The Next Big Shit — Episode 10 —
Clément Vannier : SMMA, Vente de formations, Bar à cookies
Clément Vannier nous parle de son parcours : SMMA, vente de formations, et son bar à cookies.
- Speakers
- Luc Allain, Alexandre Bonhomme, Clément Vannier
- Duration
Transcript(132 segments)
Clément, du coup, tu as monté une agence qui est montée à 1,5 million d'euros, si je ne dis pas de bêtises, mais je pense que tu vas revenir sur les chiffres juste après. Je crois que c'était la deuxième année d'activité où tu as réussi à faire des chiffres assez remarquables, bosser avec des grosses pointures, des grosses boîtes. La première question que j'avais à te poser, c'est pourquoi, lorsqu'on monte une agence à 1,5 million d'euros, on transitionne vers de l'infoproduct ?
Alors, c'est une bonne question. Je pourrais en parler pendant 50 ans. Il y a des raisons, entre guillemets, pratico-pratique, et il y a des raisons un peu plus inspirationnelles. Si je commence par les raisons pratico-pratique, ça fait deux ans maintenant qu'on fait de l'accompagnement sur Aurus. Donc, en gros, on accompagne les entreprises sur de la production vidéo téléphone, donc TikTok, Short et Reels. Et on a aussi fait de la formation. Et en fait, j'ai l'impression qu'on a explosé dès le départ et on a vu beaucoup de choses. En gros, en un an et demi, je vais couper mon WhatsApp parce qu'il ne fait que de sonner. En un an et demi, on a eu la chance d'accompagner des très très gros groupes, de faire plein de tournages. Pendant un an et demi, on a tourné à 5, 6, voire 10 tournages par semaine. Donc, c'est beaucoup de tournages, c'est beaucoup de vidéos. On produisait jusqu'à 100, 150 vidéos par mois. Voilà, on a vraiment bossé là-dessus. C'était un rythme vraiment classique, en gros. Donc, ça fait aussi partie des raisons pour lesquelles j'ai transitionné parce que, pour le coup, on a pris des bureaux, on était plus d'une dizaine. La croissance a été rapide, on a dû recruter, on a dû prendre des locaux. Donc, en fait, ce qui se passait, c'est que j'avais un taf complètement normal. Donc, il n'y a rien de mal à ça, mais ça ne me correspondait plus, entre guillemets. Je me levais le matin à 7 heures et demi. Moi, en plus, j'habitais en banlieue parisienne, ce qui n'est plus le cas maintenant. Et nos bureaux étaient dans le centre de Paris dans le 10e et aujourd'hui dans le 9e. Donc, en fait, il y a une heure de trajet pour y aller, une heure de 9 heures 17 heures, ce que les gens appellent la rat race, même si je n'aime pas ce terme. Et donc, je sentais aussi que j'avais fait un peu le tour dans l'accompagnement de ce qu'on pouvait proposer à nos clients. Vraiment, c'est la première raison pratico pratique, c'est parce qu'en fait, moi, je m'étais lancé dans l'entrepreneuriat pour justement éviter un peu cette rat race, même si je n'aime pas dire ça. Et finalement, je me suis retrouvé dedans en entreprenant. Donc, je me suis retrouvé avec tous les désavantages et inconvénients de l'entrepreneuriat sans y trouver les avantages. Donc, j'avais beaucoup de temps de travail. On faisait certes beaucoup d'argent, mais au final, c'est de l'argent sur la société. Ce n'est pas forcément de l'argent sur mon compte bancaire. Bref, c'est toutes ces raisons là. Et puis, au russe, à un moment donné, a eu un gros coup de mou aussi, il faut le dire. C'était début de mi-année 2022. Donc, en fait, début l'année 2022, on démarre sur les chapeaux de roue. Je pensais qu'on allait faire 2 millions. Au final, ce n'est pas fini comme ça. On faisait plus de 150 cas par mois sur les trois, quatre premiers mois de l'année. Et puis, en fait, comme toutes les agences, et moi pour avoir discuté avec pas mal de fondateurs d'agence, il y a eu une contraction du marché, ce qui fait que les gens dépensaient beaucoup moins de budget, enfin les entreprises. Et ce qui coupe en premier, c'est les budgets communication. Donc, nous, on s'est retrouvé à être, voilà, il y a des budgets qui nous ont été coupés et c'est des gros budgets, des budgets à 100, 150 cas, 200 cas sur l'année. Donc, ça commence à piquer et tu revois tes exigences à la baisse, entre guillemets. Donc, la combinaison de ces deux trucs là m'a poussé à réfléchir à ce que je faisais, poussé à réfléchir à pourquoi j'entrepreneais réellement, quelle était la vie que je voulais avoir. Est-ce que c'était monter un empire, une agence et la revendre 15 millions dans 5 ans? Est-ce que c'était profiter de ma vie et pouvoir organiser mon temps comme je voulais? Bref, j'ai réfléchi à ça et suite à ça, je me suis dit bon, déjà, le métier d'agence, je le ferai pas très très longtemps, donc il va falloir que je trouve autre chose. Et les raisons un peu plus inspirationnelles qui expliquent la deuxième partie de ma décision, c'est moi, du coup, j'ai fait du contenu, ça fait trois ans maintenant que je fais du contenu. Donc, quasiment quotidiennement, je partage des conseils, des astuces, des techniques et je partage aussi ma vie sur les réseaux sociaux. Et donc, j'ai eu la question qui me suivait d'avoir une communauté assez conséquente et ces gens-là me posaient énormément de questions sur mon métier, sur le métier d'agence. Qu'est-ce que je faisais? Comment je gagnais ma vie? Parce que j'affichais les chiffres, justement, tu vas me parler de chiffres tout à l'heure. Donc, j'affichais les chiffres et les gens, ça les intriguait. Et donc, j'ai eu énormément de questions sur comment on monte une agence? Est-ce que tu peux me coacher? Est-ce que tu n'as pas une formation et tout? Et donc, la conjoncture des deux a fait que je me suis dit, attends, pourquoi je ne créerais pas simplement une formation? Ça me permettrait de rentrer un monde de l'infopronariat et de m'acheter cette liberté géographique, temporelle, etc. Sortir un peu de l'opérationnel d'agence et en même temps, faire tout ce que j'ai toujours kiffé faire, transmettre des connaissances, transmettre des compétences, être pédagogue à travers des vidéos, sauf que cette fois-ci, j'allais être rémunéré pour le faire sous forme de l'achat de la formation. Donc, voilà un peu les explications très honnêtes de pourquoi j'ai transitionné.
C'est hyper intéressant. Tu as dit pas mal de choses, j'aimerais faire... j'aimerais rebondir sur pas mal de points. Si on revient sur ce pivot, à partir de quand est-ce que tu l'as eu? J'imagine du coup, c'était pendant le moment de Mou. Est-ce que c'était un moment de Mou uniquement économique ou est-ce que tu as parlé de remise en question, de sens de la vie? Je pense qu'il y a eu quand même une réflexion assez philosophique. Je pense que ça a dû hachement t'occuper. Occuper des esprits du moins. Est-ce que tu es passé par un moment où tu t'es dit putain, mais une surcharge de stress, une grosse remise en question, est-ce que c'est ça réellement qui t'avait pivoté? Est-ce que le déclencheur, ça a été un déclencheur économique ou c'était plus un déclencheur psychologique?
Non, non, c'était 100 % psychologique. En fait, il y a un moment donné où je me suis posé, quand tu es là-dedans, tu es dans une aventure où tu es toujours en pleine croissance, vous l'avez connu aussi. En fait, tu as la tête dans le guidon, tu ne regardes pas, tu n'arrives pas à prendre de la hauteur sur ce que tu fais et sur ta vie. Et donc, en fait, il y a un moment donné où on a eu un petit coup de mot économique, donc ça a été le premier déclencheur, mais ce coup de mot économique, il ne m'a pas du tout fait penser à arrêter l'agence. Ce n'est pas du tout ça qui m'a fait penser, c'est comme tout, c'est un cycle, il y a des cycles et surtout dans le monde des agences. Ce n'est pas grave, je veux dire, ça nous coupait trois quatre contrats, on allait faire le nécessaire, on allait rebondir après. Ce n'est pas ça, mais plutôt ça a déclenché la possibilité que je prenne du recul. Vu que j'avais plus de temps, que j'étais moins dans l'opérationnel, j'ai eu le temps de me poser, de réfléchir à ce que je faisais. On a même lancé un podcast, etc. pour rigoler parce qu'on avait un peu plus de temps. On est parti voyager aussi, on a été faire un tour à Dubaï pour rencontrer des gens, etc. Bref, en gros, on a réussi à prendre du temps et à prendre du recul. Et en fait, c'est suite à ça que je me suis dit, mais attends, mais qu'est ce que tu fais là ? Est ce que c'est vraiment la vie que tu as envie d'avoir ? Est ce que tu as vraiment envie d'être au bureau en train de gérer tes équipes, qu'on était une petite douzaine à l'époque, et que ça soit une petite cinquantaine dans deux ans, en faisant des 8 -17 en lieu parisienne ? Bref, tu vois, ça m'a donné l'opportunité de réfléchir, de sortir un peu de ce que je faisais au jour le jour, et puis de là est née cette réflexion.
Aujourd'hui, c'est quoi tes activités ? Tu as Aorus, tu as la vente d'infoproduits, et tu as le compte TikTok qui permet de distribuer la vente de formation, et surtout un peu de promotion aussi.
Oui, c'est ça. Du coup, on a toujours Aorus qui tourne toujours. Alors, on n'est plus du tout à des niveaux, on n'est plus du tout à 150, 200 000 euros de chiffre d'affaires aujourd'hui, mais c'est quand
même qu'on pourrait expliquer, je te coupe juste deux secondes, sur Aorus, le nouveau modèle qu'on essaye de mettre en place, qui je pense peut vachement intéresser les gens, tu sais, où on essaye d'un peu de faire du partenariat, plus que nous de la gestion, et nous à amener le côté, tu vois, on va dire Marc Ombrel, qui est hyper intéressant, on a déjà parlé sur la chaîne, Luc, et je pense que revenir là-dessus après, ce serait intéressant, mais je te laisse finir.
Mais si tu veux.
Carrément, et du coup, micro parenthèse, juste, je précise, du coup, Alexandre est investisseur, ou du moins, il est associé avec Clément, c
'est vrai, ça aussi.
Très clair, oui, bien sûr, donc moi, je suis au bord d'Aorus minoritaire, mais depuis le tout début, depuis le lancement, et ouais, donc on reviendra tout à l'heure sur le modèle, mais je pense que ça peut vraiment intéresser les gens, ce petit pivot, un peu holding, compagnie, qu'on a pu monter. Voilà, je te laisse terminer.
