The Next Big Shit — Episode 90 —
Ce side business à 50M$ par an va atteindre 1 milliard de dollars d'ici 2030
Luc et Alexandre analysent un side business générant 50M$ par an et son potentiel pour atteindre le milliard.
- Speakers
- Luc Allain, Alexandre Bonhomme
- Duration
Transcript(41 segments)
Alex, est-ce que tu connais une personne de l'Université d'Amérique qui s'appelle Craig Fuller ? Je n'en ai jamais entendu parler. Moi non plus, je pense que personne en France en a entendu parler. Même aux Etats-Unis, assez peu de personnes le connaissent. Pourquoi ? Parce qu'il a lancé de base un business qui est extrêmement niché. C'est un business dans la logistique. Ça va être de la data, de l'étude de marché, de l'intelligence économique dans la logistique pour tous les acteurs du secteur et également les investisseurs du secteur. De base, il a lancé ça en 2017. Il s'appelle FreightWaves.com F-R-E-I-G-H-T-W-A-V-E-S.com Le modèle est ma foi assez intéressant pour trois raisons. La première raison, c'est que c'est ultra verticalisé, ultra niché. C'est-à-dire que lorsqu'en France, on pense lancé une idée de business intéressante, la dernière chose à laquelle on pense, c'est qu'on va créer une boîte de data sur la logistique, sur le freight, sur le container, sur ce genre de trucs. Et pourtant, justement, s'il n'y a personne qui pense à ça, ça peut être déjà une idée assez intéressante sur laquelle se porcher. Donc, le simple fait de verticaliser comme ça sur ce type d'industrie, je trouve ça déjà intéressant. C'est le premier point. Le second point, c'est que cette boîte se divise en deux boîtes. La première boîte, c'est une boîte de data type SAS. Le produit s'appelle SONAR, S-O-N-A-R. Et grosso modo, ça fait ce que j'ai dit en intro. C'est-à-dire, ça fournit de la data à tous les acteurs de cet écosystème, investisseurs aussi. Et en fait, le second gros pilier, c'est le MEDIA. De base, c'était une seule et même entité, Freight Waves avec MEDIA plus SAS. Et puis après, ils se sont rendu compte que le fait de séparer les deux, ça permettait de garder la valorisation du SAS tout en gardant la valorisation du MEDIA. Donc voilà, ils ont fait le choix de séparer les deux entités. Ce business, c'est intéressant, mais ce n'est pas forcément celui-ci qu'on va parler aujourd'hui. Mais ceci étant dit, pour donner un peu de contexte, ils font à peu près 50 millions de dollars de chiffre à faire annuel. Et même si je peux te donner les chiffres exacts, 53 ,9 millions en 2024 selon l'ATCA. Et ils faisaient 31 millions en 2022, 35 millions en 2023. Donc voilà, c'est un business qui a quand même vachement bien grossi lancé en 2017. Ils ont levé un peu d'argent au début. Et puis après, ils ont réussi à se développer par leurs propres moyens.
Quand tu dis un peu d'argent, tu sais de combien on parle ou tu n'as pas trop d'idées ? Non, pas d'idées pour ça. Ok. Faut regarder de suite. C'est juste pour qu'on se rende compte.
Ouais. Ah oui, non. En fait, ils ont levé un peu d'argent quand même. Je sens que ça allait sur 150
Millions, une dingue comme ça.
Et en fait, ils ont levé un peu d'argent. D'après ce qu'ils disent, ils auraient levé à peu près entre 90 et 110 millions.
Ah oui, attends. Ah oui, d'accord. Il a fait sa recherche. Ok, 110 millions, c'est... Aujourd'hui, ça paraît être une paille quand tu vois Open Air et toutes ces conneries. Mais c'est quand même beaucoup de trucs. Surtout sur 2017. Je ne sais pas à quel moment ils l'ont levé. Mais 2017, 110 millions, à l'époque en France...
C'est pas en 2017 qu'ils ont levé cet argent. C'était tout au long de leur parcours.
Oui, je me souviens. Mais tu vois, à une époque... Alors, je parle pour la France. Mais à une époque, 100 millions étaient la plus grosse série A de l'histoire en France. Ce n'était plus le cas maintenant. Bon, ils ne sont pas français.
Ok, ok. 10 millions, 13 millions en site série A. Ok, ok.
À l'Aïd, on s'en fout, ça reste une très belle boîte. Oui, surtout vu le chiffre qu'ils font aujourd'hui.
Et en fait, ce mec, Craig Fuller, il avait un hobby. Un kiff à côté, c'est les médias verticalisés. Et en fait, c'est alors de compte que lui, il adorait l'aviation. Il adore le bateau, il adore ce genre de choses. Et donc, il s'est dit, ok, à côté, je vais lancer un site business. C'était littéralement un site business. Ou en fait, il venait racheter des médias sous valorisés par le marché. Donc à x3, x5, la vie de d'un. Et après, sa test était de dire, bah moi, ce que je pense, c'est que tous ces médias, en fait, sont sous-exploités d'un point de vue de monetisation. Donc, en gros, c'est la test que l'on défend depuis le début. C'est de se dire que jusqu'à présent, aujourd'hui, les médias, la monetisation, elle était simple. C'est, on balance de la pub et on a pourquoi pas un abonnement premium pour plus de contenu, pour fidéliser, pourquoi pas une communauté de genre de choses. Et lui, il s'est dit, mais en fait, ça, c'est génial pour être break even. C'est génial pour payer les équipes. Mais le vrai argent, il est derrière. Allez chercher ce qu'on appelle la LTV. Donc, c'est tout l'argent, le montant global que chaque lecteur va nous rapporter au cours de son expérience au sein de notre média. On va essayer de l'augmenter de manière drastique. Et donc, ce qu'il a fait, c'est qu'il a créé Firecrown, F-I-R-E-C-R-O-W-M, qui est le groupe média, je vous invite à les voir. Lorsqu'on va sur son site, on voit plusieurs catégories de médias. Il y a la catégorie aviation, il y a la catégorie bateau, etc. Et dans chaque catégorie, il y a tout un tas de médias qu'il a acheté. Donc, ce n'est pas juste, on achète un média et puis ça fait une catégorie. Non, c'est, on a une catégorie, on va acheter tous les médias possibles au sein de ce secteur-là. Donc, par exemple, dans la catégorie aviation, il a acheté tout un tas de médias, et notamment un média qui, parmi les plus connus, c'est le Flying Magazine. Donc, Flying comme Flying et Magazine, qui est uniquement un média pour les passionnés d'aviation. Et eux, l'un de leurs coups d'éclat qui m'a réellement intéressé, et je pense sur lequel tu peux toi assez vite aussi, à mon avis, ça peut te donner des idées pour ton activité actuelle, c'est que ce qu'il a fait, c'est qu'il a proposé à toute sa base de lecteur d'acheter un certain nombre de terrains, un certain nombre d'ogards, un certain nombre de logements. Avec comme promesse, en fait, vous allez être prêt de pistes d'aviation. Vous allez pouvoir directement suivre votre passion, votre avion est juste à côté, vous allez pouvoir faire des vols de manière quasiment quotidienne. Du coup, il a proposé ça.
