The Next Big Shit — Episode 87

5 Business ultra rentables à lancer en 2026

Luc et Alexandre présentent cinq idées de business ultra rentables à lancer en 2026.

Speakers
Luc Allain, Alexandre Bonhomme
Duration
Transcript(63 segments)
  1. Luc Allain

    Attends mec, idée. Ton business, c'est que tu crées les capteurs et après tu vas donner ces capteurs à un maximum de foyers qui veulent avoir un complément de revenus. Les porter à chaque fois que vous rentrez à la maison, lorsque vous allez faire le ménage, lorsque vous allez faire votre lit. Là, le business model, c'est en fait, on va vendre toutes ces data au boîteau robotique. C'est pas con du tout ça. Super idée, merci. Alors juste avant de commencer l'épisode, si vous voulez recevoir toutes les semaines les meilleures stratégies de croissance pour faire décoller vos revenus, ainsi que les nouvelles tendances émergentes et les idées business pour les exploiter, alors vous allez adorer Next Trends. Next Trends, c'est très simple. Si vous n'avez pas encore d'idées, ça vous aide à retrouver. Si vous avez déjà une idée, ça vous aide à vous lancer. Et si vous avez déjà une boîte, ça vous aide à la faire grandir. Aujourd'hui, il y a plus de 200 entrepreneurs parmi les plus connus de France qui nous ont déjà rejoint. Donc si ça vous intéresse, ce sera le premier lien dans la description. Alex, le peuple a demandé, on exécute. Aujourd'hui, c'est la partie 2 des 11 idées de business à lancer en 2026. Aujourd'hui, ça va être électrique. Parce que j'ai une idée qui ne va pas plaire à tout le monde, je vous préviens, qui est un peu touchy. Ça risque d'ailleurs de ne pas te plaire, attention. Et puis surtout, il y a toutes les autres idées qu'on n'a pas dit la dernière fois. Et donc, en l'occurrence, je pense que là, on va parler de 5, 6 idées. Si ça te va, c'est que ça me va parfaitement. Que vous pouvez, du coup, lancer en 2026. Et ça va être que des idées où vous allez pouvoir vous faire, dans mon cas, au tout cas, au moins plus d'un million d'euros de chiffre à faire annuel, théoriquement. Ensuite, l'exécution, c'est une autre affaire. Mais pour cela, il y a Next Trends. D'ailleurs, le lien est dans la bio si vous voulez trouver encore plus d'idées de business ou alors si vous voulez copier-coller les stratégies de boîte qui cartonnent. Parce qu'on ne perd pas le nord. Alex, est-ce que tu veux commencer ou est-ce que je commence ?

  2. Alexandre Bonhomme

    Écoute, j'ai très envie que tu commences, parce que je sens que ton idée qui ne va plaire à personne va lancer la vidéo sur des bonnes bases. Donc, je te laisse commencer sur celle-là. Oui, je commence directement par celle-là. Alors, comme tu le sais, je regarde beaucoup de data, beaucoup de tendances et tout. Et récemment, il y avait une discussion avec un ami. Et du coup, on se demandait, mais quelle est la différence entre la PMA et la GPA ? Donc voilà, pour les personnes qui ne savent pas, c'est pour les personnes qui veulent avoir des enfants. Et donc, il y a plusieurs méthodes. La PMA est autorisée en France, la GPA est interdite en France. La GPA, qu'est-ce que c'est ? C'est extrêmement simple, je vais dire des termes très vulgaires. C'est juste le fait de totalement déléguer le fait d'avoir un enfant. C'est-à-dire qu'on va demander à une mère porteuse de porter directement notre bébé. Et la plupart des GPA, d'ailleurs, c'est sans aucun lien à DNA. Et donc, tout est fait directement. On prend directement depuis la mère d'origine, si je peux dire, avec le père. Sauf que ça se passe dans le ventre d'une autre femme. Ça, c'est la GPA. La PMA, c'est, si je n'ai pas de bêtises, en fait, on va prendre le sperme d'une autre personne et on va le mettre dans la vraie mère, le ventre de la vraie mère. Je le dis de manière tellement non scientifique.

  3. Luc Allain

    Je crois que c'est un peu plus complexe que ça. Si je ne dis pas de bêtises, je crois que tu prends les deux composants, tu les fécondes à l'extérieur et tu les mets ensuite. Mais on n'est pas des experts médicaux, donc on va dire que ce que tu dis est à peu près juste.

  4. Alexandre Bonhomme

    Tout ça pour dire que la PMA, du coup, est autorisée en France. La GPA est interdite. Par contre, elle est vachement autorisée à l'étranger. Et en fait, je me suis rendu compte que les recherches pour GPA, agences de GPA, il y a des agences qui sont spécialisées dans la GPA, la mise en relation, etc., ça commençait à vachement croître tous les ans, année après année, que le marché commençait à bien prendre et que le ticket moyen était assez énorme. À ton avis, quel est le ticket moyen ? C'est assez, c'est bizarre de dire ça comme ça, mais pour faire une GPA, combien est-ce que ça coûte ?

  5. Luc Allain

    J'en ai aucune idée. À d'instinct comme ça, je te dirais 25 000 euros.

  6. Alexandre Bonhomme

    150 000 dollars. C'est assez énorme. Et rien qu'aux US, tu as entre 5 000 à 10 000 naissances par an via GPA. Et donc, ce n'est pas un business à 1000 milliards de dollars. Par contre, c'est un business à quelques milliards. Avec une croissance, semble-t-il, d'après les sources, à plus ou moins 10 % par an. Et en fait, le business, il n'est pas trop mal structuré. C'est-à-dire que tu vas avoir tout le corps médical, bien sûr, mais au-delà, au-dessus, à partir du moment où tu veux faire une GPA, tu vas avoir une sorte d'agence. L'agence te met en relation avec trois à six potentielles mères porteuses. Vous signez tous les papiers, je vous épargne tous les détails. Et puis après, la mère porteuse va choper aussi un ticket sur l'opération, forcément. Ça va être l'incentive pour motiver les personnes à devenir mères porteuses. Et là, on parle de plusieurs dizaines de milliers de dollars. De ce que j'ai vu, ce serait entre 45 et 75 000 dollars que peut toucher la mère porteuse, qui est quand même un sacré gros business. Et en fait, l'idée est la suivante. J'ai honte de dire ça, c'est vrai. Est-ce qu'il n'y aurait pas un monde où finalement on créerait le Airbnb de la GPA ? Parce que, en fait, lorsque j'ai regardé au niveau des agences, à chaque fois, tu as trois à six propositions et puis c'est tout. Alors, la plupart des GPA, du coup, je l'ai dit, il n'y a pas forcément des charges d'ADN. Par contre, ce qui va être extrêmement important, ça va être les habitudes alimentaires de la mère porteuse. Ça va être le stress de la mère porteuse. Ça va être son niveau de sommeil. Il y a plein de facteurs qui peuvent directement influencer le futur bébé qui va naître. Et donc, ce serait quand même hyper intéressant d'avoir un système où, en fait, comme une sorte de marketplace où toutes les mères porteuses qui veulent s'inscrire, en plus, à mon avis, ça ouvrirait carrément un nouveau marché. Ça existe déjà ce marché, mais je pense que ça l'ouvrirait encore plus, comme Uber a pu créer encore plus de VTC. Et donc, du coup, d'un côté, n'importe qui pourrait s'inscrire en tant que mère porteuse dessus, avec toutes les informations à demander. Et de l'autre côté, on aurait les parents qui veulent utiliser la GPA, qui pourraient littéralement trier en fonction de tous les critères. Est-ce que la mère porteuse est vegan ? Oui, parce que, avec l'alimentation, elle respecte tel ou tel critère. Est-ce que cette personne a un niveau de stress aussi élevé ? Et finalement, tous les critères qui peuvent impacter la vie du bébé.