Ouais, donc du coup, il y a Aorus, Aorus a encore quelques prestations qui permettent de payer, par exemple, les bureaux qu'on a dans le 9e, qui permettent de payer les différents salaires qu'on a, on a encore quatre, cinq personnes en CDI aujourd'hui. Donc voilà, c'est des prestations qui ne cherchent pas la croissance, mais qui nous permettent d'avoir une boîte rentable, quoi. Donc il y a toujours ça sur Aorus, et puis toujours d'accompagner les clients quand il y a des besoins chez les clients, mais on va pas chercher à faire de l'hyper croissance sur Aorus, c'est plus le principe, tu vois, on a vraiment une équipe cœur qui s'occupe des projets et puis il n'y a pas de, il n'y a plus de commerciale. Typiquement, on a enlevé le commercial de l'équipe, enfin bref, c'est pour te dire, Aorus, c'est vraiment tranquille, on a levé le pied, mais ça reste quand même des activités. Des fois, j'ai des tournages, là, typiquement, j'en ai un la semaine prochaine, ça m'arrive d'en avoir de temps en temps pour Aorus. Donc il y a cette partie-là. Et puis il y a la partie charbon, du coup, qui là, pour le coup, je suis aussi associé avec un autre associé d'Aorus, parce qu'on est quatre associés chez Aorus, qui s'appelle Benoît. Et là, on n'est que deux associés sur le charbon, Benoît et moi. Et donc ça, ça prend 90 % de mon temps. C'est comment on crée la meilleure formation, le meilleur accompagnement possible pour les personnes qui veulent monter leur agence de prestation de service. Donc là, on est vraiment à fond là-dedans. Comme je te dis, ça prend 90 % de mon temps. Et la troisième activité, mais celle-là, je ne la catégoriserai pas comme une activité économique ou financière, malgré le fait que ça me rapporte pas mal d'argent, c'est la création de contenu. Donc là, c'est je me fais un peu plus plaisir. Tu vois, je parle de ce que je fais. Alors du coup, oui, je promouvoie le charbon de temps en temps, même si j'essaie de le faire de manière assez subtile pour pas que ça saoule les gens. Je fais du contenu. Donc certes, je suis rémunéré pour, comme je disais, j'ai une assez grosse communauté. Du coup, ça rapporte de l'argent. Mais voilà, c'est ma troisième. C'est ma troisième activité. Et typiquement aussi pour te dire à quel point je concentre 90 % de mon énergie et de mon temps sur le charbon. Avant, j'avais beaucoup de partenariats. Donc, tu sais, c'est les marques, c'est des vidéos sponsorisées, donc les marques te payent pour promouvoir leurs produits à travers tes réseaux. Aujourd'hui, j'en ai plus. Je refuse tous les partenariats. J'ai coupé mes derniers partenariats fin décembre. Aujourd'hui, je suis encore, je suis ambassadeur France de LinkedIn. Donc ça, c'est le seul partenariat que j'ai gardé ou de temps en temps, j'interviens pour des vidéos LinkedIn. Mais c'est parce que ça aussi. J'adore les clients chez LinkedIn. Je m'entends super bien avec eux. Et puis c'est LinkedIn. Je pense qu'il y a un truc. Sur le CV, quand tu dis je suis ambassadeur France de LinkedIn, sur les réseaux sociaux, c'est quelque chose à garder. Donc ça, je le garde. Mais le reste, j'ai tout coupé pour me concentrer à 100 % sur le charbon. Voilà pour mes activités. Puis après, on pourra parler en détail de ce qu'on fait sur Aurus en termes de transition, parce que c'est vrai que c'est intéressant.
Alors, justement, juste à reparler de la transition, c'est une question qui peut paraître naïve. Mais du coup, pourquoi est-ce que tu n'as pas voulu souhaiter revendre totalement tes parts de l'agence, sachant que tu es en train de toi, de trahissonner les autres choses, le modèle de l'agence, c'était plutôt ton truc. Tu as pensé déjà ou pas ? Est-ce que tu avais des propositions aussi
? Alex, il est au courant de tout ça. Alex, tu es au courant d'une. Après, il y en a eu deux autres. Mais du coup, on n'a même pas été jusqu'à Alex parce que ce n'était pas pertinent.
Pour le coup, on a eu une vraiment proposition assez sérieuse, assez grosse. On s'était trouvés entre associés. On avait étudié tout le truc et tout ça. Et la proposition était pas mal. Mais à l'époque, au moment où elle nous est faite, très honnêtement, l'agence marche tellement bien qu'on s'est quand même posé beaucoup de questions. On a décidé de ne pas aller au bout. Je ne serais pas capable de chercher les chiffres exacts, mais c'était quand même...
Moi, je les ai, je peux te les donner. En gros, on a eu trois propositions de rachat. Est-ce qu'il faut savoir chez Aurus, c'est qu'en gros, les propositions de rachat, elles m'arrivent à moi parce que je suis CEO de la boîte. Et ensuite, j'en parle à Steve qui est CEO. Steve, on en parle à Benoît. Bref, c'est assez granulaire. Et dernière étape, c'est Alex qui s'occupe plutôt des dossiers comme ça d'investes dans sa carrière en général. Si on voit que c'est sérieux et qu'on a une vraie proposition, on appelle Alex. On lui dit, frérot, il faut que tu viennes, on a besoin de toi. Mais donc, il y en a une qui a été jusqu'à Alex. Les deux autres n'ont pas été jusqu'à Alex parce qu'au début, ils n'ont pas été le départ. Mais en gros, ça, il faut te dire que c'est... Et du coup, le contexte va t'expliquer pourquoi on n'a pas acheté, enfin, pourquoi on n'a pas vendu. Ça, ça remonte à mars 2022, la première offre qu'on a eue de rachat. Donc, Aurus a un an et demi à ce moment-là. Et il y a un mec, donc une grosse agence qui arrive. Et nous, on faisait 154 chiffres d'affaires au mois à ce moment-là. Donc, en gros, on se dit, on va faire deux M sur l'année. Le mec arrive, il nous dit, on veut vous racheter, projet sympa, etc. Et il met entre... Il nous dit, je vais mettre entre un million... Enfin, je suis prêt à mettre entre un million cinq et deux. Et nous, on se dit, OK, c'est quand même un paquet d'argent. Moi, personnellement, je n'ai jamais touché un million cinq ou deux millions comme ça d'un coup sur une revente. Donc, je me dis, ouais, ça vaut le coup d'étudier. Par contre, et c'est la raison pour laquelle on n'y a pas été, c'est parce que quand une agence... Et ça, les gens ont tendance à l'oublier. En fait, quand tu revends, par exemple, une startup ou quand tu revends une boutique e-commerce ou un truc comme ça, tu revends un produit. C'est-à-dire que tu revends quelque chose qui marche déjà, quelque chose qui soit logiciel, par exemple, quand tu revends un SaaS, soit qui est productisé quand tu revends une boutique e-commerce ou un truc comme ça. Ce qui veut dire qu'en fait, la valeur de ton entreprise et le potentiel de croissance de ton entreprise n'est attachée à rien d'autre que ce que tu as réussi à créer en tant que produit. Nous, dans le monde des agences et de la prestation de service, c'est absolument pas ça. Quand tu rachètes une agence, tu rachètes d'abord la force commerciale, l'image des fondateurs. Et donc, en fait, quand une agence plus grosse achète une agence plus petite, et bien, ils vont racheter les services des fondateurs pendant une période de temps déterminée et ils te mettent des conditions qu'on appelle des conditions de vesting. Donc, en gros, si le mec-là, on lui avait dit oui, tu nous rachètes deux millions, et bien, il nous avait dit OK, pour deux millions, ça marche. Par contre, je vous signe en CDI dans mon agence, donc je rachète les parts en majoritaire d'Aurus. Je vous signe en CDI en tant que dirigeant, enfin, directeur de l'agence Aorus pour développer le pôle réseaux sociaux de sa grosse agence. Mais c'est un CDI sur minimum deux ans, sinon je vous verse pas l'intégralité des deux millions. Donc, en fait, je vous verse un million à l'entrée, ce qui est la matière. Généralement, ils font 60 -40, donc 60%, ça aurait fait un million deux. Et si vous restez deux ans en CDI et que vous atteignez vos objectifs, là, je vous verse la fin du vesting de 40%, donc le 800 000 qui restait. Donc, en fait, tu te fais un peu exploiter et surtout, tu travailles pendant deux ans comme un chien avec des objectifs qui sont quasiment inatteignables pour infiner un autre mec, quoi, qui détient la plus grosse agence. Donc, à ce moment-là, et même encore aujourd'hui, tu vois, si je revenais en arrière, je ne le ferais pas parce que je serais coincé en CDI à bosser pour quelqu'un d'autre là, ce qui est typiquement ce que je voulais fuir. Voilà la raison pour laquelle
les gens ne se rendent pas compte de manière générale et je pense que c'est hyper important d'en discuter typiquement là dans le podcast parce que les gens ne se rendent pas compte de quand tu vends une boîte, à quel point les articles que tu vois en ligne sont hyper éloignés de la réalité. Et c'est pareil dans les startups. Dans les startups, certes, les mecs rachètent un produit, machin, mais en règle générale, le fondateur a les mêmes conditions de vesting, voire pire parfois parce qu'en startup, tu vends toujours avec des multiples un peu déconnants. Donc, tu peux très bien vendre une boîte qui fait 1 million de CA, tu peux très bien la vendre 10 ou plus que ça, même à une certaine époque, plus de 10 millions d'euros de chiffre d'affaires. Et en fait, tu te retrouves avec des conditions de vesting où tu es bloqué pendant 6, 8 mois, 1 an, au minimum, ça peut aller jusqu'à 2 ou 3 ans. Et en plus, quand ton anon change un chiffre, de l'ordre de « ouais, le mec a vendu 20 bars », il faut se rendre compte que ces 20 millions, tu en as une grande partie qui souvent est en action de la nouvelle structure. Et donc, plein de mecs qui ont vendu, notamment dans les années 2000, ils ont vendu des boîtes 100 millions à Yahoo. Le seul truc, c'est que 80 % de ça, c'était des actions Yahoo, qui aujourd'hui valent zéro. Donc, en fait, si les mecs et ces actions-là, tu as aussi dessus une espèce de vesting, tu n'as pas le droit de les « pump and dumps », tu n'as pas le droit de les revendre la semaine d'après. T'es obligé, si elles sont cotées, de les garder pendant 6 mois, 1 an, 3 ans. Et donc, les ventes de boîte, il faut faire hyper attention aux chiffres qu'on t'annonce. Alors, il y a toujours des contre-exemples d'un mec qui va réussir à avoir vendu 100 millions cash up front, et puis fin de l'histoire. Mais c'est quand même relativement rare. Ok, ok, je comprends bien. C'est clair que t'aurais vendu finalement pour te retrouver exactement la situation que tu essaies de faire, que tu essayes de fuir, que tu as réussi à fuir avec la bonne ou faute de produit. Si je n'ai pas de bêtise, tu faisais pas mal de sous avec juste ton compte TikTok et la promotion de produits. Est-ce que tu penses que c'est un bon objectif
? Oui, ça, c'est une bonne question. En fait, j'adore créer du contenu, mais je n'aime pas me suffire à ça. Ça, c'est personnellement et ça n'a pas de sens. Je ne pourrais pas t'expliquer d'où ça vient et pourquoi c'est comme ça. Mais je ne sais pas, j'ai envie de faire quelque chose qui me fait vibrer. Et faire des vidéos, c'est super. Moi, j'adore. Vraiment, ça me fait kiffer. Mais justement, c'est parce que je n'ai pas envie que ça devienne un métier et que je n'ai pas envie que ça transitionne d'une passion à un métier que je ne me suis pas mis à 100 % là-dedans. Je pense que si, tu vois, avec des scions refait le monde, mais si je m'étais mis à 100 % là-dedans, je serais encore plus suivi, j'aurais fait encore plus de trucs. Bref, tu vois, je serais encore plus connu, machin, un truc. Oui, mais au final, tu vois, c'est pour quoi faire, tu vois, sachant que c'est bien d'être connu, c'est bien de gagner de l'argent avec les vidéos. Mais moi, je le dis tout le temps, les réseaux sociaux, c'est éphémère. Dans cinq ans, dans dix ans, si on se rappelle de moi sur les réseaux sociaux, j'aurais été extrêmement chanceux. C'est possible que dans cinq ans, personne se rappelle de moi et je pense que c'est fort probable. Donc, il faut aussi être aligné avec le fait que les réseaux, c'est éphémère et que ce n'est pas quelque chose qui va te permettre de vivre pendant toute ta vie. Tu vois, la preuve, tous les influenceurs ont des cycles. Les mecs qui prenaient des millions, les influenceurs de tes réalités, ils ont pris des millions pendant des années. Aujourd'hui, tout le monde leur crache dessus. Alors, certes, c'est le cas extrême, mais c'est un peu le cas de tous les influenceurs, sauf certains très, très gros, genre Squeezie, etc. Mais je n'en parle pas. Je parle de la création de contenu. C'est bien. Ça rapporte des sous, mais c'est éphémère et surtout, c'est pas pour moi, c'est pas un c'est pas quelque chose que j'ai envie de faire. Tu vois, c'est pas moi, je préfère construire, vivre une aventure, construire, créer de la valeur. Alors, t'en crée quand tu crées du contenu, mais c'est pas, c'est moins tangible, c'est plus, c'est plus éphémère. Donc, je pense que je pense que c'est ça. Après, c'est vrai que des fois, tu y réfléchis. Il y a des fois, moi, pareil, encore une fois, début, fin 2021, début 2022, sur des mois, je prenais 50K, 50K en post sponsorisé, tu vois.