C'est très bon ça, parce que en règle générale, en immobilier, pour ceux qui se posent la question, vendre à côté d'un aéroport ou d'une piste d'atterrissage, c'est pas le meilleur truc du monde. Pour 99 % de la population, ça fait plutôt chier qu'autre chose.
Après, attention, on parle d'un terrain qu'il a acheté à 607 hectares. C'est pas, on pose la maison juste à côté de la piste de vol. Je me doute. T'es dans les horizons et puis surtout, t'es entouré de personnes qui sont passionnées. Finalement, c'est presque, j'abuse, j'extrapole, mais c'est presque un éco-village, une network state, passionnée par les aviations, ce qu'il a voulu faire.
Mais ça fait un max de sens. Je déconnais avant, mais ça fait un max de sens. C'est comme, tu sais, le village entrepreneur qu'on a fait à Maurice et qui, en fait, est mieux vendu que la moyenne parce que, en termes de temps et de prix, parce que les gens veulent se retrouver entre gens qui comprennent leurs problématiques, sans que pour autant, il y ait un côté réellement, fondamentalement communautaire, tu vois, comme il pouvait y avoir vraiment chez WeWork, c'est à mi-distance. Mais pour autant, ils ont envie d'être entourés de gens qui les comprennent. Et donc, c'est une vraie thématique et c'est un vrai truc. Je rigole parce que, en effet, d'habitude, l'aéroport, c'est un truc un peu, tu as mal vu, mais je pense que c'est une vraie, vraie thématique et ça a vraiment du sens.
On pause très rapide dans l'épisode pour parler de Next Trends, qui est une communauté privée où, en fait, on vous envoie chaque semaine les nouvelles tendances émergentes ainsi que les idées business pour exploiter ces tendances avant tout le monde. Vous avez déjà accès à une certaine tendance, à une certaine idée de business à lancer, mais avec cela, on étudie aussi chaque semaine les nouvelles stratégies de croissance des boîtes qui décollent, des entrepreneurs qui passent très rapidement de zéro à plusieurs millions d'euros de chiffre à faire. On se pose la question de comment ils font, quelles sont les stratégies d'acquisition, quelles sont les stratégies de conversion, les tunnels de vente, qu'est-ce qu'ils mettent en place pour qu'on ait une croissance aussi forte. Et donc, on vous donne tout ça sur un plateau d'argent pour vous permettre de répliquer ces stratégies à votre tour et faire décoller votre activité. Il y a déjà plus de 200 membres qui ont rejoint la communauté privée Next Trends, parmi lesquels certains gros entrepreneurs français. Cette communauté est assez facile parce qu'il y a à la fois des personnes qui n'ont rien lancé et qui débutent tout juste, et des entrepreneurs qui font déjà aujourd'hui plusieurs dizaines de millions d'euros de chiffre à faire annuel. Et donc, il y a une synergie, une noterette, une curiosité, une simulation intellectuelle qui est vraiment super intéressante. Voilà, à l'intérieur de cette communauté, tous les jours, on étudie les nouveaux sinophès, des idées, des tendances. On étudie aussi les nouvelles stratégies de croissance. Il y a un canal pour partager ses avancées, ses problématiques et obtenir de l'aide. Vous avez aussi un canal pour trouver vos futurs associés, partenaires, investisseurs. Puis, de manière générale, il y a des échanges quotidiens sur les nouvelles stratégies de croissance, les nouvelles idées, les nouvelles tendances. Bref, c'est une super communauté si vous voulez avoir un coup d'avance. Voilà, si ça vous intéresse, vous avez juste à cliquer sur le premier lien dans la description pour nous rejoindre et savoir exactement comment transformer les tendances en revenus immédiats. Allez, on retourne à l'épisode. Pour le coup, les chiffres démontrent qu'il y a de l'intérêt parce qu'il a réussi à vendre juste avec son média pour 607 hectares. Il a réussi à vendre tout un tas de logements, de garres ou de promesses, juste de terrain. Et il a réussi à ocaisser plus de 25 millions de pré-dépôts avant la reconstruction. 25 millions de dollars de pré-dépôts avant la reconstruction.
Et ça, tu ne les comptes même pas ou tu les comptes dans les chiffres que tu as donnés au départ ? Non, je ne les compte pas. Ça, c'est fait sur une société à part qui n'a rien à voir. Oui,
Bien sûr, bien sûr, bien sûr. Là, on parle du groupe média Firecrown où à l'intérieur, tu as ça. Et donc, imagine que tu as ton média. Je ne sais pas combien, il y a le lecteur sur... Chacun de ces médias, je suis allé voir, il y a à peu près entre 100 et 300 000 visiteurs mensuels sur le site. Donc, c'est des médias qui sont intéressants, mais ce n'est pas des médias incroyables non plus. On est nouveau et pour te donner une comparaison, on est à peu près à 30-40 000 visiteurs mensuels sur le site. Ok. Alors qu'il n'y a aucun article, alors qu'il n'y a rien de tout ça. Tu vois, ce n'est pas non plus des médias qui sont énormes. Donc, tu passes à un média où en fait, tu as 100 000-150 000 personnes qui viennent tous les mois. Avec très certainement, allez, on va dire 1 500-2 000 personnes peut-être qui payent tous les mois 3 000-5 000, on va dire. Un abonnement pour recevoir la revue. Et puis d'un coup, donc ça, ça te permet d'être avec Kevin. Et d'un coup, et bien, tu sors en fait un produit où tu viens vendre 25 millions en prédépôt. Donc, on parle de 10, de quoi ? C'est 10, 15, 20 % de l'achat final de la maison, du terrain, de ce genre de choses. Donc, potentiellement, un fois 10 sur la somme finale qu'ils vont récupérer. Et ça change toute l'équation. Parce que ce média-là, ils ont dû racheter quelques bêtises. J'ai des bêtises, allez, on va dire 20-30 millions. J'ai des grosses bêtises, un gros smile, j'ai aucune data sur ça. Si en fait, ça ne comptabilisait juste les abonnements et juste la pub obtenue. Mais que derrière, il arrive en l'espace de quelques mois de boulot, en fait, créer un produit qui rapporte juste en prédépôt plus de 25 millions de dollars. En fait, la valorisation a été totalement sous-valorisée par rapport au potentiel actuel. Et c'est un peu, finalement, ce qu'on s'est dit lors de la vidéo sur quels sont aujourd'hui les actifs sous-valorisés par le marché. Et ce qu'on disait, c'est que les médias, à partir du moment où on voit ça non pas comme une source de monétisation via pub, mais comme finalement un canal d'acquisition pour tout un tas de produits, et bien tous les médias aujourd'hui sont sous-valorisés par le marché et je pense que c'est ce qu'on défend. Donc lui, ce qu'il a fait est assez magistral. Et finalement, ce que je veux dire, c'est qu'on peut faire exactement, et c'est ce qu'on est en train de faire d'ailleurs, pour l'immobilier. C'est-à-dire qu'on a, et encore, nous c'est pas exactement ça, mais on a un média qui est spécialisé pour les professionnels de l'immobilier. On vend, on est breakeven avec de l'ADS, et donc ça c'est très simple d'en vendre. Où vient un produit, pourquoi pas, communautaire, où on rassemble les professionnels de l'immobilier, puis on file quelques data. On leur file aussi, pourquoi pas, des opportunités d'investissement que Will peut nous partager. Will est en ta boîte pour les personnes qui ne le savent pas. Et en fait, derrière, la LTV, c'est on leur vend des maisons. Et c'est exactement la même chose, on leur vend des maisons à Inmorris. Et puis,
