaucoup moins à ça. Voire ils ont vraiment ras le cul. Et ceux qui arrivent à rester en vie, soit en fait ils ont préalable de développer une relation de malade, et donc en fait, ce qui fait que ça marche, ce n'est pas les upsells et downsells et la page de vente et la VSL et tout le bordel, c'est parce qu'il y a une relation. Donc la relation tout court suffit, pardon tout le bordel. Soit c'est des mecs qui vont pousser le vice vraiment trop loin, qui vont vraiment rentrer dans le boule-chittage intersidéral ou ils vont rentrer dans la fraude. Tu vois, genre il y a un bouton pour machin-snock, mais en fait tu es débité 40 balles tous les mois. C'est de la fraude, tu vois, cliquer sur le bouton pour être heureux. Le mec il clique. C'est con, il y a beaucoup qui le font malheureusement. Et donc en fait, c'est ces mecs-là qui continuent à faire du fric en finale. Donc pour moi c'est eux, on passe et c'est tout ce qui est intéressant, enfin que comme tenance, c'est la logique du funnel. Ça demande beaucoup d'énergie et au vendeur et à l'acheteur. Le vendeur a fait un funnel, les machins, les obsèles, les séquences, brancher les trucs, l'autorépondeur, le truc, ça demande beaucoup d'énergie. Et l'acheteur, putain, il rentre là-dedans, il passe 2 heures à regarder des vidéos, il clique, il comprend pas, il reload, il se fait biller 3 fois. Du coup, il doit contrôler des supports clients, les mecs, ils répondent, ils répondent pas, lui, il s'énerve, il va sur Avianac, il fait, tu vois, ça prend beaucoup d'énergie. Et je pense que des modèles comme ce qu'on fait avec Bonsai sont beaucoup plus intéressants. Ça demande aucune énergie pour vendre, aucune énergie pour acheter. Et du coup, tu as beaucoup d'énergie tant que ça vaut disponible pour faire autre chose. Par exemple, apporter de la valeur, développer de la relation, créer un meilleur produit, des trucs comme ça, et qui font ton business à une bien meilleure LTV. C'est ce que je veux dire dans l'expression « les funèles sont morts », même si cette expression est une simplification et que oui, il y a encore des funèles qui marchent et que dans certains cas, c'est peut-être intéressant. Mais bonne question de vie.
FrogTech, Bonsai, est-ce que finalement Bonsai risque dans le futur, parce que pour l'instant, je sais que c'est pas le cas, mais risque pas de cannibaliser un peu le travail
de FrogTech ? Absolument. Bonsai tuera si Bonsai arrive à accomplir sa mission, FrogTech sera complètement obsolète. Ok. Si tu te cannibalises pas toi-même, quelqu'un d'autre va le faire.
Si tu te cannibalises pas toi-même, quelqu'un d'autre va le faire. C'est quoi ta vision avec Bonsai
? Est-ce que...
Bon,
tout court, point. La vision, c'est généralement de faire une plateforme de vente qui maximise le développement de la relation. Donc c'est pas une plateforme pour créer de l'attention, c'est pas un réseau social, c'est une plateforme pour maximiser la qualité de la relation et l'optimisation d'une monétisation durable. C'est qu'en gros, t'es pas là pour braquer le lead, t'es là pour en gros avoir un business profitable pour les mois et les années à venir. Et avoir un business profitable pour les mois et les années à venir dans un monde qui change à ce point-là, au jour le jour, en fait c'est assez désirable. Au lieu d'être en mode mentalité, Loot Wall Street, Braco, tu une cash cash, fuck le système et faire n'importe quoi, et essayer de gagner 100K en un mois, je trouve que c'est beaucoup plus intéressant d'avoir un truc qui te rapporte 5K par mois pour les 5 prochaines années. Adjuster avec l'inflation c'est possible. Mais tu vois, Bonsai c'est un business
qui peut rapporter beaucoup plus que 100K par mois, je pense qu'il y a un vrai besoin en tout de la créativité de l'économie, et je pense que demain, ce qu'on n'a pas tout dit va créer du contenu, de boucher va créer du contenu.
Je ne suis pas ça pour gagner 100K.
