The Next Big Shit — Episode 3 —
Nos 7 plus grosses erreurs de 2023
Luc et Alex partagent leurs 7 plus grosses erreurs de 2023.
- Speakers
- Luc Allain, Alexandre Bonhomme
- Duration
Transcript(48 segments)
que l'opération ramène 100 millions de volumes ou 500 000 ou 1 million de volumes, je mettais mes mains de la même manière et ainsi de suite.
Finalement le seul intérêt c'est de rester avec une personne et de jouer long terme avec des personnes long terme. Bah ouais,
les gens ne se rendent pas compte parce que c'est pas méga sexy de dire ça. Même si tu gagnes un peu moins à court terme sur un truc très solide, il vaut mieux le faire.
J'ai l'impression qu'il y a beaucoup de personnes aujourd'hui qui sont terreloctueuses, qui sont cloîtrées dans les croyances, en fait qui ne voient que des business, des business bas de gamme, et qui en fait ne le voient pas encore mais ils sont bloqués.
Bah des fois je peux voir un truc qui me bloque toute mon aile, c'est même plus une tâche à moi, c'est juste une réponse. La réponse elle met trois mois, pendant trois mois je n'ai rien et je ne peux rien y faire. Première erreur pour moi cette année, c'était ne pas assez déléguer. Je pense que ce que j'ai vraiment appris cette année et que j'ai eu du mal à faire, que j'ai mis trois quarts de l'année à réaliser, c'est d'apprendre à beaucoup plus déléguer, d'apprendre à beaucoup plus me faire baquer par mes équipes si tu veux, et ne pouvoir me concentrer que là où j'ai vraiment de la valeur ajoutée, et ne pas mettre mes mains partout. Je ne sais pas si toi tu as le même souci dans ce que tu fais, mais moi ça a vraiment été ma grosse erreur pendant neuf mois, et mon apprentissage on va dire des trois derniers mois.
Mais toi ton cas est quand même particulier parce que tu as une équipe, tu as un business qui tourne bien. Quand tu dis que tu ne déléguais pas assez, est-ce que tu peux nous donner des exemples de tâches que tu aurais dû déléguer depuis des années ?
Je peux te donner plusieurs, et je peux même te donner des process entiers que je continue à faire. Sur le limo, il y a ces opérations, tu les analyses, tu vas les vendre à un partenaire promoteur, à un investisseur, à qui que ce soit, et en gros on fait du sourcing. Derrière, s'ils ont besoin, ils reviennent nous voir pour de la data, du financement, ou ils rentrent par ailleurs, peu importe. Mais en gros, il y a une opération, on l'analyse, on comprend ce qu'il faut en faire, et on trouve les bons acteurs pour aller au bout. Moi mon sujet c'était que jusqu'à il n'y a pas très longtemps, je suivais quasiment 100 % des opérations moi-même, c'est-à-dire que je mettais mes mains clairement dans chacune des opérations. Quand bien même que l'opération ramène que ce soit 100 millions de volumes, ou 500 000 ou 1 million de volumes, je mettais mes mains de la même manière et ainsi de suite. Et ça c'est un truc où j'avais vraiment du mal à prendre un pas de recul et dire ok les équipes, elles gèrent tous les trucs. Ça c'est vraiment le premier point. Second point, c'est toute la gestion comptable, machin, tous ces trucs-là, moi je gardais vraiment la main dessus. Petit à petit tu vois.
Ah tu faisais encore ça ? La comptabilité, la réception des factures, ce genre de choses ?
Attention, attention, quand je te dis la comptabilité, j'entends pas, j'ai toujours eu un cabinet comptable, le début si tu veux, je me tape pas ma compta moi-même. Mais le sujet c'est je passais en revue quand même tous les trucs, quasi toutes les dépenses et ainsi de suite. Ça c'est vraiment un truc que j'ai appris à lâcher et que j'ai lâché trop tard. Pareil, dernier point, comme ça tu en as trois et tu vois là, c'est l'animation de toutes les réunions. Jusqu'au dernier trimestre, j'allais à 98 % des réunions. Et aucune réunion qui se passait, entre guillemets, sans moi. Ça, ça s'est arrêté aussi et c'est un des vrais trucs qui m'a redonné du temps et qui m'a permis de refaire du développement et de realler de l'avant et de retrouver des nouveaux clients et de retrouver, de publier du contenu et de faire ce qu'on fait là. C'est définir des responsables qui peuvent prendre des réunions à la place, les gérer de A à Z et j'ai juste un report en fin de semaine si tu veux. Et je passe pas mon temps dans 15 000 réunions, juste pour donner mon avis ou contrôler que ça se passe bien. Donc ça c'est vraiment, tu as trois exemples, il doit y en avoir d'autres des plus petits, mais c'est vraiment les trois exemples où moi j'ai mis vachement de temps, vachement de temps à déléguer, vachement de temps à passer la main.
Et c'était quoi la réalisation que tu as eu ? Est-ce qu'un jour tu t'es réveillé ou je sais pas, burn out ou que c'est, je te dis mais en fait pourquoi je fais toujours ça, pourquoi je peux pas me libérer du temps, pourquoi ? Comment tu as eu cette réalisation-là ?
Alors sans aller jusqu'au burn out, qu'on soit quand même positif, sans aller jusqu'au burn out, c'est exactement ce que tu viens de décrire. C'est-à-dire qu'à un moment, il y avait trop de tâches parce que je continuais quand même à faire du développement, je continuais à avoir des nouveaux trucs. Et à un moment quand t'as, aujourd'hui je sais pas, on doit avoir plus de 80 OP tu vois en parallèle, bah à un moment quand t'as ça, tu peux plus. En fait c'est juste mathématique, c'est juste ça rentre plus dans ta journée. Donc t'as beau être aussi déterre que tu veux, travailler aussi dur que tu veux, tu vas faire n'importe quoi. Au bout d'un moment tu vas faire de la merde, ça va pas sortir, ça va faire des trucs pas bons. Et donc c'est là que j'ai eu cette réalisation entre guillemets où je me suis dit ok là il faut que je change mon fusil d'épaule et que je trouve un autre moyen de résoudre le problème. Ok ouais. Voilà et donc ça s'est passé par un gros boulot tu vois de fin septembre, pardon un petit truc, c'est un gros boulot de août à fin septembre tu veux, où il a fallu mettre tout ça en place, mettre cette culture en place, s'expliquer à tout le monde pourquoi ça change, comment ça va se passer et ainsi de suite. Ça a été un vrai très gros boulot pour moi.
