The Next Big Shit — Episode 11 —
4 Business WTF qui génèrent +1 million/an
4 business WTF qui génèrent plus d'un million par an.
- Speakers
- Luc Allain, Alexandre Bonhomme
- Duration
Transcript(43 segments)
Bon, avec cette semaine, je suis tombé sur un groupe de femmes interdits aux hommes du coup. C'est vraiment pour le coup interdit aux hommes. Il y a une sélection à l'entrée et du coup, les chefs de groupe laissent uniquement rentrer les femmes. C'est dingue. Donc, un groupe de femmes qui voyagent en solo. C'est ce qu'on appelle le solo travel. Et en fait, je me sors du compte que c'est une industrie qui est juste énorme. Je vais t'expliquer un peu les dates que j'ai sur cette industrie. C'est ce qu'on appelle le marché du solo traveling que j'ignorais totalement. Il y a un subrédit qui a plus de 2,8 millions de membres spécialement dédiés à ça. Je suis allé faire mes petites recherches, les recherches de vols pour une seule personne sur Kayak, donc le site où on peut commander les billets d'avion, elles ont remonté de 36 % pour les vols uniques, pour les vols d'une seule personne. On a les réservations de solo traveling auprès d'un groupe qui s'appelle EF Go Head Tours qui ont remonté de 200 % en 2003 par rapport à 2022. Et j'ai encore des dates super intéressantes. En 2003, tu as 25 % des Américains, donc à peu près 83 millions, qui ont envisagé de partir en voyage en solo. Et en France, si je n'ai pas de bêtises, en 2003 aussi, il y a un Français sur deux qui envisage de vivre également en expérience. Donc moi, c'est un marché que j'ignorais totalement. Et je suis tombé sur un groupe de femmes qui s'appelle Tours .solofemaletravellers.club. Ils ont un groupe Facebook qui réunit plus de 60 000 personnes s'ils la décident. Bref, au tout cas, ça réunit des dizaines de milliers de personnes. Ça a été fondé en 2015 et aujourd'hui, elles font 150 000 euros par mois uniquement en organisant des voyages dédiés aux femmes. Et en fait, il y a un truc que j'ai remarqué comme ça, c'est qu'il y a plein d'industries parallèles que personne ne voit, mais des industries qui naissent, qui naissent soit d'un effet de mode, soit d'une sorte de libération des mœurs, puisque finalement, les personnes qui voyagent seules, je crois que c'était la mode il y a 40 ans, et les femmes qui voyagent seules, je pense encore moins que c'était la mode il y a 40 ans, notamment en Occident. Et donc, surtout après le Covid, il y a eu de plus en plus de personnes qui ont suivi cette trend, et donc des personnes qui ont réussi à s'engouffrer sur cette opportunité en créant des business derrière. Et du coup, c'est assez fou parce qu'à chaque étape, eh bien, c'est dédié aux femmes. Leur slogan, enfin leur promesse, c'est « donner les moyens de voyager en tant que femme, organisé par des femmes, pour des femmes et souvent dans des lieux tenus par des femmes ». Parce que ce qu'il faut savoir, c'est que les lieux dans lesquels, du coup, le plan tour, le tour pleine dans lequel les femmes sont redirigées, eh bien, très souvent, c'est dans des lieux, dans des cafés, dans des hôtels, à chaque fois tenus par des femmes, et donc ça vient soutenir en plus le business féminin. Donc, c'est une sorte d'écosystème presque féministe, parce que du coup, c'est vraiment, pour le coup, c'est vraiment dédié à ça, qui brasse pas mal d'argent. Et qu'est-ce que je peux te dire d'autre sur ça ? Leur business model, finalement, est assez simple. Il y a deux, il y a trois, il y a trois business models, trois manières de gagner de l'argent, trois sources de monetisation. Le premier, c'est du coup la création de circuits personnalisés. En 2023, ils ont organisé plus de 300 voyages avec les recettes, du coup, ils ont réalisé plus de 1,5 million de recettes en 2023. Ils font également pas mal d'affiliations et de sponsorisations, parce qu'ils ont sur leur site internet plus de 100 000 pages vues tous les mois. Ils ont dans leur groupe, pardon tout à l'heure, je m'étais trompé, ils ont plus de 250 000 membres au sein de leur groupe et ils ont une newsletter à 160 000 abonnés. Et ce qui est super intéressant, c'est que la croissance de ce groupe Facebook a été fait de manière totalement organique. Finalement, en fait, à partir du moment où on veut créer une communauté autour de personnes, autour d'une niche qui est, autour de people, on va dire, assez homogène, le bouche à oreille marche super bien, notamment lorsque c'est des femmes et que la big idea derrière les fortes, on peut le voir aussi avec Chips .com, qui est une communauté pour femmes aujourd'hui qui est valorisée plus d'un milliard. C'est une communauté dans laquelle, initialement, ils avaient de la prospection pour trouver leurs premiers membres et aujourd'hui, ce n'est pratiquement que du bouche à oreille. Et bien, Toussons aux femmes, elles travaillent dans d'autres clubs. Ils ont fait grossir, elles ont du coup, fait grossir leur groupe Facebook uniquement par le bouche à oreille. Voilà, je ne sais pas ce que tu en penses, moi, si il y a 5 ans, on m'avait dit, ok, on va créer des tours personnalisés uniquement pour les femmes auprès d'entreprises féminines et que ce truc allait générer plus de 150 000 balles par mois, alors que ces deux femmes qui ont lancé la chose, qui n'avaient aucune connaissance dans le domaine de base, je ne sais pas si j'y aurais cru initialement. De toute façon, c'est toujours, moi, sur ce truc-là, je ne sais pas, tu vois, mais la réalité, c'est que c'est toujours les business, enfin, ça tu vois, il y en a à croire, auquel, enfin, qui sont overlooked, comme on dit, on regarde par-dessus parce que tu vois, c'est un détail, tu as l'impression que ça va être un tout petit business et en fait, le truc prend, le truc prend de l'ampleur parce que ça, à un moment, ça raisonne avec une cause, ça raisonne avec un besoin que, du coup, personne ne regarde. Le problème avec les gros business auquel tout le monde croit de base, c'est que tout le monde les regarde, tu vois. Tout le monde essaye de se dire, tiens, si je réussissais à inventer le nouveau réseau social, le