Je pense que c'est quelque chose qui peut être vraiment gros. Pourquoi est-ce que... Toi comment tu te positionnes dans Bonsai, du coup, si j'ai bien compris, c'est Jean-Marie qui est le CEO. Est-ce que c'est quelque chose que tu veux vraiment pousser ? Tout à l'heure tu disais que
finalement c'est vers le Web3 que tu vas vouloir focus. En fait, c'est Jean-Marie qui gère la boîte. Les gens le connaissent souvent pour Jean-Marie, le personnage public, troll, provocateur, qui t'entendent dire que tu es dinguerie. En fait, il y a le Jean-Marie chiant, c'est le vrai Jean-Marie, qui se réveille à 6 heures du mat, qui travaille jusqu'à 3 heures, qui contrôle les coups, qui sert les boulons, qui pousse tout le monde au cul pour retourner la deadline, et c'est Jean-Marie qui gère la boîte. Il la gère admirablement bien, et on a une vitesse de croissance de bâtard. Alors, dans quelle mesure il y a un lien avec le Web3 ? Déjà, nous, tous les KOL, donc les Kipnion Leaders conformes, ou les MVG, MVM Group, conformes dans le Web3, utilisent Bonsai, déjà. Donc en fait, ils font des musiciens qui utilisent Bonsai. Déjà, il y a un petit lien ici. Pour moi, Bonsai a une vocation Web3, d'avoir justement de la gouvernance, d'avoir peut-être un token, d'avoir des paiements en crypto, d'avoir peut-être du revenu cher en crypto, et d'aller peut-être un peu plus vers des modèles décentralisés. Donc on commence par la centralisation, parce que ça permet de faire de la croissance rapide, et pas, je dirais, en mode pratique d'Aristote, d'incerté sur le sens de la vie avec des holders dans une DAO. Du coup, trop ou moins dit, si tu veux, le premier million de users, on va le faire de manière très centralisée. Une fois qu'on a passé ce stade-là, je pense qu'on s'ouvrira à des options de décentralisation. À mes yeux, Bonsai a un destin peut-être plus Web2 .5 que Web3. Toute l'interface sera Web2, donc on ne va pas commencer à parler de sites frais et de conneries comme ça, ou de gas-fee, ou je ne sais pas qui est les conneries. Toute l'interface sera Web2, par contre, tu auras les bénéfices du Web3.
Alors, petite parenthèse sur ça, c'est vraiment une pensée que j'ai. Moi, il m'arrive très souvent de me mindfuck au point où je me positionne, je me dis, ok, hier, j'étais le mec du Web3, et du coup, j'essayais de relier mon cerveau, j'essayais de créer de la logique pour justifier certains moves que je faisais à côté, en me disant, non, mais voilà, il y a de la synergie, blablabla, c'est ça, c'est ça. Est-ce que, finalement, c'est pas dangereux d'essayer de tout rattacher à du Web3, sachant que Bonsai, aujourd'hui, ça pourrait, sans
même parer Web3, ça pourrait déjà décoller. Est-ce que c'est vraiment quelque chose d'ajouter la complexité comme ça, monsieur ? Ça, ça décolle et ça fonctionne. Il ne s'agit pas d'ajouter de la complexité, il s'agit d'ajouter des fonctionnalités, de la profondeur dans leur relation qui, on l'espère, sera bénéfique et désirable pour les différentes parties prenantes. Et tout le challenge, c'est justement que ce soit aussi ergonomique, c'est qu'en fait, en termes de développement, c'est du travail, mais en termes d'utilisation, il faut que ce soit frictionless, sans friction, tout ça. Donc, c'est pas un ajout de complexité. Après, est-ce que c'est moi, finalement, qui me dis « ah, je vais faire du Web3, donc j'ajoute du Web3 dans le truc » ? Peut-être. Et putain, ces features, j'aimerais bien les avoir quand même. En fait, oui, moi, je vais me « mindfuck » comme toi, mais je vais souvent me « mindfuck » sur un truc que je veux. Je me dis « je veux ce truc-là, je n'arrive pas à le trouver ailleurs ». Alors, soit je fais mon deuil, soit je me dis « bon, vas-y, fais chier, on fabrique ce truc et puis comme ça, c'est fait. » Tu veux rebondir dessus avec, sinon je passe à une autre question ? Non, vas
-y, c'était très clair. Tu peux y
aller.