Est-ce que tu as dû recruter en conséquence ou est-ce que juste à réaménager ton équipe ? Les deux. Réorganiser. Les deux, j'ai dû réorganiser et j'ai dû recruter. Et vous êtes très bien là au sein de l'équipe ? Et pardon ? Vous êtes combien au sein de l'équipe ?
On est quasiment une trentaine de, enfin vingt-huit. Ok. Voilà.
Ok, bon bah écoute moi, une erreur est derrière un apprentissage. C'est de bosser 80 heures par semaine, mais de la mauvaise manière. Et j'ai eu une grosse réalisation qui peut être toute conne, c'est qu'en fait ça ne sert à rien de bosser beaucoup. Les seules choses qui comptent, c'est de bosser sur le bon projet, avec la bonne stratégie et avec les bonnes personnes. Et en fait, c'est tellement plus efficace de prendre le temps d'analyser, de parler avec des personnes, de comprendre son marché, de comprendre son produit, de comprendre la direction que l'on veut prendre et surtout de comprendre aussi les personnes à qui on veut bosser et ensuite de passer à l'action, que de foncer tête baissée et d'ignorer tout ça. Parce qu'en fait, ça nous fait faire des alertoires en permanence, ça nous fait recommencer de zéro permanence et ça crée énormément, énormément, énormément de pressions. Alors, attention, je ne dis pas que ne pas se lancer rapidement, c'est une mauvaise chose. Moi, je reste persuadé que le fait de se confronter le plus rapidement au marché, faire comme ça balancer du contenu le plus rapidement possible, c'est bien, mais je pense qu'il y a un temps pour tout. Et ma grosse erreur, moi, c'est que je foncerai rapidement. Je foncerai rapidement, alors c'est cool puisque comme ça, je teste aussi plus rapidement et je n'attends pas. Mais la grosse problématique, le gros revers, c'est qu'au bout d'une semaine, moi, je peux me dire, mais en fait, je suis parti dans la mauvaise direction. Et donc, au lieu d'avoir pris le temps de vraiment débroussailler, d'avancer en mode bulldozer ou quoi qu'il arrive, je ne reviens pas en arrière puisque je fais bien les choses à chaque fois, et bien, j'étais en mode fusée, donc je fonçais, fonçais, fonçais. Donc, si je fonçais dans la bonne direction, c'est cool, parfait, avec la bonne personne, c'est chouette. Par contre, très souvent, c'était l'opposé qui arrivait, c'était que je fonçais dans la mauvaise direction, donc je perdais beaucoup de temps. Et ça, je pense qu'énormément de personnes font cette erreur-là. Énormément de personnes, justement, ne comprennent pas que le vrai game, c'est de faire des choses long terme. Et en fait, la fameuse théorie des intérêts composés, qui s'applique à absolument chaque point de notre vie, et en fait, on se rend compte que ce que je viens de dire s'applique pour tout, même si ça s'applique aussi pour la personne avec qui on va vivre. C'est-à-dire que ça ne sert à rien d'avoir 36 personnes, enfin, de tester avec 36 personnes. Finalement, le seul intérêt, c'est de rester avec une personne et de construire, jouer long terme avec des personnes long terme. Et donc, finalement, le vrai game, c'est de trouver la bonne personne et de continuer avec ces personnes de long terme. Pareil pour le projet, pour le business, par exemple. Dans le business, il faut trouver le bon business et rester sur ce business suffisamment longtemps pour réussir. Et c'est pareil pour tout, pour le sport, pour tout ce qu'on veut. Et donc, au lieu de partir dans toutes les directions, essayer d'aller vite, vite, vite, se poser, réfléchir et vraiment avoir cette vision long terme, et donc, ça nécessite d'analyser tout en amont. Donc voilà, grosses erreurs que j'ai faites, non seulement cette année, puisque j'ai un gros moment de flottement cette année, quand même, et surtout quelques années auparavant, et derrière, gros apprentissage aussi, erreurs que j'espère que je ne ferai plus.
Ouais mec, je ne peux que te... Enfin, moi, je comprends totalement, parce que j'ai fait les... Enfin, alors paradoxalement, j'ai fait les mêmes erreurs tout en restant dans la même boîte pendant longtemps, sur le même sujet et tout ça. Et ça commence à payer maintenant, mais paradoxalement, sur des branches à l'intérieur de ça, j'ai fait les mêmes erreurs. Et tu vois, j'ai fait les mêmes erreurs sur des boîtes, enfin, encore une fois, que tu connais, que je cite à chaque fois, mais dans lesquelles j'ai investi, où on s'est diversifié très vite et tout ça, le truc d'explosions vols. Et donc, enfin, notamment sur le web 3, et donc, je ne peux que te baquer là-dessus et dire, bah ouais, c'est sûr que, en fait, les gens ne se rendent pas compte, parce que ce n'est pas méga sexy de dire ça, les gens ne se rendent pas compte, quand tu es entrepreneur et que tu commences, que il y a un truc à arbitrer qui est, même si tu gagnes un peu moins à court terme sur un truc très solide, il vaut mieux le faire que d'essayer de se goinfler pendant trois ou six mois, et en fait, tu n'arrives jamais à passer à l'étape supérieure, voire le truc pète en vol et tu te retrouves à zéro ou à pas grand chose. Et ça, c'est, d'après moi, complètement fondamental, complètement fondamental dans le business. C'est de comprendre que ton intérêt long terme paiera mille fois plus que ton intérêt court terme, sauf que le truc, il n'est pas facile à arbitrer, parce que quand on te dit, ouais, mais là tu peux faire tant en trois semaines, tu as très envie d'y aller pour voir si ça marche, tu vois. Et même si ça marche, ce n'est pas forcément que tu as fait le bon choix, parce que le bon choix, c'est peut-être de se concentrer sur des trucs à long terme.