Oui. Non mais tout à fait. Et tout ce que tu me dis là me fait penser à un truc. Actuellement, je suis en train de lire un bouquin qui s'appelle High Growth Handbook par Elad Gill. Pour ceux qui nous écoutent, si vous voulez noter, c'est un très très très très bon bouquin. Que je vous recommande, même si je ne l'ai pas terminé. Vraiment, si vous montez une start-up ou n'importe quel type de business qui a à voir de près ou de loin avec la tech. Franchement, c'est un hyper bon bouquin. Et Elad Gill étant un énorme investisseur qui a commencé en tant que business angel. Il a fait Dropbox, Airbnb et plein d'autres boîtes. Instacart et plein d'autres boîtes hyper connues. Et il s'est transformé en quasiment le seul solo GP de fonds. En fait, il a un fonds solo. Il lève auprès de gens et il est capable de mettre des tickets dessus sur des tours à plusieurs milliards. Alors que c'est théoriquement un business angel. Donc le gars est très fort. Au passage, il a vendu une boîte à Twitter. Il a été VP chez Twitter. Enfin, bon bref, gros cv. Et le bouquin commence et il interviewe Marc Andreessen. Marc Andreessen, patron de Andreessen Horowitz. Pareil, géant de la Silicon Valley. Fonds d'investissement qui est probablement le plus actif et le plus efficace actuellement. J'ai pas les stats exacts, mais s'il n'est pas numéro 1, il est numéro 2 ou numéro 3, gros max. Et en fait, il dit, et c'est très drôle de lire un bouquin de mecs qui sont entre guillemets isolés dans la Silicon Valley. Parce qu'en fait, ils ont des réflexions qui ne concernent que eux. Mais qui, du coup, influencent tout le reste du monde. Puisque les produits de la Silicon Valley, aujourd'hui, influencent le monde entier. Et il dit, ouais, les ingénieurs, en gros, ils croient que leur produit va tout faire. Alors que ce qui est important, c'est la distribution. Mais les gars ne le voient pas. Et donc ce que nous, on explique, le livre est sorti il y a un an. Enfin, en fait, il est souvent remis à jour parce que c'est des ajouts par rapport à son blog. Donc la dernière version, elle est sortie il y a un an, en gros. Et le truc qui commence le bouquin, c'est focus on distribution. Et en gros, distribution is the mode. Donc distribution, la distribution, c'est la barrière à l'entrée. Et si tu veux, ce que tu es en train de dire là, je trouve, c'est de dire que pendant longtemps, on a pensé que le marketing qu'on devait faire devait avoir un sens par rapport au premier, au core business, à ce qu'on vend. Et je trouve qu'on est en train... Enfin, ceux qui réussissent sont en train de shifter de il faut que la distribution ait un sens par rapport au core business à quoi qu'il arrive, je dégomme la distribution et je transforme tout ça vers mon core business et vers des business adjacents. Et si tu regardes les signaux faibles à tous les échelons, c'est ce qui est en train de se passer. Si tu regardes sur les quelques dernières années, tous les mastodontes de la Silicon Valley, les Amazon et compagnie, ont tous acheté des studios de films ou des plateformes de distribution cinéma, donc Apple TV, Prime, pour plus ou moins concurrencer Netflix. Et tu pourrais dire, ouais, c'est parce que les mecs, t'es devenu très très riche, t'as envie de réaliser James Bond ou Le Seigneur Zano parce que c'est un rêve de gosse ou parce que t'as envie de traîner avec des stars d'Hollywood. Et on l'a vu encore une fois il y a quelques semaines avec Oracle qui a racheté Paramount via son fils et qui essaye de racheter Warner. En fait, je pense que ce n'est pas juste qu'ils ont envie de produire Le Seigneur Zano, c'est que je pense qu'il y a une guerre, une vraie guerre à la grosse distribution. Quand tu vois que LVMH rachète un club de foot pour pouvoir faire de la pub, du sponsoring, pour pouvoir, tu vois, entrer dans la maison des gens, des supporters, d'être vu tous les samedis ou dimanches lors des matchs. Je pense que tout ça, c'est en train de devenir une stratégie business, alors qu'il existe déjà. Avant, les médias, ils les détenaient pour de l'influence. Là, aujourd'hui, je pense que les médias, ils sont en train de les détenir. Je dis ils, les milliardaires, les très très grands groupes pour des questions de distribution. Parce que tout le monde se rend compte que faire de la pub, tu vois, brute comme ça, il va y avoir un moment où tu as de la stagnation. Alors que si tu détiens le média de pub, justement, le canal pour distribuer aux gens directement, tu es en position de force. Toi, tu peux distribuer tout ce que tu as envie de distribuer. Et tous les moins forts que toi sont obligés de passer par toi pour distribuer. Je ne sais pas si ma stratégie, ma théorie est bonne, mais moi, je pense qu'en 2026, en tout cas, je ne sais pas si ça arrivera en 2026, mais chaque année, j'essaie de me faire mes prédictions. Donc là, je suis en pleine phase pour ceux qui, je ne sais pas si vous regardez dans l'ordre les épisodes, ceux qui nous regardent aujourd'hui, mais on est au milieu de la pause de Noël, de la trêve, on va dire. Et donc, moi, chaque année, j'utilise cette période pour me faire mes prédictions, et pas juste pour faire des prédictions pour me dire à la fin de l'année, j'avais raison, je suis malin, mais pour me dire comment ça influence ma stratégie, qu'est-ce que je pense que le monde va devenir. J'en suis au début, mais il y a un truc dont je suis assez certain, c'est que la distribution au sens de l'influence médiatique, peu importe sa forme, que ce soit être un craque en ads ou détenir un média ou détenir des contrats sur des influenceurs, peu importe la forme, il y aura des formes hypercatives, mais ça, ça va devenir une des métriques business les plus importantes, je pense.