Ça, c'est monstrueux. Mais c'était des post crypto, c'était l'époque du bull market, ça, du coup.
Bah, il y a eu plein. Alors, pendant les cryptos, c'était n'importe quoi. Crypto, NFT, j'ai refusé plein de projets. Je pense que j'aurais pu prendre 150, 200K si j'avais accepté tous les projets. Mais même sans ça, tu vois, j'ai pris des 50K par mois. Alors, c'est pas arrivé tous les mois, c'est peut-être arrivé un mois ou deux mois. Mais ça fait bizarre, tu vois, tu dis putain, et à ce moment-là, j'avais encore au russe. Donc, tu dis putain, attends, je me lève tous les matins, alors que là, on me paye pour mes vidéos. Qu'est-ce que je fais ? Enfin, ça pose au questionnement. Mais en vrai, j'ai pas envie de me suffire de la vidéo. C'est dingue quand même.
Aujourd'hui, quand tu dis que t'as coupé tous les partenariats que t'avais, ça veut dire qu'il te reste toi comme source de financement, il te reste uniquement le paiement des vues en fait
? Sur l'activité de création de contenu
? Ouais.
Ouais. Et LinkedIn, LinkedIn, j'ai un contrat, mais ça me rapporte pas énormément, mais oui.
On va dire mise à part LinkedIn que t'as gardé, mais tous les autres, aujourd'hui, ta seule rémunération, c'est la performance du contenu en fait.
C'est ça. C'est ça. Et qui est pas énorme en vrai. C'est déjà pas mal, mais c'est pas
énorme. Ouais, bien
sûr,
bien sûr.
Si on creuse un peu les chiffres, je suis curieux de connaître le revenu net entre ce que tu gagnes avec l'agence, ce que tu gagnes avec l'info-produ aujourd'hui et ce que tu gagnes aussi hier avec TikTok. Est-ce que tu peux nous indiquer à rentrer un peu dans les
chiffres ? Du coup, quand tu dis ce que tu gagnes, c'est le chiffre d'affaires ou ce qui vient dans ma poche parce que ça va être complètement différent ?
Alors, c'est pas ce qui vient dans ta poche infinite, c'est le revenu
net, les bénéfices de 95 % parce que, par exemple, je vais vous donner les chiffres en vrai. Moi, aujourd'hui, je facture à peu près 2 000 euros la vidéo. Donc, si une marque veut passer par moi, c'est 2 000 euros. Par contre, il y a un an, c'était 5 000, tu vois. C'est
2 000 euros sur TikTok ou TikTok, Instagram, plus autre
story ? TikTok, Instagram. Je reposte en fait sur Reels.
Et c'est hyper important, ça juste, je te coupe aussi, mais de laisser parfaitement comprendre aux gens que le marché a changé. C'est-à-dire qu'il y a encore des gens qui ont des attentes, qui ont des attentes délirantes. Ils se disent, ouais, mais je fais 5 000 par poste, sauf qu'on se rend compte que certains des meilleurs créateurs de contenu dont Clément fait partie sur sur TikTok, en tout cas en francophonie et dans la niche en question, même toi, tu as vu une baisse de tes revenus et ça, je pense qu'il y a plein de gens qui rêvent encore d'un monde qui, au moment où on se parle, n'existe plus. Et je pense que pendant au moins les 12 mois qui viennent, va avoir du mal à exister.
Ouais, parce que c'est le contrecoup de la crise de l'année dernière. Et malheureusement, les marques, comme je disais, en fait, elles ont des budgets pour fonctionner et ce qui leur reste d'habitude, ils le dépensent dans la com quand tout va bien, sauf que quand ça va mal, ils coupent la com en premier. Donc les influenceurs et les créateurs de contenu, ils passent aussi. C'est des dépenses qui sont secondaires pour les entreprises. Et donc, nous, on perçoit ça directement. Sur les réseaux sociaux, c'était ça. C'était 95 % de marge parce que moi, je payais simplement mon monteur. Je facturerai une vidéo de 2000 euros aujourd'hui. Moi, mon monteur, je vais le payer maximum 50 euros pour qu'il monte la petite capsule d'une minute. Donc je fais le calcul, tu es à 98 % de marge, peut être pas, mais 95%. Ça, j'ai réussi, comme je le disais, à prendre 50K grand max sur un ou deux mois. Et puis en moyenne, je pense que j'étais autour des 15, entre 10 et 15K quand ça allait bien. Si tu lis, tu fais de moyenne 10C. Donc ça, c'était quasiment 100 % de marge.
Et juste sur ça, du coup, je reste bloqué. Comment ça se passait ? Est-ce que c'est toi qui envoyais directement la fiche avec tes data, avec le prix compagnie ? Est-ce qu'il y avait une période de négociation ? Comment ça marchait ?
En fait, c'est marrant que tu me poses ces questions parce que rien qu'en le racontant, je me rends compte de l'insolence qu'on avait. En fait, c'est ouf en fait parce qu'aujourd'hui, ce n'est plus du tout le cas. Mais en fait, à l'époque, je faisais tellement de visibilité et mon profil était tellement intéressant pour les marques que déjà, j'ai prospecté. Je n'ai jamais prospecté de ma vie. Donc en gros, c'est comme tu disais, Alex, la dernière fois quand tu étais à la maison, nos boîtes mails, elles étaient remplies tous les jours. On avait quatre, cinq demandes de collab.
Moi, je vois à mon niveau qui est un cinquième de l'audience de Clément. Même moi, j'avais mes boîtes mails remplies. Je n'ai jamais démarché une marque et j'ai eu des marques hyper connues, N26, La Post et ainsi de suite, qui sont venues nous voir. Soit elles passaient par Aurus parfois, et donc il y avait un peu de l'influence de Clément. Mais j'en avais en direct dans ma boîte mail quand bien même, tu as, je pesais un cinquième de ce que faisait
Clément. Ouais, donc non, on n'a jamais démarché. En gros, il n'y avait aucune activité commerciale, c'était on répondait à nos mails et les mecs, comme tu dis, à l'époque, on ne se faisait vraiment pas chier. On a ce qu'on appelle un media kit là, tu sais, avec voilà, je facture une vidéo, c'est tant, trois vidéos, c'est tant, cinq vidéos, c'est tant, donc avec des tarifs régressifs. Sur TikTok uniquement, c'est tant, sur Insta, c'est tant. Enfin bref, voilà, si tu veux une intégration YouTube d'une minute, ça sera tant d'euros. Le mec, tu lui balances la feuille, il n'est pas content. C'est pareil, j'ai cinq autres demandes, tu vois, donc pour être très honnête, c'était ça, quoi. Mais tu vois, rien qu'en le racontant, ça me fait rire parce que c'était du n'importe quoi, en fait, c'était du n'importe quoi. Mais dis-toi, dis-toi que moi, j'ai fait des partenariats, mais là, tu vois, j'ai fait des partenariats, par exemple, avec Trade Republic. Et aujourd'hui, ce n'est plus le cas, mais à l'époque, ce que faisait Trade Republic, c'était dès que quelqu'un s'inscrivait sur l'application, dès que quelqu'un téléchargeait l'application et s'inscrivait, donc ne passait même pas la vérification d'identité et ne déposait pas d'argent, on gagnait entre 50 et 100 euros. Donc moi, je te laisse faire le calcul, il y a des mois, il y a des mois, on ramenait quasiment 1000 personnes sur la plateforme. Donc fais le calcul. Genre, on a fait des factures et je faisais le partenariat avec un pote à moi qui s'appelle Hugues, qui est très connu aussi, la French Startupper. Et c'était aberrant les factures qu'on envoyait à Trade Republic et ils étaient contents de nous payer ça parce qu'en fait, c'était hyper rentable pour eux, tu vois, un client en banque, ça vaut beaucoup d'argent. Nous, on leur ramenait pour 50 euros ou 100 euros. Les mecs, ils étaient trop contents. Et en fait, c'était un autre monde. Moi, je faisais des factures de 15, 20K à Trade Republic par mois, sans broncher tous les mois comme ça, juste en mettant des stories et un lien bio. C'était insolent,
hyper intéressant. Du coup, ça, c'est 95 % de marge sur ton activité, enfin l'activité que tu avais avant de création de contenu avec la promotion, l'agence.
Alors l'agence, je me suis jamais versé de salaire. Donc typiquement, je n'ai jamais rien tiré de monétaire sur mon compte bancaire à moi avec l'agence, mais c'est pour une question de fiscalité parce que j'ai une holding qui détient les parts d'Aurus. Donc ça n'avait pas de sens de me verser un salaire, surtout que ça me coûtait beaucoup en charge si je me versais un salaire. Donc, Aurus, je vais pouvoir te donner les marges de l'entreprise. En fait, ça dépend. Sur l'année 1, on a fait un EBITDA qui n'était pas ouf parce que c'était un choix. En gros, on voulait être le plus proche de l'équilibre pour ne pas payer d'impôts. Donc on a dû faire, je crois, on a dû faire 15 % ou 20 % d'EBITDA la première année, mais parce qu'on a dépensé vraiment. Et tu vois, on a fait, voilà, on a embauché des gens. Parce qu'en fin
d'année, quand on a vu qu'on avait quand même pas mal de liquidités, on a fait le choix stratégique d'investir pour l'année d'après en fin d'année, plutôt qu'en début d'année pour pas se faire désosser par les
impôts. Voilà. Donc on était, je dirais 15 % ou 20%, je ne vais pas les chiffres exacts, mais 20 % d'EBITDA. Donc il nous restait 20 % de ce qu'on avait encaissé. Donc c'était une activité qui était sympa. Sur la première année, on fait 400 000 euros de chiffre d'affaires, un truc comme ça, sur la toute première année d'activité. Donc c'était pas mal. Et puis après, l'année d'après, pareil, l'année d'après, pareil, on s'est pas versé. Là, en 2023, fin 2023, on s'est pas versé de dividendes. Alors le bilan, le bilan va être fait. Je peux pas te donner les chiffres actuels, mais je pense qu'on va, ouais, on va être pareil sur les mêmes chiffres. 15 -20 % d'EBITDA, peut-être un peu moins, parce que c'est toujours la même stratégie. Et puis là, t'as eu le coût descendant un peu, on devait faire, je pense, un million cinq, je sais pas à combien on va finir l'année là. On va peut-être finir à 700 ou un truc comme ça, 800, j'en sais rien. Tu vois, il faudrait regarder, mais c'est à peu près ça.