Alors, Alex Bram. Ah, bonjour Alex. « Business par abonnement vs produit simple. » Donc, c'est la question qui se pose lui. Il se pose beaucoup de questions sur ces deux modèles. Ce qu'il dit, c'est « l'abonnement, tu as l'impression d'être H24 dans ton business tandis que quand tu voies une formation digitale, une fois que c'est vendu, tu n'as plus grand-chose à faire. Qu'est-ce que, toi, tu repenses
? C'est compliqué de répondre dans l'absolu. La réponse, tu es un peu prosaïque, mais ça dépend. Ça dépend de tes choix, ça dépend de ton business, ça dépend de ton produit, ça dépend de ton industrie. Est-ce qu'il y a une pertinence à ce qu'il y ait un rebuild ? Parce que c'est un produit continu, une formation continue, qui demande de mettre à jour tout le temps, par exemple. Pour moi, un des business, un abonnement qui m'a pas mal marqué, c'est bon, moi, j'adore acheter toutes les merdes sur Internet. C'est parti de mon travail. C'est des dépenses de R &D. Ma femme se demande ce que c'est, mais c'est des dépenses de R &D. Donc, moi, j'achète toutes les merdes sur Internet. Et j'ai acheté The War Room dans Druthate, il y a un an et demi, deux ans. Alors, je ne suis pas forcément fité avec la culture locale. Par contre, le produit est insane. Le produit, c'est 10 groupes de télégrammes. Tu payes 5 000 balles l'année pour 10 groupes de télégrammes relativement auto-gérés. Tu as un motto qui fait un peu gaffe. Et tu vois, là, tu es sur un business d'abonnement annuel. C'est quand même cool d'avoir de l'abonnement annuel. Et ils ne te demandent pas forcément d'être dedans tout le temps. Donc, en fait, il y a plein de variables dans un business. Mais en tout cas, ce qu'il faut rechercher, c'est justement le truc aux trois étapes et du 4L dans ta vie. C'est que si jamais tu fais un abonnement à 20 balles par mois et qu'il faut qu'ils te fassent 3 lives par semaine, tu vois, et si tu en oublies un, les mecs ont une descente d'organe et ils ont avec des fourches et des flambeaux chez toi, non. Faut avoir un truc qui s'emballe et voilà, passer à autre chose, quoi. Donc, en fait, ça va être assez multifactoriel, tu vois, comme décision. Je pense qu'après ce qui est ce que Xbram ou les gens peuvent te demander, c'est où est-ce qu'ils ont une forme de confort ? Où est-ce qu'ils ont une forme d'efficacité ? Où est-ce qu'ils se sentent plutôt bien ? Tu vois, c'est que si les mecs, ils font putain, ça, j'arrive à le vendre, je le vends bien, les mecs, ils kiffent, ça fait du fric. C'est autant peut-être qu'il faut faire plus, peut-être qu'il faut faire davantage un truc qui marche plus que dire vas-y, je vais essayer de le triturer pour en faire autre chose, quoi. Donc, et où si t'es naturellement porté vers un modèle où tu dis, mais putain, ça fait grave sens pour moi, tu vois, moi, les RX, c'est un problème que j'ai depuis 2019 en abonnement. Et les mecs, ils se font depuis 2019. Et moi, depuis le début, je veux être sur un produit de relations. Après, là, maintenant, aujourd'hui, où je veux vraiment avoir un Focus Web 3, je suis en train de me poser la question, est-ce que je voudrais pas plutôt faire un paiement en one shot, 500 balles, 1000 balles, pour tout ce que j'ai produit comme formation depuis 2019 ? Et comme ça, c'est super simple, j'ai pas géré les abonnements, les machins, mais qui disent, bonjour, j'aime les abonnés. Peut-être, quoi. Ça dépend un peu. En fait, il n'y a pas de réponse générale sur ça, c'est un... ça, c'est le secret, ça, ça dépend, quoi. Malheureusement, pour cette question
-là.