En fait, au-delà de la distribution, je te rejoins surtout, au-delà de la distribution, ce qui est essentiel, c'est distribution plus engagement communautaire, même s'il n'y a pas d'espace communautaire. Ce que j'appelle engagement communautaire, c'est un lien fort quand même avec la marque média. Parce que sinon, le contre-argument serait de bien. Mais attends, pourquoi se faire chier à racheter un média si en fait, en faisant quelques vidéos TikTok, on peut faire des centaines de millions de vues, voir des millions, et vendre des maisons comme ça. La famille Kretz, je ne sais pas si ils ont une newsletter, mais en tout cas, ils vendent des maisons via TikTok. Donc pourquoi racheter un média si finalement, on peut faire des vidéos sur TikTok et servir uniquement des canales de distribution. Est-ce qu'aujourd'hui, je me fais l'avocat du diable forcément, mais est-ce qu'aujourd'hui finalement, la distribution est le vrai mode alors qu'en fait, la distribution est de plus en plus gratuite avec des plateformes qui permettent à quasiment n'importe qui, avec les bonnes méthodes, de faire gratuitement des millions de vues sur les
Réseaux. Parce que d'après moi, la distribution, ce n'est pas les vidéos TikTok. C'est TikTok. Mais c'est les vidéos TikTok aussi. Oui et non. En fait, le problème de ta vidéo TikTok, c'est que ce n'est pas un business, c'est que c'est toi. Ça, ça existe depuis longtemps. Ça, ce n'est pas nouveau. Tu vois ce que je veux dire ? Dans la stratégie, il y a une nuance. La vidéo TikTok, ce n'est pas nouveau. Ça fait longtemps qu'on poste sur les réseaux. Donc, ça a commencé avec des vlogs longs sur YouTube et des posts Facebook il y a 8 ou 10 ans, tu vois. Et aujourd'hui, ça a shifté vers des formats courts, des formats verticaux, des stories. Tu vois, nous, on voit très bien les stories Carousel et machin. Ça marche très, très bien. Mais ça, ça reste pour moi dans la distribution, mais qui reste dans une forme de contenu marketing qui, maintenant, s'est mué en forme de personal branding puisque souvent, et encore ce n'est pas tout à fait vrai, mais souvent, tu as quelqu'un qui incarne le truc. CREDS, c'est ce qu'ils font. CREDS, c'est il y a la famille qui incarne. Il y a Netflix qui leur a donné le côté très whitelisté, genre OK, c'est des mecs sérieux, ils arrivent à aller sur Netflix. Ce qui fait que leur contenu TikTok, tu les prends plus au sérieux que si demain Monsieur Random se pointe dans une maison et fait à regarder, elle est trop bien la maison, achetez-la. C'est une forme de distribution, mais ce n'est pas un business. Ça, c'est tu utilises le business d'un autre mec pour arriver à tes fins. Ce que nous, on dit, là, dans le cas du gag Tuata, c'est qu'il détient l'outil économique. Il détient l'outil de production, il détient le média. Si demain il a envie de blacklister un mec, il le blacklist, il ne lui vend pas de pub si c'est un compétiteur. Si demain il a envie de faire un deal, genre je te prends 10 % de ta boîte en échange, je te mets toutes les semaines dans le média, il peut le faire. Ce qui n'est pas le cas, il peut. Tu me dirais que
Le mec, il peut poster à ta place. C'est ça que tu veux dire? Encore une fois, je me joue l'avocat du diable, mais sur TikTok, sur Instagram, c'est la même chose. C'est-à-dire qu'une personne peut dire... En fait, c'est TikTok, c'est Instagram, c'est quoi? C'est un peu comme Shopify, ça permet à n'importe qui de créer son propre média. Attention, après, je peux te lister les inconvénients et je peux faire le contre-avocat du diable, bien sûr. Mais là, je veux dire à n'importe qui, si demain on va voir Warren Buffett, j'ai la merde, on va voir Warren Buffett et on lui dit écoute, est-ce que tu veux nous prendre 10 % de notre boîte et en fait, tu vas faire des TikTok sur nous une fois par semaine? C'est exactement la même chose que si on allait voir une personne qui avait une newsletter et on lui proposait le même deal. Il fait une vidéo par semaine, il prend 10 % de notre boîte, fine, c'est la même chose. Il a son propre média sur TikTok au lieu d'avoir une newsletter ou sur un blog, c'est du pareil. Et aujourd'hui, il y a plein d'ailleurs de personnes qui font des deals avec des influenceurs du type en fait, tu vas nous pousser sur les réseaux et nous, on va donner de l'écoutier. Exactement, comme si c'est juste, là on parle de médium médiatique, t'as ton médium sur TikTok, t'as ton médium sur la newsletter. Finalement, c'est un peu pareil. La différence quand même, et je suis d'accord avec toi, c'est que tu vas créer un engagement plus fort à partir du moment où tu vas arriver à réorienter l'audience vers les plateformes privées. En l'occurrence, les plateformes fermées comme des newsletters, comme ton propre écosystème, comme ta communauté privée, etc. Donc, la relation peut être différente. Infiné aussi, le pouvoir que tu tiens va être différent parce que c'est toi qui vas maîtriser de A à Z ce média et personne va te bannir à la chose. Par contre, des ventes de... Enfin, c'est pas pour rien s'il y a des médias entiers qui sont créés avec très très haute valorisation, uniquement sur les réseaux. Les brutes, les mini buzz qui se sont vendus à chaque fois, brutes, même les... Ce type de média, c'est 0 % newsletters ou quasiment 0%. Leurs sites qui en fait ne valent pas grand chose, ce qui vaut des choses, c'est leur puissance médiatique, soit leur nombre d'abonnés sur Instagram, leur nombre d'abonnés sur YouTube, sur TikTok. Et le modèle, il est exactement le même. Et donc finalement, pourquoi je te dis ça, c'est que aujourd'hui, c'est pour ça que c'est intéressant cette discussion parce que à quel point la distribution est un mot, donc est un avantage compétitif, un avantage concurrentiel à une époque où la distribution est aussi accessible gratuitement à plus ou moins n'importe quel.