nouveau, le nouvel iPhone, le nouveau, je ne sais pas quoi, tu vois, enfin, moi, j'ai plein de potes entrepreneurs qui ont essayé de lancer des réseaux sociaux. Ils ont tous pris des branlées. Pourquoi ? Parce qu'il y a des dizaines, voire des dizaines de millions de mecs, je pense, qui ont la même idée et à minima, quelques millions de mecs à travers le monde qui exécutent sur cette idée, si tu veux. Et donc, pour tous les birils qui réussissent à passer le pas, tu vois, et à avancer, tu as des dizaines, des dizaines de tests qui foirent et qui donnent rien. L'avantage, quand tu es sur un business comme ça, c'est que pour peu que tu trouves ta niche, tu as quasi personne en face. Et même si tu as quelqu'un en face, au pire, tu coupes la niche en deux. Tu vois, voyage pour les femmes, potentiellement, tu as beaucoup de gens qui peuvent y adhérer. Et donc, très facilement, tu as 60 000 personnes et 60 000 personnes, tu vois, monétiser, je ne sais pas, tu fais une espèce de règle de calcul, monétiser 3 euros par mois par personne, et bien, tu es à 650 000. Tu vois, gros sommeur d'eau, tu peux faire ce genre de calcul, quoi. Et c'est pour ça que ces business-là, à mon avis, ces business auxquelles entre dit, mais personne ne croit, que personne ne regarde et qu'ils sont un peu chelous au sens, tu vois, basique du terme, bah ils ont pas mal, finalement, ils ont de bonnes chances de réussite. Et alors, il y en a aussi plein qui échouent, hein, parce que le mec, il s'adresse à une micro, micro, micro-nif dont tout le monde se fout. Mais, bah en fait, tes chances de réussite, je pense qu'elles sont aussi importantes, voire plus importantes. Quand je dis de réussite, j'entends de survie et de monétisation correcte du truc. Évidemment, ça va être difficile de faire une licorne avec ça, enfin, ou en tout cas, ça va être difficile de faire, tu vois, un équivalent de kayak avec ça, parce que kayak, ça s'adresse à tout le monde. Mais d'un autre côté, kayak, tout le monde peut penser à essayer de disrupter l'idée. Donc, tu vois, je pense que si, tu vois, ton objectif, c'est de faire juste une boîte rentable qui marche bien, si ton objectif, c'est pas d'essayer de faire une licorne ou de faire une dinguerie dans ce style-là, je pense que tu as tout intérêt à attaquer un business un peu chelou et un peu auquel personne ne croit et un peu qui sort des trucs des centiers battus, parce que tu auras moins le choix, enfin. Mais, et de ouf, et puis surtout, non seulement qui sort des centiers battus, mais en plus ce qui s'adresse à une niche qui est hyper engagée. Je trouve que la niche des femmes, alors pour le coup, un homme, à mon avis, ne peut très difficilement l'attaquer. Mais la niche des femmes, c'est une niche de ce que j'ai vu qui arrive à croître de manière assez organique. Alors, je dis niche des femmes, mais je peux aussi dire niche des hommes masculinistes qui ont besoin de se retrouver entre eux. Je ne sais pas si tu as vu, il y a des camps comme ça qui coûtent des milliers d'euros où en fait, les hommes se retrouvent, ils payent pour ça et le but, c'est d'augmenter sa virilité. Et donc, c'est quand on voit des militaires, des fakes militaires, je ne sais pas, qui crient dessus, qui nous insultent et on nous a coupé du bois et puis après, on doit faire des pompes, ce genre de choses, et ça se développe un peu aux États-Unis. J'ai cru voir ça un peu en France, mais il y a des vrais business comme ça qui se développent aux États-Unis. Et ce qui est génial avec ça, puisque généralement, lorsqu'on veut lancer un business, la problématique numéro une, j'ai l'impression, c'est l'acquisition, c'est-à-dire comment est-ce qu'on trouve les points de clearance, c'est la question que tout le monde pose. Et ce qui est génial avec ça, c'est la puissance du bouche à oreille, la puissance du referral, à partir du moment où on arrive à rassembler les personnes autour de B .I .J, cette histoire de voyage en solo des femmes, à mon avis, toutes les femmes ont eu cette problématique de « ok, je voyage, mais je flippe, je flippe parce que je ne suis pas par confiance, on ne sait pas, qu'est-ce qui peut se passer ? » Alors déjà, partir seul, c'est flippant, mais en plus, partir seul en tant que femme, je pense que c'est même dangereux. Ça, c'est le plus vieux business MLM du monde, si tu veux, c'est de dire, tu vois les business superware, enfin les multi-evil marketing, et en gros, à la base, c'est ça, c'est de dire, les femmes ont besoin de superware pour je ne sais quelle raison, si tu veux, et en fait, le sujet, c'est de dire, ok, on va targeter ça, et non seulement, on va leur vendre des superware, ok, normal, mais en plus, ce qu'on va faire, c'est qu'elles se le revendent, chacune d'entre elles, et elles peuvent gagner de l'argent à une époque dans les années 60-70 où beaucoup de femmes ne bossaient pas encore. La magie de superware, ça a été de transformer tes clients en vendeurs et tes clients en ambassadeurs de marque, tu vois, et le référol d'aujourd'hui sur Internet avec des communautés hyper ciblées, ce n'est ni plus ni moins qu'une reprise version Internet de ce genre de trucs, et c'est pour ça que des boîtes de MLM comme Herbalife et tout ce genre de conneries ont fait des réseaux sociaux leur canal d'acquisition numéro un, je veux dire, c'est moins le cas, moi je ne vais plus sur Facebook, mais c'est moins le cas, je crois, aujourd'hui, mais on va dire aux alentours de 2010, 2012, 2015, tu n'avais pas un jour sans que tu sois Jacqueline de Herbalife qui t'envoie des messages en mode, ouais, tu veux rejoindre mon groupe de machins, on va gagner de l'argent, des dingueries comme ça, tu vois, et les gens, alors là, il s'avère que Herbalife, ça pouvait être autant des mecs que des meufs, ce n'était pas spécifiquement genré, tu vois, mais tu avais des groupes comme Herbalife, genre Herbalife, Bordeaux machins, les mecs, ils avaient entre 5 et 10 000 personnes, 5 et 10 000 personnes qui passaient des commandes de l'ordre entre 100 et 300 balles par mois, alors il y a du produit derrière, donc ce n'est pas de la