Ok, ouais. 800 000 avec vous étiez 10 -12 salariés que vous payiez. Ouais, on était une
dizaine. Ouais, on était une dizaine.
Ouais, c'est, il devait y avoir quand même pas mal de charges fixes.
Ouais, et puis on a fait plein de conneries. Tu vois, tout à l'heure, j'étais en train de tourner une vidéo de la formation. Typiquement, on a pris des bureaux. Les bureaux, aujourd'hui, je leur ferais plus. Tu vois, c'est énormément de charges, c'est énormément de conneries. On a pris des CDI alors qu'on n'était pas censé les prendre. Enfin, il y a plein de choses, en fait, qu'on jouait. On a les deux fondateurs, Benoît et Steve, se sont versés des salaires aussi. Donc, ils sont salariés chez Horus. C'est des salaires qui sont assez élevés. Du coup, est-ce que fiscalement, on n'aurait pas pu trouver un autre moyen de les rémunérer? Je sais pas, mais à un moment donné, il faut bien qu'ils mangent aussi. Donc, tu vois, il y a eu des gros salaires de dirigeants. Tu fais fois deux dessus. Quand ça commence à devenir des gros salaires, ça fait des trous. Donc, on a décidé, en fait, Horus, de commencer qu'on ne va pas la revendre et qu'on s'est dit, quoi qu'il arrive, on ne la revendra pas. Autant prendre l'argent qu'il y a dessus. Tu vois, c'est un peu la méthode qu'on a. Et après, si on avait voulu être rentable, franchement, si je te prends une prestation de base et je te donne la rentabilité sur la prestation, on est entre 60 et 70 %. C'est aberrant aussi. Donc voilà.
Et du coup, maintenant, il finit la fin de la vente de formation.
Ouais, alors ça, c'est un gros chantier. En plus, moi, je suis tout nouveau dans l'infoproduit, donc c'est des trucs qu'on maîtrise pas. Alors là, je vais vous en donner des chiffres précis. On a lancé la formation en octobre, le 1er octobre, et il y a eu plein de tests, plein de choses qu'on a mal fait. Mais je crois qu'on a fait 150 000 € de chiffre d'affaires, je crois, un truc comme ça, ou un peu moins, genre 140 ou 135. En tout,
depuis octobre, c'est ça ?
En tout, depuis octobre, oui. En tout, depuis octobre, donc après, il faudrait calculer par mois, mais ça fait, ouais, il y a des mois où on a fait 45, comme des mois où on a fait 15, des mois où on a fait 20, ce mois ci. Le mois de janvier, on a fait 30 000 en facturé. Le mois de février, je pense qu'on n'était pas ouf, parce qu'on a fait plein de conneries, donc je pense qu'on était aux alentours de 30 % de renta. Pour un infoproduit, c'est pas ouf du tout. Là, sur le mois de février, on va être à 70 % de rentabilité, je pense, sur les 50 qui vont
rentrer. Et le produit, il coûte 1000 € ?
Alors, le produit de base coûte 1000 €, mais ça, c'est que quand t'as la formation en ligne, donc l'accès aux vidéos, et après, si tu veux avoir du coaching, on a mis en place un couple de coachings, où t'as un coaching par mois, etc. Et là, elle est à 3000. Ok.
Et est-ce que vous avez mis en place de l'animation à l'intérieur, c'est-à-dire des upsells, un abonnement, un accès à une communauté avec un abonnement mensuel, genre chose, ou
pas ? Non, on a pensé à le faire, mais au final, on ne l'a pas fait. Mais on a pensé à le faire. On a pensé à faire un abonnement, genre à 30 € pour avoir accès à une communauté, mais par contre, finalement, on a fini par dire, on donne accès à la communauté gratuitement. C'est une communauté de discord, et il y a tous les apprenants du charbon dedans, en tout cas ceux qui veulent y être. Il y a des lives qui sont organisés toutes les semaines, mais c'est pas payant.
Et du coup, maintenant, avec le recul que tu as, sachant que la formation, c'est quand même assez récent, c'est quoi l'activité dans laquelle tu as eu le plus de kiff, le plus de plaisir ?
Franchement, c'est la formation. C'est la première fois que j'ai un truc à moi, que je ne travaille pas sur le projet des autres, parce que mille de rien, la création de contenu et l'agence, tu as des marques qui te donnent de l'argent, et toi, tu dois répondre à un brief de la marque, et tu dois travailler pour la marque. Donc, tu es payé, tu es bien payé, mais tu ne travailles pas pour toi, tu n'as pas ton propre produit. Là, ça me fait kiffer. C'est trop bien. Tu as un sentiment d'aider les gens. En plus, la formation commence à avoir... Là, elle a trois mois et demi la formation, donc il commence à avoir des gens qui ont des résultats. C'est un programme sur trois mois, donc en fait, le but, c'est que sur trois mois, les gens, ils commencent à avoir des résultats. Là, c'est trop bien. Il y a un mec, là, je peux même vous montrer les messages WhatsApp. Il y a un mec, il a suivi le charbon et il avait lancé son agence avant le charbon, donc il y a quelques mois. Il plafonnait à 3000 euros par mois avec son agence. Il vend de l'UGC pour des marques et là, il m'a envoyé des messages et le mec, là, il a facturé 42 000 euros sur le mois, tu vois, avec le charbon et donc il envoie un message. Je ne sais pas si vous le verrez, mais il y a marqué... Je ne sais pas si ça va faire le focus, par contre. On le
verra sans doute sur ta caméra, mais ici, le rond est bœuf.
Attends, je vais enlever le focus, je vais vous montrer parce que comme ça, au moins, vous voyez, en fait, on fait de l'authentique. Je vais cacher son numéro, par contre. Ah,
c'est bon, ouais. T'es chaud de nous faire une vidéo UGC de la... Ah, pardon, je sais, c'est officiel, 42 000 euros sur le mois. Très chaud. Tu vois, le mec,
il envoie les devis signés et tout. Ça fait plaisir, tu vois, en termes de pédagogie, en termes de ce que tu apportes aux gens, c'est stratocérique par rapport à ce que j'avais déjà fait dans ma carrière, tu vois. Et puis, c'est toi, tu fais ce que tu veux, c'est-à-dire que si j'ai envie de changer le prix, je change le prix. Si j'ai envie de faire ça, je change ça. Si j'ai envie de faire un événement, je fais un événement. Si j'ai envie d'aller à la plage aujourd'hui parce qu'il fait beau, je vais à la plage parce qu'il fait beau. Enfin, c'est... Moi, je gagne moins d'argent à l'heure actuelle, même si je pense que dans quelques mois, je vais gagner beaucoup plus d'argent que tout ce que j'ai gagné. Mais enfin, je veux dire... Là, tu vois, je suis tranquille. Je suis en podcast en plein vendredi après-midi et je peux te dire que quand on avait Horus en pleine activité, j'étais injoignable de la journée de 8 heures à 18 heures. C'était infaisable. Donc non, je suis bien plus heureux avec ça et je pense que je vais gagner énormément d'argent avec ça. C'est certain parce qu'on a fait les choses bien, tu
vois. Ce qui est marrant et je pense que ce qui peut être intéressant d'expliquer, c'est... Tu vois, les gens, admettons que dans deux mois, tu sortes une vidéo et t'expliques que t'as fait 150 000 dans ta poche nette par mois. Partons au plus haut. Les gens vont se dire, en deux mois, il a sorti une formation et le mec est devenu hyper riche. Mais en fait, ce qu'il ne voit pas et je pense que ce qui est... Peut-être qu'il faut rappeler la timeline entre ta première vidéo postée sur TikTok et ce qui se passe maintenant. Tu vois, les gens, ils ne se rendent pas compte qu'il y a trois, quatre ans et qu'en fait, ce genre de truc, ce genre de succès, tu vois, en une nuit, c'est un process de trois, quatre, cinq ans peut-être, tu vois, entre ce que tu avais commencé à faire avant, les premières boîtes que tu avais lancées ou tu t'étais confronté au marché ou tu avais appris ainsi de suite. Et enfin, je veux bien que tu reviennes là-dessus en quelques minutes, tu vois, mais de dire ton parcours, ce n'est pas une formation et deux mois de travail, quoi.
Oui, oui, c'est clair. Les Américains, ils disent tous, there's no overnight success, tu vois, ça n'existe pas, tu vois. Et c'est très vrai, parce qu'en fait, si tu regardes toute ma information, c'est parfaitement aligné avec ce que j'ai fait, tu vois, genre je me suis toujours dit moi que je ne vendrais pas d'infoproduit d'ailleurs, tu vois, et je disais non, c'est nul et tout, etc. Tout simplement parce qu'à ce moment là, je n'avais pas eu l'opportunité ou je n'avais pas la légitimité de le faire. Mais oui, c'est ça remonte à fin 2020, ma première vidéo TikTok. Donc, en gros, ce que j'ai fait, parce qu'en fait, ce qu'il faut savoir, c'est que j'ai habité aux États -Unis pendant quatre ans et là bas, j'ai découvert TikTok un peu avant tout le monde et surtout, j'ai été un peu piqué par l'entreprenariat. Donc après, j'ai monté une première boîte qui s'appelait Akebox et qui était pas mal. On faisait cinquante mille euros de chiffre d'affaires par mois jusqu'à ce que c'était un e-commerce, jusqu'à ce qu'on se fasse exploser par un bad buzz avec une campagne d'influence qu'on a faite. À l'époque, on n'était pas du tout armé pour dealer avec ce genre de choses. Donc, on a décidé de fermer la boîte, on s'est embrouillé, on s'est associé. Enfin bref, ça, c'est une grosse parenthèse, mais c'était ma première expérience entrepreneuriale et suite à ça que je me suis dit putain, j'ai des trucs à raconter sur TikTok par mon passage aux États -Unis, mais aussi par ce que j'ai fait avec ma première entreprise. Allez, let's go, je prends mon téléphone et à l'époque, on était 5 -6 dans la niche business marketing et ça a explosé directement. Du coup, suite à ça, beaucoup de marques m'ont contacté pour bosser avec moi. Donc, j'ai commencé à bosser avec des marques en tant qu'influenceurs, même si j'aime pas ce mot encore une fois. Voilà, j'étais payé pour faire des contenus. Ça a commencé à générer de l'argent et à chaque fois, même constat qui était, putain, on te paye, mais alors on n'en a aucune idée de ce qu'il faut faire. Carte blanche, en gros, on ne maîtrise pas TikTok, on ne maîtrise pas les Reels, fais ce que tu as envie de faire. Nous, t'inquiètes, on te paye tant que ça marche. Sauf que ça, c'est arrivé une fois, deux fois, dix fois, quinze fois, vingt fois. Je me suis dit, attends, putain, toutes les marques sont prêtes à payer parce qu'elles savent qu'il y a un truc à faire, mais par contre, elles ne savent pas comment le faire et à chaque fois, c'est les influenceurs qui doivent leur expliquer comment faire une vidéo TikTok. Je me suis dit, est-ce qu'on créerait pas un intermédiaire entre les influenceurs et les marques et on prendrait des sous des marques pour diriger les influenceurs et leur apporter notre expertise. Voici comment a été créé Horus et justement, à cette époque-là, Alex et Benoît, qui eux étaient déjà associés, donc se connaissaient déjà, avaient perçu l'opportunité aussi, avaient créé du contenu sur TikTok.
