The Next Big Shit — Episode 78 —
Quel est le futur de l'investissement ? - Avec Gaspard de Monclin
Luc et Alexandre reçoivent Gaspard de Monclin, avocat, fondateur d'Overlord et propriétaire du Revenu, pour parler du futur de l'investissement et du capital-investissement.
- Speakers
- Luc Allain, Alexandre Bonhomme, Gaspard de Monclin
- Duration
Transcript(61 segments)
De plus en plus, il y a quand même cette idée que les banques ne sont pas infaillibles, que l'argent n'est pas forcément parfaitement en sécurité quand il est sur une banque et qu'il faut trouver des alternatives. J'ai bossé toute ma vie pour vendre ma boîte de plomberie, 30 ans plus tard, quelques millions d'euros. Où est-ce que je mets cet argent fondamentalement ? Est-ce qu'il y a un coupable nouveau dans la sphère financière qui devient un peu incontrôlable, qu'on a trop aimé, qu'on a adoré, etc. et qui se retourne contre nous ? Et moi, j'en vois deux qui risquent d'entraîner une crise plus grande à laquelle on aurait eu le droit, un petit peu comme on l'a eu avec les CDS au moment de la crise de subprime de 2008.
Alors juste à votre commencé d'épisode, si vous voulez que la personne aille mieux informer en business, tech, finance, on a une usetteur totalement gratuite qui vous envoie en trois unes par jour tout ce dont vous avez besoin pour avoir un coup d'avance. Il y a déjà plus de 30 000 professionnels, entrepreneurs, investisseurs qui nous disent tous les jours. Donc si ça vous intéresse, c'est le premier lien dans la description.
Bonjour à tous. Aujourd'hui, on accueille Gaspard de Monclin. Merci d'être avec nous. Ça nous fait hyper plaisir. Gaspard, tu vas te présenter après. Mais pour les grandes lignes, tu es avocat au barreau de Paris, de Londres, de New York. Tu as rapidement travaillé, je crois, avec l'Assemblée nationale. T'es advisor pour une plateforme qui s'appelle Fundora. Et surtout, surtout, tu as deux activités majoritaires aujourd'hui. Une qui s'appelle Overlord dont tu es fondateur, CEO, que tu vas nous expliquer, évidemment. Et tu as aussi récemment repris un média qui s'appelle Le Revenu, si je n'ai pas le titre.
Tout à fait.
Et qui parle de finance. Parfait. La meilleure, la meilleure illustration possible. Qui parle de finance, qui parle d'investissement de manière générale. Tu as fait toute ta carrière en tant qu'avocat autour des domaines de la finance. Et donc, on va te laisser te présenter, nous disent qui tu es et qu'est ce que tu fais et ensuite on enchaîne.
Merci beaucoup de cette invitation. Effectivement, je m'appelle Gaspard de Monclin. Alors, je suis avocat au démarrage. J'ai fait ma carrière dans des cabinets américains pour apprendre la technicité du droit. Et ma spécialité, c'était la structuration de fonds d'investissement. J'ai travaillé à Londres dans un cabinet qui s'appelle Proskauer pour apprendre ça. On peut difficilement l'apprendre par soi-même. Ça a été très instructif. Et en même temps, j'ai vite compris que j'avais une nature plutôt indépendante, plutôt entrepreneurial et que la carrière dans le cabinet d'avocat n'allait pas m'épanouir autant que j'aurais pu être épanoui ailleurs. Donc, quand je l'ai quitté, j'ai eu quelques tentations parce que, en fait, quand on a tous ces barreaux, c'est facile d'aller travailler à Dubaï, à Singapour, sur les grosses places financières où on peut être très bien payé. J'ai renoncé aux sirènes de l'argent pour tenir ma promesse et devenir indépendant. Donc, j'ai créé mon cabinet d'avocat en 2020 à Paris, donc presque un peu plus de cinq ans, même maintenant. C'était un cabinet pour accompagner la structuration de fonds d'investissement. Et j'ai compris qu'être un avocat, c'était nécessaire. C'était essentiel. On ne peut pas faire sans quand on veut structurer un fonds d'investissement. Mais ce n'était pas suffisant. C'est-à-dire que moi, j'avais comme niche d'accompagner des petits fonds d'investissement, des gens qui voulaient se lancer pour la première fois, qui découvraient l'investissement, qu'il y avait une stratégie, qu'il y avait une thèse. Ils savaient très bien investir. Ils avaient identifié une anomalie de marché, des opportunités, mais ils n'avaient pas du tout de background, ni financier, ni juridique, pour pouvoir porter seul ce fonds d'investissement. Donc, ils venaient me voir et moi, je leur faisais de la pédagogie. Je leur apprenais à structurer un fonds d'investissement. Mais c'était nécessaire, parce qu'il faut connaître le droit pour lancer un fonds, mais il faut beaucoup d'autres choses. Il faut surtout ce qu'on appelle un back office. Un back office, c'est des gens qui vont t'aider à structurer ton fonds d'investissement et à le faire tenir d'un point de vue administratif, compliance, etc. Et donc, plutôt que de les laisser aller voir une dizaine d'intermédiaires pour gérer ce back office, je me suis dit que j'allais développer mon cabinet sur une nouvelle activité qui était de développer la technologie, donc la technologie Overlord, qui permet de gérer justement son back office, gérer sa communauté d'investisseurs, parce qu'en fait, le back office, c'est beaucoup de relations à l'investisseur sur le KYC, sur le reporting, sur l'unboarding, etc. Et donc, Overlord, depuis bientôt trois ans, développe une solution technologique pour créer une communauté d'investisseurs qu'on peut scaler en marque blanche et avoir de plus en plus d'investisseurs pour faire de plus en plus d'investissements. On a la chance d'accompagner plus de 200 clients par an, donc on voit de l'investissement, mais dans toutes les stratégies possibles, imaginables, de la très classique start-up à la carte Pokémon, en investissement sur les marchés, dans les produits structurés, en fonds de fonds, en privé de squishy, en tout ce que tu veux. Et c'est vrai que j'ai récemment racheté un média, donc c'est vraiment un groupe, en fait. Ce n'est pas des activités différentes, tout est sous la même ombrelle parce qu'il y a vraiment des synergies très fortes entre chacune de ces activités. J'ai racheté un premier média avec une dimension très financière, très accompagné l'épargnant dans son investissement parce que c'était synergique, non seulement d'accompagner des fonds, mais d'être capable de présenter ces fonds à une communauté potentielle d'investisseurs. Et donc, c'est ça mon objectif avec cette branche média, c'est d'offrir une audience à ma clientèle historique qui sera contente de rencontrer le petit épargnant. Nous, on est vraiment un acteur, aujourd'hui, assez important de la rétéalisation du privé d'écoutier. C'est les gens qui veulent parler que l'épargne populaire aille dans l'économie réelle plutôt que de dormir sur des comptes sans jamais être utilisé ou sur des livrets A qui sont très peu rentables pour les épargnants. Donc, on est vraiment au cœur d'un mouvement très important de la société, je pense, et on pourra discuter des raisons de ce basculement, de rétéalisation et d'accès à de nouveaux investissements et besoin d'une éducation financière pour y accéder
Sereinement. Hyper intéressant, je valide complètement. Enfin, moi, je suis un grand défenseur, il faut rétéaliser l'investissement. Et on voit que les gens, enfin, je ne sais pas ce que tu en penses, mais du coup, ce sera une de mes premières questions qui est, depuis qu'on voit toutes les applis, toute la capacité à investir, on va dire simplement. Et donc, on l'a vu et on l'a vu en post-Covid, l'entrée du retail sur les marchés. Est-ce que tu penses que c'est quelque chose qui est de nature à... En anglais, j'aurais dit empower, tu vois, mais de donner plus de liberté et de puissance aux gens dans la maîtrise de leur patrimoine ou est-ce que tu penses qu'il y a quand même du danger et ainsi de suite ? C'est quoi ton approche là-dessus ? Surtout en tant qu'avocat, c'est intéressant, je pense.
