Fracture — Episode 2 —
FTX m'a appris une énorme leçon
Eric, Nathan et Tony reviennent sur les coulisses de leurs premiers investissements, leurs plus grosses pertes et leurs meilleurs coups. Eric raconte sa mésaventure avec FTX, Tony parle de la gestion de ses revenus NBA, et Nathan partage ses débuts dans l'investissement.
- Speakers
- Eric Larchevêque, Nathan Pissaro, Tony Parker
- Duration
Transcript(286 segments)
On sait que t'as gagné beaucoup d'argent dans ta carrière. Combien t'as gagné ? On va dire à peu près de ***. On est mal habitués, nous les sportifs. On va travailler 3 heures par jour et puis tu reçois des millions toutes les deux semaines. Et après, tu dois rentrer dans la vraie vie. Les gens me demandent comment on fait les sportifs pour gagner autant et tout perdre. T'inquiète pas, ça peut être très très vite.
Je suis participé en fait aux premiers investissements dans FTX. Au moment où ça pète, j'ai l'équivalent de 200 BTC sur la plateforme. Au final, j'ai perdu ***. Les pertes que j'ai faites, elles étaient d'une folie. T'investis 5 minutes après, le compte Twitter a été supprimé. L'argent, il n'existe plus. C'était la jungle. Tu avais dit, je ne suis jamais exprimé sur ce sujet. Je crois que tu peux dire la vérité sur la station de ski.
Là, je peux dire aujourd'hui.
Bonjour et bienvenue dans ce nouvel épisode de Fracture. Je suis aujourd'hui avec Nathan et Tony. On vient de lancer le podcast. N'hésitez pas à vous abonner, activez la petite cloche. On a plein de choses à venir. On aura des invités supplémentaires avec Tony, Nathan et moi-même. Mais aujourd'hui, on va parler de quoi, Nathan ?
Écoute, aujourd'hui, c'est le sujet gros sous, argent, business, raté, réussi. Notamment, on va passer un petit peu… Là, on a perdu beaucoup d'argent. Là, on en a gagné. Ce qui a le mieux réussi. Donc, one by one, tout le monde a ses petites classes d'actifs favoris, ses petits secrets. Donc, je trouve que c'était un sujet intéressant. Je commence avec Tony. De toute façon, les chiffres sont publics. On sait que tu as gagné beaucoup d'argent dans ta carrière. Tout est public. Ça se trouve. Qu'est-ce que tu en as fait, ce PQ ?
Déjà, et combien tu as gagné ? Et combien tu as gagné ?
Oui, et combien tu as gagné. Alors, dans ma carrière NBA, de toute façon, tout est public. Tu peux trouver tous les chiffres. Mais on va dire, avec les sponsors et la NBA, on va dire à peu près 200 millions. 200 millions ? Oui, sur toute ma carrière. Sans patate.
Deux fois, deux fois. 200 millions de dollars sur 18 ans.
Il faut payer des taxes.
Ça, c'est sur toute ta carrière, 18 ans. Exactement. Et les taxes, c'est combien aux États-Unis ?
42, on va dire. 42, on va dire. C'est quand même un dollar.
Il reste 120 millions.
Oui, voilà.
Ce qui est quand même beaucoup. Mais bon, c'est quand même 18 ans. Et puis, c'est un top carrière. Donc, c'est quand même assez rare. Est-ce que dès le début, tu t'es dit, ma carrière, en fait, elle a duré 18 ans. Mais ça se trouve déjà, peut-être que ça n'a duré que 4 ans, 5 ans. Oui, bien sûr. Est-ce que comment on réagit quand on commence à gagner autant d'argent ? Est-ce qu'on se projette ? Bon, toi, c'est clair, tu as décidé de mettre de côté. Mais comment tu as réagi à ça ? Est-ce que tu as été conseiller ou tu étais tout seul ?
J'ai été conseiller et je me suis direct projeté. Et j'ai toujours été fasciné par le business. Et comme je viens d'une famille modeste et qu'on n'avait pas grand-chose en grandissant, on n'a pas vécu avec de l'argent.
Je vous rendis juste sur ça, Tony. Excuse-moi. Parce que ton père, il était basketeur pro.
Oui.
Mais est-ce qu'il a eu une grande carrière ou est-ce qu'il n'avait pas la carrière qu'il fallait ? Parce que tu dis que vous étiez modeste.
On va dire qu'il a eu une carrière modeste. Et à l'époque, ce n'était pas des gros salaires. À l'époque, dans les années 80, il n'y avait pas de gros salaires dans le basket européen, on va dire. Parce qu'il a joué aux Pays-Bas, Belgique. Après, il arrive en France.
Oui, il est en Europe. Il n'a pas été en NBA.
Voilà, exactement. Il n'a jamais été en NBA. Donc, non, on n'a pas grandi avec grand-chose. Et justement, quand tu commences à gagner de l'argent, on va dire les premiers trucs, j'ai voulu m'entourer. Tu as 19 ans. Oui, j'ai 19 ans.
Et du jour au lendemain, tu te mets à gagner beaucoup d'argent.
C'est ça.
Pas encore les sponsors, que le salaire au début. Parce que les sponsors ont mis des années. Les sponsors aussi. Tout de suite.
Tout de suite.
Des Français ou des Américains ?
Les deux. En fait, très rapidement, j'ai signé avec Nike. Donc, je signe mon premier contrat avec les Spurs. Tu signes 4 ans. Donc, ça, c'est le premier contrat. À l'époque, c'était presque un million de dollars. Donc, tu sais, à l'époque, du jour au lendemain, tu gagnes un million de dollars. C'est quand même assez vertigineux. Par an. Par an.
C'est quoi le ratio salaire-sponsor ?
50-50 ? Ça dépend des années. Oui, ça dépend des années. Puis moi, les sponsors, c'est venu progressivement à Crescendo. Parce qu'après, tu deviens une plus grande star. Et après, au début, tu parles aux États-Unis, la France. Après, c'est devenu mondial. Après, j'ai signé des gros contrats sponsoring avec la Chine. Donc, c'est monté, on va dire, Crescendo. Mais c'est dur de te donner un pourcentage.
Et il te donne un million, il te le verse un million en une fois ? Non. C'est des mensualités ?
Non, tu es payé toutes les deux semaines.
Toutes les deux semaines ? Oui. D'accord. Toutes les deux semaines. Et donc, là, j'imagine, tu reçois, je ne sais pas, 50 000.
Pour faire simple, 100 000 par mois, tu reçois 50 000. Oui, ça, 50 000.
Comment tu fais pour ne pas vriller ?
On me l'a souvent posé cette question. Et c'est clair que c'est vertigineux. Quand tu reçois autant d'argent aussi rapidement, c'est vrai que tu peux perdre la tête. Et en fait, moi, j'ai tout de suite voulu me faire conseiller. Et donc, j'ai rencontré mon banquier qui s'appelle Stéphane Oberer. Et je lui passe le bonjour. Français ?
Français, banquier français ?
Non, il est suisse.
Ah, suisse ! Bouton de taxe, c'est clair. D'accord. Donc, bien conseillé, effectivement.
Donc, j'ai tout de suite été bien conseillé. C'était un ancien sportif. Il jouait au tennis et il s'était reconverti en tant que sportif. Donc, tu avais ce lien où je me suis senti tout de suite proche. On avait un peu les mêmes valeurs et la même vision sur ce que je voulais essayer d'accomplir. Et voilà, les premières choses, bien sûr, t'aides tes parents. Ça, c'est les premières choses que j'ai faites. J'aide ma mère, mon père. J'ai aidé aussi mes frères, bien sûr. Ça, c'est les premiers trucs que j'ai fait. Et puis après, petit à petit, tu te mets des objectifs. J'utilise souvent l'objectif de la voiture. Moi, je suis un grand fan de voiture, F1. J'adore ça. Et j'avais ce rêve quand j'étais petit. Si un jour je réussis, j'aimerais m'acheter une Lamborghini. C'était un peu un objectif. Tout le monde a des rêves. Et moi, je ne sais pas, ça me motivait de faire ça. Et techniquement, j'aurais pu l'acheter dès que je suis arrivé en NBA. À 19 ans, tu as assez d'argent pour pouvoir t'en acheter une. Et je n'ai pas voulu le faire. Je me suis dit, je n'ai pas envie que les gens pensent que ça y est, j'ai signé un gros contrat. Il a la grosse tête, il s'achète direct une Lamborghini. Donc, je me suis dit, je vais attendre que je sois All-Star pour la première fois. Et aussi pour te garder un objectif. Oui, garder les objectifs. Et donc, quand tu es All-Star, Eric, c'est que tu fais partie des meilleurs joueurs de la NBA. Tu es dans le top 24. Et donc, ça a pris du temps. Et en 2006, je deviens All-Star pour la première fois. T'as quel âge ? Donc là, j'ai 23 ans. Et je me dis, bon, est-ce que je l'achète ? Et en fait, je me suis remis un autre objectif. Je me suis dit, je vais attendre de confirmer que je suis All-Star et que ce n'est pas un accident. Parce que je veux que mon coach, il voit que même en tant qu'All-Star, je continue à travailler comme si c'était le premier jour. Et donc, après la deuxième année, en 2007, là, je suis All-Star pour la deuxième fois. Et là, je l'ai acheté.
Tu l'as toujours ?
Non, je ne l'ai plus. En fait, quand j'ai décidé de rentrer en France.
C'est vraiment une question qu'Éric pose. Si tu gardes une Lambo depuis 2006, ben...
Non, mais pourquoi pas ? Je ne sais pas, c'est assez symbolique.
En fait, je l'ai gardé longtemps et c'était symbolique. Et franchement, au début, je voulais la garder. Au début, c'était symbolique. Je voulais vraiment la garder. Mais en 2020, je fais le choix de revenir en France, de m'installer en France, faire mes investissements en France. Et donc, j'ai décidé de vendre toutes mes voitures aux États-Unis, en fait. Mais ce n'est pas parce que je suis rentré en France.
Sinon, franchement...
Moi, je respecte tout ça et je comprends. Mais pour moi, je ne sais pas, des fois, tu peux te faire des petits plaisirs. Je ne l'ai volé à personne, mon argent. J'ai travaillé très, très dur pour avoir ça. Moi, c'est pareil.