Même constat, même constat à nous, si tu veux. Je me souviendrai toujours, vacances de Noël commencent. On se voit chez moi avec Benoît une après-m pour discuter projet machin et on se dit, vas-y, faisons des tests quand même sur TikTok parce que ça faisait six mois qu'on se disait, putain, c'est quand même une belle app. Tu vois, on était en train, enfin, on sortait du Covid, machin. On se pose, on fait des tests sur le compte de Benoît pour commencer. Truc explose et moi, deux semaines plus tard, je me dis, bon, vas-y, je m'y mets aussi et je fais ma première vidéo début 2021, en gros, première semaine 2021 et je pense qu'on a commencé à discuter en mars à peu près, c'est à dire que rapidement, en fait, il y a eu quelques mecs qui se sont mis sur cette niche. Il y avait Benoît, moi, d'autres gars que Clément connaît très bien ou qu'on a rencontrés au cours de nos échanges et en fait, on s'est fait un call, on s'est dit, on fait le même constat, let's go. On attaque le marché. Nous, on avait déjà une agence qui tournait, en fait. Donc, on avait un peu avec Benoît ce côté retour d'expérience depuis un an et demi sur le métier d'agence, la gestion et Clem avait une plus grosse communauté que nous et avait une vraie maîtrise de TikTok, plus précise que la nôtre pour être très honnête et précise. Et donc, entre notre côté connaissance, alors naissante à l'époque, mais on avait déjà cette année de recul sur l'agence, plus ça, on a balancé les chevaux et en fait, très, très vite, ça a pris de temps qu'on est tombé sur 2021 où tu avais une période économique assez incroyable, plus un développement de TikTok assez incroyable, plus un développement de l'influence assez incroyable. Tout ça mis ensemble fait que très vite le truc est parti.
Ouais, c'est ça. Et dans la foulée, en fait, Horus a littéralement explosé. Franchement, ça allait très, très vite. Ça allait très, très, très vite. Et du coup, on a poncé ça pendant quand même deux ans et demi et c'est après ces deux ans et demi d'agence que j'ai lancé le charbon. Je me suis pas arrivé en mode, allez, c'est moi le nouveau formateur et tout. Non, non, on a fait deux ans.
Et d'autant plus que Benoît avec qui t'es associé pour rappeler toute la génèse, nous, avant cette période là, on était déjà associé depuis encore une fois deux ans. Donc, Benoît avait déjà deux ans d'agence avant ça sur de l'agence ads et agence 360. Et avant ça, si tu veux, il avait quasiment un an de boulot avec moi sur ma boîte principale Weelabs à faire tourner des ads et tout ça. Donc, tout ce qu'aujourd'hui Clément et Benoît racontent entre guillemets dans la formation, c'est quasiment, j'exagère, mais les deux combinés, c'est quasiment 15 ans d'agence. Je force un peu, mais on ne doit pas être loin de ça. Benoît, ça va faire sept ans qu'il est dans le milieu.
C'est clair.
J'ai acheté la formation en gros. Ok, moi, j'ai une question sur si on revient un peu sur le modèle d'agence. Je vois qu'il y a un truc qui se développe. Je pense que c'est pas nouveau non plus, mais j'ai découvert, il n'y a même pas six mois, c'est le Productized Service. C'est les agences que l'on va venir industrialiser le plus possible. On va foutre de l'abonnement ou on va balancer tous les clients sur un très low ou on va supprimer presque tous les calls où il n'y a même plus vraiment de calls de closing ou finalement pour faire appel à un service, on arrive sur une page de vente, comme si on achetait une formation, finalement, on prend un abonnement. Et pour certaines agences, ça cartonne de l'Union, je pense notamment à un type qui s'appelle Brett Design sur Design Joy, sur Twitter
que
tu dois faire, mais il est solo. Il est solo. Après, il y a ce qu'il dit à la réalité, mais il dit qu'il est solo, donc non seulement aucun salarié, bien entendu, mais surtout aucun freelance. Lui, il est dans le design et il price entre 5 000 et 10 000 pour avoir, enfin, contre ça, les clients, ils ont seulement du design unlimited. Et on voit que ce modèle commence à être dupliqué dans d'autres niches. Bien entendu, montage vidéo, on a du design, on a de la tech. Est-ce que le côté assez chouette de l'infoproduit où finalement tu peux être solo, tu as des marges intéressantes et compagnie, et le côté chouette de l'agence où tu peux scaler assez haut parce que tu as un pricing d'entrée qui est assez élevé à partir du moment où tu bosses avec des entreprises qui sont assez grandes. Est-ce que tu as réfléchi à ce modèle ? Est-ce que c'est un modèle qui t'a tenté ? Est-ce que tu l'as testé ? Et sinon pourquoi ?
Ouais, c'est un modèle, j'en suis intipement convaincu aussi. Après, la vérité, c'est qu'il faut se rendre compte que nous, on est des entrepreneurs et donc on a cette mentalité de ne pas avoir peur de mettre la carte dans un truc qu'on ne connaît pas. Mais ce n'est pas le cas de tout le monde et du coup, je vais en venir à mes explications. En gros, moi, je pense que le modèle est parfait. Il est parfait du côté agence parce que, comme tu le dis, ça élimine tous les intermédiaires, ça productise ton bordel, ce qui fait que quand tu le revends, typiquement là, le fondateur n'a plus d'influence dessus vu que c'est un truc qui roule tout seul. C'est comme quand tu revends un SaaS, avec ou sans le fondateur, le SaaS, il a les mêmes fonctionnalités. C'est pareil avec ton agence productisée, ce qui n'est pas le cas des agences standard. Ça a aussi la possibilité de réduire un maximum les coûts, donc tu réduis les équipes, tu peux faire du 100 % TT, enfin bref, il y a toute cette partie qui en fait, ça transforme ton agence en SaaS. C'est juste que tu rends du service, mais tu es un SaaS, c'est aussi simple que ça. Tu as tous les avantages du SaaS, mais tu rends un service. Mais il y a deux principales problématiques à ça. Et du coup, nous, on va tester un truc, je vais y venir après. La première problématique, c'est, comme je te disais, une problématique humaine. Donc en gros, même si tu productises ton agence, à moins que tu fasses de l'IA, à moins que tu fasses du copyrighting de tchats de GPT ou un truc qui est automatisable, il y a un moment donné où l'humain, il va falloir qu'il bosse. Donc typiquement, le mec qui fait du design, tout le monde a parlé de lui parce qu'il l'explose littéralement. Mais moi, je mets ma main à couper avec ce mec. Au bout de deux ans d'agence, il va faire une dépression parce que s'il fait tout tout seul, le frérot, il va arriver à un plafond de verre et il y a personne qui va lui acheter 4 millions son design en fait, à moins que ça soit... Tu vois, il y a un moment donné où il va se rendre compte que son truc, il a une limite. Il ne peut pas produire 50 000 logos à la journée s'il est tout seul. Ce n'est pas possible. Donc soit il va devoir passer en mode agence et donc là, il va avoir des remédiaires et tu retombes dans ce problème de... C'est plus du tout automatisé ou alors il va plafonner ou alors il va se foutre une balle parce qu'il va vriller complet. Il va travailler 15 heures par jour à faire des logos. Donc il ne faut pas oublier qu'on voit la face positive qu'il a envie de nous faire voir ce mec là. Mais moi, je demande vraiment à voir à quoi ressemblent ces journées. Parce que s'il a déjà 10 clients, à 15 cas de clients, je peux te dire que les clients, même s'ils payent en abonnement et qu'ils sont détentes, tu payes 15 cas à un mec pour un putain de logo. Crois-moi que le logo, il a intérêt à être bien parce que voilà. Donc je pense qu'il a quand même la pression du client et il doit bosser comme un fou. Il doit bosser comme un fou, justement pour s'éviter toutes ces galères d'agences, ces galères humaines. Donc ça, c'est la première chose. En fait, si tu veux faire une agence productisée et que tu veux la stagner à 50, 100 cas par mois, je pense que là, c'est magique parce que tu peux le faire tout seul limite ou à deux. Par contre, si tu vas faire des 15, 20 millions, 30 millions par an comme une grosse agence, ça restera un business d'humain ad vitam eternam. J'en suis persuadé.
Je pense que lui, il est dans cette logique de privilégier son lifestyle. C'est pour ça qu'à mon avis, il ne va pas vouloir grossir trop, mais n'empêche qu'il a quand même basculé aussi sur un business de formation à côté du coup, il a lancé sa formation pour lancer le product et service.
Et du coup, pourquoi ? C'est comme, pourquoi il fait ça ? Parce que il sait très bien que son truc, il va avoir un plafond. Et la deuxième raison, et moi qui me fais la raison pour laquelle j'ai le plus peur de ce modèle là, c'est qu'en fait, lui, c'est un américain et le marché américain du service, le marché français du service, c'est rien à voir. Genre c'est à des années lumières, tu vois. Aux États -Unis, les mecs, ils sont capables de foutre un coup de carte bleue sur quelque chose qu'ils ne connaissent pas juste parce qu'ils se disent putain et c'est vraiment ça. Moi, j'ai vécu. Donc c'est putain, toi, tu as une bonne tête. C'est quoi je te fais un virement ? C'est littéralement ça, tu vois. En France, moi, je le sais parce qu'on a bossé avec les plus grands groupes français. Je vais pas aller voir Orange en leur disant écoute ma belle, tu vas aller commander sur le site internet de Dorus qui est un site internet productisé. Tu vas payer sur Stripe avec la carte bleue. Déjà, ils ont même pas de carte bleue. Ou alors tu vas faire un virement et ensuite de ça, tu vas recevoir tes vidéos, tu vas recevoir un Trello et tu vas recevoir un Typeform où tu vas devoir nous donner le bri. Elle te paye. C'est pour avoir quelqu'un avec qui discuter, tu vois. Et moi, pour te payer, il faut que je te fasse une facture à plus de 60 jours, que les achats aient référencé au russe, sinon je peux pas te payer. Et toi, il faut que tu me fasses un devis, une facture, que je fasse valider ça, mais une plus un, mais une plus deux. Le système français n'est absolument pas prêt pour les agences productisées. Donc en fait, tu réduis ton marché à simplement des mecs comme startup qui ont des fondateurs, des process hyper modernes avec des prises de décision, tu sais, horizontale ou en gros le dire market. Il peut prendre une vision au même titre que le fondateur. Et en fait, ça, il y en a peu. Il y en a très peu. Donc je pense qu'on n'est pas encore prêt, mais j'adore ce modèle. Et justement, on est en train d'essayer de le mettre en place où là, on va essayer de lancer un modèle de fin une off qu'on n'a jamais lancé. En gros, c'est une vidéo 300 euros. Donc c'est des vidéos qui seront faites à l'iPhone, etc. On essaye de simplifier un maximum le process. C'est par pack de trois minimums. Donc en fait, ça nous oblige à faire un seul tournage. C'est soit par trois, soit par cinq, soit par dix. Ce qui fait que quoi qu'il arrive, ça va être un tournage. Nous, on produit tout le batch de contenu en un tournage. On a le monteur qui s'occupe de tout le batch de contenu et on essaye de processer le tout. Donc c'est paiement sur Stripe, possibilité d'abonnement. Ensuite de ça, des petites automatisations avec l'envoi du devis, l'envoi de la facture, l'envoi d'un type form pour remplir le brief. Mais par contre, on essaye d'automatiser tout ce qu'on peut. Mais à la fin, il faut qu'il y ait quelqu'un qui aille avec son iPhone sur le tournage faire les vidéos, tu vois. Il faut quelqu'un qui réfléchisse aux vidéos. Donc on essaye d'automatiser 90 % du process, mais par contre, la création, malheureusement, on ne pourra jamais l'automatiser parce qu'il n'y a encore pas de robots qui vont tourner à l'iPhone sur les tournages. Donc on va essayer un modèle un peu
plus rapide. Et tu as déjà signé sur ça ou pas encore ?