Ouais, je n'ai… Attends, du coup, ça me fait penser, je me permets d'enchaîner justement, puisque c'est directement lié. Une deuxième chose, et je vais dire ça très très rapidement, une deuxième réalisation aussi que j'ai eue cette année, c'est que moi de base, je viens du monde des applications mobiles, du monde de la tech, après je suis parti à fond dans le monde du business online, et en fait, je me rends compte aujourd'hui que c'est bien, j'ai appris beaucoup de choses, j'ai réussi à faire un peu d'argent et tout, j'ai aussi gagné confiance en moi d'un point de business, mais que finalement ce n'était pas du tout des trucs long terme et que ce n'était pas des choses que j'allais pouvoir faire vraiment sur 5, 10, 15 ans et qui allaient me permettre d'atteindre les objectifs que je voulais atteindre. Donc du coup, une erreur est maintenant un apprentissage aussi, c'est de me dire, ok, maintenant, toujours se demander si la direction vers laquelle on part, eh bien, nous permet de se rapprocher de l'objectif final. Après, tout dépend, on a chacun des objectifs finaux différents, mais si un objectif final, c'est de gagner 100 millions, 1 milliard ou plus, est-ce que faire de la vente de formation comme business numéro 1, est-ce que ça nous rapproche vraiment ou est-ce que ça nous éloigne de l'objectif principal ? Et j'ai l'impression qu'il y a beaucoup de personnes aujourd'hui qui sont à l'autueuse, qui sont cloîtrées de manière... Enfin, ils sont cloîtrés dans les croyances où en fait, ils ne voient que des business, je mets des gros guillemets, des business bas de gamme, dropshipping, infoproduit ou agence, des petites agences ou ce genre de choses, et qui en fait ne le voient pas encore, mais ils sont bloqués. Il y a forcément un... C'est où Salma Ammar qui disait un truc intéressant, qui disait que l'infopreneur ou le gars qui fait du business online qui est dans les 0 ,00001%, eh bien, il gagne 10 millions par an en France. Par contre, le start-upper qui est dans les 0 ,00001%, ça se compte en milliards. Et je pense qu'il faut absolument pouvoir savoir le gain de lequel on veut jouer. Alors c'est ok, peut-être qu'on veut jouer dans un game où on privilégie la liberté à la création de grandes choses, c'est ok dans ce cas-là, mais si on joue dans un game où on privilégie la création de grandes choses, l'obition, la construction, toujours se demander si la direction qu'on a pris ou qu'on est en train de prendre nous éloigne ou nous rapproche de l'objectif final. Voilà, je l'ai fait courir.
Clairement, alors ça, moi, me met vers mon point numéro 2, qui est, le truc cette année, c'est justement poser des objectifs vraiment très clairs. Moi, j'ai beaucoup bossé sur ma méthode d'évaluation de fin d'année et de mettre des objectifs pour l'année d'après. Et en fait, si tu veux, ça, c'est un truc que je ne faisais pas avant. C'est-à-dire qu'avant, j'avais mes objectifs dans ma tête, en gros, ok, je vais monter ma boîte, je veux que ma boîte, elle fasse temps, et donc j'ai besoin de ça, ça, ça. Pour la première année, je suis descendu dans le détail à un point de dingo. Quand je te dis ça, ça veut dire quoi ? Ça veut dire dire, ok, mon objectif, c'est ça. Bon, ça, ça n'a pas changé. A priori, tu sais à peu près où globalement tu te diriges. Cet objectif, pour l'atteindre, il faut qu'il y ait tel objectif moyen, tel, tel, tel, tel, tel truc. Tu fais tout un entonnoir pour arriver à ça. Et en face de ça, ça veut dire que c'est quoi les tâches que je dois faire. À quel moment il y a une tâche aussi que je ne maîtrise pas ? Je dis n'importe quoi. Tu dis vendre une opération à Toulouse qui fait un million d'euros. Ok, bon, moi, je peux mettre toutes les tâches, chercher un client, faire des prospectus, envoyer du contenu en ligne, envoyer une newsletter à l'ensemble de mes clients actuels et tout ça. Tout ça, je maîtrise. C'est-à-dire que c'est moi qui fais. C'est moi qui dis, ok, je envoie ma newsletter. Quand je dis c'est moi, c'est moi ou mon équipe, mais je prends le temps de faire le truc. Mais c'est pas dit que ça répond. Et en fait, les gens, souvent, ce qu'ils oublient, c'est j'ai mon objectif, j'ai la tâche pour y arriver, mais tu n'es pas sûr qu'ils répondent. Et tu n'es pas sûr qu'ils répondent ou il faut que tu aies des plans 2, 3, 4, 5, 6, tu vois, et toutes les méthodes pour essayer de s'assurer que ça répond. Et ça, c'est hyper important parce que dans la fin de ces trucs-là, il n'y a des fois rien de mathématique. Ou pareil, tu te fixes un objectif à un mois, mais en fait, les gens, ils ont besoin de trois mois de prise de décision. Ton objectif, il est foiré de base. Et donc, l'idée dans tout ce truc-là, c'est de partir du grand objectif, découper tous les petits objectifs, toutes les tâches que je vais devoir faire pour arriver à chacun des petits objectifs. Donc, théoriquement, toutes les tâches que je vais devoir faire pour arriver tout en haut de là où je veux arriver. Et au milieu de ça, où vont être potentiellement les points bloquants ? Alors, je ne te dis pas que le 1er janvier, je connais tous les points bloquants de mon année, mais où est-ce que je risque de rencontrer un truc ou où est-ce qu'il y a un truc qui, à un moment, ne va pas dépendre de moi et où donc je risque de rencontrer le problème, même si potentiellement 9 sur 10, il n'y en a pas et il y a un seul problème dans l'année qui te bloque toute ton année. C'est possible, tu vois. Moi, quand il s'agit de vendre des trucs avec des prix comme ça et des complexités comme ça, des fois, je peux avoir un truc qui me bloque toute mon année. Enfin, je peux avoir une tâche, enfin une tâche. Ce n'est même plus une tâche à moi, c'est juste une réponse. La réponse, elle met trois mois. Pendant trois mois, je n'ai rien et je ne peux rien y faire. Quand tu ne le sais pas, tu es frustré. Quand tu le sais, tu as mis en place les trucs pour parer à ce problème-là et tu les as mis en place depuis le 1er janvier, entre guillemets.