marge, mais tu vois, très vite, tu montres des chiffres d'affaires importants, ouais, 1000%, et donc, ouais, voilà, tu enchaînes, t'as dit quoi, tu enchaînes du coup, ouais, ouais, j'enchaîne, donc moi, deuxième business, alors rien à voir, rien à voir, mais bon, comme on s'est dit, la discussion d'aujourd'hui, c'est les business un peu cheloues auxquelles personne ne croit, moi, je vais te donner une application, je pense que pas grand monde s'en souvient, une application la plus bizarre du monde et qui pourtant a réussi à atteindre, alors elle a explosé en fin de compte, elle a fini par crever, mais elle a quand même atteint 20 millions de valorisations, elle a levé plusieurs millions d'euros et elle a eu plusieurs dizaines de millions d'utilisateurs, alors que le truc n'a aucun sens et est complètement débile, et je crois que la boîte a duré au moins 4 années, 4 ou 5 années, tu vois, cette application, est-ce que tu connais une application qui s'appelait YO, Y-O, pas du tout, mec, quand je rentre en école de commerce, l'été avant, je me dis, ouais, j'ai envie d'être entrepreneur, et à ce moment-là, c'est la folie des applis, donc, avec un pote, on deve une appli, si tu veux, qu'on essaye de lancer, bref, ça n'a pas marché, on n'a même pas réussi à sortir le truc, parce qu'en fait, on en freignait tout un paquet de règles, le but était de faire des concours de shots, si tu veux, de manière intercontinentale, quoi, en gros, des Français qui font des concours de shots avec des Australiens via webcam, enfin, mauvaise idée, on a voulu publier sur l'App Store, autant de dire que Apple, c'est le genre de truc qu'ils aiment pas du tout, enfin, oublie, tu vois, oublie, mais du coup, on s'est testé toutes les applis possibles et imaginables d'ordre social et soirées, machin, et on tombe sur une appli qui s'appelle Iyo, qu'on teste, et qui, au moment où on la teste, explose, il y a des articles dans TechCrunch, machin, là-bas, il y a l'idée la suivante, truc le plus con du monde, tu envoies un Iyo à tes potes, donc tu envoies le truc, au lieu que ça sonne avec ta sonnerie normale de notif, ça fait Iyo, et ton pote, il clique sur la notif, et il peut te répondre à Iyo, et fin de l'histoire, c'est fini, ça s'arrête, donc tu te dis, c'est débile, ça n'a aucune raison de marcher, t'es con avec moi, zéro raison de marcher, mec, toutes les semaines, on est genre 100 000 utilisateurs, du coup, les mecs dans la Silicon Valley, ce sont des mecs dans la vallée, évidemment, les mecs pètent un câble, commencent à investir un max de thunes dedans, je crois que la valo max 20 millions, et le truc monte, monte, monte, monte, monte, moi j'en parle à mes potes, je fais du referral, j'invite mes potes dessus, et puis on se retrouve à 40, 50, 60 potes, juste de moi, et mes potes proches, les potes d'école, machin, et on se retrouve là-dessus, la pluie a explosé, les mecs ont cachauté un peu, les mecs ont fait du blé, tu vois, finalement, la pluie a explosé, mais tu vois, avec une idée débile, honnêtement débile, les gars ont réussi à monter une boîte, qui a fini par valoir des millions, avoir des pubs de dingue, je ne sais pas ce qu'ils sont devenus, mais à mon avis, ils ont monté d'autres boîtes, ou ils ont été recrutés par des grosses boîtes après que la boîte ait explosé, tu vois, et les gars ont explosé avec une idée qui n'avait littéralement aucun sens.
D'accord, donc leur business, c'est, on se connectait sur l'app, on pouvait, déjà, comment on contactait les personnes, est-ce que c'était par nom d'utilisateur, par numéro de téléphone, c'était quoi ?
Ça allait scraper tes numéros de téléphone, et du coup, ça demandait à l'autre de télécharger Et tu as tes potes qui arrivaient, et après, tu pouvais sélectionner le pote à qui tu voulais envoyer Yo, et c'était tout, rien d'autre, et ils recevaient ton Yo, et toi tu lui envoyais un Yo, et voilà, fin de l'histoire, c'est tout. On ne pouvait pas mettre autre chose que Yo. Rien, c'était un bouton, et en fait, c'est dingue, et mec, l'appli, tu sais, en fait, ils n'avaient de foutre comme monétisation là-dessus, tu sais, quand l'appli, tu ne vas même pas dessus, c'était quand tu répondais à la notification, tu sais, tu avais un truc, genre un petit bouton, genre répondre oui, et ça a envoyé un Yo, et fin de l'histoire. Donc tu te connectais littéralement une seconde sur l'appli, donc impossible de monétiser, et en fait, ce qu'ils ont essayé de faire, c'est d'envoyer des news avec le Yo, à un moment, ils ont voulu envoyer des news, de dire, tu vois, tu avais tous les journaux qui publiaient, genre Wall Street Journal, Sud-Ouest, Le Monde, j'en sais rien, tu vois, qui publiaient sur l'appli, et avec ton Yo, tu pouvais envoyer une news, et à partir du moment où ils ont fait ça, le truc s'est effondré, plus personne n'avait envie d'utiliser l'appli.
Ah, c'est dommage, l'idée était bonne, je trouve. Un Yo plus une news.
Bah ouais, ils trouvaient ça pas con, et en fait, les gens se sont dit, ouais, mais je peux déjà m'envoyer des articles sur Facebook, j'en sais rien, pourquoi ça n'a pas marché, et le truc, c'est, en fait, c'est quand ils ont essayé de monétiser que le truc a foiré.
Toi, si tu devais le refaire aujourd'hui, mais de manière peut-être plus smart, un truc qui dure plus longtemps, un truc qui marche pas, je sais, avec de la hype, tu aurais fait quoi ? Parce qu'en fait, l'idée, je trouve, de créer une application qui est limitante et intéressante, un seul message par jour, ça, c'est un peu beryl finalement. Beryl, c'est, tu as un message, tu as une photo, fini, tu vois, et ça pourrait être intéressant de se dire, surtout à l'ère où on est tous sur des écrans H24 et que de plus en plus de personnes essaient de se libérer des écrans. Créer une application où tu peux envoyer un seul message ou créer une application où tu peux y aller qu'une fois. Alors, je crois, une fois par jour, ça se fait, mais créer une application où tu peux envoyer un seul message et il faut choisir le bon message, ou alors une seule news, ou alors un truc qui est épercutant, une idée, une blague.