T'es cela, plaisir, suspension de permis 4 mois. C'est pareil. Moi, on a une vision.
Moi, quand je me fais arrêter par les flics aux États-Unis, ils me demandent un autographe. On n'a pas le même problème. C'est pas moi, ils ne me rendent pas. Et ça ne rend pas.
Bon, toi, tu vois, Nathan, personne ne te connaît.
Exactement. Moi, les seuls qui voudraient me sponsoriser, je pense, c'est Flux.
Oui.
Parce que Nathan adore manger, il faut le dire.
Parce que toi, en fait, pareil, ta carrière, parce que tu as quand même été banquier d'affaires en Suisse. Et donc, pareil, à un moment, tu t'es mis à gagner beaucoup d'argent, j'imagine.
Moi, je gagnais. Donc, moi, mon premier salaire en tant que stagiaire, c'était 3 000 euros. Donc, tout de suite, j'ai été matrixé parce que... C'est beaucoup. C'est énorme. Parce qu'en gros, je finis mes études. Je voulais être avocat. Et puis finalement, bon, ce n'est pas le sujet, mais je comprends qu'en tant qu'avocat, je vais être bloqué. Je ne pourrais pas voyager. Mon métier ne s'exporte pas. Donc, je fais un choix radical. Je refais un master. Je fais de l'économie. Bref, j'arrive pour mon premier stage qui devait être à l'étranger. C'était imposé par l'école. Donc, je postule en Allemagne, en Suisse, en Belgique.
Parce que tu es français et tu avises en France.
Je suis français. Et je suis pris sur un stage en Suisse. Et c'est comme ça que j'arrive en Suisse. Et donc là, premier salaire aux 3 000 balles. Donc, mes parents ne croyaient pas. Tu vois, mon père, c'est un médecin, un médecin généraliste, tu vois, qui se fait encore parfois payer en poulet et en cacahuète par ses clients. C'est l'ancienne école. Donc, il a bien sa vie, correctement. Et du coup, ça les avait choqués. Et donc, après, moi, en Suisse, effectivement, je gravis assez vite les échelons parce que je bosse beaucoup. Je suis bon dans le métier, etc. Et je suis à entre 10 et 15 000 francs par mois. C'est un salaire confortable. Et voilà, donc, je fais un petit peu d'immo et je fais de la crypto. Je m'intéresse vite aux cryptos.
En fait, tu décides d'investir. C'est ça ? C'est-à-dire, est-ce que tu ne trames pas ? Parce que quand même, tu as quel âge à ce moment-là ?
J'ai 25 à peu près.
D'accord. Et donc, tout de suite, tu penses à l'avenir ?
Ouais. Alors, de toute façon, je ne suis pas un grand dépensier. Je ne fais pas de folie. Ça m'arrive de temps en temps, tu vois. Une fois, j'ai déjà pris un jet parce que j'étais bloqué. C'était la seule solution possible. Mais sinon, je ne suis pas quelqu'un qui fait des grandes folies. Mais par contre, des bons placements. Je pense que j'ai le flair pour l'investissement.
Déjà, ton métier, c'est un métier de banquier suisse.
Ah ouais. Et puis moi, j'étais l'extraterrestre quand on me parlait de crypto. Et je devenais l'ennemi. C'est différent. Ce n'était pas, j'étais le mec bizarre. J'étais l'ennemi.
Ça, c'était en quelle année ?
Là, c'était en 2019.
D'accord. Donc oui, la crypto était un peu plus mainstream, mais pas aujourd'hui.
On était juste après le down du bitcoin de 2017, qui retombe à 1 000.
Et toi, Tony, tu gagnes de l'argent. Et là, tu te dis, il faut que j'investisse ? Est-ce que ce que tu te dis, ça n'a pas duré longtemps, la NBA ? Exactement. Et là, je me dis que… Tu penses au futur.
Exactement. Je pense au futur. Je me dis que je peux me blesser. Ta carrière, elle est terminée. Donc, à ce moment-là, je me dis, ok, maintenant, on va se mettre à l'abri. Et je mets de côté. Et je fais des investissements pas risqués, en fait. Des trucs où ça rapporte… Bon père de famille. Ouais, bon père de famille, 4-5%. Tu sais, je fais vraiment… Je prends zéro risque, entre guillemets. Et c'est plus tard que j'ai pris beaucoup plus de risques. Mais au début de ma carrière, j'ai essayé de construire ma base.
Et ce banquier suisse, c'est la NBA qui te l'a présenté ? Plein de joueurs.
Non, des amis en commun.
Parce que comment ça se passe ?
T'as des mecs qui te disent.
T'as des vautours autour. Bien sûr, il y a beaucoup, beaucoup de vautours, beaucoup de mauvaises personnes, comme dans tous les milieux, j'ai envie de dire. Dès qu'il y a de l'argent, de toute façon, c'est toujours un sujet sensible. Et les gens, tu vois, des réactions et des comportements assez violents, on va dire, dans ce monde-là. Mais moi, j'ai eu de la chance. J'ai été bien conseillé. J'ai eu des bons amis qui m'ont conseillé. Et voilà, aujourd'hui, ça fait 25 ans qu'on collabore ensemble.
Tu étais coéquipier, les autres… Tout le monde était dans cette aide-esprit ? Ou alors, il y en avait vraiment… Il y en a qui cramait. Il y en a qui étaient en boîte de nuit, tous les sous.
Il y en a, ils adorent cramer. Je ne vais pas citer de nom. Non, non, mais ce n'est pas le sujet. Mais il y en a, ils adorent cramer. Il y en a, ils vont en boîte tous les soirs. Ils dépensent des sommes que… Enfin, moi, je serais incapable de mettre autant d'argent dans une boîte de nuit.
Pense aux défenseurs, là, tu sais, qui avaient des tatouages… Ah, Dennis Rodman. Oui, Rodman, tout le temps.
Ah, bah oui, c'était un fou, ouais. Mais c'est voilà, tout le monde, après, tout le monde fait ce qu'il veut avec son argent. Mais voilà, ce n'est pas un secret. Quand il y avait la stat en NBA, 5 ans après que tu prends ta retraite, tu as les 60% des joueurs et ils n'ont plus d'argent.
Mais ça, ça t'avait marqué. Enfin, ça, tu as étudié.
Ah, moi, ça m'avait marqué, ouais. Et puis même, Stéphane, qui collabore avec d'autres athlètes, tu sais, tout le monde est différent. Moi, quand on faisait une réunion finance, au bout de 2h, 3h, j'avais encore envie de poser des questions. Ça m'intéressait, en fait. Et il y a des gens, ils ont cette fibre-là. Ça les intéresse. Et il y a d'autres athlètes, moi, ils me disaient, au bout de 30 minutes, tu sais, il en avait déjà marre et terminé. Et puis, ça ne l'intéresse pas, en fait. Et ce n'est pas grave. C'est juste que tout le monde est différent. Moi, j'espère juste que les athlètes, voilà, si ça ne vous intéresse pas, il faut bien trouver une personne de confiance, pour qu'il fasse bien son travail et qu'il ne te carotte pas, quoi. Qu'il ne te nique pas à la fin de la journée. Mais après, moi, comme ça m'intéressait, petit à petit, j'ai voulu faire plus de choses et me diversifier.
Et en tant que Français expatrié, j'imagine, tu n'avais pas d'entourage ? Parce que ça aussi, ça a été un peu le problème. L'entourage, tu vois, des gens qui sont là, tu attends et qui sont un peu obligés de salarier tes copains.
C'est le plus gros problème. Quand je vois les histoires dans le football, c'est ahurissant. Mais puis même, ce n'est pas que l'entourage, c'est même ta propre famille. En fait, moi, ce que je dis toujours aux athlètes, le plus dur, c'est de dire non. C'est tellement simple. Tu te dis, mais juste dis non.
Mais il dit la même chose sur le business.
Et les gens, ils ont tellement du mal à dire non. Et un jour, j'ai un ami, je ne citerai pas de nom. Il vient me voir, il me montre un peu ses comptes, ses trucs. Et donc là, je lui montre, mais regarde, là, il a 40 de l'argent, il a volé de l'argent. Donc, il faut le virer, lui. Ah non, je ne peux pas le virer. Tout ça, tu sais. Il y a des gens, ils n'aiment pas la confrontation. Et pour moi, je trouve ça simple. Moi, quand mes parents, ils venaient me voir, ou ça peut être n'importe qui, c'est OK, montre-moi un business plan. Comment tu vas faire ? Je ne vais pas juste donner de l'argent pour donner de l'argent. Moi, il faut que tu m'expliques. Et moi, je suis le premier à vouloir aider. Moi, j'ai un grand cœur. Tu peux demander à tout mon entourage. Moi, j'ai un grand cœur. Et il y a des gens qui sont beaucoup plus riches que moi. Et c'est des vrais radins, tu vois. Moi, franchement, moi, je n'ai aucun problème à donner. Mais par contre, si tu crames tout au milieu du mois, ne viens pas m'appeler et me redemander plus. Tu attendras le mois prochain. Je pense que c'est important de mettre un cadre et de le faire de la bonne façon. Parce que même eux, après, ça les éduque financièrement. Qui t'a appris ça ?
Tout ça sort, cette notion de maîtriser un budget, de se poser des bonnes questions, de mettre des règles, de dire non, d'avoir une véritable…
Parce que c'est pas facile de dire non à ta propre mère ou à ton propre père. Non, mais bien sûr. Et même de raisonner d'un point de vue comptable. Ou de dire… Je ne sais pas. J'ai toujours été un peu comme ça.