En fait, il faut partir à mon sens de 2008. 2008, crise des subprimes. Crise des subprimes à l'occasion de laquelle les épargnants ont compris que les banques n'étaient pas invincibles. Les Manbrothers, ce qui existait depuis plus de 200 ans, c'était une très, très grosse banque. Les Manbrothers ne s'en rendent peut-être pas bien compte quand on est en Europe, mais c'était une banque majeure. C'est comme si JP Morgan faisait faillite. Enfin oui, c'est vraiment des milliards et des milliards sous gestion. C'est des centaines de milliers de clients, si ce n'est plus. Donc c'est colossal. Et la crise de 2008, quand on s'y penche un petit peu, on comprend qu'il y a une finance qui s'est sophistiquée, qui a créé des produits, une espèce de monstre qui s'est retournée contre elle-même parce que finalement, ça devenait tellement complexe que plus personne n'en maîtrisait véritablement les dangers. Les agences de notation donnaient un triple A à un truc qui était un jukebox. Et ce jukebox qui allait polluer toute l'économie réelle. Donc je pense qu'à ce moment-là, il y a eu une cassure très forte entre la finance traditionnelle et l'épargnant classique, le salarié, l'employé qui a un salaire, qui veut le mettre quelque part et qui se dit « bah, c'est sur mon compte bancaire, il ne va pas disparaître ». Et bien de plus en plus, il y a quand même cette idée que les banques ne sont pas infaillibles, que l'argent n'est pas forcément parfaitement en sécurité quand il est sur une banque et qu'il faut trouver des alternatives. C'est là qu'on a vu émerger évidemment le bitcoin. Le bitcoin a été très vite perçu par une petite partie d'abord de la population comme étant une alternative crédible. Et aujourd'hui, on le voit, 20 ans plus tard, que ça devient une alternative très crédible même auprès des institutionnels. C'est-à-dire qu'il y a un basculement de ce qui était une classe marginale de personnes un peu complotistes, un petit peu séparées de la population qui s'était inquiété légitimement de cette finance à ce moment-là, qui devient aujourd'hui vraiment la doxa institutionnelle pour tout le monde. Parce que la confiance n'a pas été rebattie depuis. C'est-à-dire qu'on a eu 2008, la crise des subprimes. En 2012, on a la crise de la dette souveraine en Europe. Donc on se dit, mais attendez, la Grèce a maquillé ses comptes. C'est-à-dire qu'on nous ment sur les comptes des États. Et vous savez, il y a énormément d'argent qui est prêté aux États. Ce qu'on appelle les comptes à terme très souvent ou les comptes en euros, ce sont des comptes qui sont finalement donnés aux États pour être travaillés. L'État vous rend un taux d'intérêt en échange de l'argent que vous lui prêtez. Mais pareil, ce qui semble être un mastodonte invincible a perdu beaucoup de sa crédibilité. On a vu qu'il y avait un talon d'Achille, qu'il y avait une vraie fragilité en raison de la mauvaise gestion, des promesses qui ne sont pas tenues, des budgets qui ne sont jamais respectés, les Jeux Olympiques en Grèce qui ont totalement mis l'État à genoux financièrement, les grandes banques en Corée, JP Morgan et autres qui vont aider à maquiller des comptes pour pouvoir intégrer la zone euro. Ça a été un stress extrêmement fort et on n'en est pas sorti. Là, je vous parle de 2008, de 2012, mais on l'a vu encore tout récemment que l'État français aussi n'était pas sincère sur ses comptes et que tous les ans on découvre qu'en fait le déficit a dérapé plus que ce qu'on avait anticipé, qu'on n'arrive pas à avoir de stabilité gouvernementale, qu'on n'arrive pas à avoir une trajectoire claire pour réduire nos déficits, etc. Donc il y a vraiment de plus en plus une rupture de confiance entre l'establishment, disons-le, au sens large, financier, étatique, etc. et l'épargnant. Et donc l'épargnant, naturellement, il s'interroge, il se dit mais où est-ce que je peux mettre mon argent que j'ai si durement gagné ? J'ai déjà payé tellement d'impôts dessus, etc. Si en plus le fruit de mon travail disparaît, même le chef d'entreprise, j'ai bossé toute ma vie pour vendre ma boîte de plomberie trente ans plus tard, quelques millions d'euros, je veux vivre tranquillement ma retraite, où est-ce que je mets cet argent fondamentalement ? Et donc il y a cette réflexion qui est de plus en plus importante dans toute la société. On le voit avec l'or ces derniers jours qui a encore battu tous les records. L'or, si on se dit, l'or ça ne fera jamais faillite au moins, j'aurai une petite barre chez moi ou un petit quelque chose, je sais que ça aura de la valeur, ça ne pourra que monter. C'est ça, c'est le bitcoin, c'est investir dans des entreprises, c'est investir ailleurs. Donc il y a un mouvement, je pense, vraiment très fort et qui va aller qu'en simplifiant pour trouver des alternatives au financement classique pour placer son argent, le faire fructifier. Et d'où l'importance de votre média, de nos médias, du travail qu'on a envie de faire, c'est que plein de gens ayant eu peur d'un certain univers sont allés carrément à l'opposé et ont mis de l'argent dans des arnaques, dans des pyramides de Ponzi, toujours plus sophistiqués, largement aidés par la nouvelle technologie, par l'IA, par la financiarisation, on peut mettre des sociétés un peu partout. Donc il y a eu énormément, le nombre, pour moi c'est tout à fait lié, cette défiance et le nombre de personnes qui perdent de l'argent, je crois que c'est 4 milliards, rien qu'en France, d'argent tous les ans qui est perdu dans des arnaques financières. Donc c'est absolument colossal et c'est normal parce qu'en fait les gens ont peur, ne savent pas où le mettre et donc ils font confiance un peu à n'importe qui. D'où l'importance d'avoir une boussole, d'avoir des bons réflexes, de connaître un peu le droit, de connaître un peu la finance, d'être à l'écoute de bons médias pour vraiment être informés sur ce qui se fait de bien, ce qui se fait de moins bien, les risques qu'on prend, la temporalité, les frais qu'on paye. C'est l'histoire de frais qui viennent gréver la performance de tout investissement. Nous, chez le Revenu, on avait fait notre numéro de septembre, tu vois, spécifiquement sur les arnaques, ça a très bien marché. C'est normal parce qu'il y a une demande très importante. Donc oui, notre rôle, je ne sais pas si ça répond à ta question, mais il est essentiel du fait de ce grand basculement à quel on assiste dans la psychologie des investisseurs et qui vont aller vers un monde nouveau, un eldorado nouveau. Il va falloir les accompagner, il va falloir éduquer, il va falloir trouver des opportunités pour eux, etc. C'est ce qu'on cherche à faire.