Alex, je ne répond pas trop à ta question. Alors, si on vient un tout petit peu sur... D
'abord, une question de Thibaut. Alors, aucun rapport. Que posent-tu des gourous de l'immortalité, pardon, Thib
Brian Johnson ? Ah, ben, je me suis senti coupable d'être une langue de pute parce que c'est le mec depuis le début, je me dis, ce mec, carmiquement, il va se prendre un bus en sortant de chez lui, et un jour, il sortait les meilleurs commentaires de ses haters et le premier, c'était « This guy is going to get hit by a bus. » Je me suis dit, putain, je suis vraiment le hater de base, quoi. C'est ce que moi, je ne l'ai pas commenté parce que, voilà, j'ai changé un peu de dignité, quoi. Donc, je me suis senti très coupable d'être sur les fréquences un peu basses par moments. Ben, moi, je pense qu'en fait, c'est incroyable. Je trouve que c'est super parce que le mec, il est skin in the game, qu'il est relativement à peine source. Et donc, en fait, c'est en mode « Take one for the team », quoi. Peut-être que demain, il va claquer, mais, putain, au moins, il aura fidé en data l'humanité entière, même si chaque individu est un peu particulier. Donc moi, je suis ultra admiratif du focus du mec. Je suis ultra reconnaissant du fait que c'est public, c'est gratuit, c'est pour tout le monde, celle-là, c'est accessible. Je trouve que c'est d'intérêt public, donc c'est super. Et je suis un peu surpris qu'il soit pas au courant qu'on vit dans une simulation et qu'en fait, la mort, ça n'existe pas, quoi.
Est-ce que vous savez ou pas, là, il a lancé son premier payant. Est-ce que vous
savez ou pas comment il s'est fait ? Il s'est fait en 24 heures, en abonnement, c'est un abonnement qu'il a lancé. Il s'est fait 2 millions en 24 heures,
donc un ARR, puisque c'est mensuel, un ARR de plus de 20 millions, et donc potentiellement une valorisation de 200
millions
sur un produit qu'il a lancé comme ça. Bon, c'est quand même une année et demie au tiers de millaine publique.
C'est vachement important ce truc-là, en fait. C'est un peu l'esprit bonsai, tu vois. Alors, tu crées de la relation, tu développes cette relation, et quelque part, plus tu retardes la monétisation, et c'est compliqué à faire, meilleur est le potentiel de la monétisation. Et si, lui, dès le jour 1, il avait commencé à vendre des PDF, il ne serait pas là, tu vois. Parce que c'est en mode, c'est gratos, c'est gratos, c'est gratos. En gros, pour les gens qui nous écoutent, mais donner un maximum de valeur et d'amour gratos, il y a très peu de cas où le ROI n'est pas ouf. Vraiment. Et c'est aussi ça qu'il faut retenir, quoi.
Là, c'est vraiment une preuve énorme du building public, et comme tu disais tout à l'heure, du skin in the game. C'est-à-dire que le mec, il ait sa propre expérience, il ait, entre guillemets, son propre produit, ou en tout cas, son propre MVP, à minima, et le mec balance en ligne, et ça cartonne immédiatement. Et en fait, c'est là où les gens vont dire ouais, mais il a fait 2 millions en 24 heures. En fait, non, il a fait 2 millions en 1 an et demi, tu vois. C'est là où il faut voir le... En 5 ans,
même. Il a fait 2 millions, il a quel âge ? Il a 42 ans, 43 ans, un truc comme ça, dans la quarantaine. Il a fait 2 millions. Il s'est fait 40 piges. Avant, il a monté une putain de boîte qui l'a revendu 400 millions. Il a une expérience pas possible. Il a pour un moment fait des études un peu spécialisées et démontré qu'il était pas complètement idiot. Il a dû gérer un nombre de problèmes absolument incroyables pour être là où il est. Donc non, en fait, c'est pas juste un an et demi de building public. C'est genre... 40 000. Ouais, carrément. Carrément, carrément.