Tu as toujours été carré. Et à l'école…
En fait, je suis quelqu'un qui est très, très organisé. Moi, je suis très organisé. Moi, être à l'heure, c'est très important. De toute façon, être à l'heure, il faut arriver 15 minutes avant. En fait, j'ai grandi comme ça. En fait, c'est des valeurs simples que je me dis dans la vie, quand je vois la nouvelle génération, ils sont toute la journée sur leur téléphone et ils ne répondent pas. Tu sais, moi, quand on me demande c'est quoi les conseils que tu donnerais dans le business ? Je dis déjà, réponds à ton téléphone. Réponds au message. Sois fiable, soit à l'heure. Déjà, si tu arrives à faire ça, tu arriveras à créer un réseau où les gens, ils peuvent te faire confiance. Tu vois, moi, la première fois que je t'ai rencontré, moi, c'est ça que j'aime bien. Quand les gens, tu sais qu'ils sont fiables, ils t'envoient un message, tu réponds le même jour. Les voice notes, tu sais, tes carrés, tu te dis ce que tu vas faire. On se donne rendez-vous le 25. 25 midi chez toi, Eric ? Eh bien, je serai là. Et j'ai toujours été comme ça dans le sport. Donc, je me l'applique dans la vraie vie. Je trouve qu'avec les finances, c'est encore plus, tu devrais faire ça. Surtout quand c'est des sujets sensibles et avec la famille. Tu leur donnes 10 000 euros normal par mois, comme ça, comme ça. Genre, tu vas les lâcher, non ? Déjà, j'ai travaillé très, très dur pour avoir cet argent. Et si je te donne 10 000 euros, c'est-à-dire que moi, il faut que je gagne 20 000 euros parce qu'il faut que je paye les taxes dessus. Donc, ce n'est pas comme si je te donnais 10 000 euros. Tu sais, ils ne pensent pas. C'est comme ça où, ouais, envoie-moi ton avion privé. Je me dis, tu sais combien ça coûte un avion privé et tout ça, tous les trucs comme ça. Tu sais, les gens, ils sont déconnectés de la réalité parce qu'ils voient les chiffres. Parce qu'en plus, nous, les sportifs, tout est public. Et ils pensent que c'est un dû, en fait. Tu sais que c'est normal. Et donc, les gens, ils ont du mal à dire non. Moi, par exemple, pendant très longtemps avec mes parents au début, mes frères, je ne prenais pas de billet business ou première classe toute ta vie de t'avoir les gens en écho. Pourquoi là, d'un seul coup, il faudrait que je fasse business et première classe ? Parce que pour moi, les 5, 6 premières années, c'était important de créer ma base, en fait. Parce que tu le sais très bien, Eric. Plus tu crées ta base tôt, après, c'est facile. Tu utilises tes intérêts. Et en fait, le plus dur, c'est les 10, 15, 20 premiers millions, en fait. Une fois que tu as ça, après, tu sais, ça déroule et ça va tout seul. Je trouve que c'est le début le plus dur. C'est le plus dur, c'est le début. Et c'est le début que tu dois être discipliné. Et c'est là, comme tu disais tout à l'heure, tu reçois tout d'un seul coup. Tu sais, on est mal habitué, nous, les sportifs. On va travailler 3 heures par jour et puis tu reçois des millions toutes les deux semaines. Et après, tu dois rentrer dans la vraie vie et pendant 40 ans, tu as fait la même chose et ça ne tombe plus toutes les deux semaines. Et donc, si tu n'as pas bien économisé, si tu n'as pas bien fait tes calculs avec les taxes, les intérêts, ça peut aller très, très vite. Parce que les gens, ils me demandent souvent, mais comment on fait les sportifs pour gagner autant et de tout perdre ? J'ai fait, oh, t'inquiète pas, ça peut aller très, très vite. Donc, c'est vraiment une question de discipline. Discipline, garder des bonnes habitudes.
Et là-dessus, ce que j'aime bien avec toi, et j'ai une anecdote avec toi, c'est que tu dis les choses. Tu dis, ouais, tu sais dire non, mais tu sais aussi dire les choses, même quand ça te concerne toi. Parce qu'en fait, la première fois qu'on avait rendez-vous, c'est, tu devais venir chez moi. Et je crois que tu m'as appelé, donc tu sais, on l'avait déjà rendez-vous depuis quelques semaines. Donc voilà, moi j'ai tout préparé et tout. Et je crois que tu m'appelles la veille, le jour même, où tu devais arriver le soir, un truc comme ça.
Un truc comme ça, ouais.
Et tu me laisses, tu me dis, écoute, je vais te dire la vérité. Je ne vais pas pouvoir venir ce soir, parce que hier, je suis allé avoir le match du PSG. Et on a gagné. J'étais avec Nasser. On s'est fait une fête toute la nuit. Tu as fait du name dropping en disant, il y avait machin, il y avait machin. J'étais, ah ouais, d'accord. Et là, franchement, je ne suis pas bien. Je crois que j'ai fait trop la fête et donc je ne vais pas venir. Et tu vois, tu aurais pu balancer un pipe, genre, tu vois, j'ai eu une urgence, machin, tu vois, un truc. Mais non, tu m'as dit la vérité. Tu as complètement assumé que, bah ouais, tu avais fait la fête. Et franchement, tu vois, ça, je me suis dit, ok. Tu vois, le mec, il dit, en fait. Et ça, c'est un vachement de valeur.
Tu vois, la différence avec un mec qui est sponsorisé par Flunch, c'est que moi, j'ai fait ça hier soir. Et je suis là ce matin. Tu vois, je rigole.
Pour terminer sur ces histoires, en plus, je me sentais mal parce qu'on ne se connaissait pas depuis longtemps et je ne voulais pas, tu sais, qu'il ait une mauvaise image de moi. Tu le fais dard. Et je me suis dit, non, il faut que je reste qui je suis. Je vais être transparent avec Eric. Je lui dis la vérité. Je ne vais pas sortir un mytho. Ouais, la famille, les enfants. Non, j'étais transparent avec Eric. Et la valeur de ça, il est énorme. Parce que je vais dire la vérité.
Mais je pense que ça, voilà, pour tous ceux qui peuvent nous écouter et qui sont des fois devant des situations où tu as fait un truc et dire la vérité, c'est tellement simple. C'est parfois difficile. Mais en face, la personne, tu vois, elle se dit, ok. Et je dirais que tu es monté incroyablement. En fait, dans mon estime, on se connaissait un petit peu. Mais là, je me dis, ok, c'est vraiment un mec que tu as, tu peux compter dessus, le mec. Alors que, tu vois, c'est Tony Parker. Je veux dire, tu aurais tout à perdre à dire, ouais, j'ai fait la fête. Ouais, ouais, c'est cool. Tu vois, et non, tu l'as dit, quoi.
Et c'est vrai que c'est marrant que tu dis ça parce que je me suis rendu vraiment compte de la notoriété, si tu veux. J'étais dans la campagne, en Indonésie, au fin fond du truc, avec une famille qui, je ne sais pas s'ils avaient Internet, je ne suis pas sûr. Et je parlais de, tu vois, pour eux, c'était lunaire. Je leur expliquais ma nouvelle aventure, qu'elles seraient mes associées. Quand je lui ai dit Tony Parker, je leur disais, mais ils connaissent tous. Tout le monde connaît. Genre, je leur dirais, je leur dis, Macron, ils ne connaissent pas. Mais c'est vrai qu'au fin fond, je pense, de pays hyper reculés, tout le monde te connaît, quoi.
Moi, je suis toujours impressionné par la force du sport, en fait. Et comment le sport rassemble tellement de personnes, en fait, de différents endroits, milieux. Parce qu'il y a un truc avec le sport, les émotions que tu vis dans le sport, c'est impossible de recréer ça. Tu sais, j'ai fait des bons trucs dans le business, j'ai vécu des aventures humaines sympas. Mais je n'ai jamais retrouvé, tu sais, l'adrénaline et les émotions que tu as dans le sport, en fait. Ça, c'est vraiment… Et c'est pour ça que je vois maintenant, NBA, ils se bastonnent pour acheter des clubs NBA parce qu'il n'y en a que 30. Et tu vois Boston, 6 milliards. Je me dis, mais comment c'est possible ? Ils n'ont jamais retrouvé leur argent juste pour avoir un club de sport. Et je suis allé dans des endroits, je ne sais pas moi, Costa Rica, enfin plein de pays où je suis allé au fin. Et à peine arrivé, je me dis, non, là, c'est bon, on sera tranquille, ils ne vont pas me reconnaître, tu vois. Tony Parker, mais qu'est-ce que tu fous là ? C'est incroyable, franchement.
C'est pour ça, je pense que tu es retourné au sport.
Exactement. Ça me manque. Ça te manquait. Ça me manque cette adrénaline. C'est comme une petite drogue. Tu vois, moi, je ne fume pas, je n'ai jamais rien touché, je n'ai jamais rien essayé, je n'ai jamais fait de drogue. Enfin, je suis clean de chez clean. Je dirais, la seule drogue que j'ai, c'est le sport, de gagner des titres, d'avoir un challenge et de pouvoir l'accomplir avec une équipe et d'arriver à la fin et tu as réussi tes objectifs. C'est incroyable.
Et dans le business, tu as fait pas mal de business différents. Tu as investi dans le sport, mais sport hippique. Donc, tu mises sur des chevaux, tu as acheté des poneys.
Exactement, c'est ça.
Des poneys, oui, c'est ça.
Ça fait chier à le poneys. Ça fait chier à le poneys, oui. Le poneys, il avance pas.
Ça fait ça, un poneys qui grandit ?
Non. En fait, moi, je suis dans…
Comment on investit dans le… Et comment tu t'es retrouvé là-dedans ?
Je vais vous expliquer. Comme ça… Parce qu'en fait, moi, voilà mon groupe, ça s'appelle Infinity Nine Group. D'accord ? Donc, Infinity parce que l'infini, Nine, mon chiffre, porte-bonheur, groupe. Et après, je me suis concentré sur des pôles où je suis passionné, où je me vois passer du temps dedans et vraiment être là et m'investir et être impliqué. Donc, je me suis dit, sport, ça c'est sûr, éducation, parce que je suis animé par la transmission, art de vivre, français, j'adore, et la tech, parce que j'adore. Donc, comme ça qu'on s'est rencontrés, c'est pour ça que je voulais faire Kevma. Et donc, dans le sport, j'ai commencé avec le basket. C'est mon sport, j'avais envie de redonner à la nouvelle génération. La France m'a beaucoup donné par rapport au basket. Donc, j'ai commencé avec un club de basket. J'ai racheté l'ASVEL, après l'ASVEL féminin, et puis après l'académie. Enfin, tout a une raison, en fait, et j'avais une vision, on va dire. Et les chevaux, ça arrivait, parce que moi, j'ai grandi en Normandie. Et en Normandie, il y a des haras partout. Et donc, j'ai toujours aimé ce sport-là. J'ai toujours été attiré par ce monde-là. Et à chaque fois, tu sais, que j'amène des gens à l'hippodrome, à Longchamp, mais j'ai jamais eu quelqu'un qui a... Tu sais, en fait, ils ne connaissent pas, en fait. Parce qu'on a l'impression que c'est un monde pour les riches et tout ça, alors que ce n'est pas du tout vrai. Donc là,
on est plutôt sur le hippique, la course.