Alors c'est une excellente question. Alors ok, je vois où tu veux en arriver et moi je voyais... Ok, je comprends ton point. Moi je voyais Brut comme un média qui utilise les réseaux sociaux. Et donc mon point c'était de dire oui mais Brut il a cette capacité à publier peu importe qui l'incarne, tu vois que demain il y a des mecs qui se barrent, qui restent dans la boîte, t'auras toujours Brut d'une manière ou d'une autre, ils ont peut-être des figures un peu plus connues, je ne regarde pas trop Brut mais... Mais tu vois, je me disais il y a ce côté, alors que si demain, qui est-ce qu'on peut prendre, tu vois, MrBeast il meurt si tu veux, MrBeast Company a priori c'est fini, tu vois. Enfin, j'en sais rien mais je suppose que ça serait très très très très compliqué. Si demain Brut est vendu ou qu'il n'y a plus personne dans la fin, que 100 % de l'équipe change, t'aurais toujours Brut ou Konbini, tu verrais pas trop la différence. C'était plutôt ça quand moi je voyais un empire médiatique, c'était un truc qu'une entreprise peut acheter et n'est pas dépendante exclusivement du créateur. C'était plus là le point. Mais j'entends aussi largement ton point. Mais alors la question que tu poses du coup elle est hyper bonne parce que ça veut dire que... la distribution maintenant tout le monde peut y avoir accès. La preuve, nous-mêmes on a construit là un schéma de distribution il y a 30 ans, enfin c'était impossible. Enfin ça aurait été un enfer de faire ce qu'on fait. Et donc comment, je suis d'accord avec toi, la question est trop bonne parce que si tout le monde y a accès, théoriquement tu fais baisser la valeur. Mais pour autant tout le monde n'a pas la capacité d'avoir cette suite stratégique qui va jusqu'à la monétisation. Le gars que tu présentes au début, sa force ça a été d'allier un empire de distribution pour le coup, parce que là il n'y a pas que lui, c'est un véritable empire de distribution, et d'allier ça avec un ensemble de business model hyper smart qui fait qu'il gagne plus que si juste il vendait de la pub sur un compte Insta. C'est peut-être ça l'intersection.
L'intersection elle est triple, il y a la monétisation en effet, il y a la fameuse distribution, et en fait je pense que la vraie différence c'est la marque. Et la marque tu peux la créer un peu n'importe où finalement. Donc finalement il n'y a pas vraiment de distinction entre un newsletter ou un compte TikTok qui marcherait bien, le medium est différent, le public site pourrait être différent. Par contre un compte TikTok random qui se lance pour vendre des maisons va pas avoir le même impact que si c'est un magazine orpi immobilier qui sort toutes les semaines et qui vend des maisons là-dessus. Parce que l'autorité, le branding est totalement différent. Donc je pense que finalement le mot distribution était un peu galvaudé, parce qu'en effet tout le monde y accède gratuitement aujourd'hui, mais c'est plus la création d'une marque qui accède à la distribution. Et donc c'est de dire ok en fait on n'achète pas tant la distribution que la capacité de distribuer de la confiance vis-à-vis d'un produit. Et ça c'est énormément de valeur pour le coup. Parce que après tu peux monter en valeur, c'est-à-dire que un compte TikTok plus ou moins brandé, peut-être que la relation de confiance et l'engagement que tu vas avoir va être un peu moins élevé que lire des articles du blog sur un site. Et peut-être que lire des articles du blog sur un site, le niveau de confiance va être et d'autorité et d'engagement, de relation, va être un peu moins fort que lire une newsletter quotidienne qu'une personne humaine va t'envoyer tous les jours. Et peut-être que ça va avoir aussi un peu moins d'impact que recevoir en papier un magazine tous les mois. C'est ce que font d'ailleurs le Firecrown, c'est que des magazines de papier, il y a du digital aussi mais la plupart du temps c'est du magazine papier. Et donc forcément à partir du moment où tu fais monter le niveau de confiance, eh bien la distribution vaut cher, et puis surtout derrière tu peux beaucoup plus facilement vendre des produits très chers. Alors je sais qu'aujourd'hui il y a des personnes qui arrivent à vendre des maisons, des jets, des bateaux sur TikTok, c'est faisable, c'est accessible. Par contre peut-être qu'aujourd'hui les gros portefeuilles tu vas peut-être pas les trouver sur TikTok, c'est une hypothèse que je mets. Et d'ailleurs je parlais tout à l'heure de Flying Magazine, l'un des médias du groupe médias, la catégorie médias aviation du groupe médias Firecrown qui a été lancé par Craig Fuller, eh bien ils ont aussi d'autres business model. Ils font aussi de l'arbitrage de jets, c'est du courtage de jets privés. Ils font du courtage de jets privés, ils font de l'intermédiation de financement d'avions, donc mise en relation avec des prêteurs par exemple, et ils prennent, finalement c'est un peu ce qu'on va faire avec Neximo ça, et ils prennent un pourcentage sur les financements qu'ils récupèrent. Et donc ça ce niveau de confiance, c'est quand même assez compliqué de l'expliquer sur un TikTok, là où en fait si tous les jours tu reçois un magazine, un papy, ou alors une newsletter dédiée, et qu'en fait t'as de l'actualité, t'as de la valeur, t'as la relation qui se crée, et puis t'as une explication de si vous voulez on peut aussi faire ça, ça, ça, et bien en fait tu chompes la personne au moment où tu lui apportes de la valeur. Et donc là ça a beaucoup plus d'intérêt. Et donc je pense que le 2026 et toutes les autres années qui vont suivre, d'ailleurs 2025 ont été un peu dedans, c'est pas toi la distribution qui a un mot et qui nous intéresse, c'est plus de dire, déjà c'est de la distribution qui est prévisible, chose que TikTok et Instagram aujourd'hui ne donnent pas, c'est pas prévisible. C'est-à-dire qu'on peut faire des millions de vues, mais on peut aussi faire quelques centaines de vues au bout d'un an, à partir du moment où on perd l'engagement des utilisateurs, c'est mort, c'est cuit. Là où en fait sur un magazine papier ou sur newsletter, on voit le taux d'open rate, nous on est à 60 % d'open rate quotidien, cette régularité, on ne la retrouve jamais sur Instagram, on ne la retrouve jamais sur TikTok, on la retrouve très rarement même sur YouTube, ça n'existe pas. De 1, c'est de la distribution qui est totalement prévisible. Et de 2, finalement c'est l'engagement vis-à-vis de la marque, vis-à-vis du média, du public. Et finalement j'ai envie de te dire, la metrics numéro 1 est totalement corrélée à la metrics 2, parce que c'est pas pour rien si sur TikTok, on passe de 1 million de vues à quelques centaines de vues, certaines fois tu l'as vécu et moi aussi je l'ai vécu, parce qu'en fait il n'y a aucun engagement vis-à-vis des, sauf exception bien sûr, mais à peu près du temps il n'y a aucun engagement vis-à-vis des comptes. On swipe toutes les deux secondes, on voit 36 vidéos par minute, là où en fait une usetteur tu te poses, bon bah tu restes devant 5, 10 minutes, 15 minutes, dans une économie de l'attention de plus en plus compétitive, c'est énorme. Arriver à garder quelqu'un pendant 10, 15 minutes, bon bah il y a une relation beaucoup plus intéressante qui se crée.