  7. Luc Allain

    Parfaitement capté. Si tu me dis que le truc existe déjà, je pense que ça, en effet, en France, on va avoir un peu de mal peut-être à le concevoir, mais aux États-Unis, c'est sûr que ça marche. En fait, en France, c'est interdit, littéralement. Mais ce que je pense, c'est que t'as peut-être moyen de faire la chose différemment. C'est-à-dire que soit, tout simplement, t'attaques les autres marchés. Je crois d'ailleurs que c'est... En Europe, il faudrait regarder les pays qui sont autorisés pour ça. Je crois qu'au Royaume-Uni, c'est possible. Et je crois que j'avais vu en Europe de l'Est aussi, il y avait des endroits où c'était totalement possible. Ou soit carrément, en fait, essayer de préparer le terrain et donc de créer une sorte de média spécialisé là-dessus qui va venir orienter. Et pourquoi pas, après, essayer de faire de la mise en relation ou alors orienter aussi sur les États pour faire ça dans d'autres pays. Ou alors carrément faire ça directement ouvrir l'international. Et je pense qu'un modèle qui pourrait bien marcher, c'est en fait que les clients leur soient à faire vraiment le modèle Airbnb où finalement les clients, c'est vraiment des deux côtés, les parents et les mères porteuses, ou alors un modèle où les clients, c'est directement les agents spécialisés en GPA qui se font quand même des coups de l'honneur et venir leur proposer une sorte de CRM spécialisé pour leur domaine. Ou alors carrément, puisque ça devient une place de marché, ils vont avoir aussi plus de clients potentiels, ils vont avoir plus de mères porteuses potentielles. Ça me semble être un business qui peut marcher, en effet.

  8. Alexandre Bonhomme

    Oui, oui, peut-être qu'on va se faire crier dessus, mais je pense que... Suivant le pays, est-ce qu'il y a quelque chose à développer ?

  9. Luc Allain

    Ce genre de business, c'est ultra straightforward si tu veux. Je vois très bien la marketplace avec la photo de la mère en question. C'est biomarqueur. Genre elle est obligée de porter un Whoop pendant les trois mois précédents ou je n'en sais rien. Régime alimentaire, bla bla bla. Je n'en sais rien. QI, ce qui rassure. Comme il n'y a pas de génétique normalement, tu ne sais pas trop... Je ne sais pas exactement comment ça se passe. Et puis, boom, où est-ce qu'elle habite ? L'environnement de l'air. Est-ce que l'air, là où elle habite, est sain et compagnie ? Et puis, c'est parti. C'est ultra straightforward. Ça me semble complètement validé. Je pense que ça va exister.

  10. Alexandre Bonhomme

    Si on continue en plus dans... Je pense qu'il va y avoir une sorte de progressisme extrême avec une marchandisation du corps qui va se développer. Et je ne suis pas forcément pour, attention. Je le dis de manière très cynique. Et donc, je pense que ça va arriver. Je pense que ça va arriver. OK. C'est à mon tour ?

  11. Luc Allain

    Moi, écoute, je suis assez hypé actuellement par une idée que les mecs appellent The AI Roll Up aux États-Unis. Je ne sais pas si tu as vu... Tout ça, il y a plusieurs personnes qui en parlent. Mais là où je trouve que l'explication est la plus claire, c'est un podcast qui s'appelle Sourcerie aux États-Unis avec une présentatrice, je ne sais pas combien il faut dire, qui s'appelle Molly O'Shee, qui interviewe énormément de fondateurs de start-up américains et de fonds d'investissement américains. C'est notamment elle qui a fait le podcast, qui a un peu été très connu sur Twitter, parce qu'il y a Alex Karp, le CEO de Palantir, qui joue avec une épée. Bon, ce podcast-là. Ce podcast-là, très très bien, que je recommande d'ailleurs. Tout est en anglais, mais que je recommande. Elle vient de faire une interview avec General Catalyst. General Catalyst, pour ceux qui ne sauraient pas, c'est un des plus gros fonds de VC des États-Unis. Ils ont un peu moins de 50 milliards d'actifs sous gestion. Et actuellement, ils ont une énorme stratégie qu'ils appellent The AI Roll-Up et qui, en gros, dit qu'ils vont investir des milliards, littéralement des milliards, sur des boîtes qui ne sont pas théoriquement des start-up, donc sur lesquelles, il y a quelques années, on aurait questionné la rentabilité. Donc souvent, c'est des boîtes de services. Assurances, IMO, service à la personne, plomberie, enfin on en parlait avant l'intro même, plomberie et compagnie. Sauf que tu automatises tout avec l'IA et tu vas chercher 30 % de débit, ce qui, normalement, sur un business traditionnel, est compliqué, voire impossible. Et en gros, le VC dit, on finance plus. Donc, ils te financent un seed. Ils avaient une explication qui est parfaite. Ils te financent un seed et une série A à la limite pour développer toute la stack technique. Et pendant toute cette période de stack technique, ils te disent, ok, tu le testes chez des agences, enfin, chez toi, prenons des agences d'assurance, tu le testes chez les agences d'assurance, ta stack technique. Et ensuite, à partir de la série B, c'est que de l'acquisition. Tout l'argent qu'on met, c'est pour acheter des boîtes. On met de la dette par-dessus et on tabasse le truc. Et ils ont réussi à avoir des boîtes qui font ça depuis 2 ans, donc on va dire depuis le lancement d'une version acceptable de ChatGPT, en gros. Et les mecs, en 2 ans, ont atteint 100 millions de RR.