C'est très clair et ça répond parfaitement à ma question. Mais du coup, qui m'a donné une deuxième question, parce que tu as parlé à un moment de l'argent qui dort sur les livrets A et ainsi de suite, je ne reprends pas exactement ce que tu as dit, mais voilà. On sait qu'il y a, tu me corriges si je me trompes, 6 600 milliards d'épargne non monétisée ou faiblement monétisée sur les comptes des Français, en tout cas de cash dispo. Est-ce que tu penses que le type de solution que tu proposes, d'autres aussi évidemment, mais de manière générale, cet accès au private equity et donc à l'économie réelle et donc à des sociétés qui ont besoin de ce cash pour se développer, est-ce que tu penses que ça peut être une solution viable à l'échelle de l'économie française pour dynamiser l'économie, la relancer, ou est-ce que c'est une goutte d'eau, ça peut être un très bon business, mais on n'est pas à l'échelle, ou est-ce que si vous pourrez aller chercher tout ça, enfin tout ça en partie ?
On n'est pas encore à l'échelle, ça c'est certain. Bien sûr, on n'a pas vocation à aller chercher tout ça. Il y a des matelas de sécurité, il y a des gens qui ont besoin de la liquidité à court terme, etc. Il n'y a pas de problème, mais il est certain que l'État n'a pas les moyens de ses ambitions et les moyens des enjeux qui sont devant nous. Quand on parle de réindustrialisation, de transition énergétique, de souveraineté numérique, etc. Ce ne sera pas financé par l'État et tant mieux, j'ai envie de dire. L'État n'est pas là pour financer l'économie et être sous perfusion d'argent public qui est mal dépensé. Il vaut mieux qu'elle prenne moins d'impôts et qu'elle laisse les gens investir ou les entrepreneurs investir. Donc évidemment, la réponse, elle est en grande partie là. Et d'ailleurs, ce que je dis là, je connais très bien ce discours, je peux te citer des gens de droite, des gens de gauche, des gens d'extrême droite, des gens d'extrême gauche qui te diront tout ça même chose. Il n'y a qu'un seul truc sur lequel il y a un consensus en France, c'est le fait de dire que cet argent n'est pas productif. On a une mentalité française qui n'est pas suffisamment orientée vers le risque et l'investissement dans l'économie réelle. On préfère le mettre sur des comptes qui sont peu rémunérés, c'est-à-dire qu'on perd de l'argent. Quand on met de l'argent sur le livret A, par définition, on perd de l'argent. Structurellement, c'est dans la loi, c'est pensé pour faire perdre de l'argent aux gens. Vous mettez 100 euros, à la fin on va vous en redonner 101 euros et quelques. Et en fait, l'inflation aura fait 2 ou 3 %. Vous aurez moins de pouvoir d'achat, même avec plus d'argent à la fin. C'est pensé pour, c'est structurellement pour. Donc on perd de l'argent en faisant ça. Tu évoques les 6 600 milliards, mais il y a aussi énormément de trésorerie d'entreprises qui est mal utilisée, qui n'est pas investie, qui dort sur des comptes qui sont très souvent à zéro. Donc oui, il y a une manne financière colossale. Je vois, si vous voulez, pour donner une image, j'ai l'impression qu'on est dans un désert aride avec peu d'entreprises qui arrivent à fleurir, peu de licorne, peu d'industrialisation, etc. Il y a l'emploi qui est extrêmement tendu, le chômage qui revient, etc. Et en fait, juste à côté, t'as un immense barrage, un réservoir d'eau colossale qui ne se fissure pas encore assez, mais qui doit aller irriguer l'économie réelle, tu vois. Et nous, on est là avec notre pioche, avec nos sots et on aide, on accompagne les gens à mettre de l'argent dans cette économie réelle, à ne pas en avoir peur, à aller vers les entreprises. Il y a un énorme sujet qui est la reprise d'entreprises, c'est comment on transmet toutes ces entreprises qui sont entre les mains de baby boomers, qui ont aujourd'hui entre 60, 70 ans, 65 ans en moyenne, et qui ne vont pas continuer à bosser pendant 10 ans, c'est bien naturel. Ils ont besoin de les transmettre, ils ont besoin de les transmettre à des gens plus jeunes, à des gens plus entreprenants, plus audacieux, qui vont recréer de l'emploi, aller vers plus d'innovation, plus de technique, etc. Il va falloir les accompagner et cet accompagnement, il va passer en partie par cette épargne qui aidera à financer le rachat de l'entreprise, son nouveau dynamisme, les nouvelles embauches, etc. Et ces entreprises, elles sont rentables. Je ne dis pas aux gens d'aller financer et nous, en plus, au revenu, on est quand même très bon père de famille dans notre approche. Il faut comprendre le risque qu'on prend. Quand on met de l'argent dans une start-up, on prend un risque qui est très élevé. C'est connu, c'est certain, c'est une neuve chanceuse que ça perd. On fait ça parce que ça nous fait plaisir, parce qu'on y croit, mais il ne faut vraiment pas trop compter pour récupérer son argent. Et de temps en temps, il y a une bonne nouvelle, on en récupère un peu beaucoup, parfois énormément, mais c'est des circonstances exceptionnelles. Par contre, les PME, les entreprises, on est beaucoup plus fans parce qu'elles sont rentables, elles existent depuis longtemps, elles ont à la fois des actifs, une rentabilité qui leur permettent de payer un taux d'intérêt. Donc, plutôt que de mettre beaucoup d'argent dans l'immobilier, parce que la France est un pays qui adore l'immobilier, c'est un immense marché, mais qui devient très peu rentable, pourquoi ? Parce qu'il y a plein de taxes, parce qu'il y a tellement de personnes qui investissent dedans que les prix montent. Les prix montent, mais la rentabilité, elle ne le suit pas. On ne peut pas augmenter la rentabilité d'un bien immobilier. Les loyers sont plafonnés, on est obligé de faire de la maintenance, il y a plein de problèmes. Donc, plutôt que de mettre énormément d'argent dans l'immobilier, il faut que, assez naturellement, les Français se disent qu'il faut qu'une partie de mon épargne soit aussi dans des entreprises, à créer de l'emploi, à accompagner des entrepreneurs. De temps en temps, je vais le perdre, c'est vrai, je ne vais jamais mettre l'argent dont j'ai besoin pour payer les études de mes enfants, pour manger le dimanche soir, c'est sûr, mais une partie va bien travailler, va être rentable, va me rapporter plus que mon livret A. Et j'en serais très content parce que j'aurais eu une œuvre utile avec cet argent qui aurait été durement gagné, qui sera bien utilisé, bien protégé par celui qui le
Recevra. Extrêmement clair. Luc, tu avais une question tout à l'heure, je crois ?
Moi, j'ai une question, mais pas forcément du côté du retail. On a beaucoup parlé aujourd'hui, pour l'instant, du retail. Avec votre approche à Overlord, j'ai plus une question de l'autre côté, côté investisseur, côté fonds d'investissement. On a une thèse avec Alex depuis le début du podcast, depuis un an et demi, c'est de dire qu'en fait, les fonds d'investissement, ils vont disparaître. Pourquoi ? Parce qu'il va y avoir deux choses qui sont déjà en train d'être mises en place. La première chose, d'une certaine manière, c'est ce que tu fais un peu, peut-être ce que tu comptes faire avec le revenu, c'est-à-dire remplacer l'argent que les investisseurs doivent filer par de la distribution. À la fin de la journée, l'argent qu'on va demander aux investisseurs va très souvent servir à trouver des clients et donc à de la distribution. Donc, si on peut payer de la distribution, le lever des fonds, pourquoi pas ? Et surtout, la seconde partie qui te concerne beaucoup plus, c'est pourquoi faire appel à des investisseurs et pas seulement demander à notre communauté. C'est ce que tu proposes avec Overlord. Du coup, ma question est simple, c'est, à ton avis, c'est quoi le futur du fonds d'investissement à l'heure où finalement presque n'importe qui avec des solutions comme ce que tu proposes peut lever des fonds à ses conditions et sans forcément perdre totalement le contrôle, au sens où il ne va pas y avoir une personne ou deux personnes qui vont contrôler la majorité, mais une multitude qui vont contrôler très certainement une minorité ?