Et du coup, à quoi ressemble ce plan ? Déjà, est-ce que c'est un plan annuel ou est-ce que c'est un plan avec un objectif annuel et après décomposé en objectif de 90 jours, qu'ensuite tu décomposes un objectif mensuel et ensuite domadaire et ensuite quotidien ? Et deuxième question, lorsque tu as listé les problématiques que tu pouvais rencontrer, est-ce que tu l'as fait sous forme d'arbre ou est-ce que juste tu les as listées en mode « OK, face à 7 sur 7 actions-là, quelles sont les 5 problématiques auxquelles je peux faire face et après quelles sont les 5 solutions ? » Comment tu as réussi à vraiment rentrer dans le détail ?
Alors, c'est une très bonne question. Déjà, je ne suis pas sûr que ce soit la meilleure option. Chacun, ceux qui nous écouteront, ils feront avec l'outil qu'ils veulent. Moi, j'ai pris Notion. Je me suis fait un Notion et ensuite, dans Notion, tu peux faire des soupages et ensuite, je l'ai organisé en effet comme tu l'as dit, objectif annuel, si tu veux. Dans l'objectif annuel, des objectifs au trimestre, au quarte-heure, si tu veux. Dans ça, des objectifs au mois, dans ça, des objectifs à la semaine et ensuite, je me suis assuré de la cohérence du tout. Si je dis, je n'en sais rien, je veux que sur la chaîne, on soit à 10 000 personnes à la fin de l'année, ce n'est pas cohérent si je te dis « dans un mois, on est à 9 000 ». Ça n'a pas de sens, c'est que mon objectif soit il est mal cadré à la fin, soit il est mal cadré au début. Si je dis, je veux qu'on soit à 1 million dans un an et que je dis « à la fin du premier mois, on sera à 500 ». D'ailleurs, abonnez-vous. Si à la fin du mois, on est à 500, ça n'a pas de sens parce qu'à moins qu'il y ait un décollage monstrueux, ça semble compliqué. Donc, ça veut dire qu'à la fin du mois, il faut être à 80k, 74. Donc, quand je me fixe des objectifs, je m'assure qu'ils soient incohérents par rapport à la réalité des choses, et surtout, cohérents entre eux. Est-ce que si je fais ça le mois 1, ça me permet bien de faire ça le mois 2, ça me permet bien de faire ça le mois 3, parce que si dès le mois 1, j'ai un retard de 70 % par rapport à l'objectif, je suis foutu quoi. Donc, une fois que j'ai fait ça, je rentre dans le détail de qu'est-ce que ça me demande comme tâche, l'échelle journalière évidemment, et ce qu'est-ce que ça me demande comme tâche, où est-ce que les roadblocks vont être. Et j'ai aussi fait les roadblocks à horizon mois et à horizon année, en me disant, là, je pourrais avoir un problème ce mois-ci sur tel tel point, et ainsi de suite. Et ce n'est pas forcément les 5 problèmes, 5 solutions, c'est vraiment tous les problèmes que j'ai en tête, et à chaque fois, j'essaye de trouver une solution. Il y en a où il n'y a pas de solution, on prie très fort pour que ça n'arrive pas. Il y a des trucs, malheureusement, j'en arrive à cette conclusion.
Et après, comment ça se passe ? Est-ce que ce plan, tu le partages à ton N-1, ou à tes managers principaux, ou est-ce que tu vas le dispatcher à l'équipe dans les grandes lignes ? Enfin, je veux dire, est-ce que c'est quelque chose qui est très personnel, et qu'ensuite, tu vas leur partager, mais dans les grandes lignes, voici l'objectif de la semaine, etc. Ou est-ce que c'est un plan global que tu leur montres, en disant, voici grosso modo ce qui nous attend cette année ?
Non, alors ce qu'il y a sur le notion, c'est un plan perso, parce que dedans, j'ai des trucs. Je vais te donner un exemple, je me suis blessé, je cours beaucoup, je me suis blessé, il y a un truc, c'est, en gros, me soigner de cette blessure, tu vois. Ça, mon équipe, elle l'a pas, c'est pas leur sujet, tu vois. Donc, j'ai pris ce plan-là. À partir de ce plan-là, j'en ai fait un plan pour la boîte. Et ce plan pour la boîte, je l'ai envoyé à mes associés, mes N-1, entre guillemets, si tu veux, et j'ai attendu leur feedback pour me dire, ok, ils sont bien d'accord, ils valident le plan, j'aurais pas un mec au milieu de l'année qui me dit, ah non, c'est mort, je veux pas faire ça, ou je sais pas quoi, ou voilà. Et après, chacun diffuse le plan comme il l'entend.
Ok.
Et donc, l'idée, c'est que tout est une roadmap cohérente, parce que si tout le monde n'est pas cohérent dans la chaîne de trucs, bah t'es foutu, tu vois. T'es foutu parce que tu peux pas réaliser, enfin, au niveau dont on parle là, tu peux pas réaliser de trucs tout seul. Guérir de ma blessure, à la limite, je me gère, tu vois. Prendre rendez-vous chez l'OSTO, prendre rendez-vous chez le médecin, et puis le médecin, il sait ce qu'il fait, je suis même pas capable de savoir, voilà, exactement s'il sait bien ou pas, mais tu me fais confiance, j'ai plus mal, cool, fin de l'histoire. Je me suis géré tout seul.
Il y a la blouse blanche, ça suffit.