Ouais, mais tu vois, le problème de ça, c'est qu'en fait, ça va réussir à marcher. C'est comme beryl, enfin, je ne connais pas les chiffres de beryl, mais je sais que, enfin, il y avait pas mal d'articles qui étaient parus ou comme quoi c'était assez difficile pour eux, parce qu'en fait, le problème de ce genre d'appli, c'est que les faire partir, tu peux. Si tu t'y prends bien, t'es bon en marketing, t'as un bon produit, let's go, tu vas réussir à avoir de l'attraction. Et le problème, c'est la rétention. En fait, la force de Insta et de tout ce bordel, c'est quoi ? La force d'Insta et de TikTok et de tout ce que tu veux, c'est de te faire passer un maximum de temps et d'attention sur l'appli. Donc oui, tu vas avoir une contre culture. Oui, tu vas avoir des mecs qui veulent passer qu'une minute sur l'appli. Mais le problème, c'est que ces mecs qui veulent passer qu'une minute sur l'appli, fondamentalement, ils sont pas méga rentables. C'est pas que ça marche pas. Tu peux atteindre tout ça. Biril, ils ont atteint 60 millions d'utilisateurs, ce qui est une dinguerie. C'est génial. Le problème, c'est comment derrière tu monétises ça ? Puisque le but même, c'est de faire passer un minimum de temps. Or, Facebook, je suis à peu près sûr, toute la panoplie meta plus TikTok plus YouTube, plus tu passes de temps sur leur appli, plus tu deviens client rentable. Donc eux, c'est à mon avis, leur équation est méga simple. Tu vois, c'est temps multiplié par interaction, temps de cerveau disponible, enfin mais c'est même temps de cerveau disponible égale monétisation.
Justement, c'est une force, notamment auprès des annonceurs, au sens où si on fait venir les personnes une seule fois sur l'application, le cerveau de ces personnes va être totalement présent lors de la venue sur l'application. Là où sur Facebook, les ads, moi je ne les vois même plus passer. Sur les stories, je les passe immédiatement, je ne les capte de même plus. Là, tu viens une fois et tu as la possibilité en tant qu'annonceur qu'on te voit et que la personne soit 100 % disponible pour voir ton ad. Peut-être que c'est un pouvoir de négociation qui permet d'augmenter justement le pouvoir de négociation donc le prix des ads.
Je suis d'accord avec toi, peut-être que tu peux jouer un coup comme ça, mais tu as intérêt à faire payer ton ads sacrément cher. Parce que t'imagines que le nombre d'ads que tu vois, un CPC normal sur Facebook, je ne le connais pas en ce moment, mais disons que tu as une impression, c'est deux centimes. Vu le prix que t'envoies, fais le calcul combien tu en as chopé par jour entre toutes les plateformes Facebook sur lesquelles tu t'es connecté et essaye de rapporter ça à combien il faudrait faire payer l'annonceur par vue pour que ça ait du sens. Il faudrait vraiment que tu aies des taux de conversion de zinzin pour que les mecs acceptent de payer.
Ou alors une application, désolé, je cherche, ça m'intéresse. Ou alors une application où on limite les actions des individus sur l'app. Exemple sur Instagram, tu peux bosser une seule story par jour ou par semaine. Enfin bref, on limite ça dans le temps. Tu peux poster un seul truc par jour, mais par contre, on rend infini la consommation de contenu sur ces plateformes. Je pense à quoi ? Je pense à une application par exemple de talent. Imagine demain, t'as une application de talent qui arrive et tous les jours il y a un concours qui est organisé, un concours de chant par exemple, où chaque personne bossait une seule vidéo par jour et après l'ensemble du peuple, l'ensemble des autres utilisateurs ont la possibilité de venir sur l'app, de voter à l'infini et d'élire finalement le gagnant de ce concours-là. Donc du côté des personnes qui participent, ils ont une seule chance par jour, une seule chance par semaine, une seule chance par mois, on limite à fond et en plus comme ça on raréfie aussi l'app et donc ça donne encore plus envie de participer. Mais du côté de la consommation, on assure cette iteration, cette rétention avec une consommation qui est refini.
Oui, pas con parce que là elle limite. Là tu limites l'input, en fait c'est un peu comme Twitter qui disait je te limite en nombre de caractères et en gros je limite ta créativité dans une boîte, mais par contre en consommation tu fais ce que tu veux. Ouais, à creuser. Ça peut potentiellement marcher. Après je sais pas si ces modèles, moi je suis pas assez érudit sur le sujet, mais je sais pas si ces modèles de faire payer de la pub et tout tu vois, on voit que Twitter apparemment avec la reprise des Elon Musk et tout, ils galèrent quand même un peu à trouver leur modèle sur la partie pub. J'ai pas suivi le truc de méga près mais il y a pas mal d'annonceurs qui gueulent, qui trouvent que c'est pas optimisé, qu'ils veulent plus de faire de pub sur X maintenant, enfin tu vois. Je sais pas à quel point sortie de Facebook, Google qui sont les deux gros monstres, je sais pas à quel point les business modèles publicitaires tournent bien. Autant Facebook, Google, ok, ils défoncent le game, ça zéro sujet. Mais je serais curieux de voir des acteurs tierces, des plus petits acteurs. J'ai un exemple, les newsletters du type Marni Brou, à ton avis, combien est-ce qu'il fait payer le post, enfin je veux dire l'ad sur les newsletters qu'ils envoient de manière quotidienne ? Aujourd'hui, je crois qu'ils ont entre 3 et 5 millions d'abonnés.
Je sais pas, je dirais, alors on va se dire comme ça, guess, je dirais ils font payer entre 300 et 500 000 balles.
Ouais, moi j'avais vu moins, j'avais vu je crois 150 000 comme ça.
Ok, mais ils en envoient tous les jours. Donc en gros, ils font 150 000 tous les jours.
Oui, en fait il y a aussi plusieurs spots publicitaires dans chaque email et 150 000 c'est le post le cher et c'est celui qui apparaît tout là-haut. Et je crois qu'il y a une ou deux ou trois, peut-être, post publicitaires uniquement sur les emails qu'ils envoient. Et puis du coup, ils ont répliqué le modèle en créant des newsletters des Marni Brou mais nichés, marketing, finance et compagnie. Et du coup, ça permet de dupliquer le modèle. Et c'était à 158 balles par jour. Au bout de 5 ans quand même, ça te fait du 4 500 000 par mois. Ce qu'ils commencent à faire. T'es encore très très loin d'un équivalent Facebook mais oui, ce qu'ils commencent à faire pas mal. Bref. Et là on est d'accord, il y a une pub qu'ils envoient à tout le monde donc tu sais que tous les jours potentiellement tu touches 5 millions de mecs. C'est ça. Ce qui est un tout petit peu différent d'une plateforme en ligne où ça va peut-être, enfin je sais pas si les trucs tu sais pas qui va ouvrir, qui va pas ouvrir. Là les mecs ils sont abonnés à une newsletter payante donc à priori ils sont...