C'est une question vraiment fascinante, je te remercie. Je pense que les fonds d'investissement auront toujours leur pertinence. Et moi, je recommande à beaucoup d'investisseurs, si vous ne savez pas le faire, accepter de payer un manager. Moi, j'ai investi de l'argent, par exemple, en crypto et je n'étais pas du tout un spécialiste de la crypto. Et bien, j'ai perdu mon argent. Et bien, j'ai bien fait pour ma tête. En fait, je suis allé dans un domaine qui n'était pas le mien, qui m'intéressait, qui me fascinait de loin. J'ai mis comme ça quelques milliers d'euros sur des trucs qui me semblaient rigolos, intéressants, mais je n'ai pas fait ma due diligence, je ne connaissais pas encore bien le milieu, j'ai perdu l'argent. Bon, ben voilà, c'est ma faute. Si je veux investir en crypto, j'ai beaucoup plus soit à aller sur les grosses valeurs, ça je sais que bon, ça va être tranquille, il n'y a pas de problème, soit à mettre dans un fonds d'investissement en crypto et avoir un manager qui prend soin de cet argent, qui va bien investir, je vais lui payer un frais, je vais lui payer un caride, etc. Mais au moins, ce sera de l'argent qui ne sera pas mis au hasard et qui sera totalement perdu. Donc, ce sera de l'argent qui sera bien mieux investi et bien plus rentable. Donc, les fonds ont toujours cette vocation, à mon sens, d'accompagner ceux qui ne sont pas capables de le faire par eux-mêmes. Maintenant, c'est certain que le financement en direct va se multiplier parce que les gens ne veulent pas trop de frais, parce qu'il y a de la confiance qu'on peut avoir avec certaines personnes, il y a des gens séduits, que les gens peuvent faire une petite due diligence tout seul, ils peuvent comprendre un pacte d'actionnaire tout seul, il y a la réglementation financière qui est là aussi pour faire en sorte que les informations qui soient transmises par les émetteurs ne soient pas trompeuses, qu'elles soient claires, que tout ça soit parfaitement encadré. Donc oui, ça a évidemment vocation à se développer, le fait d'investir en direct dans une entreprise sans passer par un fonds d'investissement, ça va se multiplier. Et troisième option, et c'est celle-là qui va être peut-être même la plus fascinante, c'est le modèle un peu hybride où effectivement on va voir des fonds d'investissement, je pense, d'une nouvelle sorte. Le fonds d'investissement de MrBeast qui va investir avec sa communauté dans des entreprises qu'il aura sélectionnées ou quoi que ce soit. Ou par exemple T-BoinShape, je suis des influenceurs, je pense qu'ils auraient un impact très important dans le monde du financement de demain. Et T-BoinShape va lancer sa marque de salle de sport ou de protéines ou quoi que ce soit, va le faire avec sa communauté, et puis il va comme ça investir à droite à gauche grâce à sa communauté. Et il y aura des modes de décision, il y aura une implication des gens, ce ne sera pas totalement deux personnes chez KKR qui gèrent des milliards et des milliards, mais plutôt des poches comme ça de petits groupes qui vont investir ensemble de l'argent à droite à gauche. Et c'est-à-dire ce que nous on essaye de promouvoir chez Overlord, puisque beaucoup de nos petits fonds d'investissement en fait sont souvent des communautés, il y a un petit leader, il y a un groupe de personnes qui se connaissent, qui s'entendent, qui ont la même philosophie, la même stratégie, la même thèse d'investissement, et ça suffit à pouvoir faire fonctionner, à aller chercher du rendement, ça plaît à tout le monde. Donc oui, le modèle unique du fonds d'investissement va pas disparaître du jour au lendemain, mais il y aura beaucoup de modèles concurrents, que ce soit en direct ou par des communautés d'investisseurs qui vont voir le jour, c'est certain.
Comment ça fonctionne concrètement ? On a une communauté, on a envie de lever des fonds, on chope Overlord, on obtient finalement tout le back-office que tu expliquais, mais en marque blanche, et donc on peut brander finalement cette levée sous notre image. Et puis c'est tout, notre communauté directement investie, c'est ça aujourd'hui le mécanisme ?
Oui, exactement, on peut avec notre technologie aujourd'hui créer des communautés d'investisseurs qui vont investir ensemble, tu vois, après il y a toujours l'enjeu réglementaire, et comme on a un cabinet d'avocats, on encadre ça de manière parfaitement légale, mais ça peut être aussi bien des communautés d'investisseurs qui vont prendre des décisions collectivement que des émetteurs, ce qu'on appelle des émetteurs, c'est-à-dire des sociétés en direct qui vont se financer avec leurs communautés. Je te donne l'exemple de la franchise, on accompagne beaucoup de franchises qui veulent se développer en dehors des banques parce que les banques ne jouent plus le jeu, elles ne financent plus, elles sont tout à fait réticentes à l'idée de pouvoir financer un entrepreneur, prendre du risque ou quoi que ce soit, on a vu les frais bancaires énormément augmenter, c'est comme ça qu'elles se terminèrent, c'est plus en faisant du prêt, et bien il y a plein de franchises qui utilisent notre technologie, qui ont leur communauté d'investisseurs et qui vont ouvrir 10 restaurants dans l'année grâce à leur communauté, les gens adhèrent, ils aiment bien la nourriture, ils aiment bien l'ambiance, ils aiment bien la marque, etc., ils connaissent de visu un peu les entrepreneurs qui portent ce projet, et bien ça leur fait plaisir de mettre une partie de leurs économies, en échange ils ont souvent des avantages sur place dans les restaurants qui fréquentent, ça permet de souder une communauté. Donc oui, c'est tout à fait fréquent d'avoir ce genre de nouveaux modes de financement en dehors des circuits classiques, des fonds d'investissement et des banques, et en plus pour un entrepreneur, se financer avec sa communauté c'est beaucoup plus rapide, beaucoup plus agréable, beaucoup moins coûteux que de passer par le circuit des investisseurs professionnels qui eux peuvent être beaucoup plus exigeants, beaucoup plus lents, beaucoup plus indécis dans leurs décisions, et ça prend du temps, donc c'est pas le mode privilégié par lequel ils vont passer.
Et on est d'accord qu'aujourd'hui la personne vient avec sa communauté, et ce que tu essaies de développer avec le Média c'est de trouver des gens qui auraient un projet, mais pas une communauté assez grosse, ou pas assez active, ou peu importe, et d'être capable de leur apporter une partie de cette communauté pour collecter l'argent.
Oui, c'est ça exactement, tout à fait, c'est vrai qu'il y a beaucoup d'entrepreneurs qui n'ont pas naturellement accès à une communauté quand ils démarrent leur aventure, et bien l'idée c'est que nous on peut parler d'eux, on peut les mettre en avant, on peut discuter des pours, des contre, faire une critique de ce qu'ils proposent, et tout simplement l'exposer aux investisseurs, et puis après dire aux investisseurs quels sont les risques, quelles sont les perspectives, et puis s'il y a une rencontre et que ça intéresse les uns et les autres, et bien tant mieux. Et si comme ça on a aidé à financer l'économie réelle, on en est ravis.