Toi, tu t'optimises un peu ou pas à ce niveau-là ? Est-ce que tu essayes de traquer un peu ta santé et tu essayes de traquer ta
nutrition, le sommeil compagnie ? Alors moi, j'avais commencé à... J'ai recommandé un truc qui s'appelle l'OOP. T'as un bracelet qui mesure tout. Il y a Oura, la bague, le bracelet. Bon, moi, je ne suis pas trop bague. Donc j'ai pris le bracelet. Jusqu'au moment où ces fils de pute m'ont notifié au milieu de la nuit, elle s'allume, ça marcherait encore mieux si tu laisses le wifi, le bluetooth allumé à côté de ta tête toute la nuit. Là, je me suis dit, putain, les mecs, ils sont vraiment forts. Mais ça fait partie du problème, ça fait partie de la solution, quoi. En fait, moi, ce qui me gêne un peu dans tout ça, c'est en fait, c'est très technologiste. C'est très naïf sur la technologie. C'est, vas-y, je vais mettre 50 appareils connectés dans mon lit, sous mon lit, dans mon matelas, des puces, des capteurs, des machins. Tout ça, ça met des putains d'ondes matin, midi, soir. Mais parce que je ne la vois pas et qu'il y a de la recherche financée par les mecs qui posent des antennes 5G, qui disent que c'est sans aucun danger, comme c'est financé, je ne sais pas trop si c'est vrai ou pas. Du coup, technologie is technologie, technologie is good. Donc, vas-y, j'ai 50 capteurs sur moi et je suis irradié au bluetooth et 5G matin, midi, soir au niveau de Chernobyl. Mais je peux savoir que entre 1h30 et 2h15, gérer mon rythme circadien, c'est un peu ralenti parce que j'ai quand même fait un mauvais rêve et je viens de pisser. Ok, merci, je suis content d'être là. Tu sais, il y a ce truc chez Nassim Taleb, c'est la via negativa. 700 ans, tu t'améliores en retirant des conneries, pas en en ajoutant. Chez Brian Johnson, tu rajoutes, tu rajoutes, tu rajoutes. Vas-y, tu prends 50 000 pilules en même temps. Je respecte à mort le fait qu'il teste sur lui-même. Mais de surtout, tu peux te dire, vas-y, et si j'enlevais la merde dans ma vie, je me fais moins irradié par toutes les conneries, je mange moins de merde, je me prends moins de stress dans la tête. Donc en fait, je préfère l'idée de retirer pour s'améliorer plutôt qu'ajouter pour s'améliorer. Je pense qu'en fait, il y a un risk-reward qui est beaucoup plus intéressant en virant les trucs qui sont clairement malsains et pourris. Donc en fait, je pense que retirer du malsain et pourri, oui, à fond. Me fout une sourde dans le cul matin, midi, soir, et j'irai éjaculer tous les matins dans un bol pour faire un test de concentration spématozoïde. Il a fait son test de concentration spématozoïde. Le mec, il a quand même sorti une data, c'est génial, c'est très drôle, sur combien de minutes d'érection il a pendant son sommeil. Comment tu mets sur ça ? Tu mets une électrode sur ta bite, c'est quoi le truc, tu vois ? En tout cas, il a agrandi
la taille de son pénis de 1 cm, je ne sais pas si vous avez vu le post Twitter qu'il a fait, hyper drôle. Du coup, il a fait un long flat Twitter, il a dit grosso modo j'ai agrandi la taille
de mon pénis de 1 cm. Je pense que sur le temps, il est troll. C'était
sérieux. Et en fait, à la fin, il explique tout le protocole qu'il a suivi, le truc hyper complexe. Et à la fin, il dit non, mais ça va aller le coup. Et il y a un commentaire de je crois que c'est j'ai oublié le nom, ce n'est pas Peter Thiel, mais c'est du même Akaby qui sort conner d'un gris sur Twitter qui dit, lorsque tu dis que finalement ça va aller le coup, peut-être que tu dis beaucoup plus que ce que tu aimes, est-ce que tu aimes, on dirait.
Bref. Et tout le monde fouin quand c'est rigolo. Mais en tout cas, je pense
que
je ne suis plus ce qui est négatif. Je ne suis plus ce qui est négatif que son sursumé négatif, tu vois. Moi, je te suis à fond sur ça, mais pour aller dans son sens, en fait, il essaye de faire quelque chose qu'aucun être humain aujourd
'hui n'a réussi à faire. C'est génial. Est-ce que finalement dans cette optique-là, il ne faut pas justement essayer d'aller plus loin que juste retirer, parce
que, je veux dire, tout ce qui est les compléments alimentaires, les compagnies, tout ça, ça n'existait pas depuis toujours. Et pourtant, personne n'a réussi à vivre plus de 150 ans, je ne sais pas trop quoi la date. Donc, est-ce que finalement, lorsque tu veux vraiment réussir à faire des