C'est gratuit, Marni bruxi gratuit.
Ah ok d'accord, je pensais que c'était payant.
Non, Marni bruxi gratos, Marni bruxi, désolé toi. Ok, donc voilà, deuxième idée, Yo. Ok, alors moi j'enchaîne avec le business de la blague. Le business de la blague, il y a deux trucs qui sont tournés vers le cul, de business. Et c'est un truc que j'ai remarqué c'est que les... Franchement, j'aurais jamais pensé mais faire des blagues et faire monétiser les blagues ça marche.
Ah oui j'aurais pensé.
Là il y a une boîte qui vend des pénis en chocolat que j'ai trouvé via un type qui s'appelle Pat Walsh sur Twitter. Très intéressant qu'il lui étudie les différents types de business. En gros il a un site qui repertorie ou liste les histoires des fondateurs. Donc il a des centaines voir des milliers de fondateurs qui écrivent leur histoire. Et il y a un type qui a présenté son site du coup qui s'appelle DickAtYourDoor.com, littéralement un pénis à ta maison, à ta porte, livré. Et en gros, pourquoi ça marche ? C'est parce que c'est des potes qui se font des blagues entre eux et du coup qui se livrent des pénis en chocolat entre eux tu vois. Et les mecs ils font 500 000 balles par mois, plus d'un million du coup par an de CA. Je ne sais pas vraiment combien ils font de profit sur ça, mais ça marche. Et ça tu peux le dupliquer sous de multiples variantes. Enfin je veux dire les blagues comme ça tu peux le faire de toutes sortes quoi. Et dans le même style qui est un peu moins de la blague mais qui reste dans le côté cul, sexuel et compagnie, c'est quelque chose qui est plus connu qui s'appelle TabsLab. Je ne sais pas si ça te parle. C'est un jeune qui s'appelle Olivier quelque chose, un américain, qui a créé du coup TabsLab. Qu'est-ce que c'est ? C'est des tablettes de chocolat qui sont censées stimuler ta libido.
Ah ouais mais ça ce n'est pas tant une blague. Ça c'est le mec qui a fait 11 millions là grâce à TikTok.
Exactement. Ce n'est pas tant une blague mais ça peut aussi être envoyé sous forme de blague tu vois. Enfin je veux dire j'ai vu aussi des histoires de personnes qui ont dit ah bah tiens c'est rigolo ou alors des fausses blagues tu vois là. Peut-être la copine qui reçoit son mec en mode c'est pour la blague. Je ne sais pas tu vois. Mais en fait petit point à savoir par contre sur ce genre de choses, sur le business des blagues notamment des business de blagues qui sont assez lourdes, c'est la distribution. Là pour le coup c'est hyper galère parce que tu n'as aucune plateforme de distribution qui vole de toi et tu te fais bannir par absolument tout. Et en plus même d'un point de vue organique sur du TikTok, sur du Facebook, enfin sur l'Instagram si tu veux créer du contenu, et bien tu peux aussi bannir parce que forcément ils n'aiment pas ce genre de choses. Donc eux ce qu'ils ont fait notamment TabsLab, c'est assez connu il y a des interviews qui ont été faites de lui sur la réseau que je vous invite d'ailleurs à voir, c'est ils ont créé une armée d'affiliés donc hyper smarts. Ils ont eu des posts qui ont cartonné sur TikTok. Ils sont allés voir des centaines et centaines de personnes qui avaient 15, 17, 18, 19, 20 ans. Ils les ont organisés au sein de Discord en leur disant voilà ce que vous devez faire, voilà comment vous allez créer un peu comme ce que fait Undertale, tout ce qu'a pu faire Touganbara pour partager leur, pour distribuer leurs produits. C'est exactement la même chose. Il y a des jeunes de 15, 17, 18 ans qui se sont faits littéralement des milliers d'euros juste en republiant leur TikTok. Donc, truc assez intéressant, même dans les business des blagues où finalement les plateformes de distribution peuvent vous bloquer, cette possibilité finalement c'est de faire appel à la foule, au peuple et de la distribution, multipliant finalement les personnes qui vont partager votre contenu.
Ouais, je n'aurais pas dit non plus que c'était un truc très pérenne parce que moi j'ai l'impression que ce genre de truc tu vas le faire une fois, tu vois. Le problème d'une blague c'est que c'est drôle une fois. C'est pas drôle si tu fais ça à ton pote toutes les semaines ou à dix potes et les neuf autres ont déjà entendu que tu l'avais fait à quelqu'un. Donc moi je me dis, le problème de ce business, c'est que très vite à mon avis ça crève. Enfin, très vite tu rencontres un problème. À la limite les sites de blagues sur lesquels tu ferais de la pub ou tu ferais un truc premium genre un site d'humour, à la limite, why not ? Mais ce genre de blague où tu dois payer pour en faire une et c'est un truc physique délivré à ta porte ou un truc un peu heavy, je me dis la durée de vie doit être minime.
Ouais mais c'est un coût. C'est un 50 000 balles par mois. À mon avis il doit se faire 40 % de marge. À mon avis ça doit être assez beau pour une marge. Voilà et c'est des trucs qui n'existent pas en France. Même solo travelers, d'autres clubs là, une femelle travelers n'existent pas en France. Je pense que ça peut être intéressant. D'autant plus que, à la limite, la blague d'une dictature d'or certes, mais Tabs Lab, Tabs Lab qui se base, comme tu l'as dit, est un peu moins la blague, qui se base vraiment sur une problématique profonde.
Ça, pour le coup, c'est comme les médocs que les personnes peuvent vendre pour ce genre de problématiques. C'est du récurrent, si le produit marche. Sur le deuxième, je suis d'accord avec toi. Sur le deuxième, c'est différent. Sur le deuxième, si ça fonctionne, à la limite, il y a des mecs qui peuvent être intéressés par ce genre de trucs.
Non, moi je faisais plutôt référence au premier où franchement, t'es très très lourd si tu lui fais 10 points d'affilée, c'est très bizarre. Je ne sais pas comment on pourrait pérenniser ce genre de choses, justement. Peut-être juste lancer une sorte de succession de boutiques, produits uniques avec, on a déjà le process de création, on a déjà le marketing, on sait ce qui fonctionne et on sort, je ne sais pas, un nouveau produit par mois sous cet angle-là.