  12. Alexandre Bonhomme

    Attends, pause. Est-ce que tu es dans une même industrie à chaque fois ou pas ?

  13. Luc Allain

    Oui. Alors, dans la manière dont ils le font là, ils se concentrent sur une seule industrie. Maintenant, si tu fais une holding company, puisque, en fait, ça fonctionne comme ça, c'est une holding company qui achète ensuite des boîtes, rien ne t'empêche de couvrir 2 ou 3 industries, je pense. Mais dans la manière dont eux le pitchaient, c'était une boîte, une industrie. Donc, en gros, si je résume, tu lèves des fonds. En levant ces fonds, tu viens créer une stack technique qui permet d'automatiser une prestation de service qui, hier, a été faite manuellement. Tu valides l'efficacité de cette stack technique avec ton site. Et après, tout le reste de la tune, en fait, tu vas racheter toutes les agences qui font ça déjà. Tu mets la stack technique au-dessus des process de toutes les agences. Tu gagnes 20, enfin, 10, 20, 30, 40 % des bidets en plus. Et tu refais ça encore et encore.

  14. Alexandre Bonhomme

    Exactement. Tu achètes la Distrib. En fait, tu achètes la Distrib parce que ton agence, elle aime bien, tu vois, son commercial en assurance ou ce genre de truc. Tu achètes le truc. Ta société de services, t'achètes le truc. Ta société de services informatiques, t'achètes la distribution. T'achètes une partie des équipes. Tu vires, malheureusement, une partie des équipes, évidemment. Ce qui reste devient deux fois plus efficace. T'as fait tes 30 % des bidets en plus. Et tu tabasses, tu tabasses, tu tabasses, tu tabasses. Et tu peux jouer avec l'argent des VC, ce qui est plus simple que de jouer avec l'argent du Private Equity.

  15. Luc Allain

    Donc, c'est la prochaine étape selon eux. On en a parlé du truc de concentration, genre boring business. Et je rachète plein de boring business et je les mets entre eux. Et je les rends plus efficaces grâce au branding, grâce au process. Là, c'est pareil. Mais tu montes d'un cran avec l'IA. Et comme tu montes d'un cran avec l'IA, tu te retrouves dans la catégorie VC ultra croissance. Et tu peux aller lever des fonds en mode valorisation VC. Et donc, tu gagnes l'avantage de la valorisation VC et de la valorisation des startups, tout en ayant 30 % des bidets en allant à une vitesse folle. C'est sympa. On va encore me dire que c'est compliqué. Alors cette fois... Non, non, c'est pas compliqué. Cette fois, je suis venu avec le playbook. Parce que, voilà. Parce que je lis des commentaires. Je suis venu avec le playbook. L'idée. En effet, allez voir un VC, allez voir. Tu décroches pas ton téléphone et t'appelles le partner général de Catalyst en leur disant, ouais, merci de m'envoyer 100 bars pour que je teste un truc. En effet, ça semble ça, c'est compliqué. Par contre, tu peux faire un truc. Tu choisis ton industrie dans laquelle t'es un peu quand même knowledgeable. Tu vois. On pourrait prendre l'IMO, mais comme je prends l'IMO à chaque fois, on va prendre l'assurance. Parce que, tu vois, t'es déjà sorti. Tu sors autour de chez toi. T'as toujours, tu sais, les petites agences AXA ou Maïf ou ce genre de trucs, tu vois, à côté de chez toi. En règle générale, rencontrer un assureur ou connaître un assureur, c'est pas trop compliqué, tu vois. Si tu te dis que t'es entrepreneur, tu vas lancer une boîte, tu peux toujours te faire introduire auprès d'un assureur. Tu trouves l'assureur de tes parents ou celui qui est à côté de chez toi ou de celui de ton frère ou de tes potes ou je sais pas quoi. Tu vas au BNI du coin, tu vas trouver un assureur. Tu vas dans la personne qui t'a vendu ta maison ou loué ta maison. Ils ont forcément un assureur, tu vois, dans le coin. Tu trouves un assureur. Tu trouves un assureur local, tu peux discuter avec le mec. Tu te formes sur, tu vois, N8N, Make, peu importe ce que tu cherches à automatiser comme process dans le truc d'assurance. Tu demandes au mec un test. Tu lui dis OK, vous me laissez un mois. Je prends des process et on fait ce qu'on appelle un backtest, c'est-à-dire qu'on fait le process classique et en même temps, on reteste le process version IA sur le côté. On ne touche à rien, tu vois. Pour lui, il y a zéro dépenses et zéro truc. Toi, tu as les dépenses de, je ne sais pas, de N8N, je sais pas, tu en as pour 300 balles de dépenses, tu vois, max. Et tu testes pour voir si ça marche. Tu as une V0. Tu prouves que ce que tu as fait fonctionne avec une vraie boîte, dans un vrai truc. Tu lui dis deuxième étape, est-ce que tu es prêt à prendre mes coûts que j'ai eu, juste me les couvrir. Tu payes juste les logiciels à partir du mois de 2, tu vois, pour que le truc fonctionne. Et on le teste en vraie condition réelle sur un vrai client, pas juste du backtest. Donc deuxième mois, il t'a couvert tes coûts et il y a un test chez un mec. Si le mec ne voit pas la différence et est content du process et que ça va plus vite et que lui, pour 300 balles, il a gagné, j'en sais rien, tu vois, tu fais une marge sur le process qui a été testé, tu vois. Tu regardes si c'est plus efficace que la marge à côté. Une fois que tu as ça, là, tu vas lever un seed. Tu dis, j'ai un mec qui a été prêt à payer. J'ai bien eu l'amélioration. Et ma stack, que j'ai bidouillé tout seul dans mon coin, quasiment sans... Tu vois, pour peu que tu sois un peu malin, tu n'as même pas besoin d'un make-take pour te faire une interface ou quoi. Tu fais juste, tu vois, tu fais juste un truc rapide. Et tu dis, maintenant, j'ai besoin de, je ne sais pas, un million, tu vois, pour développer un produit qui est propre et commencer à acquérir deux, trois mecs en format service, tu vois. Et tu fais ça. Et là, tu vas voir un General Catalyst en lui disant, maintenant, j'ai besoin de 25 millions pour racheter des gars.