Ok, parfait, Je comprends Parfaitement.
Et concrètement, votre modèle c'est quoi là avec Overlord ? Vous prenez un fees j'imagine sur le montant levé ?
Alors en fait, si tu veux, on a trois modèles, c'est-à-dire qu'on a le modèle juridique, tout le modèle technologique et le modèle médiatique levé de fond. Effectivement, s'il n'y a que le cabinet d'avocat qui intervient, on va facturer un frais d'avocat, on fait un certain nombre d'heures qu'on facture un certain prix, souvent au forfait. La technologie, c'est un SaaS, c'est-à-dire que tu le payes tous les mois et tu peux utiliser la technologie autant que tu le souhaites, tu peux monter, on a des communautés aujourd'hui qui ont plusieurs milliers d'utilisateurs, c'est très fréquent, et tu as la partie levé de fond, qui est si on arrive à trouver des investisseurs, on est susceptible de prendre un pourcentage sur ce qu'on aura réussi à t'apporter, et puis si on ne t'apporte rien, on ne prend rien, et tu ne fais qu'avec ta communauté, tu as simplement payé le cabinet d'avocat.
Et la partie levé de fond aujourd'hui, votre pool d'investisseurs, vous le trouvez où ? Puisque le revenu, c'est très récent. Le revenu,
C'est à 60 ans d'âge, mon ami.
Non, pardon, pardon, bien sûr, quand je dis c'est très récent, c'est très récent dans votre écosystème.
Oui, mais messieurs, la base, elle est là, on a une newsletter qui est lue par 150 000 personnes tous les matins, tu vois, les réseaux sociaux, il y a encore du monde, ce magazine papier, il est lu par 500 000 personnes par mois, les dernières audiences indépendantes prouvent que ce papier, qui est en kiosque, qui est chez nos abonnés, etc., l'avantage du papier, c'est que contrairement digital, ça se transmet, c'est-à-dire que quand quelqu'un en achète une fois, il va le donner à son cousin, il va le prêter, etc., etc. Donc on a 500 000 personnes dans les mesures d'audience qui disent, oui, j'ai lu le revenu ce dernier mois, donc tu vois, on touche déjà beaucoup, beaucoup de monde, donc on est très rapidement capables de déployer du financement.
Juste avant de revenir sur votre business model, avec les trois piliers que je trouve très intéressants, sur le revenu, il y a combien d'abonnés payants aujourd'hui ? Aujourd'hui, et surtout depuis un mois et demi, enfin, plutôt depuis un mois et demi au moment où vous l'avez récupéré, et aujourd'hui, vous êtes à peu près à combien ?
Nous, on a récupéré 15 000 abonnés payants quand on est arrivés en juillet, et depuis les reprises, il y a grosso modo un petit millier de personnes qui se sont ajoutées, qui sont venues, alors il y en a aussi qui n'étaient plus abonnés, donc c'est aussi du réabonnement, tu vois, il faut faire un peu le tri, et on est en train de fortement digitaliser tout ça pour avoir des maîtrises très claires, mais on a eu grosso modo un millier de personnes qui se sont abonnées depuis la reprise. Ce
Qui n'est pas du tout, Ok, ok, très clair.
Pardon, tu avais encore une question ?
Non, vas-y, vas-y, vas-y.
Alors moi, j'ai une question qui est un peu à côté, on en a parlé en off avant de commencer, mais t'es quand même un expert de ce qui se passe en finance. On a parlé de la crise de 2008 tout à l'heure, aujourd'hui, et notre chaîne est souvent suivie pour cette question spécifique sur le marché de l'IA actuellement. La semaine dernière, on a sorti un podcast qui a plutôt bien marché sur est-ce que l'IA est une bulle ou pas ? Je sais que tu as une théorie là-dessus que j'ai trouvé hyper intéressante parce que j'ai lu un de tes articles. J'invite tout le monde à te suivre sur LinkedIn et lire tes articles en entier. Est-ce que tu peux nous expliquer un peu ta théorie sur les conséquences que pourrait avoir la crise, si crise il y avait, sur le marché de l'IA, à la fois sur l'économie de la tech, ça, je pense que c'est assez clair pour tout le monde, mais sur l'économie en général, et t'avais une analyse qui était hyper intéressante. Donc, je serais assez chaud que tu nous expliques.
Aujourd'hui, je suis assez convaincu qu'il y ait une bulle de l'IA. C'est compliqué, il me semble, de défendre l'inverse. Et ce qui en atteste le mieux, c'est ce qu'on appelle maintenant les deals circulaires, c'est-à-dire NVIDIA investit 100 milliards dans PNI pour que PNI achète 100 milliards de GPU chez NVIDIA. Donc, ce genre de deal qui n'ont pas de matérialité économique derrière autre que de ce propre argent qu'on réinvestit chez soi, pose problème. Et quand on regarde les metrics, quand on voit qu'OPEN AI fait 10 milliards d'euros de chiffre d'affaires par an, c'est extrêmement impressionnant pour une jeune société. C'est bluffant, et je suis convaincu que l'intelligence artificielle, je ne crache pas sur l'intelligence artificielle, ce sera une révolution majeure, je pense, plus importante que l'ordinateur, plus importante que l'Internet. L'Internet a bouleversé nos vies, elle a quand même connu une crise. Elle a quand même eu une bulle de l'Internet dans les années 2000 parce qu'on a trop vite cru que tout allait changer par Internet alors que les modes culturels prennent un peu plus de temps à s'installer. Le fait qu'OPEN AI n'ait que 10 milliards de revenus et s'engage à dépenser plusieurs centaines de milliards en GPU, en infrastructures, etc., il y a un moment où il y aura de la dette, très bien, mais il faudra rembourser la dette et tout ça risque de se gripper. Et les très fortes valorisations qu'on a qui ne sont pas tout à fait corrélées aux métriques économiques derrière risquent d'être déflatées, au moins d'avoir l'effet bule, l'effet un petit peu craquant. Je pense que ça va venir, si je devais être un peu devin, je viserais 2027, pour moi ça me semblait être là. La date, s'il devait y avoir vraiment une date de péremption, ce serait celle-là. Pourquoi ? Parce que c'est le moment où va rentrer en vigueur le deal entre Oracle et Open AI. Et je pense que le deal entre Oracle et Open AI, c'est celui un peu de trop qui aura du mal à fonctionner, à être financé, et sauf à mettre un terme à ce deal, et si on met un terme à ce deal, il y aura de toute façon une déflation des valorisations, celle d'Oracle notamment, mais Microsoft aussi, etc. Donc pour moi, j'avoue arriver à ce moment-là. Maintenant, quelles vont être les conséquences de cette bulle ? Ce que je vois en 2000, c'est qu'on a une bulle qui est liée strictement à Internet, le Nasdaq perd énormément, perd quasiment 80 % de sa valorisation, c'est colossal, il faudra 10 ans pour récupérer les pertes qui ont été connues dans les années 2000. Est-ce qu'il faudra 10 ans pour récupérer ? Peut-être pas parce que l'IA va se transformer beaucoup plus vite, mais la crise de l'Internet, la bulle de l'Internet, elle est circonscrite à l'univers financier, tech, donc oui, il y a moins de levée de fonds, il y a moins d'activités, mais ce n'est pas une crise systémique, ça ne va pas toucher toute l'économie, ça ne va pas mettre en branle les États, ça ne va pas mettre en branle les banques, les fondamentaux de l'économie sont encore très solides et c'est simplement cette bulle sur la technologie qui éclate et qui va impacter ce milieu-là. Contrairement à la