Tu vois, Cluely dont on parle, on a souvent parlé sur le podcast, eux ils se sont, enfin, ils ont raise à une valo de 700 millions, enfin ils ont raise 15 millions au valo 700, chiffre que j'ai trouvé, est-ce qu'ils sont vrais, j'en sais rien, mais en tout cas annoncé, sur le, alors qu'ils font 7 millions d'AR, enfin ils font maintenant 7 millions d'AR, donc à l'époque ils devaient en faire 4 ou 5, j'en sais trop rien. Tu crois qu'ils font toujours 700 millions, enfin 7 millions pardon ? Non alors je sais pas, mes derniers chiffres, j'ai pas regardé là ce mois-ci, mes derniers chiffres datent d'1 mois, alors on peut regarder peut-être qu'ils font plus, mais en tout cas, ils faisaient moins de 7 millions au moment où ils ont striké la valo à 700 millions, ça c'est sûr. Et ils l'ont striké donc plus que fois 100, on doit être sur un multiple de 150, sur une boîte qui perd de l'argent, évidemment, il n'y avait pas de débit de la positive, enfin il n'y a pas d'autre chose que ça. Pourquoi ? Parce qu'ils ont parié sur la distribution, ils ont réussi à convaincre, encore une fois Andreessen Horowitz, dont je parlais au début, d'ailleurs, qu'il était convaincu que la distribution était le truc important, et donc la viralité était le truc important, et ils ont, sur une thèse, viralité, tu vois, alors que sinon, c'est un outil de prise de notes, c'est Firefly ou, enfin sûr, c'est un concurrent de Firefly ou tu peux pas.
Tu vois, je pense qu'il a fait une erreur pour ça. Vas-y, pardon, je te laisse.
Oui, je pense aussi parce que, pour avoir vite fait tester le produit, je trouve que ce n'est pas extraordinaire et bref, mais en tout cas, ce qui est certain, c'est que, et là c'est très drôle, c'est très drôle parce que tu vois que là-dessus, les thèses sont très très très opposées, c'est-à-dire qu'il y a des gens qui vont te dire, oui, c'est hyper important, machin, et il y en a qui vont te dire, ah bah non, tu as un fondateur qui fait des TikToks, c'est n'importe quoi. Et là-dessus, c'est très très très très très polarisant encore. Et donc, le mec a réussi quand même à raise et à minima lancer quand même une boîte non négligeable, même s'il fait, tu vois, s'il fait 10 ou 15 aujourd'hui, j'en sais rien, voilà, de 15 millions de CA, enfin, d'ARR en tout cas, c'est hyper bien. Donc, si tu veux, le côté être sur TikTok, enfin, c'est sûr que c'est hyper important. Par contre, comme tu l'as dit tout à l'heure, tu peux tout perdre du jour au lendemain, du jour au lendemain, ça peut se calmer. Enfin, comme tu dis, on l'a vécu et je confirme, pour tous ceux qui se poseraient la question, quand tu es sur TikTok, à chaque fois que tu relances une vidéo, encore une fois, à part gros gros mecs, voilà, qui a d'ailleurs souvent de l'audience ailleurs, mais à part ça, sur TikTok, quand t'es 100 % TikTok-based, à chaque fois, tu remets une pièce dans la machine. C'est pas parce que ta vidéo d'avant, elle a fait 3 millions de vues que celle d'après, elle marchera. Celle d'après, elle peut tomber à 10 000 vues et celle d'après, elle remontait à 100 000. Moi, j'avais calculé au plus haut du plus haut, on arrivait à faire, enfin, sur mon compte, en tout cas, j'arrivais à faire une vidéo par semaine qui dépassait les 100 000 vues. Et tout le reste de la semaine, j'avais, alors je sais plus combien je postais à l'époque, mais on va dire, j'avais 10 vidéos supplémentaires. Ces 10 vidéos supplémentaires-là, elles faisaient entre 5 000 et 30 000, quoi, max. Et par contre, une fois par semaine, j'avais une vidéo qui faisait entre 100 000 et 200 000. Et une fois par mois, peut-être une vidéo, ou deux fois par mois, une vidéo qui dépassait le million. Mais tu savais pas du tout si ça allait péter ou pas. Il y a des codes, des machins, tu peux étudier les codes, tu peux, il y a du boulot à faire pour augmenter le pourcentage de changement entière. Ce que je comprends pas, c'est que pour le coup,
Cluely. Ouais. Si t'investis sur Cluely, sur la base, sur la thèse de la distribution, en fait, Cluely aurait dû être une boîte de distribution et aurait dû être de dire, OK, voilà ce qu'on a réussi à faire, on va faire ça pour toutes les autres startups, on va vous donner une visibilité que vous n'auriez jamais eu ailleurs et let's go. Parce que investir sur une startup sur la thèse de la distribution à partir du mot, en fait, on dit, en fait, non, votre seul mot, c'est de faire plein de clips sur les réseaux. On sait très bien que c'est génial pour commencer, mais le churn de Cluely, il doit être énorme aujourd'hui. Le produit, il est pas incroyable. J'ai vu plein plein d'avis extrêmement négatifs sur X. Donc c'est pour ça que je... Investir sur une thèse média est utile à partir du mot où les fondations de la thèse média sont prévisibles, justement. Et malheureusement, TikTok, Instagram un peu moins quand même, mais TikTok, c'est pas des vues prévisibles. C'est un kickstart. Tu peux faire énormément de volume. Je pense notamment à cette boîte de l'éducation dont les noms m'échappent aujourd'hui, mais qui est montée à plus de 10 millions d'ARR. C'est dommage que j'ai oublié, mais eux, ils ont fait que... C'est un SaaS qui permet de résumer des cours grâce à l'AI, d'avoir des fiches de cours. Ils sont montés à 10 millions d'ARR, dont je crois qu'ils sont assez vite montés à l'espace de 1 an à 4-5 millions d'ARR. Et eux, c'était que, initialement, que du volume TikTok sur des comptes Photom. On en avait parlé lors d'une dernière vidéo. Et c'était que des vidéos de 15-30 secondes avec des têtes totalement différentes à chaque fois, aucune valeur à porter, mais par contre, c'était que des stratégies d'acquisition massive. Et donc ça, pour moi, c'est pas vraiment de la distribution, c'est de l'acquisition. Tu fais de l'acquisition ultra rapide de clients, et ça peut marcher. Mais c'est pas une thèse d'investissement.