  16. Alexandre Bonhomme

    Est-ce que là, dans ton exemple, c'était des boîtes qui étaient digitales ou physiques ?

  17. Luc Allain

    Là, moi, je les fais en version boîte physique, parce que je pars du principe qu'elles sont plus loin en termes de process que, du coup, le gain marginal va être plus important. Mais je sais qu'il y a des mecs qui jouent à ce jeu-là avec des boîtes digitales un peu vieilles. Tu vois le truc ?

  18. Alexandre Bonhomme

    Et tu connais la thématique ou pas ? Là, on parle d'agence Facebook Ads, de Créa. On parle de quoi ?

  19. Luc Allain

    On parle d'agence Facebook Ads, on parle de Créa. On parle de SSII, de boîtes de dev. Tu as les grosses... J'ai les Sopra, Steria et Co. Là, elles, elles sont énormes, donc pas elles. En fait, tu prends des boîtes de dev, tu fous tous les process sous IA, voire la création sous IA, et tu vas attaquer des boîtes de dev qui ont 15-20 ans et qui font du système pour des vieilles industries ou je sais pas quoi.

  20. Alexandre Bonhomme

    OK. Mais tu t'en fous, t'as acheté la distribution. C'est très smart.

  21. Luc Allain

    Et ça, je pense qu'avec le playbook que j'ai donné, tu fais un test sur un premier truc, et une fois que le test, il est passé, tu t'en fous, le mec, il prend quasiment aucun risque. Il y a déjà des boîtes qui crachent du fric. Tu viens juste d'augmenter leur fric, et toi, tu les achètes bien à la casse, entre guillemets, parce que tu les achètes à leur taux d'EBITDA actuel. Et comme aujourd'hui, et notamment en France, il y a plein de mecs qui veulent partir à la retraite et qui n'arrivent pas à vendre leurs boîtes, ça, c'est une catastrophe. Il y a d'ailleurs plein de fonds de retournement ou de transition, ils appellent ça, qui font fortune parce qu'ils achètent des boîtes à la casse. T'arrives demain, t'es financé par des Américains, t'as 50 millions ou 100 millions sur ton compte. Avec ces 100 millions, tu peux faire un effet de levier à fois 4. C'est-à-dire que tu peux aller chercher 400 millions avec de la dette et en détruire les files, en plus. Mais mec, tu termines le truc. Il faut juste se mettre le pied à l'étrier. Et pour mettre le pied à l'étrier, c'est le playbook. Et être un peu malin, mais je trouve que c'est très accessible. Et trouver une industrie qui n'est pas trop régulée pour pas qu'on vienne trop te péter les couilles non plus. Je m'amuserais pas à le faire sur des vétérinaires ou je sais pas quoi. Ou à un moment, il peut y avoir des problèmes, des trucs. Je sais qu'il y a des mecs qui font du build-up de cabinets dentaires. Là, je sais pas. Il y a de la sécu, le machin, le truc. Je sais pas comment ça peut se passer. Par contre, de l'assurance, de l'informatique. Et je suis sûr que j'oublie des trucs dont j'ai même pas conscience.

  22. Alexandre Bonhomme

    Cabinets de coiffure ou...

  23. Luc Allain

    Cabinet de coiffure, il faut quand même qu'il y ait un mec qui coupe les cheveux à la fin. Mais disons que peut-être que tu peux optimiser tout le back derrière. Et qu'en fait, tout le back, ça te fait 10 %, 15 % ou 20 % de marge des bidets en plus. Ça, y a un bon branding. Ça se trouve nickel. J'en sais rien. Je connais pas assez la coiffure. Je pense que ça se voit pour répondre à ces questions. D'ailleurs, on a des commentaires sur ce sujet. J'aurais pas dû sortir la coiffure. J'aurais pas dû sortir la coiffure. Mais ce que je veux dire par là, c'est... Je pense qu'il y a plein d'industries dont je n'ai même pas conscience et dont personne n'a conscience, mais il y a des gens qui sont très knowledgeable sur les industries et qui vont nous dire, mais les gars, en fait, c'est la coupe de bois pour l'âge de parquet qui est le gros marché. Et si ça se trouve, c'est un marché à 200, 300, 500 millions et personne n'en sait rien. Voilà pour l'idée 2.

  24. Alexandre Bonhomme

    J'adore. Et très accessible, donc j'aime beaucoup. Moi, l'idée 3, c'est une remarque. En fait, il y a deux tendances qui sont en train de se croiser. La première, c'est le besoin de connexion physique et le besoin de vivre des choses à l'extérieur qui sortent un peu du digital. Pour ça, c'est pas une nouveauté. On sait que les événements décollent. Mais voilà, c'est un fait. Le second élément, c'est qu'on a quand même tous besoin, à plus ou moins un degré plus ou moins élevé, de reconnaissance sociale. Et qui dit reconnaissance sociale, dit se servir des réseaux pour montrer un peu notre vie, pour montrer ce qu'on fait, etc. C'est pour ça que les stories marchent autant. Et c'est pour ça qu'autant de personnes publient un peu leur vie sur les réseaux. Et je pense que ce qui pourrait être intéressant, c'est de créer des business qui répondent aux deux besoins. Le besoin du fait de sortir des réseaux avec le besoin finalement d'afficher un peu une partie qui peut satisfaire notre ego directement sur les réseaux. Donc, par exemple, ça va être de dire, on va créer des activités qui sont un peu loufoques ou alors on va créer des restaurants qui sont dédiés à des reels Instagram, à des stories Instagram. On va créer des plats spécifiques. D'ailleurs, je crois qu'en Thaïlande, il y avait un plat comme ça qui était très connu. C'était une sorte de flan qui bougeait un peu dans tous les sens avec une queue énorme. Et je crois qu'il était d'ailleurs absolument hors de prix. Pourquoi ? Parce qu'en fait, tout le monde voulait Instagrammer la chose, le prendre en photo, l'envoyer à ses amis, etc. C'était vraiment devenu un phénomène de mode. Finalement, c'est un peu comme on part faire un tourisme et on va sur le truc le plus cliché qui existe. On va prendre plein de photos et on va le partager à nos potes. C'est exactement le même principe mais avec des expériences qui vont totalement sortir de l'ordinaire. Ça va être, je dis des bêtises au hasard, mais on peut imaginer recréer un hôtel Mario Kart où en fait tout est brandé à la Mario Kart et on va essayer d'inviter un maximum de personnes et il va y avoir des déguisements obligatoires donc forcément tout le monde va sortir son téléphone et donc non seulement à vivre une bonne expérience mais en plus de ça, on va réussir à retranscrire quelque chose de fun qui va marquer les esprits directement sur le réseau. Et ça, je pense qu'on peut avoir ça dans beaucoup d'industries différentes. Il y a le divertissement, il y a aussi l'hôtellerie, etc. La restauration, je pense qu'on peut aussi trouver pas mal de business qui viennent à l'intersection de ces deux besoins. Voilà, en France, il y a une boîte qui a été incubée par ZeQuest qui s'appelle Merci Internet. Et Merci Internet c'est un peu ce concept en fait où en gros ils vont prendre des jeux qui ont cartonné sur les réseaux, sur YouTube, sur Instagram, et en fait ils vont les retranscrire dans la vie réelle. Et d'ailleurs je crois que ça marche plutôt pas trop mal où dans la newsletter ils avaient dépassé les 100 000 euros par mois de chiffre d'affaires. Alors je connais pas leur profit et tout, mais ça a l'air de plutôt bien marcher et le fondateur est extrêmement jeune. Donc voilà, c'est un peu ce concept-là, mais pas forcément des concepts d'Internet qu'on va retranscrire dans la vie réelle, non juste des concepts un peu loufoques de la vie réelle qui vont mêler socialisation, qui vont mêler fun, qui vont mêler le fait de sortir des écrans un peu digital detox avec le fait de pouvoir retranscrire quelque chose sur les réseaux.