Oui, j'ai signé un client tout à l'heure sur ça et j'ai signé un client sur six mois sur ça. Mais pour l'instant, le truc, c'est qu'on n'a pas encore mis en place nos process. Donc l'offre, je viens de signer deux clients sur l'offre, mais les process sont encore les mêmes. Il faut qu'on arrive à tout automatiser, ce qui est un peu
chiant. Et c'est des clients de quelle taille
? C'est des petits clients. C'est ça qui est sympa aussi parce que nous, avec Horus, on avait une problématique qui était chiante. C'était bien, mais on s'attaquait qu'aux grands groupes avec le temps, mais on ne raflait pas du tout tout l'autre marché de PME, TPE. Et là, avec cette offre-là, on va pouvoir aller les chercher, je pense.
Ok, ok, intéressant. Je me demandais vraiment le potentiel de ce type d'agence, mais je pense que tu as raison pour les gros groupes, c'est clairement trop early. Par contre, pour toutes les startups qui viennent de lever un million, deux millions, je pense qu'elles pourraient être friantes comme ça de personnes qui ont un amendement. Bon ben, c'est cool pour elles. Ça va avoir un accompagnement.
Après, dans le service, moi ça, je l'ai appris. Je n'ai pas 50 ans d'expérience dans le service, mais ça se voit super vite. En gros, les gens achètent un service, certes, mais ils achètent aussi une relation. Je veux dire, ils achètent le fait d'être rassurés, ils achètent le fait d'avoir un numéro WhatsApp qu'ils peuvent appeler quand ça ne va pas sur leur prestation. Ils achètent quand même une tranquillité d'esprit en passant par une agence. Et je pense qu'avec une agence productisée, tu leur enlèves quand même beaucoup de ça. Je demande à voir sur un marché français comme le nôtre qui est très, très attaché à la relation humaine quand on paye un service.
Je pense que là où tu as raison, ça va marcher sur une catégorie, sur les startups, les mecs qui se lancent, les mecs plutôt jeunes, entrepreneurs comme nous. C'est vrai que les gros groupes, ça va être très complexe de les taper à moins que tu finisses par avoir un produit tellement bon où ils peuvent tout trouver et tout ça. À une époque, avec Benoît, on avait creusé, on avait réfléchi assez longtemps à créer une espèce de marketplace, si tu veux, historiquement, de Fuzzer. Tu foutais ta demande et elle était traitée par quelqu'un. Genre, je veux un nouveau logo et je veux payer tant. T'envoyer la demande et en gros, c'était traité et ça revenait. Après, tu avais tes différentes possibilités, tu payais celui que tu tentais, ni tester le truc. Mais on avait pas mal bossé sur le truc et ça, peut-être que tu vois avec un énorme volume, un côté très startup, très soutenu par plein de vici, peut-être que ça pourrait rassurer les gens. Mais une agence productisée sur un truc, ça ne rentre pas dans les process des grandes boîtes parce que déjà, si tu n'as pas quelqu'un en face, tu ne pourras pas te faire référencer. Quand tu te fais référencer par un grand groupe, nous, c'est pareil en IMO. Tu dois aller voir un comité, le comité, tu leur parles, ils vont voir est-ce que tu dis de merde, est-ce que tu es censé, est-ce que tu es un mec normal. Ils vont regarder un peu tes chiffres, tes présentations, tes machins, tes trucs et là, ils te référencent et après, ils peuvent te passer des commandes. Après, ça peut devenir plus simple pour les fois 2, 3, 4. Mais la première fois, elle est toujours assez pénible et tu peux mettre des mois à signer un client. Je pense qu'Aurus peut le confirmer, mais nous, en IMO, on peut mettre des mois et des mois à signer un client.
Donc à voir, à tester. A tester.
Ok. Chez IMO, on aime bien avoir des désirs de business à lancer, tu es dans les agences. Est-ce que tu aurais des idées d'agence un peu atypique où tu dis putain, là, il y a un marché, ça se voit, il n'y a pas grand monde, des trucs qui te chatouille un peu, que tu devrais peut-être pouvoir lancer
? J'ai le droit d'avoir une idée de business qui n'a rien à voir avec les agences ?
Aussi, let's go, carrément.
Tu sais ce que je ferais moi ? Là, si j'avais, par exemple, si j'avais, je ne sais pas, les aides pour l'emploi, les allocations et tout que je pouvais lancer ma boîte, mec, je créerais un bar à cookies. Rien à voir. Mais mec, je créerais un putain de bar à cookies. C'est le meilleur. Et toi,
tu as vu l'épisode de qui veut être mon associé, non ? Je l'ai
entendu parler des meufs qui ont fait le truc, mais ce n'est pas ça. Moi, en fait, j'y vais souvent. En plus, il y en a des bons à Bordeaux des barres à cookies, mais surtout, c'est Benoît à cause de lui, il m'emmène tout le temps. Je trouve que c'est un putain de business, en fait. C'est simple. C'est des marches colossales. C'est sympa. C'est à reste de la restauration, donc tu as un peu les galères de la restauration, mais en même temps, tu n'as pas les galères de la restauration parce que tu n'as pas de frais. Tu ne vends pas des plats ou tu ne vends pas du poisson ou de la viande. Les cookies, ça doit te coûter à l'unité, ça doit te coûter 5 centimes à produire. Les mecs, ils envoient des fournets toute la journée. Ils en vendent des centaines par jour à 4 balles le cookie. J'imagine qu'ils doivent avoir 10 centimes de coût de production. Ils le vendent 4 balles. Ils font 5 fournets par jour. Ça leur prend 30 minutes à faire. C'est marrant. Je fais des cookies et tout. Enfin, bref, tu vois. Ils vendent des cafés. Ils achètent une machine à café 3000 euros. Ils vendent le café 4 balles 50 ou 5 balles. Pareil, marge colossale. Ils paient juste un petit architecte intérieur 4 -5 mille euros pour rentrer dans les locaux, avoir des trucs sympas. Ils achètent un peu de meubles. Mais carnage, carnage ce truc. C'est bien. C'est un business sympa. Tu vas au taf, tu vends des cookies, tu fermes à 18 heures, tu ouvres à 10 heures. Ce n'est pas de la restauration où tu as la pression des services, tu renverses des plats. En fait, pour moi, tu as tous les bonus de la restauration, du business physique, du business de la food, sans avoir tous les inconvénients des restos. Je trouve ça trop bien. Et les marges, les marges, c'est aberrant. Alors tu ne seras jamais millionnaire avec un bar à cookies. Mais j'aurais fait ça, tu vois moi. J'aurais fait ça.
Pourquoi pas d'ailleurs créer un camion de bar à cookies où tu sais, tu te mets devant les écoles, devant les gros groupes et tu les attends à 17 heures.
Mais ça, mais ça, c'est aberrant. Ça, c'est aberrant à faire. Après ça, je pense que tu as des... Je pense que ça, la mairie te fait chier parce que tu sais, tu n'as pas le droit de gérer ton camion partout. Je te confirme là, tu
as des lois qui rendent le truc un peu plus complexe que
ça. Mais dans l'idée, c'est ça. Enfin, je veux dire, c'est un carnage. Si tu veux avoir un business tranquille et t'es sûr de vivre, trop bien, tu vois. Et en plus de ça, les mecs, ils peuvent franchiser ça. C'est à dire qu'à partir du moment où c'est assez sexy, tu rentres dans une dynamique de franchise. Si t'es vraiment un entrepreneur et que tu as une vision entrepreneurielle, tu veux un peu t'embêter, tu franchises ça. Mais c'est aberrant. C'est aberrant, je suis sûr, tu vois. C'est le
genre de truc qui cartonne sur les réseaux. C'est ça. Moi,
tu me fous un bar à cookies, mais je te fais un carnage. Je te fais un carnage sur les réseaux.
Vas-y, je te trouve un local,
Clem. Mais tu rigoles, mais je suis trop trop chaud de faire ça, tu vois. Et ce que je voulais faire, c'est faire un peu comme Podspace, ils ont fait là. Je sais pas si vous voyez qui c'est, Podspace. Je vous envoie des
piètes expliquées pour l'audience.
Podspace, c'est des mecs qui ont créé de base un studio de podcast. Donc ils ont repris le modèle d'une boîte à Dubaï qui s'appelle Podster, où en gros, ils ont loué des locaux et ils commercialisent ces locaux à la location sous forme de studio avec des micros comme ça, des caméras, etc. Ce qui fait que les gens peuvent venir tourner soit des épisodes de podcast, soit des vidéos. Le mec, il a envie de tourner sa vidéo, il loue le studio à l'heure et il vient faire sa reza. Et puis derrière, ils ont des upsells avec, par exemple, du montage. Bref, ce modèle-là a hyper bien fonctionné pour eux et du coup, ils ont monté un deuxième studio de podcast. Mais par contre, cette fois-ci, la devanture, c'est un café. Donc en gros, c'est dans Paris. Je suis allé en plus la semaine dernière, c'était sympa, on a tourné des épisodes. La devanture, c'est un café, ça s'appelle Storyteller Coffee. Tu rentres dedans, tu te rends pas compte que c'est un studio de podcast. Donc tu as un café, tu as quelqu'un qui te sert le café, tu as de la bouffe, tu peux manger, boire ton café, etc. Et en fait, c'est hyper bien fait ce qu'ils ont fait. Tu as un frigo, tu as une porte dérobée, c'est la façade d'un frigo. Sauf qu'en fait, quand tu ouvres le frigo, tu as une porte dérobée et tu arrives dans les studios qui sont au sous-sol. Et donc les mecs ont un café. Il y a plein de gens qui viennent boire leur café, etc. Mais ils ne savent pas qu'il y a un studio de podcast en dessous. C'est trop bien. Et du coup, c'est double business model. Business model du café à 5 balles alors qu'il coûte 10 centimes. Et business model du studio où tu loues des studios pour la production de contenu à 100, 150 euros de l'heure et c'est carton. Et je m'étais dit, tu fais ça à Bordeaux, tu ouvres un bar à cookie, tu fais une petite porte dérobée avec en dessous un studio de podcast. Laisse tomber, laisse tomber.