Moi, je parle de la course, parce qu'il y a plusieurs trucs. Tu as le trot, tu as le jumping, tu as plein de différents trucs. Moi, je suis concentré sur le galop. Le galop, c'est la vitesse.
Il y a aussi du pari aussi, non ? Bien sûr, il y a des paris. Après,
moi, personnellement, je ne parie pas. D'accord. Mais oui. Mais tu as une ambiance de fou dans l'hippodrome. Mais il y a une ambiance de fou. L'hippodrome, c'est incroyable. Mes enfants, ils adorent aller à l'hippodrome. Ils courent partout. Ils adorent l'univers. Et c'est vrai que les paris, moi, mes amis, ma famille, ils adorent parier. Ça fait partie un peu de l'univers, de l'ambiance et tout ça. Ça, c'est sûr. Après, moi, comme c'est mes propres chevaux, c'est juste un choix personnel.
Mais par exemple, toi, tu es quand même posé, calme.
Oui.
Est-ce que quand tu es à l'hippodrome et qu'il y a tes chevaux qui courent, tu es quand même à boule rouge ? Oui, je suis quand même fou.
Parce que quand tu vois, tu achètes le bébé, le poulain ou ta pouliche, tu le vois grandir, tu la vois grandir. Et après, tu es à l'hippodrome et tu la vois gagner. Franchement, ça, c'est une sensation incroyable. Comme je dis, je suis né sous une bonne étoile. Il y a des gens, ils attendent 10 ans, 15 ans, 20 ans avant de gagner, on va dire, un groupe 1. Un groupe 1, c'est comme si tu gagnais un titre NBA. Et dès notre deuxième année, on gagne un groupe 1. Mais c'était incroyable. L'année d'après, on regagne un groupe 1. Tu sais, les gens, ils disaient, mais sérieux, Tony, comment ça se fait ? Je suis vraiment… Après, c'est bien sûr, force de travail. C'est comme tout. Il faut travailler, discipliner. une part de chance obligatoire. C'est obligatoire. Dans tous les titres NBA qu'on a gagnés ou champion d'Europe avec l'équipe de France, tu as une petite part de chance parce qu'il faut être en bonne santé, il faut que personne soit blessé. Ça, c'est clair, ça fait partie du jeu.
Et ça coûte combien, un cheval ?
Alors, il y a tout. Tu achètes un cheval, par exemple. Je vais prendre Ramatuel. C'est notre plus gros succès. Ramatuel, tout le monde va connaître en plus parce que c'était un succès mondial avec Ramatuel. On l'a acheté 100 000 euros. D'accord ? Donc, on était 4-5 dans cette aventure-là. Moi, j'avais 15% de ce cheval-là. Moi, je ne prends jamais plus de 25%. Pour, comme dans les finances, tu diversifies ton risque.
C'est une société que tu crées ? Oui,
c'est une société. C'est une société. Qui est associée au cheval ? Qui s'appelle, voilà, exactement. Qui s'appelle Ramatuel ? Non, non, non, non. C'est Infinity Nine Horses. Et ça, c'est cette société-là qui gère après… Et là, j'ai plusieurs chevaux. Donc là, j'ai juste pris un exemple pour dire que tu peux venir avec moi et tu me dis, Tony, moi, je veux juste mettre 2000 euros, je veux tester et je veux juste prendre une patte. C'est une patte, oui. Moi, je veux juste la patte sur ce cheval. Et en fait, on est plusieurs. Et donc, moi, je suis toujours au moins 4-5. Parce que comme je viens d'un sport co, j'aime bien vivre l'aventure avec d'autres personnes. Comme ça, on est à plusieurs à l'Hippodrome, comme un sport d'équipe. Après, il y a des gens, ils préfèrent acheter le cheval tout seul. Chacun fait ce qu'il veut. Moi, je l'ai toujours fait en équipe. Je n'ai jamais acheté tout. Et là, on achète 100 000 euros. Elle commence à courir, elle gagne toutes les courses. Et elle arrive à gagner le groupe 1 qu'on attendait tant. Et elle nous a fait vivre des émotions, mais incroyable. Gagner ou perdre. Parce qu'il y avait une course avec elle, ça s'appelait le Morny. C'est une course super importante à Deauville où les Anglais, ils gagnent chaque année. Et ils dominent cette compétition-là. Parce que moi, je me concentre sur les chevaux qui vont très, très vite et qui sont jeunes. Deux ans. J'aime bien. On est un peu dans une niche parce que les Français, on n'est pas bon dans ce truc-là. Et donc moi, j'avais envie, je vais aller là-dedans. Parce qu'en plus, ça correspond à mon jeu. Mon jeu, j'ai toujours été connu pour être le joueur le plus rapide en NBA. Tout ça. Donc, ça va bien avec mon ADN. Et donc, ce jour-là, on est devant toute la course. Et à 150 mètres de la fin, je me dis, c'est bon, on a gagné. Et le cheval anglais, il revient, il revient, et il nous dépasse. Mais quand je te dis, c'était horrible, cette sensation. Mais horrible. Et en plus, tu avais tout l'hippodrome qui était pour nous. Tout le monde était pour la France parce qu'il y avait 10 partants, 9 anglais, une française, parce que c'était une pouliche. C'était incroyable, l'ambiance. L'ambiance, elle était électrique. Et je me dis, c'est important que, c'est pour ça que j'aime bien partager cette passion parce que tu vis vraiment des bons moments. Et c'est vrai que je me suis dit quand on a perdu celle-là, je me suis dit, peut-être qu'on ne va jamais gagner une groupe 1. Et la course d'après, on était à Longchamp. Et là, Eric, je n'ai jamais autant crié sur une course. Il y a des images sur Internet. C'est quoi que j'ai vu ? Tu peux voir. Ça, on avait fait, je ne sais pas moi, 6, 7 millions de vues. Mais on a crié la victoire, mais elle était incroyable. Incroyable. Et donc, cette pouliche-là, oui, c'est un business qui est très difficile. La plupart des gens, tu sais, tu perds de l'argent. Moi, ça fait maintenant chance qu'avec cette pouliche-là, on a battu le record de vente pour une pouliche de toute l'histoire des chevaux français. On l'a vendue aux États-Unis pour 5 millions d'euros.
5 millions. Donc, ça fait fois 50.
Et donc, si on décortique le business, l'idée, c'est d'acheter, c'est comme un joueur, en fait. Tu ne l'achètes pas cher et tu essaies de le vendre cher à un moment donné. Exactement. Et est-ce que, donc aujourd'hui, sur ce cheval, tes break-even, c'est-à-dire que, alors même que c'est un énorme succès, les frais des terrières.
La ramatuelle, je t'ai donné un exemple de malade. Peut-être que ça ne va plus jamais arriver de ma life. Mais chaque cheval, bien sûr, on regarde la renta. Mais après, nous, on regarde sur la globalité. Parce que comme dans le business, tu vas investir dans 10 business et tu en as deux qui payent pour tout le reste. C'est le centre de formation. C'est le même modèle. C'est un peu pareil. Parce qu'il y a des coûts,
il faut les entraîner, il faut manger,
les vétérinaires, le cheval qui se blesse,
celui-là payé, la fin de carrière. Et donc là,
je parle de l'écurie de course. Donc ça, c'est les chevaux qui courent. Et après, j'ai décidé d'investir dans un hara. Et là, un hara, c'est l'élevage. Donc c'est deux trucs différents.
Là, tu vend les chevaux.
Ouais. Là, tu achètes des poulinières, ça s'appelle. Tu les mets après à son plaine. Et puis après, une fois que tu as les bébés, jusqu'à 18 mois, tu les gardes. Et après, tu les mets en vente. Soit tu peux en garder, tu fais ce que tu veux après. Et ça, c'est l'élevage. Et moi, je ne sais pas pourquoi j'ai voulu faire ça. Parce que je voulais être 360 dans le monde des chevaux. Parce que quand je suis venu dans ce monde-là, j'ai dit que je viendrais pour le long terme, que je serais là pour les bonnes raisons, ramener de la lumière dans le monde des chevaux et amener ma petite pierre à l'édifice. Et donc, je suis allé voir chaque grand acteur, que ce soit le PMU, le Turf. Je suis allé voir tous les grands acteurs et j'avais mon petit projet que j'avais écrié. Et je leur dis, voilà, humblement, j'aimerais rentrer dans votre monde. Comment on peut faire ? Comment je pourrais participer ? Par exemple, les réseaux sociaux, je fais participer mes réseaux. Quand on a un bébé, je demande à mes réseaux, on va l'appeler comment ? Et je prends le nom qui a été plus pris. Donc, à l'époque, la première fois que j'avais fait ça, c'était par rapport à Charles Leclerc, numéro 16. Et donc, on avait fait tout un truc autour de ça. Donc, c'est pour faire participer un peu ma communauté.
Et donc là, aujourd'hui, tu dirais que sur tout ton parc, tu es à peu près break even, essentiellement grâce à Ramatuel.
Exactement.
Ah, ok. Exactement. C'est la pépite.
C'est la pépite.
Tu possèdes combien de chevaux aujourd'hui ?
Là, j'en ai une dizaine qui courent. Et après, en poulinière, je vais en avoir une dizaine. Mais après, tu peux mettre une centaine de chevaux chez moi. Donc maintenant, moi, j'ai plein de clients. J'ai plein de clients qui mettent leurs chevaux chez moi.
D'accord, dans toi.
Et c'est comme ça, là, on fait tourner le business. Ils payent une pension. Ça fait combien de salariés ? 8 en tout. D'accord. C'est pas mal,
j'ai un président délégué. Et puis après, ça descend, il y a les différents postes. Mais il y a quand même 8 personnes à plein temps au Hara. Et j'ai un manager qui vit au Hara parce qu'avec les chevaux, il faut avoir quelqu'un. C'est 24, 24, 7 jours sur 7.