  25. Luc Allain

    Complètement. Moi je serais pas consommateur de ce genre de trucs, mais je vois bien pourquoi plein de gens le seraient. Je suis assez d'accord que c'est un bon mix. C'est un bon mix, je trouve, qui capture bien la réalité de la période. La dualité de la période, je dirais. Le côté très paradoxal de la période où on en a marre d'être tout le temps sur les réseaux, mais en même temps, quand tu creuses vraiment, on a vraiment du mal à s'en passer ou à accepter que c'est peut-être inutile, ou en tout cas superflu. Et je trouve que c'est une très très bonne idée. En plus, si tu fais une boîte comme ça, tu peux devenir une sorte de marketplace d'expérience. C'est un peu ce qu'avait tenté de faire Airbnb, aussi, à une époque, avec ces expériences. Je sais pas si ça y est toujours expérience dans Airbnb.

  26. Alexandre Bonhomme

    Mais c'est pas vraiment la même chose, parce que là t'as des expériences qui sont un peu plus... Mais je me suis un peu ravisé, parce que t'as quand même des sacrées expériences de vie. Pour le coup, la maison d'agri, de ce genre de choses, était disponible sur Airbnb.

  27. Luc Allain

    Oui, Airbnb, c'est pas que ça du tout, mais il peut y avoir des points de convergence. Mais je suis d'accord avec toi, c'est un peu quand même deux choses différentes. À ton tour. Écoute, la mienne, celle d'après, pour le coup, elle est vraiment facile et vraiment débile. Mais bien marketée, je pense, je pense, qu'elle peut cartonner un peu à la version Cal AI. Tu te souviens de ce truc-là ? Rappelle ce que c'est pour les personnes qui nous écoutent.

  28. Alexandre Bonhomme

    Cal AI, si je ne dis pas de bêtises, c'est une app mobile où tu scannes ce que tu bouffes. Tu le prends en photo et ça scanne ce que tu bouffes. Ça te donne le nombre de calories théoriques dans ton assiette et ton plat. Et donc, ça te dit si tu manges assez ou pas assez, enfin, ou trop, ou... Enfin, bref, ça te fait ton calcul de calories. Et ça fait 3 millions par mois de dollars de chiffre.

  29. Luc Allain

    Et ça fait trois. Ça a été lancé par des jeunes aux États-Unis.

  30. Alexandre Bonhomme

    Exactement. C'est les mecs de l'App Mafia. C'est bien les mêmes mecs.

  31. Luc Allain

    On avait fait une vidéo là-dessus. Et donc, ils font 3 millions par mois, soit quand même 36 millions par an, ce qui fait une très très grosse PME française, alors qu'ils y sont arrivés en moins d'un an, si je ne dis pas de bêtises, aux 3 millions.

  32. Alexandre Bonhomme

    Ça, je ne sais pas. De mémoire, je crois que ça a pris plus ou moins 12 mois.

  33. Luc Allain

    Et que l'app, ils l'ont développé full en vibe coding, si je ne dis pas de conneries non plus.

  34. Alexandre Bonhomme

    Je pense que la première version, tu as raison, mais ils ne sont plus en vibe coding, là, je pense.

  35. Luc Allain

    Ouais, ils ne sont peut-être plus en vibe coding maintenant. Mais en tout cas, la première version était en vibe coding. Sachant que la mienne repose sur du vibe coding, étant donné que c'est extrêmement simple. Enfin, tu peux le faire différemment, mais il n'y a aucun intérêt à le faire différemment. Est-ce que tu sais ce que c'est la raison d'engueulade numéro 1 dans les couples ?

  36. Alexandre Bonhomme

    Ah, c'est une bonne question. Attends, laisse-moi deviner. C'est très bête. Le ménage ?

  37. Luc Allain

    Ouais, alors ce n'est pas le ménage en tant que tel, mais c'est de manière générale la répartition des tâches ménagères. Vaisselle, la bouffe, les courses, peu importe. Et c'est le générateur de tension, je ne me souviens plus du chiffre exactement, mais il y a un truc genre les couples considèrent que 60 % de leurs engueulades tournent autour de l'un de ces sujets de tâches ménagères de manière générale et de répartition des tâches ménagères. Donc là, la plus débile du monde, qui peut être existante d'ailleurs, je n'en ai aucune idée, mais en tout cas, elle n'est pas connue. Enfin, pas connue. Moi, je ne la connais pas. J'en ai discuté avec deux, trois personnes parce qu'on a eu cette discussion cette semaine. Personne ne connaissait. Donc je pars du principe qu'à minima, il y a une population à aller chercher. D'un répartisseur automatique de tâches ménagères, en fonction de qui aime bien faire quoi, qui aime vraiment pas faire quoi, avec une espèce de pondération de ça, c'est vraiment painful pour moi, ça c'est OK. Et j'ai passé tant de temps, toi tu y as passé tant de temps. Et ce genre de truc. Histoire qu'il n'y ait plus de débat. Ah mais attends, mais moi je fais la vaisselle. Ah bah oui, mais moi je fais le repassage. Le repassage, c'est facile. Bah oui, mais tu n'aimes pas faire le repassage. Tout ce genre de conneries où du coup tu finis sur de l'émotionnel complet que tu ne peux pas résoudre facilement. Et bien là, tu fais un tableau genre moi j'aime, j'aime tel type de tâches, je déteste tel type de tâches, lesquelles me coûtent émotionnellement à moi, lesquelles te coûtent émotionnellement à toi. Combien de temps on y passe ? Tu fais un petit algo qui t'harmonise tout ça de manière à, tu vois, noter l'autre, entre guillemets. Ce qui est un peu abject, je sais, mais au moins tout le monde discute sur la même base. Et ça répartit les tâches, et tu vois quand tu les as faites, tu coches, ça envoie à l'autre, ok, il a bien sorti le linge ou sorti les poubelles ou je ne sais quoi.