choses extraordinaires, il ne faut pas être, on est obligé
d'être dans le rajout et pas forcément dans la suppression. D'ailleurs, je tiens à préciser que tous les mecs qui vivent 120 ans, 130 ans, ils ont toujours des gens qui sont nés, soit dans des zones, il n'y a pas de vrai recensement et d'état civil et compagnie, soit dans des zones où il y a certes ça, mais c'était un peu de guerre où il n'y a rien qui fonctionnait. Donc, il y a aussi un doute légitime sur ce nombre de trucs. Pour moi, en fait, moi, je suis assez OK avec ça, avec le fait de tester, de rajouter des choses. Enfin, je ne sais pas, il y a des gens qui veulent rajouter des choses et je rajoute aussi quelque chose et je prends quand même quelques compléments alimentaires et je fais quand même pas mal de tests sanguins et autres. Tépices, sang, machin, tout ce truc. En fait, un des grands, grands soucis et ça nous amène sur des terrains glissants, c'est à quel point on peut avoir confiance dans le système scientifique, tout ce qui est des publications scientifiques. Il y a une étude qui a dit que, enfin, quand tu vois que la doyenne d'Harvard, tout ce qu'elle a publié dans sa vie, c'était faux et pipé, et qu'en fait, Stanford Science, Médecine des compagnies, il y a eu des scandales pareils, et que là, avec l'IA, les mecs sont en train de passer tous les research papers, la mouillette de l'IA, ils font, ouais, c'est peer-reviewed. Enfin, le peer, il a dit, il a lu ton truc, il a signé pour dire que ça marchait, et toi, en échange, t'as signé le sien. Je veux dire, si c'est ça la science moderne, on a quand même pas un souci, quoi. Et donc, en fait, le grand souci quand tu t'embarques là-dedans, c'est dans quelle mesure tu peux avoir confiance dans toute la recherche scientifique et elle a quand même pas mal été ébranlée. Entre nous, la blockchain, enfin, peut-être, la blockchain et l'IA, ensemble, on peut probablement permettre de régler ça, un mix des deux. Et de quelle mesure tu peux avoir confiance dans, je dirais, les complexes pharmaceutiques, les complexes industriels. Oui, on te dit, ouais, le Bluetooth et la 5G sur ton téléphone, mais non, c'est pas un souci, toutes les études disent que c'est bon. Oui, pourtant, tu fous 5 iPhone à côté d'un putain d'oeuf et la poule, elle va couver l'oeuf, le poussin, elle tire comme la gueule, quoi. Donc, ok, j'entends, on n'est pas des poussins, on est plus compliqués et plus gros que ça. Ouais, mais bon, quand même, le poussin tire la gueule, quoi. Donc, est-ce qu'on peut avoir confiance ? Et en fait, on tourne sur la question de la confiance. C'est que moi, je vois tous ces connards, certaines études à la con, je dis, attends, c'est les mêmes qu'on dit que le lockdown ça marchait ? C'est, oh, mais c'est publié par The Lancet. Ouais, mais c'est qui l'actionnaire principal de The Lancet ? Et je dis pas que tout est corrompu, tout est conspiration, c'est pas ce que je dis. Je dis qu'on a un problème de trust, enfin, de confiance. Le sujet qu'on a abordé au long de l'enjeu à travers, et donc, quelque part, moi, le problème de Brian Johnson, c'est une sorte d'étude qui a montré qu'il a payé, qu'il a vraiment vérifié. Est-ce que vraiment, ça a été répliqué par plusieurs équipes dans plusieurs endroits sans les mêmes financements ? Jamais, en fait. La réponse, c'est jamais. Donc, est-ce qu'on peut avoir confiance ? Peut-être, peut-être pas. Donc, c'est bien de se mettre une électrode Bluetooth scotchée sur la bite pendant que tu dors pour savoir combien de minutes d'érection tu as eu dans ton sommeil. Mais tu vois, est-ce qu'on est pas en train de passer à goûter un truc, tu vois ? Voilà, je suppose que c'est là, quoi. Clairement. Intéressant, intéressant,