Et puis, ça doit être un business hyper difficile à cause du facteur chance. Exactement. Ça, c'est horrible de ne pas maîtriser le facteur chance. C'est dur.
Donc, c'est un truc. Aujourd'hui, tu es en vitesse de croisière ou c'est un truc que tu veux encore développer ? Non, je pense qu'on va encore développer. Maintenant, on est presque à 140. Et donc, le but, c'est de continuer à grandir. Et moi, comment je le vois, c'est que je veux laisser ça dans mon patrimoine et laisser ça à mes enfants. On y va tous les étés. Tous les étés, on se fait toujours 10 jours au Hara pendant les ventes vers mi-août. Les plus grosses ventes où tout le monde qui achète des chevaux, c'est mi-août. Ça s'appelle l'Arqana à Deauville. Et ça fait 5 ans que j'y vais. Et tous les étés, on y va. Et c'est devenu une habitude avec mes enfants. C'est top. Parce que mes enfants, ils montent à cheval. Parce qu'après, en plus, j'arrive au Texas. Et au Texas, il y a des cowboys, il y a des ranchs partout. Et donc, c'est pour ça que je suis toujours dit… C'est des autres dimensions. Oui, bien sûr. Regardez la série Yellowstone. Bien sûr, Yellowstone, énorme. Et c'est pour ça que je me suis toujours dit que j'aimerais investir dans les chevaux, mais j'attends la fin de ma carrière. Et donc, dès que j'ai fini ma carrière, en 2019, quand j'ai pris ma retraite sportive, j'ai décidé d'investir dans les chevaux. Donc, je me suis entouré. Je suis allé voir avec qui je veux collaborer. C'est qui le meilleur éleveur en France ? Parce que moi, je crois beaucoup à s'il y a des raisons pourquoi ce sont les meilleurs. Et donc, je suis allé voir tous les meilleurs. Et après, j'ai commencé mon aventure.
Et à ce moment-là, tu as des actions en bourse ou tu commences tout de suite par les actifs alternatifs ? Ou est-ce que tu avais aussi du traditionnel ? Tu as un truc en bourse que tu ne regardes pas ?
Des trucs, comme je t'ai dit, 4-5% pas trop de risques. Et c'est quand j'ai construit ma base qu'après, je me suis dit bon, là, je peux prendre un peu plus de risques parce que j'ai pris ma retraite comme je disais tout à l'heure en 2019. Donc, c'est en 2014 que j'ai investi dans l'ASVEL la première fois. En 2009, je suis rentré en tant que minoritaire. J'avais investi 500 000 euros. Et après, en 2014, j'ai racheté la majorité et j'avais acheté le club pour 2 millions d'euros.
Mais j'imagine que l'ASVEL, tu as dû aussi investir pour les infrastructures. l'ASVEL,
bien sûr.
Tu avais besoin de mettre cet argent ou on t'aurait élu 100 ?
Non, je l'ai acheté le club. Ok, d'accord. Exactement, il n'y a pas d'élection. Je suis propriétaire majoritaire. D'accord, ok.
Mais tu es aussi président.
Oui, je suis actionnaire majoritaire et je suis président. Oui, bien sûr, parce que tu peux avoir un actionnaire et un président, bien sûr. Et là, ça fait 11 ans que je fais ça, que je suis actionnaire majoritaire. Et donc là, je suis sur le deal d'une vie, à part notre projet Bitcoin. Mais là, je suis sur le deal d'une vie parce que, t'imagines, j'ai racheté le club 2 millions d'euros en 2014. Et là, on parle d'une valo de 500 millions d'euros avec la NBA. Tu sais, il y a la NBA qui va venir. Donc là, ça prend une ampleur de malade. Et donc, j'ai mis beaucoup d'argent parce que, tu sais, en 11 ans, je suis presque à plus de 20 millions d'euros.
J'ai mis 20 millions d'euros.
Entre le club de basket masculin, entre le club féminin et l'académie, tout ça, je suis à plus de 20 millions d'euros. Donc, j'ai pris un gros risque. J'ai pris un très, très gros risque. Je sais.
Quand la NBA arrive en Europe, ce n'était pas du tout garanti.
Ce n'était pas garanti. Non,
jamais tu n'aurais pu vendre ça plus de 20 millions sans ça.
Donc, moi, je l'avais toujours un peu dans ma tête que j'espérais un jour que la NBA va arriver. C'était un peu un rêve. Mais c'est clair que ça aurait pu durer longtemps. J'aurais pu attendre pendant très, très longtemps. Mais moi, voilà, j'avais cette conviction. C'est pour ça que, quand on fait le deal en 2019 avec Jean-Michel Aulas et qui rentre en tant qu'actionnaire dans l'ASVELte, c'était un peu cette vision-là qu'on va construire une nouvelle salle et on espère que la NBA va venir un jour. C'était ça un peu l'idée. Donc là, maintenant, c'est clair. Maintenant qu'on voit que la NBA arrive et que là, c'est vrai qu'on parle de somme, c'est incroyable parce qu'on se dit si les Lakers sont vendus 10 milliards, c'est qu'une question de temps qu'en Europe, si c'est bien structuré, s'il y a bien le bon marketing avec la marque NBA, et là, j'ai tous les fonds qui m'appellent, que ce soit Apollo, 6th Street, Arctos, tout le monde est intéressé parce que moi, je pense que c'est l'investissement le plus sexy dans le sport. Là, si tu regardes ce qui se passe dans le monde du sport en ce moment, NBA Europe, c'est le plus gros truc qui arrive.
Et aujourd'hui, le PSG Basket, par exemple, tu sais comment ça vaut ?
En fait, ils ont fait une annonce, je ne sais pas si vous avez vu, c'est à NBA Europe et en fait, ils ont désigné deux villes en France. Donc, il y aura 12 clubs permanents, donc ça sera des franchises comme aux Etats-Unis.
Donc ça, NBA Europe, c'est sûr.
Ah oui, ça arrive là,
comment est-ce qu'on accepte que la NBA s'approprie nos clubs ?
Il y a des franchises qui vont être créées et donc en France, tu n'auras que Paris et Lyon, c'est tout. Donc après, nous, on va jouer la NBA Europe qui va sûrement concurrencer l'Euroleague. Avec les autres capitales.
Et demain, on te propose 500 millions, tu vends ?
Oui, bien sûr. Je ne sais pas ?
Non, mais c'est une bonne question.
Non, parce que si tu penses que ça vaut 10 milliards, ça peut monter.
On est quand même dans de la société.
En fait, ce que je ferais, Eric, je vendrais. Parce qu'encore attendre avant que ça monte à ces sommes-là, ça peut prendre encore 10, 15 ans. Et moi, je me suis quand même vachement exposé avec cet investissement. Et je me dis qu'à un moment donné, il faut quand même sortir. Mais je pense que je resterais quand même un peu minoritaire. Je ne pense pas que je vendrais toutes mes parts.
Oui, c'est le deal d'une vie parce que vendre ça à 500 millions, là, pour le coup...
Moi, en ce moment, je suis sur le deal d'une vie par rapport à ce qui se passe. Et c'est vrai que je suis content parce que j'ai pris beaucoup de risques.
Oui, tout à fait. Donc, ça va dans les deux ans qui viennent.
Oui, là, dans les deux ans qui viennent. C'est avant 2027
que ce sera bouclé.
Ce qu'il ne faut pas oublier, c'est qu'on est dans un milieu qui reste un petit peu de l'association sportive. C'est un truc qui est extrêmement dur parce que quoi que tu fasses, on estime que c'est dû alors que tu fais ça parce qu'au début, tu as envie. Moi, à moindre échelle, ça n'a rien à voir. Mais j'étais président du club de foot pendant trois ans. Bien sûr, 100% bénévole et tout. Rien à voir. Je n'ai rien investi, je n'ai rien gagné. Ce que j'ai perdu en point de vie, c'est énorme. Je pense que Tony a une échelle bien plus grande de ce qu'on perd en point de vie dans ses business. C'est extrêmement dur.
Jamais personne n'est content.
Jamais personne n'est content.
Il y a un peu un côté, on en a parlé dans le premier épisode, un peu injuste. C'est vrai que le président, c'est toujours la personne que tu sais.
Tout s'arrête sur toi.
Exactement. Des fois, c'est un peu injuste. Quand tu gagnes, tout va bien. On a gagné quatre titres. Moi, j'ai de la chance parce que dans mon aventure, on a quand même gagné quatre titres de champion de France. Ça fait combien de temps que tu as rajouté ? Ça fait en 2014 que je suis majoritaire. Ça fait 11 ans. Et en 11 ans, on a été quatre fois champion de France, deux coupes de France, une leader's cup avec mon club féminin. On a été deux fois champion de France, une fois champion d'Europe. Donc, on a quand même vécu des moments incroyables. Après, tu as l'autre côté où quand tu ne gagnes pas, c'est la première personne. Bien sûr. Ou, ah, Tony, il devrait investir plus ou il devrait faire ci, il devrait faire ça. Tout le monde donne son avis dans le sport. Et donc, quand tu gagnes, c'est trop bien. Quand tu perds, de toute façon, c'est la règle du jeu.
C'est clair. Pour toi, mon cher Eric, parce que c'est vrai qu'on a parlé de nous, tes premiers investissements. Je pense qu'on le connaît à peu près.
En fait, moi, mes tous premiers investissements, c'était de l'or. C'est-à-dire que moi, je suis un entrepreneur ça fait 30 ans. J'ai eu des succès assez rapidement au bout de quelques années où je me suis retrouvé avec de l'argent à investir.
Ta première boîte, tu la vends à 29 ans.
Oui, je vends ma boîte, je touche à peu près 7 millions d'euros.
7 millions. Et donc, si on enlève l'inflation, c'était en je ne sais plus combien, ça faisait quand même…
C'était en 2007, je pense.