Moi, ce que j'ai vu faire sur des mecs qui cartonnaient sur un truc comme ça, c'était que derrière, ils transformaient leur business en agence. C'est-à-dire que j'ai vu beaucoup de mecs transitionner d'eux. J'ai un business comme ça, je le fais exploser, je montre que je suis un craque en marketing sur un coup, sauf qu'en fait, ils ont un produit qui n'est pas hyper réplicable. Et ensuite, à côté où ils transforment, ça peut importe, ils créent une agence et cette agence, le produit leur sert de vitrine en disant, regardez ce qu'on a réussi, consommé dans notre agence. Et il y avait la même chose à une époque qui se passait pas mal sur les business de dev. C'est moins le cas maintenant parce que c'est moins une barrière à l'entrée, mais à l'époque où le dev était une vraie, vraie, vraie barrière à l'entrée, ce qui se passait, c'est que tu avais des mecs qui créaient une app qui était difficilement monétisable, mais qui était très, très cool, très, très adoptée, très, très bon niveau de dev. Et ensuite, ils disaient aux gens, derrière, on a monté une agence, tu vois, une SS2I, une agence de dev, et cette agence de dev, on prend des pressailles, on est de vous faire la même chose. Et ça m'a permis de lancer pas mal d'agences. Moi, j'avais un ancien associé que je salue si il regarde ce podcast, qui avait lancé une appli de tramway où en gros, tu pouvais choper le dernier, enfin avec juste en un clic, tu pouvais choper quand est-ce qu'était le dernier tramway quand tu sortais de soirée. Donc très cool, ça leur a fait une grosse pub, mais impossible ou quasi impossible à monétiser. Et à partir de là, ils ont lancé une agence, agence qui est toujours en vie aujourd'hui, tu vois, qui fait, je pense, plusieurs millions d'euros de chiffres d'affaires, qui doit embaucher 20 ou 30 personnes. Et en fait, leur moyen d'entrer dans le game, ça a été ça. Ça leur a rapporté tous leurs premiers clients, ils se sont fait connaître grâce à un gros coup de pub comme ça.
Mais ça, justement, c'est la question que je me pose même avec les... il y a pas mal de... même le crayon. Tu vois, le crayon, par exemple, c'est qu'à quel moment est-ce qu'ils font le lien entre le mass market, ce que tout le monde voit, comme avec ton pote, l'application, avec l'agence. Est-ce que derrière, ils font de la prospection en disant eh oh, c'est nous qui avons créé ça. Ou ils peuvent faire la même chose pour vous. Ou est-ce que du coup, il y a des liens aléatoires de l'AF ou... Parce que sur le crayon, par exemple, tu vas y voir, nulle part, ils font la promotion, à part sur leur site internet, mais très peu de personnes vont sur leur site internet, tu vois. Mais nulle part, ils font la promotion de leur agence derrière.
Alors moi, si tu veux, je ne connais pas... Pour le crayon, je ne suis pas capable de te dire comment, parce que je ne sais pas comment il fonctionne. Je ne connais que de « non ». Même si on a des investes communs, je ne connais pas le truc. Mais par contre, ce que je sais, c'est que moi dans le cas de mon pote, c'était du démarchage. Il y avait eu des articles sur l'app. Il y avait l'app en elle-même. Ils allaient voir les clients en disant regardez les gars, on a créé ça, ça a cartonné, on sait le refaire. Est-ce que ça vous intéresse ? Et en fait, c'était devenu leur pitch marketing. Il n'y avait aucun lien dans l'app qui renvoyait vers leurs trucs. Peut-être que tout en bas du site web, il y avait un truc qui disait « ne créez pas » avec le nom de l'agence, mais c'est le truc que tu ne regardes même plus. Mais par contre, non, ils sont servés comme street cred, comme preuve sociale. C'était purement de la preuve sociale. Et donc, je suppose, bien que encore une fois, je n'ai pas la réponse, je suppose que pour le crayon, c'est pareil. Je suppose que pour le crayon, ils disent regardez, on a un média, c'est vachement bien. En plus, il doit y avoir du lit d'entrant. Eux, ils avaient peu de lit d'entrant en fait. Eux, c'était vraiment de la preuve sociale. Le crayon, il doit y avoir du lit d'entrant vu qu'il y a plein de gens qui regardent, qui doivent leur poser des questions. Donc, ils choppent du lit d'entrant. Et ensuite, ils disent, regardez ce qu'on avait été capable de faire. Maintenant, on peut vous accompagner sur, entre guillemets, plus ou moins la même chose.