intéressant. Alex, tu peux rebondir ? Difficile de rebondir là-dessus. Non, non, difficile de rebondir là-dessus. Mais moi, sur le sujet, si tu veux, de Brian Johnson et de ces mecs-là, parce qu'il y a d'autres mecs qui avaient fait plus ou moins des tests avant. En France, on avait eu Randy Indy, qui avait fait un test comme ça, qui avait duré un certain temps. Moi, ce que je leur donne, quand même, comme crédit, et tu gagnes la vie, c'est de se dire OK, on n'est pas sûrs pour les études, on ne sait pas par quels sont financés, machin, mais le fait qu'ils le testent sur eux, ils enlèvent une partie du débat en se disant à minima, tu vois, je suis prêt à mettre ma main là où personne veut la mettre. Et ça, je trouve que c'est le côté cool de la chose. Et je pense que c'est comme ça aussi qu'on va un peu avancer. C'est-à-dire que s'il y a plusieurs mecs qui le font, alors un seul mec, c'est pas représentatif parce qu'en fait, il a une génétique, t'as pas la même, enfin, personne n'a la même, donc si tu veux, tu bloques vite. Mais si une cinquantaine ou une centaine de mecs testent ces trucs-là de manière très indépendante avec des petites variations et tout, on y verra déjà un peu plus clair. Et quand il y en a, j'espère pas pour eux, mais sur cinq ans, il y en a dix qui ont un problème, on se dira où là ? On est sûrs de l'étude là parce
que ça fait dix qui testent, ça se passe mal ? Ce qui pourrait être super fun, c'est Brian Johnson, il prend toute la tune qu'il fait avec son produit, tu sais, un peu la MrBeast, où toute la tune que tu fais avec une vidéo ou un truc, tu le réinvestis dans un autre truc. C'est-à-dire qu'il prend toute la tune avec ça, qu'il prend un échantillon de gens avec un âge différent, profil génétique différent, profil ethnique différent, profil... enfin, t'es vraiment... sexe différent aussi. Et qu'en fait, du coup, il essaie de renaître les mêmes scénars sur peut-être d'abord 10 cobayes, vraiment différents, et de voir ce que ça donne, tu vois. Et ça serait super intéressant comme itération. Tu vois, le fric, il s'en fout. Il a 200, 300 m en cash. Je dirais, tu fous ça chez les mecs qui gèrent correctement de l'argent, tu te prends du 5 à 12 % par an. Bon, tu vois, je veux dire... Mais donc, ça serait intéressant que, du coup, ils mettent ça en pratique sur d'autres gens. Mais il faudrait que les gens aient la motivation et la discipline d'avoir une E-Trot sur la bite pendant la nuit connectée en Bluetooth, quoi.
Toi, tu veux passer mortel
? Vas-y, vas
-y. Le mec a quand même une grosse discipline, parce que c'est chaud quand tu vois sa vie. Ça te fait rire quand tu regardes la vidéo YouTube, quand tu y repenses et que, tu vois, t'as du mal à te cadrer correctement.
Les gens, ils ont un job. C'est que lui, il a été assez brillant pour
réussir
à un âge relativement tôt, dans des proportions extrêmes. Sauf que si les mecs sont payés à rien foutre, est-ce qu'ils n'ont pas une perte de sens dans la vie ? Tu vois. Si le mec, il est juste là, en mode laboratoire, je suis là avec mon E-Trot sur la bite, payé par Brian Johnson, est-ce que, tu vois, il y a un bout de moment, t'es pas un peu découragé de la vie, en mode, ben c'est ça ma life. Le travail donne quand même du sens. À te rendre libre. Tu vois, donc... Compliqué. Mais intéressant. Moi, je trouve que ça le mérite, au moins,
de détruire des croyances qui existent depuis toujours. Que ce soit Elon Musk qui dit, bon ben, nous, on va essayer d'aller sur Mars, ou Brian Johnson qui dit, mais en fait, la mort, c'est un scam, et on va essayer de défaire ça. Je trouve que ça donne beaucoup d'espoir pour la suite. Alors, on sait pas ce qui va arriver ou pas, on sait pas les raisons économiques, peut-être qu'ils ont des mauvaises intentions, je sais pas, mais ça permet de... Ça donne beaucoup d'espoir, pour le coup. Moi, j'aime bien dire que je suis un optimiste réaliste sur le futur, et ça me donne beaucoup d'optimisme sur la suite. Je me dis, putain, il y a quand même des nouveaux qui
sont là et qui veulent faire progresser la race humaine, et je trouve ça très stylé. En fait, ils offrent une troisième voie, c'est qu'avant, quand tu parlais de la mort, il y avait deux autres études. Il y avait le sarcasme ou le déni. Le sarcasme, c'est ouais, tout le monde meurt. Et le déni, c'est, ça arrive aux autres. Les gens disent pas voix haute, c'est trop con à dire, mais dans les faits, c'est ça. Dans le jour le jour, c'est, non, ça arrive aux autres la mort, mais pas à moi. Enfin, dans l'activité que tu dis. Et là, en fait, il y a une troisième voie qui dit, non, fuck that shit. Et c'est profond, en fait. L'humanité entière fonctionne sur sarcasme ou déni. Et il y a une micro minorité qui dit, non, fuck that shit.