Oui, ça faisait presque 15 millions rapportés à aujourd'hui. Oui, je ne sais pas si on se dit à dire,
mais oui. Et donc, je fais des placements assez classiques, mais j'ai acheté de l'or aussi. Mais j'avais même acheté de l'or avant parce que j'avais l'emprise qui allait donner des dividendes. Et moi, j'étais assez alternatif déjà dans ma recherche. J'avais évidemment des petits indices boursiers, des choses un peu comme toi, sur lesquelles je ne prenais pas trop de risques. Mais surtout, en fait, j'ai réinvesti dans des business. J'ai réinvesti un million et demi dans mon hôtel en Lettonie, qui s'appelle Dodo Hotel. J'ai investi dans d'autres projets, des startups déjà à l'époque. Et ensuite, assez rapidement, oui, le Bitcoin. Donc, j'avais des assurances vie dans lesquelles j'avais placé quelques millions qui me restaient. Et quand j'ai découvert le Bitcoin, ça n'a pas été instantané, mais en tout cas, quand j'ai vraiment eu ma conviction sur le fait que c'était l'actif du siècle et la meilleure façon de conserver mon argent et d'envoyer dans le futur, ben là, je n'ai pas réfléchi longtemps et je suis fait all-in. J'ai tout mis.
Tout mis.
J'ai tout mis. J'ai appelé le banquier, j'ai dit je vends tout.
Et ils t'ont laissé partir ? Comme ça, ils t'ont laissé partir. Ils n'avaient pas le choix,
oui, mais ça a mis du temps. Ça a mis du temps et quand j'en ai demandé ce que je faisais, quand j'en ai expliqué j'ai acheté du Bitcoin, bon, je n'étais pas très étonné parce que j'avais déjà ouvert la maison du Bitcoin, je leur avais parlé un petit peu de tout ça et donc, ils étaient au courant de ce que je faisais mais ouais, ça a été…
Et ça, du jour au lendemain, je mets tout quoi. Vraiment, ce n'est pas progressif.
Alors, non, oui, ça a mis quelques mois.
Ah, ok, d'accord.
Ce n'était pas 24 heures mais c'est quand même assez rapide. Mais donc,
c'était parallèle avec Ledger alors ? C'était parallèle
avec Ledger, oui, tout à fait. Ça s'est fait… En fait, j'ai commencé vraiment à investir dans le Bitcoin en 2014 et je pense que j'ai terminé de tout mettre en 2015, peut-être même 2016. Ça a peut-être pris un peu plus de temps. Ce n'est pas quelques mois mais peut-être, ouais, 18 mois en fait.
Et ce qui est marrant, alors ça, c'est juste la petite anecdote crypto. Tu es un gros Bitcoin.
Oui, je sais tout en Bitcoin.
Voilà. Mais tu avais quand même fait le gros investissement en Ether à l'introduction de Ether.
c'est intéressant
parce qu'en fait, il y a beaucoup de gens qui se disent si j'avais acheté du Bitcoin il y a 15 ans, je serais milliardaire et tout. Mais la vérité, elle est différente. Moi, parce que j'avais rencontré et croisé Vitalik, je crois que c'était en 2014, il parlait d'Ethereum, personne ne connaissait à la base. Moi, j'avais trouvé cette personne extrêmement brillante et je me suis dit son truc, c'est un truc génial à l'époque. Et donc, il a fait ce qu'on appelle, en fait, il a levé des fonds pour lancer Ethereum et on avait la possibilité d'investir en Bitcoin. Et j'ai donc mis 5 Bitcoin dans la levée de fonds Ethereum. Donc, ça valait, je crois à l'époque, 5000 euros. C'est l'époque où il valait 1000 euros de Bitcoin. Et au bout de 2 ou 3 ans, parce que ça a mis du temps à arriver sur le marché, Ethereum s'est lancé et j'ai récupéré en échange 20 000 ETH. 20 000 ETH. Aujourd'hui, un ETH, je pense que c'est 3000. Je n'ai pas regardé récemment, mais on doit être à peu près… 2009, je crois. Voilà, à peu près. Ça fait quand même 60 millions. On se dit, waouh, j'ai mis 5000 euros. Aujourd'hui, 60 millions. Sauf qu'au début, ça valait pas grand-chose. Quelques centimes. Quelques centimes. Puis à un moment, c'est monté et ça a touché un top à 10 euros. En fait, j'avais mis 5 Bitcoin, mais peut-être que ça faisait l'équivalent de, je ne sais pas, 200 Bitcoin. Donc, j'ai tout transformé en Bitcoin.
Le move de Maxi. T'as toujours dit. Le move, il convertit ses Ethers en Bitcoin. C'est ça, pas en euros.
Mais j'ai dû reprendre 200 en Bitcoin, je pense, sur cette opération. Je ne peux pas. Et je me suis dit, je suis le roi du monde. Et après, j'ai vu que le truc, il a explosé. En fait, il a surperformé Bitcoin, même à un moment. Mais en fait, pendant un an, j'ai eu raison. C'est-à-dire qu'après, c'est redescendu, puis après, ça a complètement explosé. Et donc, ce que je veux dire, c'est qu'en réalité, quiconque qui aurait acheté du Bitcoin à 1 euro, il aurait tout vendu à 10 euros, tout vendu à 100 euros. Il n'y avait que les fous, les maboules, les gens qui ont une conviction de malade pour ne pas vendre. Parce que moi, j'ai acheté au début, peut-être, je n'ai jamais acheté 1 euro. Moi, j'ai commencé, ça valait 200, 200 euros. Donc, je ne suis pas arrivé tout au début. Mais je n'ai jamais vendu. Parce que j'ai cette conviction que, en fait, c'est vraiment l'actif du futur.
Moi, je fais partie de ça. C'est-à-dire qu'un truc qui me caractérise, c'est que j'ai toujours su vendre. En crypto, j'ai toujours su vendre plutôt au bon moment. Mais parfois, beaucoup trop tôt, j'ai loupé des fois 200, fois 300 parce que j'avais vendu à fois 20 sur plein de cryptos qui sont devenus aujourd'hui des trucs du top 100. Mais ça fait partie de la vie parce que j'ai aussi beaucoup gagné à chaque fois où j'aurais tout perdu. Et donc, voilà.
C'est pour ça que les gens ne veulent pas s'en vouloir. Il n'y a pas une phrase, Eric,
qu'on dit qu'il faut mieux vendre plus tôt que vendre trop tard. Sûrement parce que, oui,
des fois, tu peux avoir des regrets.
Moi, je trouve que c'est bien de vendre un peu plus tôt et je trouve que tu peux aller beaucoup plus loin. C'est un peu plus safe que vouloir attendre toujours le home run et puis après, tu peux tout perdre.
C'est clair, il y a plein de cryptos qui sont montés. Et il faut savoir, j'ai fait un autre investissement, c'était FTX.
Dont j'ai le pull.
Voilà. En fait, FTX, c'était une place de marché crypto, donc comme une startup. et j'ai participé, en fait, au tout début, aux premiers investissements dans FTX.
Dans le token ? Donc dans le FTT ou dans la boîte FTX ?
Dans le token FTX. Le FTT, exactement. Donc, j'avais dû mettre, je pense, 50 BTC, quand même, 50 Bitcoin. et donc, au début, ça a super bien marché et je pense que ça, ça a dû faire, je ne sais pas, au moins, fois 20, fois 30 et j'ai quand même vendu, vendu, vendu, mais j'avais gardé quand même pas mal de FTT et à un moment, cette place de marché, elle a explosé parce qu'en fait, et je ne m'en étais pas aperçu, personne s'en était aperçu, c'était finalement une sorte de Ponzi alors que ce n'était pas nécessaire. Ils avaient une vraie technologie, c'était génial. Et donc, au moment où ça pète, en gros, j'ai l'équivalent de 200 BTC sur la plateforme. J'avais déjà récupéré pas mal, donc bon, j'avais 200 BTC et il y a, en fait, le tweet de CZ, le CEO de Binance, une énorme plateforme. FTX, la plateforme, va tomber, c'est de la merde. Je me dis, waouh, s'il dit ça, c'est qu'il y a un truc. Juste après, il y a le management de FTX qui publie, tout va bien, on a les réserves, etc., ne vous inquiétez pas. Je vais sur l'interface, je suis sur le bouton retirer, enfin vendre, tout vendre en Bitcoin, en fait.
TFTT restant.
Ce qui me restait, voilà, les tokens. Et, en fait, comme je les avais mis dans un truc spécifique de rendement, pour pouvoir les récupérer, il fallait que j'accepte d'en perdre 10%. Et je me dis, c'est bon, je ne vais quand même pas perdre. Si j'appuie sur ce bouton, je perds 10% de mes tokens. On va se calmer, je verrai demain. Pendant la nuit, le truc explose complet,
en bas, en bas.
Je vois le truc qui sombre comme ça. Je me dis, putain, donc je n'ai plus rien à foutre. Je vends, je convertis en 50. Donc, je perds 4 fois, en fait. Je passe de valeur de 200 bitcoins à 50. Je me rattrape aux branches. J'appuie sur exit, enfin, pour envoie-moi les bitcoins. Le truc, et ça bloque. Et là, je me dis, putain, j'ai tout ça parce que je ne voulais pas perdre 10%. Donc, c'est tombé, c'était fini. Je me dis, ok, c'est terminé. Et je me retrouve, en fait, avec ces 50 bitcoins qui sont coincés là-bas. À l'époque, ces 50 bitcoins, ça vaut 1 million de dollars. Et donc, on rentre dans une procédure avec tous les avocats, les machins, un truc qui va durer des années. Ils acceptent la dette. Ils disent, ok, mais on ne vous doit pas 50 bitcoins. Non. On vous doit 950 000 dollars. C'est-à-dire qu'on regarde à l'époque où le bitcoin était au plus bas parce que le bitcoin s'est écroulé suite à la chute de FTX. Et donc, ils ont regardé le prix qui devait être aux alentours de 20 000 dollars ou un truc comme ça. Et donc, ils ont gardé la dette. Ils ont gardé à 20 000 et donc, j'ai une dette en dollars. Et il devrait y avoir un remboursement un jour. Là, ça a un peu commencé mais il y a des espèces de blocages. Ça se meurt. Mais voilà, parfois, en fait, il faut accepter de perdre un peu. Et je me suis dit, ah non, 10 % alors que j'aurais vendu 180 bitcoins, j'aurais récupéré 180 bitcoins. Et donc, la différence, c'est qu'aujourd'hui, un bitcoin, c'est 100 000. Donc, ça fait 18 millions.