  38. Alexandre Bonhomme

    Je suis un peu mitigé, parce qu'en fait, c'est sur le papier pourquoi pas, mais dans la réalité, les apps qui marchent, c'est les apps qui ne demandent aucun effort. Tu vois, Cal AI, tu bouffes, tu fais une photo, point final. Si je comprends bien ton app, il faut donc lister les tâches. Donc, initialement, on va faire les rédiger. Ensuite, il va falloir les cocher, peut-être prendre en photo.

  39. Luc Allain

    C'est limite qu'une app d'habitude d'un ménageur. Non, c'est une app, en fait, ouais. Mais moi, mon truc, le point qui, d'après moi, est le point marketing, c'est de dire, dans tous les cas, c'est le truc que tu vas devoir faire et tu risques d'avoir à te foutre sur la gueule avec ton ou ta partenaire. Moi, ce que je dis, c'est mon point marketing, c'est de dire, j'enlève le fait de se foutre sur la gueule. C'est un tiers de confiance, l'app. Tu rédiges une fois les tâches. Oui, je suis d'accord avec toi, c'est plus chiant que Cal AI. Tu rédiges une fois et après, t'as les tâches. Enfin, mec, c'est toujours les mêmes. Le ménage, la lessive, la bouffe, les courses.

  40. Alexandre Bonhomme

    Mais il n'y aurait pas une app et un truc encore mieux. Une sorte de Star of Service que tu connais peut-être, c'est une application Wikaza qui permet finalement de faire du Airbnb. Mais en fait, où tu branches uniquement des étudiants qui aujourd'hui se font tous remplacer par l'IA, sont tous au chômage, sont tous en dépression et tout, et donc ils vont demander pas très cher. Et en fait, la solution, c'est pas, on va lister sur une application pour voir qui a fait quoi dans le couple. La solution, c'est en fait, on trouve des personnes qui vont le faire à leur place pour pas grand-chose parce qu'ils sont étudiants et qu'ils sont ok avec l'idée de bosser.

  41. Luc Allain

    Alors, vrai, mais c'est plus compliqué. Là, tu dois avoir dans ton idée, qui est, je pense, très bonne, mais tu dois avoir un système de paiement, assurer que les mecs soient bien payés, parce que si tu les payes 5 euros de l'heure, tu dois t'assurer qu'ils sont payés, tu vois. Le listing, machin. Alors, là, on va plus loin. Ces mêmes étudiants, en fait, tu leur fous des capteurs sur le corps. Du coup, ils vont faire le ménage avec les capteurs. Ils sont payés pour ça. Et après, en fait, la data de ces capteurs, tu les vends aux boîtes d'IA de Robotics qui sont en train d'essayer de créer des robots pour faire la même chose.

  42. Alexandre Bonhomme

    Mec, tu sais, ça, c'est un vrai truc, en vrai. Alors, on oublie la question d'app. On oublie l'app, on oublie tout ça. Est-ce qu'on s'attire qu'aujourd'hui, ce qui a le plus de valeur, c'est la data ? Toutes les boîtes d'IA rachètent énormément toutes les boîtes. Imagine, finalement, tu crées un Wikaza ou alors, je sais pas, tu crées un système où en fait, tout ton business model de A à Z, c'est pas tu vas prendre des commissions, c'est en fait, tu vas vendre la data des personnes qui ont fait le travail, un travail qui va être manuel, et le vendre aux boîtes de Robotics.

  43. Luc Allain

    Encore une fois, c'est terrible comme idée. Non, veuillez m'excuser. Je pense que ce que tu dis, là, pour le coup, c'est un vrai business. Moi, celle d'avant, c'était vraiment une app pour se faire un peu de fric en mode rapide. Tu la vibe-code. Et je suis sûr qu'avec un bon marketing, genre arrêtez de vous engueuler, tu peux avoir des téléchargements. Enfin, tu vois, fini. Par contre, ton idée là, que je trouve très très bonne, qui est ignoble, qu'on soit clair, que je trouve très très bonne, parce que c'est sûr, c'est sûr qu'il y a des boîtes de Robotics pures qui vont avoir besoin de data. Ils vont devoir l'acheter à un moment. Et la data sur de la Robotics, elle va coûter cher, parce qu'il faut qu'il y ait un mec, il faut qu'il y ait plein de gens qui fassent ça dans plein de maisons différentes pour réussir à entraîner un modèle de manière à ce qu'il soit adaptable à l'ensemble des maisons. T'imagines le nombre, il n'y a pas deux maisons, il y a peut-être deux maisons qui se ressemblent, mais disons que 95 % des maisons sont agencées différemment. Et parmi celles qui éventuellement se ressembleraient, elles sont meublées différemment. Donc avec des meubles dans des endroits différents et tout. Et donc, de manière à entraîner un algo pour qu'il n'ait aucun problème de reconnaissance, je pense que c'est hyper compliqué. Lui apprendre à faire les gestes avec précision. Lui apprendre... Parce que tu laisses en autonomie le robot. J'ai jamais testé un Optimus ou un truc comme ça, évidemment, mais je serais curieux de voir ce qui se passe quand tu le laisses vraiment en autonomie. Parce que tu vois, on voit plein de vidéos actuellement, dans la réalité, je ne connais personne, moi qui en a vu un travailler chez lui, il l'a mis le matin et il s'est barré.

  44. Alexandre Bonhomme

    Attends, mec, idée qui est directement corrélée à ça. Mais ça demande quand même un niveau de technicité. En fait, ton business, c'est que tu crées les capteurs, et après, tu vas donner ces capteurs à un maximum de foyers qui veulent avoir un complément de revenu. Il y en a plein qui seraient prêts à accepter ça. Aujourd'hui, il y a déjà plein de personnes qui acceptent de faire ça dans le digital.