De
toute façon, moi je crois beaucoup à l'immobilier partagé en termes d'usage. J'en parle souvent dans plein de podcasts et moi, c'est un truc que je regarde énormément en ce moment parce que l'immobilier cale pas mal. C'est compliqué, on le sait, tu as une crise de financement. Et en fait, la mixité des usages, c'est un truc qui change beaucoup. On parlait d'un hôtel pour entrepreneur la dernière fois, mais tu pourrais foutre des bureaux en haut, des studios de podcasts au milieu ou des studios de podcasts tout en bas et un café au milieu. Et puis même, encore au dessus, si tu peux, cinq chambres en Airbnb. Et en fait, t'as un truc qui tourne peu importe le cycle dans lequel tu te trouves. Si les bureaux sont moins en phase, bon, c'est pas grave, t'as un peu de vide, mais tes podcasts, ils tournent. Si t'as du commerce avec un resto, des cafés, des machins, ça n'affecte pas le prix de ton café, ça n'affecte plus le prix de ton loyer puisque tu l'as soit acheté, soit t'as fait un buy à un instant T. Donc tu vois, tu peux assez facilement te débrouiller d'une situation plus complexe grâce à une mixité des usages. Je pense que c'est vraiment intéressant. Et ce que tu viens de raconter juste avant, c'est typiquement ça. Le jour où ils ont moins de mecs qui tournent des podcasts, c'est pas grave, ils ont un truc qui tourne. Et si le resto marche un peu moins bien, c'est pas grave, ils ont des mecs qui viennent en podcast. Et pour
le même loyer. Et puis moi, je peux te dire qu'on est resté deux jours là bas, je leur ai pris 50 balles de café, tu vois. C'est con, mais ça
joue. Ben non, carrément. Et pourquoi d'ailleurs, toi, tu es parti sur la bonne formation et pas sur la création d'un vrai business comme ça où tu vas avoir des locaux, tu vas avoir quelque chose qui est peut-être plus calable que la bonne formation parce que finalement en France, la bonne formation, le meilleur à mon avis, ça va être Xiaomi. Il doit tourner à peu près 10 millions de CA par an sur ça. Bon, à mon avis, ils touchent plus que la France, d'ailleurs une bonne partie de la francophonie. Donc, quoi qu'il arrive, il y aura un palier. Là où d'autres business plus start-up, et bien le palier est beaucoup plus haut, même si initialement les fondations et le dynamisme de départ est plus complexe.
Ça, je pense que c'est simplement parce que je me suis pas forcément pris la tête, tu vois. Genre moi, dans ma carrière, en gros, j'ai les opportunités qui me viennent. Je les prends, je les prends pas. Là, l'opportunité de la formation, c'est mise devant mes yeux avec les gens qui me demandaient, l'intérêt croissant par rapport à ça, etc. Du coup, let's go. Je fonce là-dedans. Je te dis pas que dans deux ans, je ferai pas autre chose. Tu vois, même là, je suis en train de travailler sur un projet qui n'a rien à voir, qui me fait kiffer aussi. C'est possible que je bascule sur ce projet dès le mois de juin. En gros, je me dis, je me entre beaucoup et celles qui me font kiffer, je vais jusqu'au bout, tu vois. C'est une réponse bateau, mais c'est la vérité, tu
vois. Je comprends, je
comprends, je comprends.
Du coup, est-ce que tu as d'autres idées ou pas d'autres idées de business à partager, que ce soit à agence ou autre d'ailleurs
? Ouais, je pense que comme tu le disais, tu vois, les agences productisées, ça marche bien. Moi, je pense que, je le dis à chaque fois, mais le mec qui arrive à faire une agence ou en gros, soit une agence ou soit un cabinet de conseil où en gros, il arrive à conseiller ces entreprises clientes sur l'implémentation de l'intelligence artificielle au sein des processus dans leur équipe, tu vois. Ce mec-là, il fait un carnage. On en entend beaucoup parler, là. Ils appellent ça A -A -I -A, les agences A -A -I -A, mais pour l'instant, c'est pourri, tu vois. C'est pété. Il n'y a pas un mec qui a trouvé un business solide avec ça. Les gens, ils sont tous en train de se dire, magnifique ce truc et tout, sauf qu'il n'y en a aucun qui a fait un vrai business avec ça. Je pense qu'il y a une grosse opportunité, tu vois. Mais tu sais, mais un mec pertinent, c'est-à-dire que, voilà, tu es une boîte, tu as un problème parce que ta directrice com et ta direction com n'arrivent pas à communiquer avec ta direction produit. Comment tu arrives à créer des automatisations ? Comment à mettre des, pas forcément de l'IA, mais des process en place où il y a un peu d'intelligence artificielle là-dedans, de manière à ce que ça soit compréhensible pour les boîtes et que ça soit implémenté facilement ? Je pense que le mec qui arrive à faire
ça... Tu vois, là, c'est marrant que tu parles de ça. Mon frère que tu connais, monte une agence IA Automatisation Optimisation
pour les
boîtes. Alors, plus sur les process et tout que sur la communication. Mais tu vois, fondamentalement, c'est sûr qu'il y a un marché qui est en train de se développer et même ne serait-ce que d'acculturation. J'ai un autre mec qui monte un business de formation, alors en physique, mais business de formation pour les entreprises traditionnelles, pour sa culture IA. C'est juste de la culture. C'est juste pour que les mecs ne soient pas perdus dans la manière dont ça se passe. Et le truc a l'air de bien démarrer. Et pour l'instant, je crois qu'il est tout seul ou qu'ils sont deux plus ou moins temps plein et ils ont une boîte qui tourne très correctement. Je n'ai pas les chiffres du tout, j'ai pas du tout envie de dire une connerie, mais ça tourne. Ils ont lancé le truc en un trimestre, ils arrivent à avoir un truc correct. Voilà. IA est vraiment sur toutes les bouches. IA, il y avait le kick-off de Capgemini en live. Donc, il y avait 1000 salariés. Je ne connais pas vraiment leur poste, mais à mon avis, ça devait être des cadres ou des trucs qui se rapprochent. En live partout dans le monde. Donc, il y avait des Indiens, il y avait des Européens, il y avait des Américains. Il y avait les dirigeants aussi qui donnaient les prochains CAP, les prochains objectifs de la boîte et surtout les futurs grands chantiers sur lesquels ils vont aller. Et il y avait l'IA générative sur toutes les bouches. Ils en parlaient tout le temps, tout le temps. Et ce qui était hyper intéressant, c'est que ma source, la personne qui m'en a parlé, m'a indiqué que pas une seule fois, ils ont parlé du web 3. Alors qu'il y a deux ans, tout le monde en parlait, etc. Alors, le metaverse est différent puisqu'il y a quand même un dynamisme autour du metaverse, mais tout ce qui est blockchain, crypto, NFT, aujourd'hui, personne n'en parle. Là où l'IA générative, forcément, c'est une boîte qui fait 22 milliards par an qui est spécialisée dans le consulting d'autres boîtes, eh bien, ils parlent à fond l'IA. Je pense qu'il va y avoir un énorme marché ne serait-ce que parce que beaucoup, beaucoup de boîtes vont être non pas éduquées. Si finalement, le vrai problème des boîtes, c'est que tout le monde a entendu parler de l'IA aujourd'hui, mais je pense qu'il y a un énorme problème d'éducation sur, ok, concrètement, comment est-ce que ça va fonctionner? Et comme ça, j'avais vu une data qui montrait le peu, le niveau extrêmement, extrêmement faible d'implémentation de l'IA au sein des structures. Alors, on voit que les médias, eh bien, ça explose forcément. Tous les journalistes ont leur IA, jenny .ai et compagnie. Mais finalement, dans les autres industries, même si tout le monde a entendu parler, il y en a encore très très peu qui l'ont implémenté, donc forcément, un marché qui est énorme derrière.
Ouais, mais c'est comme les cryptos, c'est un marché de beaucoup de visibilité, mais très peu d'implémentation. Ça fait la une des journaux, mais entre le mec qui regarde et qui entend parler du bitcoin et le mec qui va vraiment en acheter, il se passe un bon moment, donc c'est toujours pareil. Je pense que le mec qui arrive à se mettre entre les deux, comme ça a été le cas dans les cryptos, genre par exemple un Binance, c'est exactement ce qu'ils ont fait. Alors eux, c'est un exchange parce que là, on parle de monnaie, mais le mec qui arrive à faire un truc un peu similaire dans l'IA où il vient faire l'intermédiaire entre les mécréants de l'IA et ceux qui connaissent l'IA ou les entreprises qui commercialisent de l'IA, carnage, c'est sûr, mais c'est hyper compliqué, c'est super compliqué. On ne t'entend pas, tu as coupé ton micro, Alex.
C'est d'autant plus dur avec l'IA que si tu veux, c'est moins clair que la crypto. La crypto, tu as un truc très facile pour te mettre au milieu, c'est de créer un exchange
et
en expliquant ou en laissant comprendre que globalement, tu pouvais devenir riche en achetant des coins, et tu pouvais démarrer comme ça un truc assez facilement. Là, sur de l'IA, si tu fais une marketplace d'outils IA, ça implique que t'aies des mecs en face qui sachent implémenter du code dans une solution des achats existants, tout ce genre de trucs. Le défi, je pense, est plus rémunérateur et plus long-termiste, à mon avis, parce qu'il y a quand même pas mal d'exchanges qui ont pris des branlées, mais par contre est techniquement un autre niveau de challenge parce que se mettre au milieu, se mettre à mi-distance entre un open AI et une boîte de transport, il va falloir être extrêmement créatif.
Après, tu peux le faire sur le biais d'une agence, genre juste un mec qui t'explique comment utiliser open AI.
Ça, c'est plus facile, mais t'as moins de scalabilité. À un moment, tu restes dans un format agence, là où Binance, si tu veux, en quelques années est passé de j'existe pas à, je le vaux, 50 milliards au plus haut ou 60 milliards. J'ai pas envie de dire de conneries, Luc, tu dois savoir que c'est mieux que moi, mais t'es valorisé très très cher. Dans la crypto, ça fait tout pas mal, même les valorisations de
boîte.
Surtout après les branlées qui sont prises aux États -Unis avec CZ. Un peu louche d'avoir cette histoire, mais... Ouais, ouais,
ouais. OK.
OK, trop cool. Pour terminer, c'est quoi ta vision, c'est quoi les défis de l'information produit et du monde des agences ? Pour donner mon feedback sur l'info produit, on en a parlé quelques fois avec Alex, c'est que moi j'ai fait beaucoup ça et en fait j'ai eu une sorte de dégoût lorsque je me suis rendu compte que en fait c'était une sorte d'immense ponzi. Alors pas pour tout le monde, mais notamment pour l'info produit type Mecmo où finalement tu formes des personnes non pas à exécuter ta formation, mais plutôt à copier-coller. Parce que c'est des types qui, d'un coup, ils ont une tonne de culture et lorsqu'on a de la culture, on a envie d'en parler. C'est un biais. Quand on était petits, on voulait parler, on attendait qu'une chose était à table, parler de ce qu'on apprenait à nos parents. J'ai l'impression que c'est un peu la même chose. On a des profs qui nous apprennent des choses et alors ce qu'on veut, c'est pouvoir réapprendre ces mêmes choses à d'autres personnes. Donc voilà, finalement, il y a plus une sorte de copier-coller, de copier-coller, de copier-coller, de voir de formation qui finalement n'ont jamais réellement exécuté. Et il y a plus de voir de formation, j'ai l'impression, que de personnes qui exécutent réellement les apprentissages qu'on peut leur faire. Donc premier point. Deuxième point, il y a de plus en plus, le marché est quand même, c'est un truc que disait Tougan lors du dernier passage. Et je pense qu'il n'a pas tort sur ça, c'est que la demande globale de formation finalement ne diminue pas. Même à mon avis, elle augmente au fur et à mesure, puisqu'il y a une sensibilisation, il y a aussi de plus en plus de personnes qui se rendent compte qu'il y a d'autres manières de s'éduquer que passer par l'école. Mais à côté de ça, on a quand même une augmentation presque exponentielle du nombre de vendeurs de formation. Il y a même des types qui n'ont jamais rien fait, de plus en plus jeunes d'ailleurs j'ai l'impression, qui arrivent sur le marché et qui, à l'inverse, sont quand même hyper doués avec les nouveaux outils de communication TikTok et compagnie, qui arrivent vachement bien à parler, à parler aux personnes de leur âge et qui arrivent quand même à saccaper une certaine part de marché. Donc on a un marché de la demande qui, augmente mais non pas sensiblement. Et à côté de ça, on a un marché, une offre de formation de formateurs en ligne qui augmente dix fois plus. Comment est-ce que tu vois le futur de ça ? Est-ce que tu crois pas qu'avec ChadGPT 10, et bien demain les vendeurs de formation vont être totalement has-been ? Est-ce que tu penses qu'on va passer sur un modèle beaucoup plus d'accompagnement, parce que finalement le contenu il est un peu partout ? Quelle est ta vision sur ce marché-là ?