crise de 2008, dont les causes sont beaucoup moins profondes, les causes, c'est simplement un retournement de marché dans l'immobilier, c'est-à-dire que comme l'immobilier se portait bien aux États-Unis, on pouvait toujours acheter plus cher et revendre plus cher, donc on pouvait prendre une dette, même si on n'était pas capable de le financer, ce n'est pas très grave parce que l'immobilier aura pris de la voleur et donc au moment où on va revendre, on aura fait une plus-value et on aura remboursé la dette, donc ce n'était pas un problème en soi d'avoir trop de dette, sauf que cette dette, elle a été largement financiarisée, elle a été portée dans le bilan de toutes les banques, mais même au-delà des banques, il y a des communes dans France qui étaient exposées au junk bank, qui ont eu un vrai stress financier Et en fait, c'est la financiarisation, la sophistication de la finance qui a eu un effet amplificateur sur ce simple retournement du marché de l'immobilier, c'est parce qu'on pouvait parier avec des CDS sur des défauts qu'en fait, il y a une vague énorme de personnes qui ont pris énormément de pertes à ce moment-là et donc la présence de cette financiarisation très forte a fait une crise systémique, c'est là où le bilan des banques s'est effondré, ils ne pouvaient plus faire de crédit, il fallait qu'il fasse appel aux états pour pouvoir mettre de l'argent dans le bilan, pour pouvoir continuer à fonctionner, pouvoir continuer à faire du crédit, à payer les employés, etc. Certaines ont été sauvées, d'autres ne l'ont pas été, les Mann Brothers ont fait chahite et là on a eu affaire à une crise vraiment systémique majeure qui a touché au fondement de l'économie. Et donc je me pose la question, est-ce que la crise de l'IA, c'est plutôt celle de la bulle des années 2000 ou est-ce que c'est une crise systémique comme celle de 2008 ? Et si je devais essayer de réfléchir, je me dis tient, est-ce qu'il y a un coupable nouveau dans la sphère financière qui devient un peu incontrôlable, qu'on a trop aimé, qu'on a adoré, etc. et qui se retourne contre nous ? Et moi j'en vois deux, effectivement il y a un gros enjeu sur la dette, aujourd'hui le shadow banking a pris une part essentielle, aux Etats-Unis c'est plus de la moitié des prêts qui sont accordés en dehors des banques, c'est-à-dire qu'il y a énormément de dette, les dettes évidemment des particuliers mais aussi la dette des entreprises est devenue colossale et on a ce nouvel instrument financier très à la mode qui récolte énormément d'argent qui sont les ETF. Les ETF on aime ça parce qu'il y a peu de frais, on suit le marché donc on se dit que c'est plutôt tranquille, on va faire de la bonne performance à moindre coût donc à la fin on aura une très forte rentabilité. Sur le papier il n'y a pas de problème sauf que quand le marché est dominé par les ETF et que la majorité de l'argent investi sur un marché c'est de l'argent qui est investi qui va simplement suivre les mouvements autant à la hausse qu'à la baisse, le marché est beaucoup moins rationnel, il est beaucoup moins travaillé par des intelligences qui vont avoir l'investissement actif et qui vont être capables de saisir des opportunités ou quoi que ce soit et on aura une masse colossale d'argent qui va amplifier les hausses, c'est ce qu'on voit en ce moment et qui va amplifier les baisses. Donc si jamais il devait y avoir un éclatement de la bulle de l'IA peut-être que cette sur-représentation des ETF dans le marché financier aura un effet amplificateur qui risque d'entraîner une crise plus grande que celle à laquelle on aurait eu le droit, un petit peu comme on l'a eu avec les CDS au moment de la titrisation de la crise S &P de 2008. Donc je me demande si cette conjonction, peut-être qu'il n'y aura pas de lien direct, peut-être que simplement ça va être celle de 2008, les valorisations vont se tasser, il y aura une simple correction etc. et je le souhaite mais si un mouvement amplificateur et une perte de confiance psychologique parce que toute l'économie repose toujours sur la confiance et que les entreprises n'arrivent plus à rembourser ces énormes quantités d'argent présents dans la dette privée des entreprises, il pourrait y avoir un problème plus systémique. Donc crise de l'IA je dirais probable, quelles sont les conséquences à voir mais il y a un scénario assez catastrophique.
Avec tout ce qui est private credit, je suppose que tu fais référence au fond comme Apollo et ainsi de suite qui ont prêté des sommes gigantesques et en plus en les bacquant sur de ce que j'ai compris, même si là je ne suis pas un expert derrière sur comment ils ont contre-garanti eux leur levée de fond mais j'ai cru comprendre qu'il y avait des trucs qu'ils avaient émis eux-mêmes, enfin en gros une sorte de formes de junk bonds qui contre-garanti le prêt du LP et le LP met l'argent et eux reprennent derrière.
Non mais c'est exactement ça et le private credit ça a été un truc qui est très à la mode, ça fait quelques années que ça l'est, pourquoi ? Parce qu'en fait les taux ont remonté, donc avant quand les taux étaient très bas, les entreprises pouvaient aller voir leur banque et souvent emprunter à des taux qui sont bas et qui étaient plutôt attractifs. Quand les taux ont remonté, les taux bancaires ne devenaient pas si attractifs et donc quand on pouvait avoir un partenaire dans le privé qui faisait un prêt à un taux qui n'était pas très attractif non plus certes mais bon c'était à peu près le même que celui qu'on pouvait obtenir à la banque et on pouvait obtenir plus d'argent plus vite dans de meilleures conditions parfois en défaut d'un taux qui pouvait être un peu élevé, le private credit s'est largement développé et les fonds qui ont toujours le mieux levé, c'est ce qu'on a dit attendez, pariez pas sur l'equity, pariez sur la dette, c'est remboursé, il y a une échéance, il y a une rentabilité à court terme, etc. Donc c'est vraiment l'enjeu, c'était de décréter de l'argent, de recevoir un paiement qui n'était pas délirant, qui n'était pas en multiples incroyables comme ce qu'on peut attendre dans le venture capital et ça s'est arrêté là. Mais effectivement, s'il y a une crise de confiance et que ces entreprises sont ralenties parce qu'il y a moins d'IPO, il y a un stress sur l'économie en général, il peut y avoir un effet domino et celui qui ne remboursera pas Apollo, si Apollo n'est pas remboursé, il ne pourra pas rembourser CELPIS, c'est les fondamentaux de notre économie qui peuvent être menacés.
Tout à fait. Luc, est-ce que tu as une petite question ?
Non, non, c'est très technique, mais absolument passionnant. Je pense que ça va, ça plaire aux personnes qui nous écoutent, qui aiment bien entrer, oui.
Non, non, mais qui aime bien, je suis entièrement d'accord avec toi et mon point suivant, c'est de dire on va peut-être passer du coup à la deuxième partie qu'on aime bien faire en se disant, même si on a évidemment commencé à le dévoiler un peu. Mais d'après toi, Gaspard, où va, quel est l'avenir dans les 5-10 ans de ton marché ? Donc de l'investissement, du retail de manière générale, d'après toi, si on se projette un peu, comment ça va évoluer ?