  45. Luc Allain

    Tu as vu la stat ? Je fais juste une parenthèse, tu as vu la stat ? Soit, je ne sais plus si c'est 50 ou 60 % aux États-Unis, des gens qui gagnent plus de 100 000 dollars sont prêts à prendre un deuxième job parce qu'ils ont du mal, enfin, ils ont besoin d'un revenu complémentaire pour assurer leur preuve. Et aux États-Unis, 100 000 dollars, c'est la classe moyenne.

  46. Alexandre Bonhomme

    Je sais, mais quand bien même ? Je veux dire, la classe moyenne, il y a 15-20 ans, elle ne se posait pas la question d'avoir un deuxième job.

  47. Luc Allain

    Mais justement, imagine du coup, tu crées les capteurs, la proposition de valeur pour toutes les personnes qui prennent ces capteurs, même si tu peux les avoir limite gratuitement, ou alors tu payes un prix fixe et puis après, ça te fait des rentes. Et c'est de dire, OK, vous les portez à chaque fois que vous rentrez à la maison, lorsque vous allez faire le ménage, lorsque vous allez faire votre lit, lorsque vous allez ce que vous voulez. Et tous les mois, on vous envoie X dollars, X centaines, X milliers, je ne sais pas trop combien ça peut valoir. Et d'ailleurs, le business model, c'est en fait, on va vendre toutes ces data aux boîtes de robotique.

  48. Alexandre Bonhomme

    C'est clair. Et là, tu fais un entraînement à taille, enfin, à échelle mondiale.

  49. Luc Allain

    Oui. C'est pas con. C'est pas con du tout ça. Alors, je pense que là, pour le coup, techniquement, c'est un autre sujet d'une complexité non négligeable, mais c'est une super idée. Merci. Une super idée.

  50. Alexandre Bonhomme

    Bon, c'était à ton tour. Tu sais qu'il y a des apps comme ça qui... Alors, j'en avais parlé dans la newsletter. Qui cartonnent parce qu'en fait, ils proposent des services gratuits qui avaient été payés sur d'autres apps à des utilisateurs. Mais en échange, leur vrai business model, c'est de vendre la data de ces utilisateurs aux boîtes d'IA. Et elles cartonnent. Elles cartonnent en nombre de croissance d'utilisateurs et derrière, elles cartonnent en nombre de revenus.

  51. Luc Allain

    Alors, on va peut-être arriver à un stade où finalement, les data disponibles vont... On le voit aujourd'hui avec les LLM, c'est pas forcément plus de data qui permet de rendre les personnes plus intelligentes, enfin, les robots plus intelligents. Mais sur la robotique, il y a de la marge. Il y a vraiment, vraiment beaucoup de marge. Donc, je pense qu'il y a un très gros business. Allez chercher dessus. On est d'accord.

  52. Alexandre Bonhomme

    Quatrième, cinquième idée, je sais plus.

  53. Luc Allain

    Cinquième.

  54. Alexandre Bonhomme

    Bon, une très simple. Une très simple, vraiment, bateau que n'importe qui peut faire. Des boîtes de... Enfin, des agences vidéo qui proposent des packs vidéo contre un ticket en abonnement, par exemple, il y en a plein. OK ? On connaît, on a invité d'ailleurs Mathis ici, une agence Short qui marche très bien. Lui, si j'ai pas de bêtise, c'est 10 vidéos et on paye 5 000 euros, je crois, ou 3 000 ou 5 000 euros.

  55. Luc Allain

    Je crois que c'est 5 000. Je sais plus ses prix actuellement, mais c'est de cet ordre-là, oui.

  56. Alexandre Bonhomme

    Et en fait, ce type d'agence, c'est quand même des vidéos qui sont extrêmement bien réalisées. Il y a un script, il y a quelqu'un qui vient, qui tourne, c'est monté. Et ensuite, c'est des belles vidéos. D'une manière générale, c'est des vidéos qui sont stratégiquement réfléchies pour... En fait, moi, je me suis rendu compte d'une chose, c'est que mes pubs qui marchent le mieux, c'est des pubs qui me prennent littéralement 3 minutes à faire, en termes de créas. Mais 3 minutes, des trucs tout bêtes, débiles. Et qu'en fait, en une heure, je peux faire, en termes de créas, peut-être 10, 15 pubs, c'est possible. C'est possible. Sans même parler de l'IA aujourd'hui qui permet... J'ai certaines de mes pubs où c'est juste un fond animé, où c'est toujours le même fond, avec un texte et une petite musique. Et donc, vous voyez, c'est une sorte de vidéo animée avec un texte qui défile, c'est juste ça. Et donc, derrière, on prend le même format, on le balance à l'IA, on demande juste de changer le texte et le fond derrière, et on peut avoir énormément de créas différentes. Et du coup, l'idée que j'ai, la suivante, c'est de dire, il existe déjà des agences qui proposent des vidéos très level, donc c'est très cher. Après, il existe les agences type ce que propose Mathis, l'agence Short qui propose des vidéos un peu plus à la chaîne, mais qui reste quand même d'un niveau assez professionnel. Mais est-ce qu'aujourd'hui, il y a des personnes qui proposent des vidéos, des pubs, qui sont franchement moches ? Franchement moches. On cherche pas des trucs jolis et tout, franchement moches. Des créas visuelles, des créas visuelles animées, des créas où, en fait, c'est UGC, mais on parle 15 secondes et c'est fini. Il n'y a pas de musique, il n'y a presque pas de montage. Il y a à peine un script, voilà. Et en fait, la proposition de valeur, la suivante, c'est tous les mois c'est sous abonnement, tous les mois je vous envoie 50 créas, et c'est 3000 euros. Et en fait, ça devient rentable parce qu'on est aujourd'hui capable de créer énormément de créas pour pas très cher du tout, plus l'IA qui permet aussi de prendre ces mêmes créas qui ont fonctionné et derrière de créer différentes variations du même style. Encore une fois, là, je parle vraiment, je ne parle pas du tout de créas professionnelles, je parle vraiment de créas moches, mais qui marchent. Et en fait, moi, je serais prêt à payer pour ça, et pour avoir sondé quelques personnes qui m'entourent, ils seraient largement prêts à payer pour ça aussi, puisque le nerf de la guerre, à la fin de la journée, c'est plus on teste de créas, plus ça fonctionne. Lorsqu'on regarde aujourd'hui les boîtes, il y a une boîte, c'est Coursiva, je crois, Coursiva. Allez voir sur la bibliothèque publicitaire de META. Ils ont 750 publicités qui tournent, qui sont actives aujourd'hui. OK ? Qui sont actives. Ça veut dire que tous les mois, ils doivent tester 1000, 1500 créas, je pense, au minimum, minimum, minimum. Et donc, forcément, tu as besoin d'énormes volumes. Et donc, aujourd'hui, aucune agence ne peut proposer ce volume de créas à moins d'aligner des centaines de milliers d'euros, ce qui est absolument pas possible. Et je suis persuadé qu'avec les outils actuels, et surtout en prenant que des créas qui sont, je vais me grossifier, mais moches, c'est possible de faire énormément de volumes, mais du volume qui soit assez qualitatif, pour pas très cher. Et donc, personnellement, moi, si je devais aujourd'hui, si j'avais aucune que dalle, je pense que ce serait le moyen le plus rapide que je trouverais pour vite me faire 10, 15, 20 000 euros en abonnement récurrent. Puisque, en fait, encore une fois, je trouve 3, 4, 5 clients à 3000 euros par mois. Pour proposition de valeur, je vous fais 50 créas tous les mois. Il y a forcément un renouvellement qui va se mettre en place parce que les boîtes ont toujours besoin de plus de créas. Et je suis aussi convaincu de la pertinence des créas que je peux apporter. Donc voilà, je pense que c'est un beau business. Et par contre, les barrières à l'entrée, je pense que les barrières à l'entrée, il faut être un peu créatif. À la fin de la journée, il faut quand même aimer brainstormer des idées. Et connaître quand même vachement bien l'industrie des clients qu'on accompagne. Parce que moi, les créas qui ont bien marché, encore une fois, c'est les créas que j'ai fait extrêmement rapidement. Mais parce que je savais exactement les problèmes du quotidien des personnes que j'adressais.