Il y a la blouse blanche, ça suffit. En tout cas, pour moi, voilà, je me suis géré tout seul. Par contre, quand c'est dans la boîte et qu'il faut faire travailler, tu vois, on a 50 importants d'affaires, 28 personnes dans la boîte, avec les clients, ça fait genre des interactions avec 100 personnes. S'il y a minima les plus proches de nous, elles sont pas d'accord avec l'objectif, elles sont pas d'accord avec la direction, et elles sont pas d'accord avec les micro, les objectifs de milieu de palier. C'est 0 % de chance de pouvoir réussir ton truc. 0 % de chance parce que tu n'auras pas fait vivre le truc. Après, ce qu'il faut, et ça, c'est hyper important, c'est expliquer pourquoi ces objectifs, ils font sens. Ce n'est pas juste Alex pendant les vacances de Noël qui a pété un câble et qui a décidé que ça avait du sens, tu vois. L'idée, c'est de se dire non, OK, je vois pourquoi la boîte a besoin de ça, pourquoi le projet a besoin de ça, pourquoi ça va nous permettre d'aller plus haut, plus loin. Et des trucs très matériels, pourquoi ça va nous permettre d'être mieux payés, plus vite payés, d'avoir des bonus, d'avoir je ne sais pas quoi, enfin, x, y, z quoi.
OK, ouais. Et ça t'a pris combien de temps à faire ce travail puisque c'est un travail qui est assez colossal, ça demande pas mal de réflexion.
J'ai fait une semaine, une grosse semaine, une grosse semaine. Mais après, moi, je suis assez efficace en règle générale quand je bosse, tu vois, comme ça. Et donc, j'ai bien tabassé le truc. Je pense que c'est, tu vois, ça doit être 30, 40 heures de boulot. 30, 40 heures de boulot, sachant que par contre, en début d'année, je m'arrête aux objectifs mensuels. En dessous, semaine et jour, ça, je le fais à chaque fois en début de semaine. Je reprends mes objectifs mensuels. Je me dis OK, dans ce mois là, j'avais prévu, donc il faut que j'aie fait cette semaine, la semaine prochaine. Et donc en dessous, tel jour. Donc, donc ça prend, après, ça te reprend une heure, une heure tous les dimanches là. Enfin, moi, je le fais dimanches là, voilà.
Et j'ai une question, dernière question sur ça. Est-ce que tu recommandes à des personnes qui débutent de faire ce type de travail sachant que c'est quand même un travail qui nécessite d'avoir un minimum de visibilité sur la suite pour avoir un planning qui soit cohérent? Parce que quand on débute un nouveau projet, mettre OK, je veux, par exemple, j'ai des bêtises, mais démarcher 300 personnes de l'année pour espérer obtenir x euros de chiffre d'affaires à la fin. Mais qu'au bout de deux semaines, tu te rends compte qu'en fait, pour avoir ta cible, le mieux, c'est de créer du contenu ou alors c'est de faire du SEO, ton planning, immédiatement, KO, ça ne marche plus.
Non, en fait, je pense qu'au début, ce qu'il faut, c'est juste que tu aies les idées claires sur où est-ce que tu veux aller dans les grandes lignes, sans rentrer trop dans le détail. Que tu sois capable de comprendre les jalons qui vont te permettre d'y arriver, sans qu'il soit trop détaillé non plus, ça veut dire, les jalons, ça ne veut pas dire, ouais, il faut démarcher 300 mecs avant fin juin, tu vois. Le truc, c'est de dire, OK, probablement pour arriver à lancer mon SAS et faire un million de CA, je vais avoir besoin de x mille utilisateurs payants. Je ne suis pas encore sûr du prix, mais globalement, tu vois, à 3000 mecs, ça devrait plus ou moins passer, tu vois, à plus ou moins 20%. À la limite, ça, c'est du détail après, tu vois. Après, tu as juste le prix et machin. Mais au moins, tu es conscient des jalons que tu vas devoir rencontrer. Et donc, tu vas pouvoir dire, le premier mois, je teste mes hypothèses. Je teste les ads, je teste le démarchage, je teste la production de contenu, je teste ci, je teste ça. Et tu peux dire, une des tâches et un des objectifs du premier mois, c'est de se dire, avoir les idées claires sur quelles sources de trafic va m'amener le plus de revenus, tu vois. Et tu testes les sources de trafic. Et ce n'est pas grave, tout le reste, c'est du temps investi pour comprendre mieux ton business et tout ça. C'est hyper important de le faire. Mais au moins, ce n'est pas, tu te lances à l'aveugle et tu te dis, ouais, vas-y, je vais tester un truc. Puis, ah, ça ne marche pas, donc je vais en tester un autre. Ouais, mais pourquoi celui-là plus qu'un autre ? Tu t'en fous parce que tu le fais au quotidien. Et je dis ça, mais moi, j'ai fait ça pendant longtemps. Enfin, moi, je m'estime excessivement chanceux de ne pas avoir préparé grand chose et de pourtant avoir réussi à avancer dans la vie, à monter des business, ça marche. Le sujet, c'est que je pense que si j'avais fait ça sans être aussi vénère que ce que je viens de faire cet hiver, mais si j'avais pu faire ça tous les ans, mon business serait déjà peut-être fois dix aujourd'hui. Et surtout, j'aurais pu le faire en perdant beaucoup moins de temps. C'est peut-être pas tant, un fois dix, mais un divisé par trois en temps. Et à minima, en temps investi. Parce que du coup, tu deviens beaucoup plus efficace. Tu t'évites d'avoir des tâches polluantes ou quand tu as des gens qui, en gros, qui veulent te prendre du temps pour te parler de X ou Y, qui ne fait pas du tout partie du plan. Avant, je disais, bah ouais, vas-y. Et en fait, tu te rends compte que tu perds énormément de temps. Là, je me dis, OK, si je le fais, c'est parce que j'aime bien le mec, parce que je me dis qu'il va me parler d'un truc, voilà, que je vais pouvoir l'aider. Mais je me dis pas, tiens, c'est du boulot, je suis en train de le faire. Je me dis non, j'investis du temps pour parler à quelqu'un parce que ça a du sens, mais mon objectif, il n'est pas l'heure. Parce que ça, ça n'a probablement rien amené à l'objectif. Mais pour ça, je suis correct, toi, il faut quand même un peu d'XP pour cadrer le truc.