Écoute, mes marchés sont assez nombreux maintenant, j'ai la chance d'être dans un groupe assez diversifié, donc le marché du droit, il n'y a pas de problème, celui-là. Hélas, la réglementation se complexifiant, on aura toujours besoin d'avocats. Le marché des médias, je pense, reste un marché colossal parce qu'il y a beaucoup de publicité, beaucoup de demandes, beaucoup de demandes d'éducation financière. Pareil, je pense que vous comme moi, on est très bien parti là où nous sommes. Maintenant, je pense que ta question se pose plus sur l'évolution du marché de la rétéalisation et dans quelle mesure, ce qu'on dit depuis le début, les gens vont continuer à vouloir abonder dans de nouvelles stratégies auprès de nouveaux managers, par eux-mêmes dans les entreprises, etc. Ça ne fera qu'augmenter de manière très forte. Et ça, franchement, je ne pense pas faire un pari délirant en disant ça, mais c'est nécessaire structurellement, c'est-à-dire que l'État ne le fera pas. L'État va être obligé d'encourager cette immense épargne à aller dans l'économie réelle, le fameux barrage qu'on évoquait tout à l'heure. Donc, il va faire des incitations fiscales pour ça. J'espère qu'il ne va pas créer trop de réglementations pour ne pas le limiter, mais au contraire, il aura l'intelligence de couper un peu sa réglementation pour le simplifier, pour l'encourager, pour que ça aille plus vite. Donc, je suis persuadé que l'avenir est là. Tout le monde y pense, tout le monde en a envie. Personne ne croit sa retraite. Il y a un autre élément essentiel en France, c'est que notre génération, ni vous ni moi, ne comptons sur les pensions de retraite de l'État pour vivre quand on aura soixante ans. Il sait que démographiquement, budgétairement, tout ça est impossible. Le système va être amené à se retourner. Les gens vont devoir préparer leur retraite eux-mêmes. Ils seront dégoûtés d'avoir cotisé autant. Ils auront bien raison d'être dégoûtés, mais c'était malheureusement la règle du jeu au moment où ils y étaient. On cotisera certainement moins et par contre, on mettra plus d'argent de côté pour nous-mêmes. Donc, tous les facteurs, si tu veux, sont là pour dire que l'engouement des particuliers, des entreprises, pour aller dans l'économie réelle, il va être forcément croissant. Maintenant, est-ce que la France va réussir à tirer son épingle du jeu? J'espère. Je suis français, j'habite ici, je suis content d'entreprendre dans notre pays. Mais après, les gens seront parfaitement libres d'aller investir à Dubaï, d'aller investir en Espagne parce qu'il y a une meilleure croissance en Italie. Les capitaux et les personnes sont quand même très mobiles aujourd'hui, donc il va falloir anticiper ça pour nous et poser un cadre fiscal réglementaire qui soit favorable, qui soit sain et qui permette de se développer parce que sinon, on va certainement perdre face aux autres. Il ne faut pas qu'on soit le phare de l'humanité en matière de fiscalité parce que sinon, on va continuer à décrocher. Il y a aussi cet énorme enjeu d'une France qui a décroché d'un point de vue de la croissance et tout ce qu'on évoque là, c'est juste créer de l'emploi, c'est juste augmenter notre souveraineté, c'est réindustrialiser la France, etc. C'est un enjeu massif de société, en espérant que nos dirigeants le comprennent, sinon, effectivement, d'autres l'auront compris avant nous et sentiront mieux.
Il y a une question que je n'ai pas posée tout à l'heure et tu viens de me faire penser avec ce que tu viens de dire. Est-ce que ce que vous proposez chez Overlord te permet à des Français d'investir à l'étranger et permet éventuellement à des étrangers d'investir en France ? Est-ce que tu t'arrives à faire du cross-border, entre guillemets ? Très,
Très souvent. Oui, bien sûr, ce n'est pas une difficulté. Tant qu'on ne parle pas de la Corée du Nord, non, les capitaux sont très mobiles. Il y a toujours des enjeux fiscaux. Il y a toujours des choses qui sont, tu vois, qui sont à prendre en compte et qui sont des petits cailloux dans la botte. Mais nous, je pense qu'au moins 40 % des flux qu'on voit sur nos plateformes, soit ça vient d'investisseurs étrangers qui viennent en France, soit ça vient de Français qui veulent investir à l'étranger. Il y a beaucoup d'immobilier à Dubaï, du coup d'investir dans la tech américaine, investir dans des actions japonaises. Enfin, il y a vraiment plein de solutions différentes et très pertinentes. On a même des clubs qui sont spécialisés pour aider les gens à s'exposer aux dollars ou à s'exposer à d'autres monnaies. C'est vrai qu'en France, on a quand même tendance à s'acheter l'immobilier en France, l'argent en euros, tous nos investissements sur place. Bon, moindre stress, c'est un système qui n'est pas du tout antifragile. Dès qu'il y a un problème, ça craque. Donc c'est plutôt sain et plutôt intelligent de savoir s'exposer à d'autres monnaies, d'autres continents, là où il y a plus de croissance et on peut chercher de la rentabilité. C'est ce qu'a fait le Japon, d'ailleurs, structurellement. Les retraites japonaises sont payées par des investissements à l'étranger qui rapportent des dividendes sur place d'un pays qui a assez peu de croissance. Donc, ce serait plutôt une bonne chose de la part des Français d'avoir cette mentalité un peu aventurière, d'aller au-delà de nos frontières pour investir.
OK, Luc, je t'écoute.
Tout ce que tu dis est passionnant et depuis le début, je me dis, mais aujourd'hui, tu as trois activités. Comment est-ce que tu t'organises? T'as quel âge déjà?
34 ans.
34 ans, OK. Le cabinet d'avocat, tu l'as créé quand?
Il y a cinq ans.
Il y a cinq ans. Il y a combien de personnes qui bossent?
En fait, c'est-à-dire qu'on est vraiment un groupe, tu vois. On a tous les mêmes locaux, on est 40 au total, tu vois. Donc, je...
Je... 40 dans le groupe ou dans le cabinet d'avocat?
Dans le groupe, on est 40, tu vois. On est 40 et c'est peut-être un tiers, un tiers, un tiers, tu vois. Grosso modo, mais c'est... Tu vois, il y a de la
Communication, quoi. Et tu es le seul associé actionnaire à 100 % de ta boîte? C'est ça. Du SAS, du cabinet d'avocat?
Oui, tout à fait. Alors après, pour des raisons déontologiques et d'ordres, le cabinet d'avocat ne fait pas partie du groupe. Et puis, il y a un peu des Chinese Walls sur certaines informations, etc. Mais oui, je suis seul associé. J'ai créé la boîte, tout à fait. Je n'ai jamais fait de levée de fond, tu vois, en equity. Donc, oui, je suis tout seul.
Et alors, deux questions. Première question, on parle d'un groupe à combien? C'est quoi le volume d'affaires annuel? Et la seconde question, c'est forcément... Comment ça s'est passé le rachat du Médial Revenu? J'imagine que tu as arrivé et immédiatement tu as présenté l'autorité du groupe. Et ça t'a permis finalement de faciliter un rachat. Au début de l'émission, tu as parlé du fait de potentiellement vouloir racheter d'autres médias. Est-ce que ça va être la même stratégie que tu vas faire à chaque fois? Tu as déjà des business à cash flow, je mets des gros zimés dessus, qui tournent. Est-ce que tu comptes te baser sur ces business à cash flow pour continuer tes rachats? La structure financière et stratégie derrière m'intéressent.