  57. Luc Allain

    Mais ce qui est sûr, je suis d'accord que je suis en train de chevaucher complètement de ton idée parce que pour moi, ce qui est sûr, c'est que plus on va avancer, plus l'IA va se développer et plus on va rentrer dans ce monde-là, plus on va être payés pour nos idées, notre créativité. Donc, comme tu disais, être un peu créatif. Et on le dit depuis 1000 épisodes. Donc, on ne va pas le répéter, mais t'es payé pour ta distribution. Donc, il y a aussi un des gros trucs, c'est est-ce que tu es capable d'avoir une communauté ? Est-ce que tu es capable toi-même d'être bon sur LinkedIn ou compagnie pour attirer les clients à la base ? Et je pense que ça, c'est les trucs qui vont te défendre. Parce que sinon, il n'y a aucune défense sur ce business. Donc, je pense que les skills, ça va être être créatif et être bon en distribution. Ce qui peut en plus recouper avec être créatif d'ailleurs. Mais je pense que c'est les deux trucs. Et tu vois, trouver 10-15 personnes en France qui payent 3000 euros par mois et la proposition de valeur, si on vous envoie 50 créas pour 3000, mais mec, rien que de la communauté. Et je suis persuadé qu'il y en a 5 à 10 qui signent demain si je leur propose ça.

  58. Alexandre Bonhomme

    C'est possible ? C'est complètement possible. S'il y a un fondateur qui veut lancer ça avec nous, contactez-nous. On a déjà la discussion. Ah mais il est de ouf.

  59. Luc Allain

    Non mais blague à part. En fait, je trouve la proposition de valeur juste trop bonne. Parce qu'encore une fois, la problématique des agences de com, et il y en a qui sont extrêmement bonnes, des agences vidéo, c'est que à la fin de la journée, même si 10 vidéos pour 3000 ou 5000 euros, ça reste quand même accessible, si les 10 vidéos elles marchent pas, t'es baisé. Or, on est dans un game de testing permanent, permanent, permanent. Et donc, plus t'as de volume, plus tu peux réussir. Sauf que plus t'as de volume, moins les gens peuvent payer. Et donc, il faut une solution. Moi, je me souviens d'une époque où les vidéos de pub, on les avait payées, une vidéo, genre quasiment une dizaine de milliers d'euros. Tu avais levé des fonds, tu étais dans le... Tu avais des smart-tapeurs à l'époque. T'avais un crew avec des mecs, des caméras qui étaient venus pour faire un truc. Tu vois, la vidéo, elle a dû faire 2000 vues. Et à l'époque, on disait, c'est notre meilleure vidéo, ça c'est bien. Et tu vois, je repense à des trucs comme ça. Et on n'était pas les seuls. Voilà, on n'était pas les seuls. Et je crois que ça avait coûté. Alors, il y avait d'autres trucs. Je crois que j'avais déjà donné le chiffre. C'était 12 000 euros, je crois, pour la vidéo plus un peu d'autres trucs de Presta à côté. Et je me dis, mais aujourd'hui... Enfin, tu vois, le football, il a changé. Le monde a changé dans sa capacité à tester beaucoup de trucs, à n'avoir rien à foutre, à un truc qui n'est pas parfaitement fini. Tu vois, c'est pas grave, on balance. À une époque, quand moi je disais ça, on me prenait pour un fou, tu vois. Et si on nique notre image. En fait, tout le monde s'en fiche. Tout le monde s'en fiche. Mais je pense que la réalisation, elle est venue là récemment. Et je trouve que l'IA pousse à cette réalisation. Donc je valide complètement. Entièrement d'accord avec toi. Tu en as une autre ou pas ?

  60. Alexandre Bonhomme

    Non, non, non, on est arrivé à 11.

  61. Luc Allain

    Ouais, c'est vrai. Bon, bah génial. Je suis les consignes qui sont marquées dans le titre.

  62. Alexandre Bonhomme

    Bon, bah écoutez, c'est tout. Attends, mec, on est déjà le 12 décembre. C'est assez vertigineux. Bah écoutez, merci à tous d'avoir écouté cet épisode. Abonnez-vous, c'est extrêmement important pour nous. C'est cliché, bien entendu, c'est cliché, mais ça nous aide. Donc, activez la cloche. Laissez les commentaires, ça nous fait toujours très plaisir. Et puis, si vous voulez rejoindre notre communauté où, en fait, on partage des idées de business qui décollent demain ainsi que les stratégies de croissance des boîtes qui passent de 0 à plus de 1 million d'euros, on vous montre les playbooks. En fait, on étudie la croissance et on vous montre toutes les étapes de A à Z. Donc, c'est des super ressources. Vous avez juste à cliquer sur le lien dans la description. C'est Next Trends, le produit. À la semaine prochaine.

  63. Luc Allain

    À la semaine prochaine.