Mais dans les techno actuels, je trouve, vas-y, vas-y, je te laisse. J'ai terminé. Dans les techno actuels, je trouve, t'as des questions philosophiques qui viennent avec. Je sais pas si, sur tous les trucs qu'on a évoqués pendant ce podcast, à chaque fois, on est retombé sur des questions philo en mode, tu vois, le trust, enfin, la confiance dans le système, la centralisation, décentralisation avec l'IA, enfin, là, tu vois, les questions philosophiques liées à la mort et de comment l'humain se place en face de cette techno. Et je trouve que, sur tout ce qui arrive, Mars, c'est pareil. Est-ce qu'on a vraiment besoin d'aller sur notre planète, machin ? Tu vois, le côté conquête qui existait au 15e, 16e, machin. Et je trouve qu'on... Internet a posé des questions, mais là, les questions deviennent vraiment existentielles, quoi, au sens pur du terme.
Bah, en fait, les seules vraies questions philosophiques sont des questions existentielles. Tout le reste, c'est de la branlette, hein. Ouais. Mais ouais. On a des questions... Je regarde si j
'ai
une dernière question pertinente. Plus la tunnelle de vente. Comment ? Une petite question philosophique de vente
contaminée. Ouais, sur quelque chose de plus... Ça va être chaud de dépasser celle-là, hein. On a quand même fini sur le côté philosophique des technologies. Choisis bien, mec. Il y a quelqu'un qui a repris une citation de Shamath Paliyapithia. Je sais pas si on vous parle. Qui grosso modo a dit que les outils d'IA aujourd'hui, de nos codes, vont rendre incroyablement faciles le fait de très rapidement copier n'importe quel type de sas. Et que finalement, la barrière à l'entrée technologique des sas est en train de s'effriter de plus en plus. Est-ce que... Qu'est-ce que vous pensez
de ça ? Du coup,
quelle
vont être les futures barrières à l'entrée si du jour au lendemain n'importe qui peut répliquer une techno ? Distribuer le produit, hein. La relation. Ça
fait chier. Ça, c'est certain. Les technos qu'on a actuellement sont complètement déflationnistes en termes de barrières à l'entrée. C'est-à-dire que avec le no-code, avec l'IA, avec le fait de pouvoir répandre ton produit sur Internet et ainsi de suite. Si on reprend la même chose, c'est juste que ça a mis 20 ans, mais Internet a permis d'ouvrir des stores beaucoup plus facilement. T'imagines qu'avant, quand tu voulais faire l'équivalent du e-commerce, c'était faire un store et vendre, t'étais obligé de trouver un pas de porte, le louer, trouver ta clientèle, faire de l'advertising sur des panneaux à l'entrée de la ville. T'étais obligé de traverser le truc, de faire imprimer un 4 par 3, de dire à la mairie ou à je ne sais pas qui est-ce que je peux l'afficher ? Là, t'as lancé ton store. Là, c'est pareil, sauf qu'il y a un niveau d'accélération. Et donc, je suis entièrement d'accord avec tu, Yann. Le truc, c'est la distribution, la communauté, la brand.
Oui, en fait, moi, c'est un modèle dont je fais la promotion, donc mon auto-promotion depuis un certain temps, c'est extrême relation, extrême technologie. Donc, la dragonique va se polariser, soit sur de l'extrême techno, donc là, il y a nanotech, biotech, etc. Ou l'extrême relation, donc vraiment une vraie ferveur, une intensité. Soit c'est une relation qui est verticale, donc il y a un gourou, un influenceur, peu importe, un leader et une audience, donc c'est vertical, c'est horizontal, c'est des gens au même niveau qui ont plein de liens entre eux. Et en fait, il y a une extrême relation ou une extrême techno. Tout ce qu'il y a au milieu, ça va vivoter encore un temps, mais sa vocation finira comme l'agriculture. Tout, on en a besoin, mais ça ne fait plus trop d'argent. Les storycom à la con, les agences à la con et les bonnets bienfopreneurs, on en a encore un peu besoin. Il y en a encore qui font faire du fric, mais progressivement, en termes de profit, c'est une race to zero. Après, tu fais un axe vertical, est-ce que c'est une logique de rareté, est-ce que c'est une logique d'abondance ? Tu prends techno plus abondance, c'est l'IA, techno plus rareté, c'est le bitcoin, relation plus abondance, c'est TikTok, relation plus rareté, c'est gérer une société occulte, un mastermind, trois mecs qui font une conspiration, tout ça. Et en fait, il faut se polariser là-dessus. Tout ce qui est un peu trop au centre de cette matrice va se faire dessouder la gueule dans les années à venir. Trop cool, j'ai fini moi.