C'est rigolo finalement parce que c'est quand même leur… J'ai l'impression que leur portfolio, finalement, ils créent leur portfolio. C'est ce qui va leur prendre un travail immense, ce qui va justement leur permettre de trouver le reste. Et donc, à la fois, je trouve ça très stylé parce qu'ils vont avoir une autorité, une crédibilité, ils vont pouvoir se différencier du reste du marché. Mais à la fois, j'ai toujours une petite voix dans ma tête qui me demande, mais est-ce que c'est vraiment worth it ? Est-ce que finalement, bosser gratuitement pendant, je ne sais pas, trois, quatre mois pour un client, et ensuite avoir un peu plus de… construire un portfolio sur ça, et après marcher à regarder ce qu'on fait, ce serait moins chiant que tout le travail qu'ils font avec eux. Alors, je ne dis pas, ça va être génial, ça marche super bien, ils font un travail extraordinaire. Et au moment où je m'intéressais au business des médias, au business des universitaires, je me disais toujours, mais le travail de France, il est monstrueux, il est dans le temps parce qu'il faut le faire durer dans la durée. Et c'est vraiment… est-ce que la plus-value est vraiment exceptionnelle ? Est-ce que vraiment…
Ouais, je pense qu'à un moment, tu commences à avoir un effet de power-law un peu, de loi de pouvoir. C'est-à-dire qu'en gros, au début, c'est très chiant. Je pense que tu mets 6, 8, 1 an à créer du contenu, à le faire prendre, machin. Cependant, dès que la courbe exponentielle, elle démarre, jamais tu ne démarcheras autant à la mano, jamais de la vie. Et donc, je pense que tout le jeu, c'est de réussir à faire démarrer cette courbe. Et après, c'est une image que t'auras vu, c'est-à-dire que les gens, ils changent de projet. Leurs fans hardcore les suivront, si tu veux. Alors peut-être que oui, sur les… je ne sais plus combien ils sont, je n'ai pas envie de dire de conneries, mais disons qu'ils ont 1 million de mecs. Sur le million, il y en a peut-être 40%, 50%, mais même s'il y en avait 60%, tu vois, qu'ils se marrent, qu'ils disent « ouais, mais ça ne m'intéresse plus parce que ce n'est plus le crayon », ils ont ne serait-ce que 40 % qui continuent à les suivre et là-dessus, ils convertissent ne serait-ce que 10%. C'est 40… Suffit qu'ils les monétisent à 100 balles par mois. Quand tu arrives à un niveau assez important, même si tu as de la casse dans tous les sens, tu finis toujours par avoir une base qui reste. C'est un truc que tu as gagné, ton audience, c'est un truc que tu as gagné qui ne partira pas. Ok, tu auras de la casse. Ok, certains vont dire « ah, il a changé, c'est nul. Ah, je préférais ce qu'il faisait avant. Ah, je préférais avant… » Mais personne… enfin, moi, je ne connais personne qui a créé une audience supérieure à 10K, si tu veux, et qui m'a dit « ah, en fait, c'était une mauvaise idée, je n'aurais pas dû le faire ». Personne. Je n'en connais… enfin, littéralement, et je commence à côtoyer, enfin, toi, moi, Clément, qu'on a reçu la dernière fois, allez voir la vidéo d'ailleurs, Benoît, Steve, tous les gens que j'ai côtoyés qui ont fait ça, je n'en connais aucun qui m'a dit « ouais, mais ça ne sert à rien. Dès que tu dépasses les 10 000, dès que tu as le minimum de notoriété, ça t'apporte des trucs. Et plus tu en as, et plus tu t'arrives à la tenir sur le long terme, peu importe tout, si tu veux, plus tu t'arrives à la tenir sur le long terme, plus tu gagnes un truc. Parce que les gens, ils sont rassurés par les gens qui sont là depuis longtemps, mine de rien. Les gens adorent les histoires de « ouais, je suis devenu riche en une nuit », ok, mais ils font confiance à ceux qui sont là depuis longtemps. Ils font confiance à ceux qui sont capables de tenir la pause pendant un long moment. Regarde, je vais te donner un exemple, je vais te donner deux exemples avant la fin du podcast. Il y en a un, notamment un sur l'influence, on va prendre Squeezie. Squeezie, il a explosé, il est devenu très connu. Et pendant une période, avant qu'il ait la notoriété qu'il a maintenant, où il a vraiment ces deux dernières années explosées, où il est devenu un créateur capable de faire des trucs comme le GP Explorer, où vraiment il y a des démesurés, toute la période du milieu, sa croissance était moins rapide, si vraiment tu regardes juste les chiffres. Mais il a perduré, perduré, perduré, quitte à faire de temps en temps une vidéo que les gens aiment pas, quitte à faire une vidéo qui est moins bonne, quitte à faire, à tester des concepts de « je commande des subreddits, des machins ». Alors ça, ça marche bien en termes de volume, mais tu pourrais dire que c'est la moins bonne qualité entre guillemets que des trucs genre GP Explorer, machin. Ouais, mais il s'est séparé de Cyprien, machin, il a continué, il a continué, il a continué. Et le mec sur une période de 15 ans, gros somers d'eux, tu te dis « ok, il a toujours été là ». Donc forcément quand il explose, t'as envie de lui faire confiance, t'as envie de regarder ses projets, t'as envie de voir ce qu'il en est, parce qu'il n'a pas explosé du jour au lendemain, c'est pas le GP Explorer qu'il a lancé, ça fait 10 ans qu'il taffe, avec des périodes de haut, de bas. Et c'est la même chose sur MrBeast. MrBeast il a mis 8 ans à démarrer, catastrophique, ensuite il a explosé, ensuite ça s'est un peu calmé, ensuite il a ré-explosé, tu vois, et tu le fais par escalier je pense. Et tu regardes tous ceux qui sont vraiment top niveau, j'entends le top 5%, tu n'es que des mecs qui ont perduré dans la culture. 1000%, je te donne, enfin Antoine BM. Antoine BM, son travail, alors j'adore son travail créatif, je trouve que ce qui est créé sur l'asso est très intéressant, mais son travail intellectuel qui fournit dans les formations, je trouve qu'elle est de basse qualité, avant d'avoir consommé quelquefois. Et pourtant il fait des chiffres mais totalement démesurés en bossant uniquement le matin. C'est une règle qui est partagée et qui a partagé publiquement, il ne bosse que le matin, il bosse 3-4 heures le matin, il fait son petit email, il fait un tube et c'est fini. Et il fait 80-20 000 euros par mois, tu vois, parce que les gens le connaissent et parce qu'il est là depuis 10 ans. Donc je te rejoins à 1000%. En fait, les effets cumulés sur la crasse entretenue sont folles, quelle que soit la thématique. L'effet cumulé est fou, quelle que soit la thématique, ce n'est même pas la création de contenu, c'est l'effet cumulé et le pouvoir du temps, si tu veux, enfin tu sais, il y a tous les mecs qui essayent de te vendre de la formation d'investir en bourse qui te le diront évidemment, mais quoi que tu fasses, l'effet cumulé jouera toujours en ta faveur. C'est impossible autrement. Après, que tu ne viennes pas milliardaire ou que ça mette du temps pour gagner ton premier million, oui, oui, mais l'effet cumulé de je me lève tous les matins, je taffe, que ce soit intellectuellement, que ce soit sportivement, que ce soit sur le contenu, que ce soit sur tes investissements en argent, que ce soit sur le knowledge que tu es capable d'absorber, que ce soit sur tes relations familiales, peu importe, ton effet cumulé, tu es gagnant à tous les coups. Le seul problème entre ça, c'est que l'effet cumulé, c'est facile à faire un jour parce que c'est des petites actions, tu vois, mais à tenir sur le long terme, c'est un enfer. Personne n'a envie de te dire, tu seras riche dans dix ans parce que tu vas investir tous les mois 40 % de tes revenus plutôt que d'aller faire je ne sais pas quoi. Personne n'a envie d'entendre, vas-y, tu vas poster une vidéo tous les jours, même si elle n'est pas ouf, tu vas la tourner et tu vas t'y tenir. Parce que tu vois, moi pour le faire, au bout de deux ans, c'est chiant. Il y a des jours où tu n'as pas envie. Tu te dis, quoi qu'il arrive, je le fais. Quoi qu'il arrive, il pleuve, il vente, quoi qu'il arrive. Je te donne un autre exemple pour ma santé. Tous les matins, je vais marcher. Tous les matins, je commence ma journée en marchant. Quoi qu'il arrive, je le fais. Ce matin, il y avait tempête. J'ai été trempé. Je n'avais pas envie de le faire. Je me suis dit, vas-y, non, là. Je l'ai fait. C'est fun, pas tant. C'est bon pour ma santé. Une fois, ça n'aurait rien changé. Mais si j'arrête une fois, qu'est-ce qui me dit que je n'arrête pas une fois de temps en temps et une fois de temps en temps sur dix ans, ça fait 5000 fois et 5000 fois sur dix ans, ça fait peut-être, je ne sais pas ce que ça fait sur mon corps, peut-être rien. Peut-être que je me conditionne juste à vos trucs, mais je pense que ça a tout un impact. Et plus tu le tiens, plus tu avances.