OK, j'avance. J'en ai une autre. Alors, j'en ai deux qui vont être rapides. La première, c'est au niveau du coaching. Se faire coacher ou pas. Moi, j'avais un business qui tournait très bien, avec une belle croissance. J'étais solo dans la boîte. Une très belle croissance jusqu'en juin 2023, un truc comme ça, un peu avant même. Et donc, je me suis dit, OK, je vais prendre un coach pour accélérer la cadence, pour aller plus vite. Et l'objectif, c'était d'avoir 10 fois plus de résultats, en gros, et me faire accompagner par quelqu'un qui était déjà passé par là vers là où je souhaitais aller. Et en fait, ça n'a pas du tout marché comme ça, alors que le coach était ultra compétent, alors que le coach était ultra créatif, alors que c'était un vrai type qui avait réellement bossé, pas comme beaucoup des coaches qui se disaient de coach, mais en fait, ils n'ont fait que coacher toute leur vie. Et en fait, la grosse question qu'il faut se poser pour toutes les personnes qui souhaitent se faire coacher, c'est d'apprendre à se connaître. C'est un truc que j'ai appris, du coup, Samir, un apprentissage, c'est que beaucoup de choses passent par la personne que l'on est, et également sur comment fonctionne le cerveau, et à quel point, et si on est quelqu'un de rationnel, on est quelqu'un d'émotif, et à quel point on est quelqu'un de créatif. Alors, pourquoi j'ai ça ? C'est parce que moi, je pense que je suis quelqu'un d'assez créatif, et je suis quelqu'un qui a plein d'idées. Et donc, la problématique de ça, c'est que si je tombe... Donc, du coup, la problématique de ça, c'est que j'ai tendance à vachement me disperser, à partir de tous les sens, parce que j'arrête de faire beaucoup de choses, parce que j'ai plein d'idées, et donc, du coup, j'ai du mal à avoir du focus. Pour que le business réussisse, et bien, j'ai réussi à avoir un focus, à m'imposer un plan d'attaque, une direction, et c'est comme ça que ça avait bien réussi à marcher. Et là, le coach est arrivé, et c'était pas quelqu'un qui n'allait pas droit au but, et c'était pas quelqu'un qui arrivait... Si il nous écoute, un bon ami va se croire directement, mais selon moi, c'est quelqu'un qui n'arrivait pas à exprimer clairement, simplement, des idées complexes. Ce que je trouve dommage, je trouve que ce que j'attendais vraiment d'un coach, c'est quelqu'un qui arrive à ne pas me prendre la tête, et à me dire des choses qui peuvent paraître complexes, mais même me le dire extrêmement simplement, pour que je puisse immédiatement les adapter. Et du coup, il m'a amené plein d'idées extrêmement complexes, plein de directions, sans me donner une direction précise, et donc, ça m'a juste fait reconnecter à mes démons, et ça m'a fait partir de tous les sens, et ça a mené à l'implosion d'une activité qui marchait supérieure. Vraiment, c'était une activité qui cartonnait. Donc, l'apprentissage de ça, c'est qu'il y a des coaches qui sont des très bons coaches, qui sont des très bons businessmen, qui sont des types très intéressants, mais qui, par contre, ne fit peut-être pas avec la personne que vous êtes. Et ce n'est pas parce que quelqu'un a réussi quelque chose, ce n'est pas parce que quelqu'un a l'air d'être compétent, qui va forcément vous apporter et vous permettre de ne pas faire de business. Donc, du coup, la leçon que j'ai entière, c'est toujours apprendre à se connaître, et vérifier que la personne qui nous coach, qui nous accompagne, et bien, fit avec notre manière d'apprendre les choses. Je ne sais pas si c'est très clair.
Oui, si, si, c'est clair. C'est-à-dire que ton analyse, c'est pourquoi pas, mais bien choisir en fonction de qui on est. C'est-à-dire, apprendre à se connaître d'abord, et après, tu vas chercher le coach qui correspond à tes skills, enfin, à qui tu es.
C'est ça, oui, exact. Donc, ça, c'est la première chose. Et la deuxième chose aussi, c'est au niveau de la consommation. Un gros approche sage, cette année, et je ne faisais pas l'erreur avant, mine de rien, c'est de considérer que nous sommes ce que nous consommons. Tant d'un point de vue alimentaire que d'un point de vue intellectuel. Il y a une phrase qu'on attend assez souvent, c'est on est ce qu'on mange. Donc, en gros, si on ne mange que des burgers toute la journée, on va finir gros, obèse, dépressif, ou que sais-je. Mais c'est d'autant plus vrai dans la consommation de contenu que l'on fait. Et c'est d'autant plus vrai aussi que les personnes avec qui on discute, que notre entourage, et également que notre environnement direct. Par exemple, s'il pleut en Pérénance, je ne sais pas, si on est entouré de personnes dépressives, il y a de grandes chances que l'on le devienne aussi. Et donc, du coup, il ne faut surtout pas sous-estimer l'importance et la dangerosité de ce que l'on consomme, que ce soit au niveau des emails qu'on lit, que ce soit au niveau des vidéos qu'on regarde, de la télévision, je ne sais pas, de la télé ou que sais-je. Et ça, j'en ai pris conscience d'un point de vue gravissime. C'est-à-dire que je me suis rendu compte qu'en fait, on était tous des IA, et que finalement, la pertinence d'une IA dépend uniquement des inputs qu'on lui file. Si on nous riche à GPT, aux anges de la télé, mais d'un point de vue mastogge, si on lui envoie toutes les épisodes, toutes les vidéos de dix ans auparavant, bon ben, il va être un naze, il va savoir parler comme eux, il va savoir sur tous les potins tout ce qu'il veut. Il va être génial sur ça. Mais par contre, il va peut-être être beaucoup moins compétent qu'une IA qu'on aura nourrie à du contenu business, à du contenu scientifique, à du contenu scientifique, etc. En fait, c'est exactement la même chose. Donc, si on utilise, surtout les personnes qui nous regardent, à mon avis, on utilise tous TchadGPT, ça ne nous viendrait pas à l'esprit de nourrir TchadGPT de contenu merdique. Pourtant, on a un peu trop l'habitude de se nourrir nous-mêmes, que ce soit alimentairement ou dans ce qu'on regarde, de contenu ou que sais-je, merdique. Et ça, je pense qu'il faut être ultra intransigeant sur ça. Et ça, ça a été un gros approchissage de ce type pour moi.