J'ai un peu du mal avec cette idée. Moi, je suis entièrement d'accord avec toi, et c'est pour ça que je disais, pour moi, détenir une newsletter, c'était mon point de départ, détenir une newsletter et un compte TikTok, c'était deux choses pour moi très, très différentes. Parce qu'en effet, t'as dit un truc que j'ai pas mis le doigt dessus, mais où t'as vraiment raison, c'est la prédictibilité. Quand c'est prédictible, tu peux investir. Quand c'est pas prédictible, tu prends un risque délirant. Je pense que la thèse d'Andresen, c'est de dire le produit est à chier, mais je crois en l'équipe. Honnêtement, si je me... L'équipe est incroyable pour le coup. L'équipe est bonne. La distribution, enfin en tout cas, l'acquisition first step est très bonne, puisqu'ils avaient quand même eu de la viralité, des trucs comme ça. Le produit est à chier pour l'instant, mais avec les deux premiers, on va prendre du fric à plein de mecs. Et j'ai une très bonne équipe capable de pivoter et de faire ce qu'il faut pour réussir. Les deux mélangés, on va résoudre le troisième problème assez rapidement. Et je pense que juste, ils ont pas... Au moment où on se parle, probablement... Enfin, je suis pas un expert de Cluely, donc il y a pas de critique,
Mais... Mais même en fait, au-delà de ça, et je sais pas si t'as vu, mais ils ont lancé leur poll médiatique, a16z, mais c'est même pas leur poll médiatique. En fait, ils ont lancé un incubateur de distribution. En fait, depuis longtemps... Oui, depuis longtemps, mais pas l'incubateur. Très récemment.
Tout à fait. Juste pour replacer le contexte, depuis 2021 et la phase un peu crypto où ils avaient été ultra actifs, ils ont lancé un poll médiatique en interne. Et maintenant, ils font un poll médiatique, entre guillemets, externe d'incubateurs de mecs qui veulent monter les médiatiques. Et ça, ça a été lancé juste après.
Pour la petite histoire, a16z ont racheté le Turpentine.co. Turpentine, c'était le groupe média de Erik Torenberg. Et en gros, Erik Torenberg avait créé une dizaine de podcasts B2B, accompagné d'une newsletter à chaque fois. Et tout ça a été racheté par, du coup, Andreessen Horowitz. Et depuis leur achat, Erik Torenberg, du coup, gère tout le poll médiatique du fonds d'investissement. Et assez récemment, du coup, ils ont lancé, ils ont écrit un article complet sur le fait qu'ils lançaient l'incubateur pour distribuer, finalement, leur startup, ce qui est très smart. Mais je pense qu'en fait, ça, c'est arrivé après l'histoire de Cluely. Donc je pense que Cluely les a vachement, les a vachement fait réfléchir en disant, mais attends, leur produit est nul. Mais par contre, ils ont réussi à monter jusqu'à 7 millions de ARR. Donc, c'est pas, ils ont pas encaissé 7 millions, je pense. Ils ont dû monter à 500, 700 000 dollars mensuels. Et ensuite, ils ont annualisé le revenu. Mais ils se sont dit, mais juste avec ce truc qu'on arrive à monter là, pourquoi est-ce qu'on n'a pas la même stratégie de distribution partout ? Et après, ils se sont dit, mais en fait, on va créer ça. On va créer ça. Et donc, je pense que l'invésissement d'Andreessen Horowitz, c'était même pas tant parce qu'ils croyaient au produit, c'était de se dire, mais en fait, si ce truc, on arrive à comprendre comment ils le font et qu'après, on arrive à le dupliquer, imagine toutes les deux startups qu'on peut incuber si, en fait, ils reproduisent ce même modèle en interne. Et après, ils se sont dit, mais en fait, on n'a pas assez de talent. On connaît le process. On n'a pas assez de talent. Et donc, du coup, on va créer l'incubation. Et ça, c'est très intelligent, je trouve.
Mais mec, on va même aller plus loin. Je pense que Andreessen a rentabilisé son investissement en faisant l'investissement chez Clueli. Je pense que Andreessen, ils ont mis 15 millions. À l'échelle d'Andreessen, c'est ridicule. Ils ont juste donné à Clueli la valorisation qu'ils voulaient. Et ils ont donné ce qu'ils avaient, eux, envie de donner en termes de volume. Enfin, tu vois, ils doivent avoir 40 ou 50 milliards sous gestion. Il faudra aller vérifier ou peut-être même plus que ça, maintenant. 15 millions, c'est rien. C'est rien. Donc, s'ils l'ont fait sur une valorisation aussi importante, ça veut dire qu'ils ont... Ils doivent avoir 2 % de la boîte, tu vois, un truc comme ça, un et demi. Je n'ai pas fait le calcul, mais un truc dans ce bout-là. Ça implique qu'ils s'en foutent un peu. Et à mon avis, les 15 millions, ils étaient rentabilisés par le fait qu'on a parlé d'Andreessen à mort pendant 3 mois. Et à chaque fois qu'il y a une vidéo Clueli qui sort, tout le monde regarde qui les a backés, et tout le monde voit Andreessen. Et donc, ça ramène des startups. Et donc, ils apprennent des trucs. Et ils ont eux-mêmes, pour le fond, une forme de distribution gratuite dérivée. Même si je pense qu'ils étaient déjà connus, évidemment. Mais ils se sont fait connaître encore plus avec ça.
Ça fait quand même cher, la distribution. Ça, pour le coup, 15 millions, tu te fais connaître par recours de personnes.
Mec, regarde, tu te fais connaître par eux. Leur job, à Andreessen, c'est de chercher ce qu'on appelle des LPs, des Limited Partners, des mecs qui investissent dans le fond. Tu trouves, disons que tu es hors complètement, tu es hors cycle par rapport aux médias, tu vois. Les médias, ils ne te regardent pas. Je pense que ce n'est pas le cas d'Andreessen, mais admettons, tu vois, partout de ce principe-là. Et tu as deux gros fonds d'investissement médias qui font du fond de fond, qui décident de venir investir chez toi parce que tu t'es mis une thèse média et tu t'es fait découvrir grâce à ça. Mais, mec, ils mettent, j'en sais rien, 300 millions, parce que c'est des trucs gigantesques aux États-Unis. Ça y est, tu as remboursé ton... Rien que sur les management fees et un peu de carry sur les trois, quatre startups médias que tu auras incubés, tu auras remboursé ton truc. Alors oui, je suis d'accord avec toi, ça fait cher de mettre 15 millions comme ça. Et tu n'es jamais à l'abri que ça fonctionne. Tu as une équipe de mecs smarts et, encore une fois, une bonne distribution. Même si le produit est à chier, tu n'es pas à l'abri que la boîte se vende à fois deux, tu vois. Donc, tu prends un risque... Paradoxalement, tu prends un risque mesuré pour te faire un énorme coup de pub.