Le rachat du revenu s'est fait à la barre du tribunal de commerce. Donc ça, c'est encore tout un sujet particulier. On a racheté le fonds de commerce parce que l'ancien propriétaire n'avait pas de rentabilité, il avait des dettes, il ne pouvait pas les payer, cessation des paiements. Et nous, on reprend les salariés, on reprend les droits, on reprend les actifs, on reprend tout ça. Donc on redémarre à zéro, mais avec les marques historiques, les équipes historiques, etc. Donc ce n'était pas un business à cash flow positif. Mais c'est vrai que seul, si j'avais été avocat tout seul dans mon coin, j'aurais jamais pu racheter ça parce que le tribunal ne m'aurait pas trouvé crédible à reprendre 12 salariés alors que j'embauchais personne chez moi ou j'étais tout petit. Donc c'est vrai qu'avoir un groupe, c'était nécessaire. En même temps, on était le plus petit des groupes présents sur la... Tu vois, il y avait des très gros groupes côtés et autres qui voulaient racheter. Donc ce n'est pas sur ce critère-là que le tribunal nous est désigné, mais ce critère n'était en tout cas pas éliminatoire pour nous. Et c'est vrai que, alors pour te donner les grandes masses, aujourd'hui, on va être, je pense, aux alentours de 3-4 millions d'euros de chiffre d'affaires. Ça dépend un peu justement du revenu, comment ça va évoluer sur cette année-là. L'année prochaine, je pense qu'on sera sur 10 à priori, si tout se passe bien parce qu'on a de nouvelles activités qui vont se lancer. Donc j'ai toujours au moins triplé ou quadruplé chaque année. Donc je ne suis pas trop inquiet sur l'idée de faire au moins x2 l'année prochaine. Et puis on a effectivement ce sujet de croissance externe. On va vouloir prendre d'autres participations, peut-être dans des médias pour le coup déjà rentables, un peu plus stables, etc. Donc oui, la croissance externe, c'est tout bon financier, c'est que c'est comme ça qu'on construit une boîte rapidement plutôt que de repartir de zéro à chaque fois. Si on arrive à avoir un bon deal au moment du rachat, on reprend déjà une clientèle. Quand j'ai pris le revenu, tu vois, dans ce magazine, on a des annonceurs, on a beaucoup de lecteurs, mais on a aussi des gens qui veulent faire de la publicité. Quand tu rachètes une entreprise, d'avoir des clients que tu n'as jamais rencontrés, c'est-à-dire qu'ils font confiance à la marque, ils font confiance aux revenus, ils font confiance aux équipes. Mais moi, je n'ai pas eu besoin de les séduire les uns après les autres, de leur parler dix mille fois, etc. Alors que sur Overlord historique, le SAS, le cabinet d'avocats, c'est moi qui ai fait le boulot corps à corps à chaque jour. Donc c'est vrai que la croissance externe, c'est quand même un très bon moyen d'accélération quand on veut créer un groupe plutôt rapidement et avoir une forte croissance. Donc oui, je pense que l'année prochaine, on sera sur dix millions, sinon je serais un peu déçu. Je tablais cette année sur un million cinq et finalement, on va faire au moins, peut-être pas deux fois ce chiffre-là, mais un truc dans ce goût-là.
C'est quoi ton ambition, en fait, avec ce groupe ? Est-ce que tu le vois ? Est-ce que tu comptes créer un groupe à plusieurs milliards ? Est-ce que tu... Quel est ton ambition, Gaspard ?
Écoute, il faut avoir l'ambition. Elle est peut-être encore un peu ridicule à ce stade-là, mais si tu veux, notre vrai game, c'est de devenir l'infrastructure de cette retailisation. Et si demain, on accompagne KKR qui veut lancer une plateforme à la fois tech et financière en France, il aura besoin d'un média pour toucher beaucoup de monde, faire venir, et qui lève 100 millions d'euros par an, on lui prendra par exemple 5 % par an, tu vois. Donc on pourra lui prendre 5 millions d'euros de fees par an. Si demain, on le fait pour un milliard d'euros par an, ce sera 50 millions, tu vois. Donc c'est vraiment ça, le game. C'est arriver à devenir des vrais spécialistes de cette infrastructure technologique, marketing, commerciale, pour aider les gens à aller dans l'économie réelle et se rémunérer au passage. Donc oui, on a, je pense, la tendance de marcher, la profondeur. Aujourd'hui, on aura bientôt un agrément qui s'appelle l'agrément de prestataire de services d'investissement délivré par la CEPER qui nous permettra de faire cette activité partout en Europe, tu vois. Donc ça se trouve demain, général, les Portugais investir en Allemagne, des Allemands aller en Italie, etc. Donc si on arrive à tisser une toile très forte en Europe grâce à notre technologie, grâce à un maillage médiatique qui est plus compliqué, parce que ça c'est très lié à chaque marché, je pense qu'on peut créer un très gros groupe, oui.
Ok, passionnant. Et déjà, c'est génial d'avoir cette ambition-là. C'est vraiment une ambition que j'adore personnellement, Alex, parce que c'est pas l'ambition du start-upper, c'est l'ambition de, je mets les grosses guillemets, des business pas sexy, mais en fait qui vont devenir énormes. C'est un camion d'évocat par là, c'est un groupe média, c'est ça. Et c'est beaucoup plus solide, ça se repose sur moins de vent, avec un bilan comptable beaucoup plus positif. Et oui, je trouve ça très intéressant. Dernière question que je vais te poser à ce niveau-là. Si je comprends bien, c'est via les médias que tu comptes te développer sur les prochaines activités, que ce soit, là tu nous as parlé de KKR avec le fait de pouvoir leur apporter un certain nombre d'investisseurs, ou alors sur les prochaines activités, ou alors sur les prochains pays que tu souhaites attaquer en Europe. C'est ça ton cheval de bataille, c'est de dire ok, maintenant que j'ai l'infrastructure, je vais juste attaquer les médias, ou alors non, c'est juste un pilier de plus, mais qui ne va pas prendre un espace si prédominant. C'est vraiment une
Question que je me pose en développant ce groupe. Alors évidemment, ce n'est pas que moi, il faudra recruter, mais avoir une plateforme d'audience forte peut nous permettre quand même beaucoup de choses, tu vois. Donc il faut développer la plateforme d'influence, de légitimité, de crédibilité, etc. Et c'est grâce à elle, je pense quand même qu'on arrivera beaucoup plus vite à notre objectif qui est de permettre aux gens d'aller sur l'économie réelle, tu vois. Donc ça marche sur deux jambes, tu vois, sur plusieurs jambes, il faut être très fort en droit, donc le cabinet est essentiel, il faut être fort en techno et il faut savoir faire du marketing et de la communication, d'où le groupe de médias. Donc je pense que les trois branches ont vraiment vocation à vivre tout ensemble.
Je n'ai pas d'autres questions. Alex, je ne sais pas si tu en as, mais...
Écoute, non, non, je pense qu'on a fait le tour, mais c'était super intéressant. Merci beaucoup, Gaspard, pour à la fois tes réflexions, tes éclairages sur des domaines qu'on ne connaît pas forcément à la base, mais qui sont hyper intéressants. Et est-ce que toi, tu as une dernière question ou un truc que tu voudrais dire ou présenter ? Je suis très
Ravi d'être avec vous, merci beaucoup. Bravo pour ce que vous faites, je suis très admiratif aussi de votre médiat. Je suis sûr qu'on aura plein de partenariats à faire ensemble et à charge de revanche, j'espère que la prochaine fois, c'est vous qui viendrez dans notre studio pour nous raconter un peu votre expérience et votre vision du marché.
Ça va changer, ça va changer Alex, de notre logistique un peu brûlbalante, en remote. Là, on va avoir accès à des beaux studios parisiens. Et level up ! Avec grand plaisir. Avec grand plaisir. À très bientôt alors.
Merci beaucoup. À plus.