Moi, depuis que j'ai commencé mon business, j'essaye, je n'y arrive pas tout le temps, mais j'essaye, enfin... Je suis devenu hyper, dans ma vie perso, j'entends, je crois qu'on avait déjà parlé dans une vidéo, mais je suis devenu hyper intransigeant et hyper, comment dire... presque austère, si tu veux, asset, au sens ascétique. Pourquoi ? Parce que tu te rends compte que le défocus arrive très vite, le manque de dopamine, de je ne sais pas quoi, de t'es pas en forme, t'es pas au top, et tu le vois, en fait. Quand tu commences à avoir l'habitude, tu le vois. Une journée où t'es au top, où ton cerveau est sharp et focus, où t'es concentré sur tes jeunes objectifs, t'es bien organisé, une journée où t'as commencé par te prendre un petit déj au McDo, la veille, tu t'es couché à 4 heures du TAM, et je ne sais pas quoi, tu vois. C'est horrible. L'offre. Il n'y a pas la même productivité, c'est impossible. Et alors, tu vas me dire, oui, mais une fois, on s'en fout. Et c'est la réalité. Une fois, si tu prends 10 ans de bises, tu le fais une fois, il ne se passera rien, ça n'a aucun impact, à moins que tu aies le rendez-vous le plus important de ta vie à ce moment-là, mais tu n'es pas assez idiot pour le faire comme ça. Rien, aucun impact. Par contre, tu le fais deux fois par semaine pendant 10 ans, même une fois par semaine pendant 10 ans. C'est une journée où t'as un mec qui est le même mec, aussi intelligent, pareil, une fois par semaine, toutes les semaines pendant 10 ans. Là, tu parlais des intérêts composés tout à l'heure, là, tu commences à avoir une sorte de courbe à intérêts composés. Et ça, c'est important. Et pourtant, je vois de plus en plus de gens, tu vois, sur... Twitter depuis des années, YouTube, tout ce que tu veux, qui disaient, mettez en place des routines, morning routine, night routine, machin, blabla, blabla, ouais, moi, je bosse comme ça, j'ai des trucs, des systèmes, bref, ok ? Et ça prenait de l'ampleur. Je me disais, putain, c'est cool, parce que les gens comprennent que quasiment tout ce que... Enfin, c'est comme un sportif de haut niveau, quasiment tout ce que tu fais vient se répercuter sur tes performances. Et depuis quelques semaines, quelques mois, je trouve beaucoup, beaucoup de mecs qui inversent totalement ça en disant, ouais, mais on s'en fout, il y a plein, il y a tel CEO de telle boîte, il bouffe des burgers et il dort 4 heures par nuit.
Ouais, la phrase qu'on voit sur les réseaux, j'ai réussi, ma boîte est valorisée 10 millions, alors que je ne dors pas 8 heures par nuit, alors que si, alors que je dors 10 heures par nuit, alors que je regarde Netflix, alors que je mange MacDo, blablabla, tiens.
Mais évidemment que tu vas en trouver, en fait. Le problème, c'est que de raisonner par des contre-exemples n'a pas de sens, parce que évidemment que tu vas trouver un mec qui ne dort pas ou qui dort 17 heures par nuit, tu vois, et qui du jour au lendemain se retrouve, voilà. Et pareil, ta boîte est valorisée très cher. OK, mais est-ce que c'est vraiment toi qui fais le vrai taf ? Est-ce que ton associé, ce n'est pas un monstre ? Et donc, voilà. Est-ce que tu ne connaissais pas, tu n'étais pas hyper bien connecté dans le monde des vicis, donc tu arrives en deux levées à valoriser ta boîte à 10 millions, et en fait, 10 millions, quand tu fais des levées, tu lèves 3 millions, mécaniquement, tu vas te retrouver sur une valo à 10, ça se gère, tu vois. Tout ça, mi bout à bout, en fait, fait que cet argument a peu de sens. Alors évidemment, si tu te sens hyper bien et que toi, tu es comme ça, OK, nickel, vas-y, go. Mais la plupart des gens, quand même, s'ils ont une vie bien organisée, ils auront de meilleurs résultats, et s'ils ont une vie pas très organisée, ils auront de moins bons résultats. Tu vois, c'est... Moi, je le vois avec moi et je le vois avec beaucoup de mes potes entrepreneurs. Tu as quand même un impact, tu vois. Il faudrait faire des tests à grande échelle, mais tu as quand même un impact.
Et pour moi, je pense qu'il y a un juste milieu, ouais. C'est-à-dire qu'à la fois l'ordre est quelque chose qui est phénoménal pour avancer, pour avoir des bons résultats, et à la fois se sortir bien au jour le jour et prendre du plaisir, c'est aussi un vecteur qui te permet d'avancer, qui te permet de tenir. Donc je pense qu'il ne faut pas être trop radical et il ne faut pas non plus être trop laxiste. Voilà, je pense que les personnes qui disent bon, moi, j'ai réussi en faisant ça, bon, je ne suis pas sûr que pendant tout leur succès et notamment au début, peut-être qu'aujourd'hui, que leurs boîtes fonctionnent bien, qu'ils ont tout délégué, qu'ils ont 40 emplois, mais je ne suis pas sûr qu'au début, eh bien, ils dormaient, je ne sais pas, à 10 heures par nuit, qu'ils ne se trivaient pas, qu'ils bossaient 2 heures par jour, ça, je ne crois pas, je veux dire.
Ok, et alors, on s'en fait un petit dernier, du coup ?
Vas-y, let's go.