Ouais, 100 %. Mais tu vois, ce modèle-là, tu l'appliques à toutes les boîtes qui ont un produit parfait, mais c'est incroyable. Et je ne comprends même pas pourquoi, aujourd'hui, tous les vicis, même de France, ne se disent pas, en fait, on va avoir un pôle chez nous de distribution pour kickstart toutes les startups. Et en fait, on incube les produits, on incube les teams, et la promesse aussi, c'est de se dire, en fait, on a une équipe médiatique. Ici, attention, je ne te parle pas d'une newsletter, non, je te parle d'une équipe médiatique à la Cluely. Et donc, ça va être du TikTok dégueulasse, ça va être du clip horrible, ça va être de la provocation sur les réseaux, ce que tu veux. Alors, ça ne va pas s'appliquer à tous les produits, mais ça peut s'appliquer à une bonne majorité. Et en fait, la promesse, c'est de vous dire qu'on va vous faire passer de 0 à 100 cas par mois extrêmement rapidement, grâce à notre machine de distribution. Et ça, pour le coup, je connais juste a16z qui a mis ça en place en internet. Je ne sais pas, il faudrait voir d'ailleurs à quel point ils arrivent à... Si, si, d'ailleurs, j'allais dire, il faudrait voir à quel point ils ont réussi à dupliquer ce modèle de distribution sur d'autres startups. Mais Erik Torenberg, dans son article qu'il a écrit, a dit qu'ils avaient déjà reproduit ce modèle sur d'autres de leurs startups, notamment des vidéos de lancement avec à chaque fois des millions de vues, partager les screens, et donc forcément derrière des dizaines peut-être de milliers d'euros de MRR qui ont été rajoutés. Et donc, c'est quelque chose qui fonctionne et qui a déjà réussi à être répliqué. Et donc, je pense vraiment qu'il y aurait un modèle à aller chercher soit d'une agence qui vient se brancher justement à des fonds en disant en fait, vous nous payez cher et nous, on kick-start vos trucs, tous les startups, soit carrément des trucs en interne, des viciers en interne qui disent, bah en fait, si on veut aller plus vite, il faut qu'on puisse passer ce SAT de 0 à 1, et on a besoin du coup d'un modèle de distribution massive. C'est intéressant parce qu'en fait, c'est assez trivial dans le monde finalement du business en ligne ou dans le monde dans lequel nous, on peut être de la... Parce que toi, t'as un pied dans la startup, mais t'avais quand même un pied dans les agences, un peu là-dedans, donc t'as un peu un pied dans, on fait avec les moyens du bord et puis, on apprend à utiliser les nouvelles technologies extrêmement rapidement, on comprend comment ça fonctionne, et du coup, on arrive à être beaucoup plus à l'aise sur les nouvelles méthodes de distribution. La preuve est que t'avais une boîte et pourtant, t'as fait monter un compte TikTok à plusieurs centaines de milliers d'abonnés avec plusieurs vidéos qui ont fait plusieurs millions de vues. Mais j'ai l'impression que, hormis ce micro-écosystème dans lequel on est, et bien, tous les fonds, ils ne regardent pas eu tout ça, à tel point que même un fond comme a16z qui est censé être hyper au courant de tout ça avant tout le monde et d'avoir un coup d'avance, et bien en fait, ils reproduisent que maintenant des modèles que beaucoup de startups et beaucoup de business en ligne faisaient depuis déjà quelques années.
Je peux même te dire à quel point le truc est vrai, c'est que quand on a levé notre dernier tour sur le deck, il y avait marqué mon nombre d'abonnés, enfin tu vois, t'as toujours une présentation de l'équipe, il y avait marqué mon nombre d'abonnés sur TikTok. Et la banque d'affaires qu'on avait embauchée, enfin mandatée pour nous aider à faire la levée de fond, avait dit, ouais ça faut surtout pas le mettre, ça fait pas du tout sérieux, désabonner sur TikTok, alors que j'en avais déjà 300 000, enfin j'avais même plus que maintenant, puisque après t'as une hérose et machin. Et en fait, c'était en mode, c'est mort, on n'en parle même pas. Et en fait, donc t'as tout un écosystème qui ne veut pas entendre parler de ça, ça c'est un poil démocratisé là, parce que comme tu dis, les crêtes et tout ça dans les mots, on fait des trucs, donc ça à la limite dans les mots, les gens peuvent le comprendre un peu, mais c'est épisonique, c'est épisonique, enfin je veux dire aujourd'hui, quand je vois mes potes qui ont des boîtes, ça, enfin cette thématique là de manière générale, mais ils n'appliquent, ils appliquent zéro des méthodes du business en ligne, ils en sont dans la plupart des cas, à des formats d'acquisition, de 2015 à 2020, le playbook classique de je lance des ads, j'ai des sales, les sales vont voir les mecs qui ont été dans les ads, ils appellent, ils espèrent convertir, et puis voilà. Et si c'est du self service et qu'il n'y a pas besoin de sales, bah c'est de l'ads, point barre. Et puis, tu vois, avec des créas, tout ce qu'il y a de plus classique de je t'explique mon produit et voilà, tu vois. Et donc je pense que de la distribution sous format médiatique, et encore plus sous format médiatique, même pas forcément direct lié, mais tu vois, légèrement en décalé, un peu ce que nous on fait avec Nextimo Will, si tu veux, qui est ça ne parle pas que de Will, pas du tout, justement, c'est toute la promesse du truc. Ben, on en est à des années-lumière en fait, en France. Et je pense que par contre, il y a des niches comme nous qui s'organisent pour commencer à le faire. Et je pense, et on voit les premiers résultats après on va dire des tests, enfin, ou des tests à grandeur d'ature qu'on fait aujourd'hui, on voit que les premiers résultats commencent à porter leurs fruits, ils sont bons. Ça veut dire que ça marche fondamentalement, j'en suis certain. Mais ça reste aujourd'hui un signal faible. Nous, on vit dedans, donc on s'en rend pas compte, mais ça reste une forme de signal faible.
Du coup, il faudra accélérer pour prendre tout le marché avant que le signal faible se...
Exactement. Faut pas qu'on soit le type de first mover trop con, qui se retrouve des années après en disant, moi j'avais su avant tout le monde. Et en fait, mal exécuté ou t'as rien fait, encore pire.
Bon, on s'arrête là ?
Ouais.
On se retrouve du coup la semaine prochaine. Merci à tous pour votre fidélité. Abonnez-vous, ça nous aide énormément. Commentez en lui-tout aux commentaires et puis laissez un like, c'est toujours très cool pour l'algorithme. À la semaine pro !