Je pense que déjà, première chose, je pense que j'ai pas assez de recul sur le marché pour donner un avis qui soit vérifié ou un avis correct. Après, j'ai quand même mon avis là-dessus, mais je préfère le dire. Faut pas le prendre pour argent comptant parce que pour le coup, j'ai pas beaucoup de recul là-dessus. Mais j'ai quand même pas mal de connaissances là-dedans, etc. Enfin bref, je commence à bien cerner le marché. Je pense qu'en fait, comme tu le dis, la demande ne va jamais cesser. De toute façon, elle sera renouvelée par les générations. Donc même si tu as une génération qui n'est plus demandeuse de produits de formation, les générations qui suivent, il suffira d'attendre quelques années pour qu'elle soit de nouveau demandeuse. Enfin bref, il y a des cycles, c'est comme dans tout marché, mais il y aura toujours de la demande. Je pense qu'il y a énormément d'offres et je pense qu'en fait, à cause de ces offres et des faibles barrières à l'entrée, comme tu le disais, du monde de la formation, c'est-à-dire qu'aujourd'hui, n'importe qui peut prendre son téléphone et dire « je suis coach », tu vois. À cause de ça, l'infoproduit en général souffre d'une mauvaise réputation, mais je pense qu'il y aura toujours la demande. Et donc en fait, pour moi, quand tu as ces deux éléments en tête, ce qu'il faut se dire, c'est comment est-ce que je profite de cette demande qui sera toujours là et surtout comment est-ce que je m'éloigne de ces stéréotypes autour de la 22 immutable laws of marketing, un truc comme ça. En français, je ne sais pas comment on dit, 22 lois immuables du marketing. Et en gros, il y a une loi qui dit « quand vous n'êtes pas le premier, essayez d'être le premier dans une catégorie. Et donc, essayez de créer votre propre catégorie pour être le premier là-dedans. Et moi, je le prends un peu comme ça sur le charbon. Je ne suis pas le premier vendeur de formation qui apprend à monter son agence de service. Par contre, ce que je veux être, c'est le premier réel incubateur d'agence de prestation de service. Aujourd'hui, il n'y en a pas en France. Et même dans le monde, je n'en connais pas. Donc, c'est le but du charbon. En fait, je me dis, je sais qu'il y aura une demande. Je sais que c'est un marché sur lequel j'ai de l'autorité et sur lequel je peux vendre. Notre offre, elle est vérifiée. Notre produit, on a moins de 5 % de taux de remboursement. Il est hyper quali, notre produit. Il ne fait que de s'améliorer. Donc ça, c'est validé. Comment est-ce que je me sépare de tout ce qu'on entend, de toutes les merdes qu'on entend sur le marché de la formation en ligne et de tous les stéréotypes qui nous sont attachés ? C'est en professionnalisant maximum notre accompagnement et surtout en se sortant le plus possible de cette vision formation en ligne, formation en ligne. Et donc nous, déjà, on a décidé de ne pas utiliser formation, etc. C'est plutôt incubateur, tu vois, dans notre vocabulaire, tout simplement pour se séparer et dans l'esprit commun de dire on n'est pas une formation, on est un programme d'accompagnement slash un incubateur. C'est créer une nouvelle catégorie. Et après, on est en train de mettre toutes les démarches possibles et imaginables pour transformer le plus vite possible le charbon d'une formation en ligne à une école. Donc c'est une école qui sera jamais physique, mais ça sera une école. Tu vois, je vais te donner un exemple et c'est un mec avec qui on a parlé qui nous a dit ça. Aujourd'hui, il y a une école qui s'appelle Studi en France. Je ne sais pas si vous connaissez. Studi, ça fait, je crois que ça fait 100 millions à l'année, un truc comme ça. Et en fait, Studi, c'est une école, mais une école qui n'a pas de locaux. Et c'est une école dans plein de domaines. Et c'est une école qui est reconnue par l'État. C'est une école qui est certifiante. C'est la personne qui vient dire putain, Studi, vous êtes des arnaqueurs, vous faites de la formation en ligne. Vous êtes vraiment des merdes, vous faites de la formation en ligne. Et la seule raison pour laquelle on ne dit pas ça à Studi, c'est parce qu'ils sont un, certifiés par l'État et deux, ils se sont créés une catégorie. Ils appellent ça une école en ligne et personne ne peut leur dire vous êtes des formateurs en ligne. Non, vous êtes simplement une école en ligne. Et je crois, ils font 50 ou 100 millions à l'année. C'est colossal ce qu'ils font et ils ne sont pas catégorisés comme vendeurs de formation. Donc le but avec le charbon, le terme, c'est ça.
Après, j'ai l'impression que les personnes qui sont, les formateurs qui sont mal vus, ce n'est pas tant les formateurs, mais c'est plus les formateurs qui, ceux qui vendent du rêve, je veux dire grosse guillemets. Donc c'est des personnes qui promettent, qui ont des promesses qui sont totalement démesurées avec du type on va gagner 10 000 euros par mois en 15 jours, en moins de 15 minutes par jour. Ce sont des trucs qui marchent finalement. Ce sont des trucs qui marchent bien, les personnes y cliquent dessus. Mais c'est des promesses qui ont, je pense que c'est des formateurs plus make money que leur somme des personnes qui vendent des formations. Donc, je te dis, je ne connaissais pas du tout. Est-ce qu'on va s'écrire ? C'est avec deux oeufs ou pas ?
Non, c'est I à la fin. S -T -U -D -I. Tu vois, l'heure de vie, c'est la grande école 100 % en
ligne. Ok, ok, ok. Donc je pense, je vais regarder après, mais je pense qu'ils n'ont pas de promesses du type vous allez gagner 10 000 euros en 30 jours.
Non, non, non. Mais justement, tu vois, nous, on essaye de s'en éloigner un peu. Après, en fait, c'est un jeu, c'est un jeu d'équilibre parce que mine de rien, tu vois, pour vendre, il faut promettre des trucs. C'est-à-dire que surtout quand tu es petit, là, aujourd'hui, les studios peuvent se permettre de dire on est l'école 100 % en ligne parce qu'en fait, ils ont tellement de track record qui peuvent changer leur message. Mais quand tu es tout nouveau sur le truc, ce qui attire les gens, c'est comment je vais faire de l'argent avec une formation. Et du coup, nous, on est un peu dans ce dilemme là de se dire, putain, on vend du rêve. Oui, parce qu'on en a besoin pour l'instant, mais le plus vite possible, on essaye de s'en séparer, tu vois, donc ça va prendre, ça va prendre du temps, mais on va essayer de s'en séparer le plus possible. Donc tu vois, ma réponse à ta question initiale, c'est le marché pour moi, il est tendu, il est contracté, il est tout ce que tu veux, il y a plein de, il y a plein d'offres, etc. Mais si tu arrives à créer une nouvelle catégorie, tu t'enlèves tout ça, tu vois. Donc nous, notre but, c'est ça pour l'instant, on n'y est pas. Notre but, c'est ça. Alors, on est en train de faire toutes les démarches pour les dossiers, pour être reconnus par l'État, etc. C'est long, c'est chiant, c'est dur, ça nous demande de changer notre accompagnement et tout, mais en fait, on va le faire parce qu'on veut plus. En fait, on veut être un peu l'intermédiaire entre un studio et un formateur en ligne, tu vois. Je pense que c'est top. Du coup, c'est créer une nouvelle catégorie. Après, je ne sais pas si ça va marcher, mais on verra.
En fait, ça te crée une crédibilité et immédiatement, ça te différencie de tous les autres. Je pense que c'est top. Lorsque tu parles d'incubateur, qu'est-ce que tu entends par ça ? Puisque dans tous les cas, il y a un prix de retrait, du coup, tu as dit que c'est 1000 ou 3000 euros. Est-ce que du coup, après, il y a une promesse du type, si votre agence marche bien, on peut peut-être s'associer avec vous et compagnie ? Ou non, incubateur, c'est un mot purement marketing que vous avez utilisé.
Alors, à ce stade, c'est un mot 100 % marketing. Par contre, il a été choisi parce que dans le futur, on veut le faire. Ça revient au tout début de la discussion à ce que disait Alex, c'est quoi le modèle Dorus actuellement ? C'est marrant que ça finisse comme
ça.
En gros, aujourd'hui, le modèle Dorus, c'est, comme je te le disais, avoir certaines prestats qui couvrent les charges et dégager un peu de cash, etc. Mais le modèle adjacent qu'on est en train de tester là en ce moment sur une agence, et on vient de lancer une offre, c'est l'offre à 300 euros là-dessus dont je te parlais. En gros, c'est prendre des parts dans des petites agences qui sont beaucoup moins évoluées, beaucoup moins avancées que Corus et qui n'ont pas le niveau d'expertise que nous on a. Et c'est prendre des parts contre un accompagnement vraiment poussé, tu vois, genre du management, du conseil, du prêt de ressources. Par exemple, Alex, il nous met à disposition un DAF, un DAF partagé. Nous, on met nos comptables à disposition, nos avocats à disposition. Bref, en gros, le but, ce serait de créer Horus et ensuite la holding Horus qui détient des parts dans plusieurs petites agences qui sont sélectionnées vraiment triées sur le volet, tu vois. Et donc là, le mot d'incubateur prend tout son sens puisque le but, à terme, ce serait de sélectionner les meilleurs profils du charbon. En gros, tu sais, le charbon ferait un peu office de centre de formation. Et les meilleurs agences arrivent en équipe première et l'équipe première, c'est l'incubateur Horus. C'est un peu ça l'objectif infini, mais ça, ça va mettre un nom à être mis en place.
Pour l'instant, on est vraiment dans la phase de test, tu vois, mais ça me rappelle aussi, Luc, toutes les discussions qu'on avait eues sur les modèles un peu à la Heisenberg, à la old co-company, machin. On a un peu légèrement changé le modèle pour qu'ils passent en France et qu'ils passent sur un format agence. Mais c'est vraiment ça vers quoi on voudrait tendre. C'est-à-dire que, si tu veux, Clem peut être un étendard au sens de former les lancés et derrière, on les récupère chez Horus. Et tu vois, moi, comme on fait ensemble, j'apporte tout ce qui est financement, scaling et phase un peu suivante. Et l'idée, c'est qu'on pense qu'on a un écosystème qui fait que ça peut avoir énormément de sens et énormément de valeur sur un très long terme pour des gens qui commencent en étant en fait, quelque part, un apprenant de Clem et du charbon au sens large. Ouais, c'est hyper smart, j'aime beaucoup. Voilà, trop cool. Bah, écoutez, j'ai pas d'autres questions. Merci les gars, c'était hyper sympa. Ouais, merci Clément.
C'était sympa, très belle discussion.