Mais d'un autre côté, tu aurais aussi pu vendre tes bitcoins beaucoup trop tôt. Il y a une autre. Tu perds. Je veux dire, à la fin, c'est quand même intéressant. Voilà, c'est ça,
c'est ce genre de micro décision parce que j'avais peur de perdre 10 %. Au final, j'ai perdu 17 millions. Non, mais c'est pour bien expliquer. Il faut accepter des pertes par moment pour ne pas se retrouver à toute perte par la suite. Donc, on avait déjà parlé un peu de la station de ski. C'est vrai. On avait dit que tu avais eu pas mal de critiques et tu avais dit, je ne pouvais pas parler tant que la DSP, la délégation de services publics n'était pas terminée. Je ne me suis jamais exprimé sur ce sujet, mais qu'à un moment, tu allais pouvoir dire ta vérité. Je crois que ce moment, il est arrivé.
Il est arrivé.
Voilà. Je crois que tu peux dire la vérité sur la station de ski.
En fait, je suis très, très content parce que là, je peux dire aujourd'hui, on a eu la DSP, donc on l'a. Donc, on est reparti à Villard-de-Lans, Corrençon. Donc là, on peut vraiment installer et faire le projet Tony Parker. D'accord. Pendant très, très longtemps, on a parlé d'un projet qui coûtait 96 millions d'euros. Et en fait, ce n'est même pas mon projet, ce n'est même pas mon truc. En fait, c'est une autre société qui voulait faire un projet immobilier. En plus, c'était sur un parking. Donc, on ne dénature pas l'endroit, on ne touche même pas, on ne coupe même pas un arbre. Et les gens, ils ont beaucoup parlé, dire, ah Tony, tout ce qu'il veut faire, c'est construire, c'est faire de l'argent, c'est bétonner, même pas mon projet, déjà à la base. Nous, notre projet, c'est de construire sur les remontées mécaniques, rajouter un ou deux restaurants, faire un petit hôtel. Mais c'est des trucs où on ne dénature rien du tout. Ça, c'est le vrai projet que je n'ai pas pu parler pendant longtemps.
Alors attends, si je comprends bien, tu t'es pris quand même à des sauts de merde.
Exactement.
Sur un projet. Des articles de merde.
Et c'est une minorité en plus. C'est ça que je n'aime pas. C'est qu'on prend une toute petite minorité à Villars. Parce que moi, quand je vais à Villard-de-Lans, Corrençon, les gens, ils sont super sympas, super gentils. Exactement. En plus, quand j'ai racheté la station, ils ont fait plus de 25% sur tous les appartements. J'ai entendu que l'immo a explosé trop. Mais exactement. Et c'est dommage que d'un projet qui n'est même pas le mien,
comment il est possible que c'est les journalistes qui ont confondu ?
parce qu'en fait, c'est plus facile de vendre ton article et de dire Tony Parker fait un projet à 96 millions d'euros. C'était même pas le mien. C'est même pas mon truc.
Pourquoi tu n'as pas pu dire attendez,
ESP, il fallait qu'on en avait un dossier, il y a tout un truc qu'on avait présenté et je ne voulais pas mélanger les choses. Et donc, j'ai préféré ne pas me positionner et répondre ou rétablir la vérité. Je le dis, je le ferai en temps voulu. Et donc, c'est pour ça que quand ils disent le projet Tony Parker a été refusé, tout ça, ça avait fait les gros titres. Oui, bien sûr. C'est même pas le mien.
Genre le revers, Tony, le revers. Et en fait, en tant que businessman, tu vois, écrire le revers, l'échec, alors qu'en plus, ce n'est même pas vrai.
Je sais.
Et en fait, tu es quand même tombé sur ton épée.
Oui, oui. Parce que tu n'as rien dit.
Tu n'as rien dit.
Parce que moi, je trouve que des fois, il faut juste attendre les bons moments pour rétablir la vérité parce qu'à la fin de la journée, je suis toujours là. La station, ça se passe très, très bien. On a tout remboursé. On a un soutien incroyable dans le Vercors. Les gens, ils nous soutiennent. Ils soutiennent le projet. Et donc, je ne voulais pas parler avant que tout a été validé, tout a été voté. Parce que, tu sais, c'est des sujets sensibles. Tu sais, quand tu veux construire de nos jours, tu es en France. Il suffit d'une association anti-truc. Et c'est pour ça que j'ai préféré rien dire. Et je dirais, ne t'inquiète pas. Je sais, en plus, mes amis, ils disaient, non, mais là, c'est trop injuste. Il faut qu'on dise quelque chose. Et moi, je dis, on attend que tout soit validé, qu'on a la DSP et après, on peut parler.
Mais, tu es hyper zen, quand même.
Et ça, c'est vraiment ton caractère.
C'est-à-dire que, quand tu as tant d'injustices, quand ton nom est quand même traîné dans la boue,
pour quelque chose,
en plus, qui n'est même pas vrai. Parce que des fois, ok, on peut faire des erreurs, on peut faire des échecs, on assume. Mais là, il faut vraiment avoir une force de caractère assez incroyable. Et en plus, de calmer les ardeurs de tous tes amis, tous tes partenaires, tes conseillers, qui te disent, attends, mais défends-toi, Tony. Non, on va attendre. Donc, il faut quand même avoir une sacrée force de caractère.
En fait, on dit souvent de moi, tu sais, genre, je suis la force tranquille. On m'a toujours donné ça comme surnom avec mes amis, mon entourage. Mais parce que je pense que c'est mon job en tant que leader. Et moi, je trouve que mon job, c'est de fédérer les gens. Moi, je crois beaucoup à l'union fait la force. Tu as la vision et tu essaies de déteindre sur tes équipes. Je crois beaucoup, tu sais, on co-construit les choses ensemble. Je trouve que c'est important, en fait, de se sentir impliqué. Quand tu as, tu sais, skin in the game et tu as investi de l'argent, tu lâches des pourcentages. Moi, je trouve que c'est important. Et il y a de plus en plus de sociétés, de toute façon, qui font ça. Tu sais, qui donnent aux collaborateurs des pourcentages de la boîte. Je trouve que c'est important.
Moi aussi, j'ai toujours pratiqué ça. C'est-à-dire, ça fait partie du package en mode, tu n'as presque pas le choix parce que je veux que tu fasses l'effort en plus et donc que tu te soignes cette vie à cet effet.
Oui, tout à fait. Pareil, chez Ledger, on donnait des stocks, des actions faites à tous les salariés et ça paye.
De toute façon,
pour pouvoir recevoir beaucoup, il faut donner.
Il faut donner pour recevoir.
je crois beaucoup en ça. C'est comme quand tu as investi, je trouve que c'est mieux d'avoir un pourcentage d'un truc qui est très, très gros que d'avoir un petit truc et oui, tu as ta majorité, mais ça ne vaut rien. C'est clair. Donc moi, j'ai toujours dit à mes amis, prenez des participations dans des trucs qui seront plus gros. En tout cas, c'est un peu ma philosophie.
Mais tu as raison.
Tu as fait, toi, un investissement comme ça, Nathan, ou genre, bon, peut-être pas le ski, que tu n'as pas de station de ski. Tu as fait un truc un peu outside the box ou de tes habitudes.
Je crois que j'ai presque honte. J'ai acheté une villa dans le métaverse. Ça m'a coûté 30 000 balles.
Une villa dans le métaverse, ça veut dire quoi ? On t'explique là. Oui, parce que là,
on est en 2020 et des patates, je ne sais plus quelle époque. Il y a tout le métaverse qui explose avec des boîtes comme Sandbox, etc., qui aujourd'hui, ne gagnent pas un radis. Et donc, il y a l'émergence du métaverse, c'est-à-dire ce monde virtuel dans lequel tu peux acheter des terres virtuelles. Donc là, il y a Carrefour qui achète des terres dans le métaverse, tu as Adidas, tu as plein de marques. Il y a Snoop Dogg qui a sa maison dans le métaverse. Je ne sais pas si tu te rappelles de ça. Snoop Dogg à sa maison, les gens se battaient pour habiter virtuellement à côté de Snoop Dogg. Genre, on parle en centaines de milliers d'euros, tu vois. Et moi, j'ai une opportunité d'acheter aussi une villa. À côté de Snoop. Non, pas à côté de Snoop. Et ça me coûte 6 éthers. Donc à l'époque, l'éther, il est à 4 ou 5 000 dollars. Donc tu fais le calcul, ça me coûte à peu près 30. Entre 25 et 30. Et j'achète ça. Et aujourd'hui, ça vaut zéro, genre zéro, mais pointé, tu vois. C'est le pire.
Et qu'est-ce qui t'a convaincu ?
Mais je ne sais pas, on était dans un FOMO. À un moment donné, même tu perds ta lucidité. Moi, j'ai perdu des 10 000 balles en deux minutes sur des scams, sur des compte Twitter fermés. Mais parce que toi, toi, tu viens de la voie noble. Tu viens du Bitcoin. Moi, je viens de la boue. Mes choix ont été largement positifs sur les investissements que j'ai faits. Mais les pertes que j'ai faites, elles étaient d'une folie. Il y avait 5 plateformes qui faisaient leur ICO par jour. Tout était brandé autour du nom. Tu avais Pancake Swap, tu avais Sushi Swap, tu avais Waffle Swap. Et moi, je me dis, vas-y, j'investis dans celui-là. Alors que le truc, tu investis 5 minutes après, le compte Twitter a été supprimé. L'argent, il n'existe plus. Non, mais c'était la jungle. C'était la jungle. Et puis en plus, tu es entraîné parce qu'on bossait tous en crypto. Et tiens, moi, j'ai vu ce projet. Tu n'analysais rien, tu mets le bille. Enfin bref, c'était n'importe quoi. Et donc, c'est ça qui, moi, m'a forgé aujourd'hui. C'est pour ça que j'avais fait une émission, un peu le qui va être mon associé, mes cryptos. Il y avait une nana qui nous avait posté son projet. J'ai dit, je ne vois pas la différence entre ça, une arnaque, un scam. Et tout le monde m'était tombé dessus. Mais non, tu comprends, machin. 48 heures après, j'ai tous les employés de la boîte. Oui, tu as raison, tu avais raison, machin truc. Le truc éclatait aujourd'hui qu'il n'existe plus. Et donc, aujourd'hui, voilà, ça a été la douleur de l'apprentissage à coup de beaucoup. Mais justement,
tu en avais besoin de ces moments-là. Parce que déjà, un, ça a forgé ton caractère, ça a créé ton expérience qu'au jour d'aujourd'hui, en deux secondes, tu peux dire, un billet éclatait.