1000 % d'accord, est-ce qu'il nous reste cinq minutes max et est-ce que tu peux partager peut-être ton... Est-ce que tu en as un petit dernier ou pas ?
Je n'ai pas réussi à fonctionner. J'ai trouvé des trucs vraiment what the fuck qui ont réussi à lever beaucoup d'argent, si tu veux, par contre.
Vas-y, vas-y, vas-y. Un petit exemple.
Le petit dernier qui m'a toujours fasciné, c'est un truc qui s'appelle Juicero. Est-ce que tu sais ce que c'est ?
Non, ça me...
Juicero, c'est des mecs, toujours pareil, Silicon Valley, qui lèvent 400 millions pour faire un presseur de jus. Au lieu de te presser ton jus à la main, genre te presser tes citrons et tes mandarines, les types ont créé un presseur à jus avec une espèce de petite poche. Tu rentres la petite poche, tu fermes le truc, tu appuies sur un bouton et ça te fait ton jus frais. Le bail, c'est genre Nespresso pour les jus de fruits. Ce qui n'a aucun sens puisque la machine coûtait 500 ou 600 dollars, je ne sais plus exactement, et tu pouvais presser. Tu pouvais juste acheter la capsule et la presser à la main. Tu as juste du jus dans une capte. T'as acheté une bouteille de jus et au lieu que ce soit une bouteille, c'était une machine et tout ça coûtait genre dix fois le prix. Ils ont explosé en vol, mais beaucoup de mecs sont devenus très riches quand ça s'arrivent. On a le temps de rebondir ou pas ?
Vas-y, vas-y. Mais du coup, comment tu expliques de un qu'ils ont réussi à lever autant ? Forcément, en mon avis, ils devaient avoir un modèle d'affaires qui était croissant au moment où ils devaient connaître une forte croissance si en 4-3 ils ont réussi à lever ça, de un. Et puis de deux, comment ils ont réussi à faire du cash finalement et à faire du cash out et comment les fondateurs ont réussi à vraiment sortir bien si la boîte a péré à écluter ?
En fait, si tu veux, ils n'ont jamais réussi à faire tant de cash que ça. Le seul truc, c'est que bon, déjà, c'est du hardware. Quand tu fais du hardware, notamment aux États-Unis, tu vas très vite lever beaucoup d'argent. Les montants sont très importants, d'où les centaines de millions d'euros. C'est le premier point. Le deuxième point, c'est qu'ils sont arrivés dans une période ultra-faste de la Silicon Valley où tout le monde voulait funder et il n'y avait pas assez de... Enfin, en fait, tu avais plus d'argent à mettre en face que de projets à lancer. Et les mecs avaient un peu communiqué sur un truc genre Nespresso pour le jus de fruits à une époque où tu as deux trucs qui ont explosé, Nespresso en un et en deux le côté Elsie, faites gaffe à votre santé. Et donc ils ont joué là dessus et le truc a explosé. Ils ont réussi à lever beaucoup d'argent. Je crois qu'ils ont dû en faire quelques milliers de trucs comme ça. Ils ont dû avoir peut-être une petite croissance à un moment. Je crois qu'à un moment, ils ont fait un truc genre un Kickstarter ou ce genre de truc. Mais c'est tout. Ils n'ont jamais eu de vrais résultats. Et après, pour répondre à ta question, comment ils ont fait pour cash out ? Pareil, c'était une époque où beaucoup de fonds dans la vallée acceptaient que les fondateurs cash out sur des levées de fonds parce qu'ils voulaient être le fonds le plus attractif pour remporter les deals. Du coup, tu avais plein de mecs qui disaient « ouais ouais vas-y, vous pouvez liquider 2-3 % de vos actions ». Sauf que quand tu liquides 2-3 % de tes actions sur une valo, je ne connais pas les dernières valos, mais 500, 600, 700 millions, tu vois. Tu fais 2 % de 500 millions. Très vite, tu vas prendre entre 3 et 10 millions pour une boite, sachant que tu prends aussi au passage un salaire hyper important. Quand tu as levé 100 millions, tu peux te mettre 2, 3, 400 millions de salaires sans que ça choque personne, surtout aux Etats-Unis. Tu fais ça pendant 5 ans, tu peux ressortir de là, tu t'es fait 5 millions. Et tu n'as jamais créé un euro de valeur. J'exagère, mais tu as créé 3 fois rien. Et en plus aux Etats-Unis, j'imagine que tu peux très facilement rebondir, tout le monde t'acclame, il n'y aura pas de soucis, tu peux recommencer demain. C'est une philosophie de l'échec qui est au calabas.
Non mais carrément, d'autant plus que là, les mecs n'ont rien fait d'illégal. Là, ça n'a juste pas marché. On n'est pas sur Terra NOS avec Elizabeth Holmes où là, c'est plus compliqué parce qu'elle a fait des trucs avec du médical Borderline. On n'est même pas sur un cas Adam Newman et WeWork où factuellement, tu vois, tu as des erreurs de gestion un peu chaudes. Là, non, juste le truc, il n'a pas pris, ça n'a pas marché, on s'est trompé.
Voilà, tu vois, l'investisseur, il prend son risque. C'est ça qui est rémunéré. L'investisseur, on dit toujours, les investisseurs, ils n'ont pas pété Ok, mais l'investisseur, à un moment, quand un vici fait 50 deal, il sait que sur les 50, il y en a 45 qui vont péter et que les 5 derniers vont lui rembourser tout ce qu'il a investi. Ils espèrent en tout cas. C'est ce qui pendant longtemps s'est passé.
Ok, hyper intéressant. Bon, on s'arrête là?
Yes.