Moi, j'en ai un dernier qui est apprendre à recruter. Ce que je ne savais pas faire avant, donc tu me l'as posé, on reboucle sur le début évidemment avec le fait de déléguer, pour déléguer, il faut recruter, mais apprendre à recruter, ça, c'est vraiment un truc hyper important. Moi, j'ai fait des erreurs de recrutement assez importantes. Évidemment, je ne citerai personne, mais plusieurs fois dans ma carrière, ça m'est arrivé de faire des erreurs de recrutement. J'ai eu des problèmes avec des gens, enfin, qui j'ai bossé. Et je trouve que dans l'année, là, je me suis vraiment amélioré et que ça te change la vie. Apprendre à recruter, c'est pour un CEO, pour un fondateur de boîte, dès que tu veux dépasser le côté infopreneur, machin, apprendre à recruter, c'est le truc le plus important si tu veux passer de 0 à 1. C'est comment tu t'entoures. À la limite, tu peux être moyen. À la limite, honnêtement, un mec qui s'est parfaitement recruté et qui est malin dans son recrutement et qui donne envie aux autres de venir avec lui, franchement, ça peut être une pipe techniquement. S'il arrive à être un maître dans l'art de recruter, il finira par résoudre 98 % des problèmes. Je ne te dis pas que le mec deviendra Elon Musk, mais il montra facilement une très belle boîte. Alors que l'inverse, être une machine de guerre et ne pas savoir recruter, ça va être beaucoup plus compliqué de réussir à monter une boîte.
Ça va être agolo, ça. J'ai l'impression. Après, le rôle d'un CEO, mine de rien, c'est avoir une bonne idée, arriver à développer un bon produit, prendre des décisions et ensuite recruter des craques, finalement. Si le type a de l'argent et s'il peut vite recruter, finalement, ça peut se réduire à ça.
Exactement, mais c'est pour ça que ton réseau de clients et ton réseau d'investisseurs est tout aussi important que ton réseau de talents. Ça, c'est un truc que j'ai mis aussi du temps à comprendre. C'est-à-dire qu'au début, je me disais, ouais, le mec, il a du réseau parce qu'il a des investisseurs. Ok, tu vas te retrouver avec éventuellement un seed ou un pré-seed ou un seed avec beaucoup de blé pour peu que tu arrives à convaincre tout le monde. Ok, fine, tu as un énorme réseau. Mais si tu n'as pas le réseau de talents à mettre en face, ce n'est pas en allant payer un cabinet de recrutement que tu vas te retrouver avec des craques. Souvent, les meilleurs recrutements que j'ai faits, c'est des gens que je connaissais depuis un moment avec qui je discutais dans un cadre pro. Et au bout d'un moment, je leur ai dit, les gars, est-ce que vous voulez venir bosser avec nous ? Parce que là, j'ai besoin d'un mec comme toi et j'ai vu ce que tu as fait ailleurs, j'ai vu ce que tu as fait dans ton job. Par exemple, je sais que tu as envie de changement, viens avec nous. Et ça, c'est un truc qui marche vachement bien. Et c'est comme ça que tu te retrouves avec des vrais craques. Pareil, je ne te dis pas que tu ne peux pas en trouver sur le open market, mais au moins, tu connais, tu as une vraie relation avec le gars, tu vois.
Ok, ouais. Est-ce que tu as un exemple de procès de bon recrutement ? Parce que du coup, j'imagine que tu t'es formé là-dessus.
Non, là, je ne m'écoule pas, je le fais au feeling. Je ne sais pas si c'est bon, mais je m'en sors plutôt bien en ce moment, mais je le fais au feeling. Ok. Très honnêtement, je n'ai pas de procès... C'est vrai, j'ai un processus. Si, alors attends, si c'est ta question, on sait ce qui se passe après, genre les RH, les machins, évidemment qu'on a un processus en interne pour que le mec soit bien intégré. Non, non, c'est vraiment... Comment repérer ? Ça, très honnêtement, moi, je le fais au feeling. Un, et deux, je le fais sur le long terme. C'est-à-dire que maintenant, je ne recrute plus des mecs en disant, ok, j'ai besoin de tel poste, je balance une offre. Il y a de grandes chances que tu ne vois jamais une offre de chez nous.
Oui.
Par contre, dès que dans une boîte, il y a un mec qui m'intéresse, ça fait longtemps que je bosse avec lui, je vois que le mec est un crac, je me dis, ok, est-ce que ça te dirait de venir avec nous ? Parce qu'on a tel problème à régler, voilà. Viens avec nous. Et j'ai la chance d'avoir un pool de talent qui fait que je n'ai pas besoin d'aller envoyer des offres de recrutement. Et je pense qu'il y a beaucoup de mecs, notamment dans la Silicon Valley, quand tu regardes des vidéos, tu as un peu de mecs qui ont monté des boîtes ou qui font des interviews, souvent, ils arrivent avec un pool de talent. Ils arrivent avec 3, 4, 5, 6 mecs qui connaissent parfaitement et tu verras que c'est souvent les mêmes mecs qui montent des boîtes entre eux. Il y avait eu ça avec les mecs de Twitch et tout ça. Tu regarderas toute l'histoire autour de la fondation Twitch.
À partir du moment où tu as une équipe de crac qui va vite, tu peux vraiment faire un startup. C'est une équipe studio. On enchaîne les projets comme ça et après, on délègue toute l'exécution. Tu mets un cio derrière.
Je regardais une vidéo de All In Podcast. All In Podcast, c'est 4 gros invests et mecs de la Silicon Valley. Et les mecs expliquaient qu'aujourd'hui, une équipe de l'IA et un tout petit peu de Thune t'attaquent n'importe quel marché. Tu n'as plus besoin de te faire chier, à lever beaucoup, machin. IA, petite équipe de crac. Enfin, c'est-à-dire que comme l'IA décuple le travail et co-pilote, tu peux coder 4 fois plus vite, le sujet est plus du tout est-ce que je suis capable d'avoir 50 développeurs, c'est est-ce que je suis capable d'avoir 3 développeurs qui sont des monstres. Et fin de la blague. A voir, est-ce que ça évolue vraiment comme ça, à voir si à un moment, il n'y a pas des implications du fait que la compétition devienne justement de plus en plus dure et que tu ne vas pas se monter. Il y a plein de sujets à prendre en main, mais à mon avis, ça va aller dans cette direction-là.
Trop cool. Écoute, c'est le mot de la fin. C'est le mot de la fin. Écoutez, les amis, abonnez-vous. J'ai vu que les data ont prouvé que juste dire abonnez-vous et décupler les abonnements sur les vidéos YouTube. Même si moi, chaque fois que j'entends ça, je me dis, mais attends, personne ne s'abonne quand on dit ça. En fait, dire abonnez-vous, ça bouge ses abonnements. Donc abonnez-vous, les amis. Et puis la semaine prochaine.