Bien sûr. Et c'est ça qui m'a amené aussi, tu vois, à faire des très bons investissements dans des projets sur lesquels il n'y a aucun fonds qui n'y allait. Donc, ma thèse d'investissement n'était validée par personne. J'y vais seul. Et ça payait, tu vois, c'est des gros multiples c'est des principes derrière. Et voilà. Et aujourd'hui, je pense avoir l'œil, le flair, surtout sur la crypto. Parce qu'encore une fois, ce qu'on a perdu en crypto, c'est que ça reste, la méthode d'analyse doit être similaire à un investissement dans n'importe quel business, à savoir qui est à la tête, qui porte le projet, c'est qui le fondateur. Parce que 70% des décisions qui vont être prises reviennent sur ce critère-là. Est-ce que le mec, il va pouvoir se relever, etc. Donc, toi,
avec tout ça, tu vois, pour qu'on comprenne un peu, tu es parti, tu avais combien et là, tu as combien ? moi,
je me souviens bien, au début, donc, quand je quitte la banque, j'investis à peu près 20 000 euros en crypto.
C'est un peu, c'est ton stash,
c'est mon stash de départ. 20 000 euros. 20 000 euros. Voilà, moi, j'ai fait des prêts à la conso pour investir en crypto. Alors,
ça, c'est des choses que personne ne doit faire. C'est-à-dire, emprunter de l'argent pour ensuite investir dans des choses très risquées. Exactement. Ça, personne ne doit le faire. bon, tu l'as fait, on ne va pas te le vouloir, mais en tout cas, je pense que c'est important de dire qu'il ne faut surtout pas le faire. C'est ça. Mais tu as emprunté combien ?
J'avais 10 000 à moi et j'ai dû emprunter, ouais, 10 000, 15 000. Ok, donc,
en fait, tu as mis 10 000, tu as emprunté 10 000.
Ouais, à peu près.
Et donc, tu avais 20 000 pour jouer.
C'est ça, j'avais 20 000 pour jouer et voilà, c'est là qu'est monté mon stock de départ et aujourd'hui, ça représente plusieurs millions. j'ai aussi une partie des deals que je récupère sur 2-3 ans parce que je suis vesté. C'est-à-dire que…
c'est bloqué quoi.
Ouais, c'est bloqué, je récupère une partie chaque mois. J'ai aussi investi dans de l'immobilier, je suis très mauvais investisseur immobilier. J'ai acheté 4 apparts, en Airbnb, j'ai réussi à perdre de la thune sur 3 sur 4. Ça, je suis mauvais, mais alors, je ne veux plus en entendre parler.
Donc, on va arrêter ça et les villas aussi. Ouais,
les villas. Les villas,
réelles ou virtuelles, je vais te mettre de l'oseille. Donc, moi,
l'immobilier, je suis mauvais. Aujourd'hui, si je devais investir en immobilier, je ne ferais plus du tout de courte durée. Je ferais du longue durée dans des villes établies. Voilà, je changerais de stratégie. Est-ce que des fois,
tu délègues ? Genre, si tu dis que tu es nu dans l'immobilier, pourquoi tu ne donnes pas
C'est une très bonne question.
C'est un peu mon challenge de cette année. J'ai envie de recruter quelqu'un pour me constituer le parc immobilier. Et vraiment, monter un parc maintenant, je veux voir si vraiment, j'arrive à vraiment déléguer. Parce que je sais que ça va être un truc, c'est prenant, l'immo, c'est vraiment prenant. Les gens, c'est un business à temps complet. Et est-ce que la personne que je recrute, elle ne serait pas assez forte elle-même pour le faire ? Pourquoi elle bosserait pour moi, pour un salaire peut-être raisonnable ? Et après, bien sûr, je touche à l'action parce que c'était ma spécialité en banque. Moi, c'était les actions américaines. Donc, ça, là-dessus, j'en ai encore. Et même si, de plus en plus, je convertis en Bitcoin. de plus en plus, je suis sur Bitcoin. Plus, j'achète et je vais acheter des actions Bitcoin Society. Je crois que c'est à peu près tout. J'ai toujours, tu vois, des trucs que j'avais ouverts quand j'étais à la banque, assurance vie, enfin, l'équivalent du troisième pilier en Suisse, mais je ne rentre pas dans les détails. Et voilà, aujourd'hui, j'essaie de rester assez liquide.
J'avais une question pour toi, Eric. On dit souvent, dans les investissements, il faut que ce soit diversifié, que tu mettes dans plusieurs, ou pas mettre tous ces deux dans le même panier. Exactement. Là, il y avait la règle de ne jamais emprunter de l'argent pour investir. Il y avait la règle aussi de ça. Pourquoi ? Qu'est-ce que tu dirais aux gens ? Parce que tu dis toujours, je suis all in, all in Bitcoin. Tu dis quoi à ces gens-là ?
Alors, je dis de faites ce que je dis, faites pas ce que je fais. Parce que, évidemment qu'il faut diversifier. Moi, j'ai une conviction extrêmement forte dans l'actif Bitcoin. Donc, je suis capable de complètement résister dans les vents contraires. Moi, quand on perd 25, 30%, franchement, ça ne me fait rien du tout. Quand, en 2020, le Bitcoin s'est écroulé, a perdu 94% de sa valeur en quelques jours. Là, je me suis dit que c'est la fin du monde. Et pour autant, je me suis dit, bon, tu vois, c'est pas grave. Je sais que ça va remonter. Donc, j'ai vu que ça tombait. Puis après, je suis allé voir une série Netflix avec la famille. Ça allait, tu vois. Et donc, comme j'ai cette conviction ultra forte, ça ne me fait pas psychoter. Je ne deviens pas fou.
Mais pourquoi pas, je dis n'importe quoi, pourquoi 100%, pourquoi pas faire 80-20% pour avoir 20% ou tu mets un peu dans l'imo, tu ne mets pas... Juste pour dire que si vrai, il y a un problème, tu as une petite bouée de secours. Il a ce type air focus.
Non, mais c'est une bonne question et une bonne remarque. C'est que, oui, j'ai vraiment cette conviction. Moi, je suis assez entier et j'ai ce focus à mort. Et en fait, je serais mal à l'aise de ne pas tout avoir en Bitcoin.
Tu aurais l'impression que tu perds de l'argent. Oui, j'aurais l'impression
de mettre dans quelque chose qui ne correspond pas en fait à ce qui m'intéresse. Alors, en réalité, si demain, je dois arbitrer, par exemple, et je me dis, tiens, je vais aller avec Tony et je vais acheter un cheval de course, je me dirais, OK, bien sûr, je ne peux pas gagner de l'argent. Ce n'est pas genre perdu.
Mais tu dis, c'est plaisir, tu vois ça comme un...
Mais je vais valoriser l'expérience et là, je suis prêt à le valoriser. Oui, d'accord. Mais par contre, me dire, je vais mettre dans du fonds indiciel, machin, world, pour... Aucun plaisir. Non, ça ne m'intéresse pas en fait. Et donc, c'est pour ça que je suis en Bitcoin. Mais clairement, c'est très particulier, c'est mon expérience à moi et ce n'est pas une recommandation. Et moi, je recommande à tous ceux qui nous écoutent et qui veulent s'intéresser à l'investissement, la diversification est les clés. Et tu as tout à fait raison de mettre ce sujet sur la table parce que c'est de la folie de tout mettre sur un seul actif. Moi, je l'assume, je prends mon risque, mais c'est parce que je le maîtrise.
Oui, bien sûr.
Je suis aligné avec mes valeurs. Mais pour les autres, ce n'est absolument pas une recommandation.
Tu as aussi plein de startups en portefeuille. Comment est-ce que tu gères ? C'est quoi ton rapport aujourd'hui avec cette classe d'actifs ? C'est plaisir ? C'est business ?
Je pense que c'est beaucoup de plaisir. C'est pour ça que je fais Qui veut être mon associé ? C'est la saison 6. On était ensemble dans la saison 4. Pour moi, c'est le plaisir d'accompagner. Il y a un peu une forme de give back. Un peu comme toi quand tu investis dans le club. Et aussi après, tu as voulu faire l'émission parce que tu avais envie de rendre un petit peu à la France, aux entrepreneurs. Moi, c'est ça. Donc, ce n'est pas dans un objectif de gagner de l'argent. Alors, ça ne veut pas dire que je veux en perdre. Donc, bien sûr, je fais le maximum pour que ça se passe bien. Mais c'est une classe d'actifs qui est extrêmement risquée. Surtout en early stage, comme ça. C'est-à-dire au tout début, il y a quand même la plupart, 8, 9 sur 10 qui ne vont pas aller au bout. Donc, je le fais parce que c'est le plaisir, c'est de l'expérience, c'est accompagner, c'est vivre des aventures par procuration. Et c'est la raison principale pour laquelle je continue de faire la mission. et aussi parce qu'elle permet de donner une belle image de l'entrepreneuriat, de réconcilier les Français avec la notion de succès, de réussite. On part de trop loin en France. Et je trouve que qui veut être mon associé joue un rôle social vraiment important d'éducation, de montrer que les entrepreneurs viennent de tous les horizons. Ce n'est pas l'image qu'on peut se faire du patron. Ce n'est pas le CAC 40. C'est vraiment tous ces entrepreneurs, les artisans et commerçants qui tiennent la France. Et cette émission, elle leur rend hommage et donc c'est une vraie fierté pour moi d'y participer.
Ce sera le mot de la fin.
Et n'oubliez pas de vous abonner à la chaîne. En tout cas, merci d'avoir passé du temps avec nous et on se retrouve très vite pour un nouvel épisode. Garde tes questions, c'est bien ça. C'est moi. Mais pas pour cet épisode. Et donc aujourd'hui, Nathan, on va parler de quoi ? Mais attends, j'oublie un truc. Si vous voulez voir des invités en particulier, grâce à Tony, on pourra voir tout le monde sur la chaîne. Ah si. Donc n'hésitez pas.